Affichage des articles dont le libellé est Cheryl Ladd. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cheryl Ladd. Afficher tous les articles

mercredi 15 avril 2020

La question suave du jour : que cuisiner alors que j'ai enfin du temps pour le faire ?






































Découpées avec amour et conservées dans un coffre en Suisse, nous savions que ces recettes uniques offertes il y a de cela des années par le National Inquirer nous seraient un jour utiles. 

Et remercions les anciens époux Tony Curtis et Janet Leigh de nous offrir à eux deux un repas complet que nous testons dès demain. 



lundi 28 août 2017

Et maintenant dansons !




Pour notre dernière semaine estivale et donc dernière semaine disco, il nous a semblé suave de célébrer ces jeunes gens enthousiastes, bouillonnant de vie et de musique et qui n'eurent pourtant pas l'occasion de dévoiler au monde leurs multiples talents. Nous parlons des "one hit wonders", surnommés également "trois petits tours et puis s'en vont", surnommés également "J'voudrais bien mais j'peux point". Leur histoire est simple : ils espéraient rencontrer le succès, ce fut presque le cas, ils souhaitèrent prolonger l'expérience, ce ne fut pas le cas. 

En ce lundi, nous louons la douce et souriante Ramona Brooks qui n'enregistra qu'un seul album en 1978 et quel album ! En l'écoutant aujourd'hui (dans la mesure où on le trouve évidemment), on réalise qu'on est en présence d'un condensé ô combien suave de ce que furent les années disco et on suppute que de nombreux titres prirent les chemins des hit parade... Pas du tout ! 






















Grimpant péniblement à la 94e place des charts, "Skinnydippin'" passa relativement inaperçu, s'échangeant pratiquement sous le manteau alors qu'un autre titre, "Rhythm Rapsody" tentait sa chance dans quelques discothèques confidentielles. 

Il faudra finalement que "Skinnydippin" soit enregistré par Cheryl Ladd pour que le morceau trouve un peu d'écoute. Dommage. Ramona enregistra un ultime single en 1980 et plus rien. Espérons qu'elle eut une vie heureuse. Elle est décédée en 2014. 




mercredi 14 septembre 2016

La question suave du jour : Charlie avait-il un ange préféré ?

































Lorsqu'il fit son apparition sur les écrans de la chaîne ABC le 22 septembre 1976, le feuilleton "Charlie's Angels" alias "Drôles de dames" dans l'hexagone (mais était-il besoin de le préciser) représenta aussitôt quelque chose d'assez frais, ne serait-ce que parce qu'il mettait en vedette trois jeunes femmes, à priori à égalité, combattant le crime, ce qui était alors l'apanage de messieurs moustachus ou chauves et occasionnellement en fauteuil roulant. 

Elles étaient jeunes, belles, intelligentes, courageuses, heureuses de travailler pour le mystérieux Charlie, qui en retour leur témoignait une affection légèrement condescendante, sans que jamais il ne soit possible de savoir si, des trois, il n'en préférait tout de même pas une. 

Allons Charlie, était-ce Jill ? Sabrina ? Etait-ce Kelly ? Soyons-Suave a peut-être la réponse. 























Lorsque la série débute, il n'y a en fait pas d'erreur possible, la chouchoute, c'est incontestablement Sabrina, interprétée par Kate Jackson, premier ange choisi et avec un pouvoir décisionnaire certain. La série est pratiquement produite pour elle, elle est liée au producteur Aaron Spelling par un contrat qui lui permet de choisir le titre, le rôle et ses partenaires. 

Elle est d'ailleurs au centre de pratiquement toutes les photos publicitaires. Jusqu'à ce que la machine Farrah Fawcett ne se mette en route. 



















Il suffira d'un an pour que "Drôle de dames" ne devienne un phénomène et Farrah une icone capillaire et un fantasme international. Peu à peu elle gagne le centre du trio, sa gloire éclate et elle décide de partir alors qu'elle a signé un contrat de 5 ans. 

Après négociations, on la laisse s'en aller en échange d'apparitions régulières dans les saisons à venir, ce qui sera toujours un événement pour les fans et un calvaire pour elle. 























L'arrivée de Cheryl Ladd à partir de la saison 2 permet à Kate Jackson de reprendre sa place. Alors bien sûr, on met un instant en lumière la nouvelle venue mais cela ne trompe personne : Kate est toujours aux commandes, telle une Diana Ross voyant partir avec soulagement une Florence Ballard trop envahissante et accueillant à bras ouverts une Cindy Birdson presque transparente. 


















Assises ou debout, il y a toujours moyen de montrer que c'est Kate la préférée, ne serait-ce qu'en rangeant les anges par taille ce à quoi Sabrina gagne toujours. Etait-ce un hasard qu'on ait choisi pour remplacer Farrah une actrice de moins d'un mètre 50 ? Bien sûr que non. 

Pendant deux saisons, Kate Jackson parvient à garder sa place mais voilà, la série l'empêche de tenter sa chance au cinéma. En raison de contraintes harassantes de tournage des Anges, elle doit renoncer au film "Kramer contre Kramer" et laisser son rôle à Meryl Streep. Kate veut tater du 7e art, en 1979, elle s'en va, pour notamment découvrir que son mari préfère les hommes dans "Making love". 


































Tout en souhaitant la bienvenue à Shelley Hack, Jackyn Smith est bien consciente qu'une place s'est libérée dans le coeur de Charlie. Puisqu'il ne peut décemment pas préférer une femme de petite taille décolorée et puisque désormais sa couleur jais l'impose au milieu de trop de blondeur, Jacklyn prend le centre d'assaut. 

Un peu perdue et un peu aussi en manque d'expérience, Shelley retourne vers le mannequinat au bout d'une saison. 



































L'embauche d'une nouvelle brune pour la saison 5 en la personne de Tanya Roberts ne change finalement pas grand chose : Jacklyn est devant, Cheryl un peu sur le côté et Tanya franchement derrière. 

De toutes les façons, la série n'intéresse plus grand monde. Après 5 ans de bons et loyaux services, en 1981, l'agence Townsend ferme ses portes, sur le visage serein de Kelly Garrett : Jacklyn a gagné.   



































En 2006, lors de la cérémonie des Emmy, les téléspectateurs eurent la joie de voir arriver sur le devant de la scène les Anges originaux, 30 ans après la diffusion du premier épisode. Et que découvrons-nous ? Qui a retrouvé le centre ? Kate Jackson, devenue depuis une survivante du cancer et un peu plus asiatique que lorsque nous l'avions quittée. 

Malgré quelques petites transformations, affirmons que Kate Jackson est bien l'ange préféré de Charlie, qui finalement n'a jamais aimé les blondes, quand Aaron Spelling, lui, les adorait. 


lundi 30 mars 2015

17 fois Cécile Cassard ?








































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une petite chose qui scintille par Bob Mackie, ce sera déjà hautement satisfaisant. 

vendredi 17 février 2012

La question du jour : est-il suave de ressusciter une idole ?


Ce n'est que dans quelques semaines que nous pourrons enfin, après la presque totalité de la planète, découvrir la Marilyn de Michelle Williams, décrétée, sur les affiches du film en tout cas, meilleure performance de toute sa carrière. Incarner Marilyn ce n'est pas rien et ajoutons : redonner vie à une icone est une entreprise risquée.

Avant d'accepter un tel défi, Michelle a-t-elle pris le temps de rencontrer certaines de ses consoeurs qui, avant elle, avaient tenté de relever ce pari suicidaire ? S'est-elle renseignée sur les conséquences d'une telle entreprise ? A-t-elle seulement le numéro de téléphone de Loni Anderson ?

Même s'il est trop tard, investiguons cependant, cela pourra toujours servir à quelqu'un, à partir des cinq remarquables exemples que voilà :

1. Cheryl Ladd est Grace Kelly en 1983.


Deux ans après la fin de "Drôles de dames", il sembla judicieux à quelqu'un, non seulement de produire un téléfilm de 90mn sur la vie de Grace Kelly mais surtout d'en confier le rôle principal à Kris Monroe, c'est à dire à Cheryl Ladd. La légende prétendant que le produit finit fut montré à la véritable princesse, peu de temps avant sa mort, afin d'obtenir son accord, on comprend pourquoi l'ensemble est très inoffensif et à la limite de l'Harlequin.

Ressemblance : malgré la blondeur et la robe à double bretelle, Cheryl Ladd ressemble, ironiquement, bien plus à Tippi Hedren qu'à sa rivale hitchcockienne.

Booster de carrière : presque nul. Cheryl Ladd devint une des reines des mini-séries jusqu'à obtenir à nouveau un rôle récurent 20 ans plus tard dans "Las Vegas" de 2003 à 2008.



2. Lynda Carter est Rita Hayworth en 1983.


En 1983, Rita Hayworth était déjà très malade, aussi n'eut-elle sans doute jamais l'occasion de savoir que sa vie était en train de devenir un téléfilm avec Lynda Carter, à la recherche d'un nouveau souffle depuis l'arrêt de "Wonder Woman". Se concentrant sur les amours malheureuses de Gilda, "The love goddess" permit surtout à Lynda de porter l'une des premières paires de lentilles colorées jetables.

Ressemblance : un peu floue.

Booster de carrière : nul. Lynda Carter est et restera Wonder Woman.



3. Loni Anderson est Jayne Mansfield en 1980.


Décédée en 1967, Jayne Mansfield était depuis longtemps (toujours ?) dans l'ombre de Marilyn lorsqu'un producteur décida, en 1980, de la remettre dans la lumière. Un temps rôle le plus convoité de la télévision, il échoua entre les bras de Loni Anderson pour d'évidentes raisons, laquelle eut le privilège d'être une Jayne assez convaincante face à un Arnold Schwarzenegger débutant.

Ressemblance : plutôt spectaculaire.

Booster de carrière : confirma à Loni que son physique était son meilleur atout dramatique. Elle le promènera au cours des années 80 et 90 et lui fera rencontrer Burt Reynolds dont elle fut l'épouse pendant 5 ans.



4. Sherilyn Fenn est Liz Taylor en 1995.


Après plusieurs tentatives avortées, 1995 fut l'année où, enfin, la vie de Liz Taylor devint un téléfilm qui, étant donné les innombrables péripéties jalonnant la vie de Cléopâtre, aurait facilement pu être envisagé en mini série. 210 minutes tout de même, c'est malgré tout bien peu pour évoquer les mariages, les mariages, les divorces et les mariages. Inutile de préciser que les cures de désintoxications sont à peine évoquées.

Ressemblance : Sherilyn Fenn EST Elizabeth Taylor.

Booster de carrière : aurait dû mais n'a pas pu. Révélation de"Twin Peaks", félicitée pour "Liz", le cas Sherilyn Fenn reste un mystère. Elle tourne actuellement un téléfilm sur le Bigfoot.



5. Jennifer Love Hewitt est Audrey Hepburn en 2000.


Pour ses admirateurs, Audrey Hepburn n'aura connu que 7 années de tranquillité entre son décès en 1993 et la sortie de "The Audrey Hepburn story", officiellement le téléfilm le plus détesté et critiqué de l'histoire de la télévision américaine. Les raisons d'une telle haine se résument en 3 lettres : JLH, Jennifer Love Hewitt, ancienne héroïne de la série "la vie à 5" et chanteuse fort réputée au Japon.

Ressemblance : c'est peut-être le plus gros problème.

Booster de carrière : catastrophique. JLH connaîtra une longue traversée du désert avant de se décider à murmurer à l'oreille des fantômes dans "The Ghost whisperer", 2005-2010.



Au vu de ces exemples, ressusciter une idole semble donc potentiellement très dangereux.

Michelle Williams, qui, ne l'oublions pas, vient de la télévision où elle officia pendant 5 ans dans la série "Dawson", peut cependant se réjouir que "My week with Marilyn" soit un film et non un téléfilm. Evidemment, il y a toujours des exceptions : "Harlow", "Valentino" et ne parlons pas de "Gable and Lombard" mais dans l'ensemble, la fatalité semble moins s'acharner sur le grand écran que la petite lucarne.



Et puis surtout, Michelle Williams semble intelligente. Elle a été très claire : il n'a pas été question pour elle de chercher le mimétisme à tout prix mais plutôt de proposer dans "My week with Marilyn" sa vision de l'actrice.

Nous ne pouvons qu'attendre fébrilement en nous contentant des quelques minutes offertes gracieusement par la production. Une chose est en tout cas certaine : Michelle est parfaite en Marilyn, ce qui doit peut-être donner quelques sueurs à Noami Watts qui l'incarnera également dans l'adaptation du roman de Joyce Carol Oates, "Blonde". Pour quelqu'un dont la vie n'avait jusqu'alors été adaptée qu'à la télévision, deux films en 3 ans, c'est plutôt suave, non ?