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lundi 26 février 2018
lundi 27 février 2017
La fin du Quizz de Dsata et Kranzler.
Eh bien les enfants, ce Quizz fut un peu sportif et ajoutons, à rebondissements, jusqu'à ce que Céline n'entre en jeu et ne déclare de façon impériale que nos deux enlacés étaient bien Joey Heatherton et Mike Connors dans "Where love has gone", sans doute plus connu pour son casting féminin épicé et haut de gamme.
Céline, voyez votre nom en noir sur gris ce soir sur nos pages et recevez nos remerciements, parce qu'on oublie un peu trop souvent Joey, parce qu'on n'a jamais assez d'anecdotes et parce que c'est vous, tout simplement.
Sorti sur les écrans en 1964, "Where love has gone" est un rêve tout éveillé, parce Bette Davis y rencontre Susan Hayward (et y incarne sa mère...), parce que c'est produit en Technicolor par Joseph E. Levine, l'homme responsable de 87, 3 % des mélodrames des années 60 et parce que c'est un film qui n'est pas du tout inspiré, même de très loin, par l'histoire de Lana Turner, sa fille, son amant.
Bette Davis est odieuse mais sans doute parce qu'elle porte une des pires perruques jamais aperçue sur un écran, Susan Hayward fait des sculpture et de la soudure parce que ça la détend et Joey Heatherton boude parce qu'elle est adolescente. Non franchement, c'est divin.
Parce qu'il est important d'avoir un mâle dans toute bonne histoire un rien hystérique, Mike Connors, encore un peu Michael Connors sur certaines affiches mais plus du tout Touch Connors comme l'avait baptisé l’inénarrable découvreur de talent et agent Henry Willson (Rock Hudson, Tab Hunter, Troy Donahue, Clint Walker, des noms qui sentent bon la sueur et le cuir) assure en héros de guerre et papa investi.
Si Mike, qui nous a quittés en janvier dernier n'a pas fait grand chose sur grands écrans, il sera évidemment Mannix de 1967 à 1975, formant avec la délicieuse Gail Fisher un des plus beaux couples interraciaux ne couchant pas ensemble de la télévision.
Joey Heatherton ne nous évoque pas autant de souvenirs dans l'hexagone puisqu'elle sera une vedette essentiellement nord-américaine, très appréciée par la publicité qui en fera l'héroïne d'une série de spot pour les matelas Serta, dont certains prétendent que ce fut là son meilleur rôle.
Un peu de Las Vegas, une poignée d'albums, quelques arrestations pour méfaits divers, un petit séjour en hôpital psychiatrique, aujourd'hui Joey va bien. Et surtout elle dort bien ce qui est important.
Terminons en expliquant ce que nous entendions en écrivant que depuis le début du Quizz, un indice était là, sous vos yeux. Il s'agissait en fait, sur l'affiche de "The adventurers", de la mention : "D'après le roman d'Harold Robbins", l'homme aux 750 millions de livres vendus à travers le monde, qui inventa la recette du best seller dans les années 60 et produisit 25 ouvrages relativement illisibles mais invraisemblablement populaires.
"Where love has gone" est aussi un roman de Robbins, l'un de ses plus grands succès d'ailleurs et on se demande pourquoi : argent, sexe, meurtre... depuis quand cela intéresse-t-il les lecteurs ?
En tout cas c'est toujours réédité et avec goût !
vendredi 20 mars 2015
vendredi 13 mai 2011
Et maintenant un message personnel.
Puisque Blogger déblogge sérieusement et qu'il faut bien faire avec, ne laissons pas dans la tourmente certains de nos suaves visiteurs auxquels nous avions promis certains liens. Saisissons cette occasion de revenir sur nos aventures musicales. Si vous avez loupé les derniers épisodes, voici donc le moyen de rattraper votre retard.
Vous trouverez ci-dessous les suaves liens vous permettant de mettre la main en format zip sur les plus récents ajouts à notre suave discothèque.
Pour la très groovy et mélodieuse compilation "Have yourself a Suave little Christmas", c'est ici :
Pour la stéréophonique compilation "Soyons-Suave en Hi-Fi" c'est juste là :
Pour l'unique et indispensable album de Nancy Walker, vous êtes presque arrivés :
Bons clics, bonne écoute, soyez suaves !
jeudi 12 mai 2011
Et maintenant dansons !
Nous vous l'avions promis il y a quelques jours, tout comme nous avions annoncé il y a de nombreux mois que Soyons-Suave passait au partage de suaves fichiers, après nos compilations "Have yourself a suave Christmas" et "Soyons-Suave en Hi-Fi", après l'indispensable album de Nancy Walker, voici donc le premier disque en entier de Joey Heatherton, datant de 1975, qui arrive sur nos pages accompagné de sa pochette de 1972 honteusement censurée.
Revisitant aussi allègrement Patsy Cline que Brenda Lee ou les Beach boys, ce n'est plus un disque, c'est une capsule temporelle !
1. Crazy
2. God only knows
3. Shake-A-Hand
4. It's not easy
5. Right or wrong
6. I'm sorry
7. Gone (le hit de l'album)
8. Say hello
9. Road I took to you
10. Someone to watch over me.
lundi 9 mai 2011
La fin du Quizz de Dsata.
Si depuis quelques semaines la "jeune garde" de nos suaves visiteurs semble s'être emparée du Quizz, il serait intéressant de savoir ce que nos dernières gagnantes, Dsata, Sophie ou Josée, pensent de l'arrivée inopinée d'un nouveau visage, prêt à leur ravir leur titre. Notre danseuse de dos était bien la très fraîche Joey Heatherton et nous nous inclinons bien bas devant Zarmo, qui non seulement lui rendit son identité mais eut la courtoisie d'en offrir la preuve en image.
Zarmo, vous êtes ému et c'est normal, vous voyez cette semaine pour la première fois votre nom en noir sur gris sur Soyons-Suave, une seule chose nous tracasse : parlez-vous seulement français ? Si tel n'est pas le cas, utilisons le langage international du succès : Hourra à vous !
Une jeune femme blonde qui danse devant une foule passablement militarisée, comment ne pas évoquer Marilyn et ses tours de chants, voilà pourquoi nous l'avions aussitôt écartée. Notre indice, "et si Marilyn était tout de même la clef ?", ne conduisait pas non plus à Kim Novak qui, comme le rappelait Josée, se prénommait ainsi, mais n'était ni chanteuse ni danseuse, deux qualités essentielles pour soutenir le moral des troupes américaines une fois encore en conflit quelque part.
Joey Heatherton nous conduit en fait à une période étrange de l'histoire contemporaine, l'après Marilyn, le post sex-symbol, l'ère assez suave mais éphémère des sex-kitten, jeunes condensés d'érotisme sur jambes, qui s'agiteront avec succès pendant une décennie et dont les deux plus illustres incarnations furent Ann-Margret et Joey.
Née en 1944 d'un père chanteur danseur, Joey Heatherton reprendra la tradition familiale en étant tout d'abord doublure à Broadway dans "La mélodie du bonheur" (elle a 4 ans) avant de s'installer à la télévision dans des shows qui vont faire d'elle une petite fille heureuse et reconnue (elle a 6 ans). Devenue adolescente pratiquement devant les caméras, elle entame alors une ascension intéressante au cinéma : elle débute face à Richard Chamberlain en 63 dans "Twilight of horor", affronte Bette Davis et Susan Hayward dans l'impossible mélodrame inspiré de l'affaire Lana Turner / Johnny Stompanato, "Where love is gone", puis se fiance à Troy Donahue dans "My blood runs cold" en 65 ce qui ne sera pas sans répercutions.
Coiffée mod, arborant les plus invraisemblables mini-jupes, jouant d'une sensualité assez directe, Joey vient sans le savoir d'incarner les swinging 60's, l'image qu'on en a en tout cas et elle n'en sortira plus.
Car dorénavant pour Joey, ce sera : jamais sans mon micro short ! Ann-Margret occupant l'espace au cinéma, Joey revient sur les petits écrans et pendant presque 10 ans, apparaît dans tout ce qu'il est possible d'imaginer comme programmes, dramatiques tv et émissions musicales. Elle devient même résidente occasionnelle du Dean Martin show et co-anime avec Frank Sinatra un show estival. Elle twiste pour Andy William, fait le bugaloo pour Ed Sullivan et sans doute, jerk pour Tom Jones.
Ce qui distingue Joey Heatherton de ses collègues fortement érotisée des années 60 : Elke Sommer, Stella Stevens, Marisa Mell, Tuesday Weld et dans une certaine mesure Jane Fonda, c'est qu'elle chante et danse, ce qui, ajouté au fait qu'elle est une comédienne honorable, en fait une triple menace. Mais à incarner une décennie on se retrouve fort dépourvue lorsque la suivante arrive sans crier gare : au début des années 70, Joey n'est plus in du tout.
Un album en 1972 dont on tirera un tube classé dans le top 40, "Gone", au titre prémonitoire et le choix pas forcément judicieux d'incarner Xaviera Hollander en 1977 au cinéma seront les faits de gloire de Joey dans les années 70, avant de disparaître dans les années 80 pour resurgir chez John Waters en 1990 dans "Cry Baby" et décider de poser dans Playboy en 1997.
Depuis, Joey Heatherton a littéralement disparu, elle est à priori toujours en vie mais personne ne sait où. On a beaucoup parlé de dépression après que son mari ait été arrêté pour avoir baissé son pantalon devant une fillette un peu étonnée, mais également de drogue, de boulimie, d'anorexie, de choses finalement pas très suaves... Voilà pourquoi nous nous devons de terminer par une note joyeuse, tout d'abord en observant Joey danser à en perdre ses bretelles, et en gardant en tête le fait que rien que pour vous, suaves visiteurs que vous êtes, l'album de Joey sera disponible ici même dès demain.
Et maintenant on bouge son corps.
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