Alors que nous étions en train de nous pencher sur la trépidante histoire des Indiens d'Amérique (connus également sous le nom d'"amérindiens", "native americans" ou "Peaux-rouges" pour les nostalgiques de La Dernière séance), il nous est soudainement apparu que si Apache, Navajos, Iroquois, Nez Percés, Seminole ou Huron étaient de forts jolis noms de tribu, seul "Cheyenne" avait été promu au rang de prénom, permettant de porter encore plus fièrement ses couleurs et ses plumes.
En quoi "Cheyenne" est-il un mot mieux armé pour figurer sur un passeport ? Nous cherchons encore. Et signalons que la suprématie absolue de Cheyenne comme prénom vaut également en Amérique centrale ou du sud. Une amie travaillant à l'état civil nous a confirmé qu'elle n'avait, à ce jour et en 15 ans d'une carrière exemplaire, jamais enregistré de "Maya", "Aztèque" ou "Olmèque", malgré l'évidente suavité du dernier.
Pour des raisons qui nous dépassent donc, on peut s'appeler Cheyenne, vous en avez peut-être même autour de vous. C'est bien. Mais est-ce suave ? Tournons-nous, afin de répondre à cette question, vers quelques "Cheyenne" célèbres. Nous découvrons :
- une Chevrolet avec un assez lourd bilan carbone :
- une très belle femme mais au destin tragique et à la parenté un peu encombrante :
- un film militant et une héroïne, objet de toutes les convoitises :
- une auteure/compositrice/interprète très fraîche mais elle n'a que 21 ans :
- et enfin, une sensation de Broadway, régulier de "Glee" et militant pour le mariage gay et les droits LGBT de façon générale :
A la condition expresse que vous ne soyez ni une voiture, ni la fille de Marlon Brando, s'appeler Cheyenne semble être assez suave. Si en plus vous êtes un homme, cela nous semble encore plus suave mais c'est une question de point de vue. Bien évidemment.