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lundi 16 octobre 2017

Une chanson : trois possibilités.


































Chaque lundi, adonnons-nous à la joie des reprises et la félicité des réinterprétations. Une chanson, trois possibilité, mais surtout du bon goût et de la suavitude. 



En 1972, la jeune Valerie Simpson qui composait déjà depuis 8 ans pour la Motown, sortait son deuxième album solo, dans une certaine indifférence. Deux ans plus tard, elle deviendra avec son mari Nicholas Ashford le couple d'auteurs le plus recherché mais ce n'est que deux ans plus tard. "Silly wasn't I" est pourtant une merveille, qu'on se passera sous le manteau comme un divin secret. 



La chanson réussit tout de même à séduire la très britannique Cilla Black qui était d'ailleurs extérieurement très white mais intérieurement très noire et qui, la même année, en proposa une version... en fait littéralement calquée sur l'originale, en face B de son single "You you you" qui ne se classa nulle part. 



En 1974, "Silly Wasn't I" se retrouve en Jamaïque en dernière plage du premier album de la charmante Sharon Forrester âgée tout juste de 18 ans, Sharon qui connaîtra une longue traversée du désert jusqu'à une résurrection miraculeuse dans les années 90. Et vous avez là l'intégralité des enregistrements de cette merveille, qui en aucun cas peuvent nous faire oublier Valerie que nous aimons d'amour. 

lundi 25 septembre 2017

Une chanson : trois possibilités.


































Chaque lundi, adonnons-nous à la joie de reprises et la félicité des réinterprétations. Une chanson, trois possibilités. Mais surtout du bon goût et de la suavitude. 



En 1965, le crooner à la voix de brouillard velouté ("The velvet fog") Mel Tormé décidait de plonger dans l'actualité et de donner à son répertoire jazzy une touche résolument pop. Se tournant vers Burt Bacharach, Bert Kaempfert ou Paul Simon. il enregistra donc l'album "Right now" dont le single fut "I'm coming home" et la face B ce fameux "Right now" qui nous intéresse aujourd'hui. 

Bon disons les choses clairement, l'album fut un échec, la tentative hip de Tormé risible et il revint vite aux standards.



En 1983, à la tête de sa nouvelle formation "The Creatures", l'énigmatique Siouxsie désormais sans ses Banshees se découvrait une passion pour le lounge et la musique exotica. Elle ressuscita à la surprise générale "Right now" qui devint à la surprise encore plus générale le plus gros tube des "Creatures".  



Danseuses vaguement burlesques et chanteuses à leurs heures perdues, les très californiennes Pussycat Dolls firent leur apparition en 2005 avec un album éponyme qui cherchait un son un peu Végas et tripot. Reprises diverses, compositions originales et l'inusable "Right now", qui semble donc resurgir environ tous les 20 ans.

Vivement 2025 ! 

lundi 18 septembre 2017

Une chanson, trois possibilités.


















Chaque lundi, adonnons-nous à la joie de reprises et la félicité des réinterprétations. Une chanson, trois possibilités. Mais surtout du bon goût et de la suavitude. 



Enregistrée en 1961 par Joe Sentieri, rien ne prédestinait "Uno dei tanti" à devenir un tube international, puisque son interprète, bête de concours qui ravissait tout sur son passage, des radio-crochets de la Rai à la scène du festival de San Remo, était tout de même un artiste qu'on écoutait à peine une fois passés les Alpes. 

Qui quand comment pourquoi on en fit une version anglaise qu'on confia à Ben E King en 1962, mystère (pour nous en tout cas). Mais frissonnant dans les charts et rebaptisée "I who have nothing", elle attira l'attention d'une jeune galloise à la glotte puissante. Et soudain, le triomphe !




S'ils sont des dizaines à avoir par la suite enregistré cette ode au dénuement, un seul osa en 1979 la version disco, subtile transition après notre été dancefloor. 

La vidéo est belle, il est beau et nous avons fêté au début du mois le 70e anniversaire de sa naissance. Comme il se doit. En dansant, évidemment.