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lundi 8 juillet 2024

Et maintenant chantons !


Et c'est donc reparti pour un été enchanteur et une féérie de sagas musicales, ce qui n'évoque peut-être rien aux suaves visiteurs qui nous rejoindraient par hasard en lançant un stupéfait : "Mais ça existe encore, les blogs ?". 

Alors oui, contre vents et marées, le blog est toujours là, "Soyons-Suave" en tout cas, contemplant l'horizon et le cimetière des "journaux personnels" où repose désormais la plupart de nos amis virtuels d'antan. Mais s'il n'en reste qu'un... et vous connaissez la suite, d'autant que nous avons encore en catalogue, beaucoup de chansons dont nous souhaiterions nous débarrasser. 

Car voilà l'une des fonctions de la saga musicale, tenter de nous sortir de la tête une chanson qui a tendance à y rester un peu trop coincée en l'usant jusqu'à la trame ou au sillon, vous permettant au passage d'en apprendre un peu plus sur certains thèmes musicaux et occasionnellement découvrir les méandres de notre panthéon discographique. 

























Pour cette première qui nous accompagnera jusqu'à vendredi, optons pour une valeur sûre, Sergio Mendes et le divin Brasil 66 et cet extrait de leur cinquième album de 1969, soit simplement 3 ans après leur mise en orbite et "Mas que nada". Dire que nous fredonnant souvent "You stepped out of a dream" serait un euphémisme, c'est en tout cas la première chose qui nous vient en tête lorsque notre moitié sort de la salle de bain et d'un nuage de vapeur. 

Comme souvent avec les sagas, "You stepped out of a dream" était loin d'être, en 1969, un perdreau de l'année puisque cela faisait déjà presque 30 années que la chanson hantait les hit parade. Mais plus sur les origines de ce tube demain. 

Et si nous l'avions forcément déjà entendue, c'est en tout cas grâce à Sergio et son Brasil que cette chanson est entrée dans nos vies. Et peu importe que "Crystal illusion" ne soit pas considéré comme le meilleur album de la formation. Il contient également "Pretty world" et il ne nous en faut pas plus pour être très heureux. 


Et pour plus d'informations sur l'histoire du Brasil 66, c'est ici

lundi 19 juillet 2021

Et maintenant chantons !


Il serait sans doute beaucoup trop long de tenter d'expliquer ici tout ce que nous devons à Sergio Mendes et à ses Brasil 65, 66, 77, nouveaux 77 et 88. Tentons tout de même d'avancer un élément capital : la découverte, par son intermédiaire, de compositeurs et de compositions que nous aurions sans doute mis bien plus longtemps à faire entrer dans notre Panthéon personnel sans son intervention. 

"Chove chuva", qui ouvre l'album "Equinox" fut l'un des succès de l'année 1967 mais dont la popularité fut ridicule par rapport aux énormes tubes de Mendes comme "Mas que nada" l'année précédente ou sa version de "The look of love" qui détrôna l'original interprétée par Dusty Springfield des charts en 1968. 

Coincée entre deux monstrueux hit, "Chove chuva" nous obsède depuis des années et nous n'allons pas vous apprendre ici, suaves visiteurs, combien ce blog nous sert régulièrement de thérapie afin de soulager nos obsessions entre autre musicales. C'est la chansons de la semaine et cela va être riche ! 


Par un hasard qui n'en est pas un puisque nous savons qu'une telle chose n'existe pas, "Chove chuva" est précisément le titre qui ouvre le premier album de son créateur, Jorge Ben, alors que ce dernier venait juste d'être découvert par un chercheur de talent de chez Philips, signé dans l'urgence et envoyé aussitôt en studio. Le disque contient également "Mas que nada", un détail. 

Sorti en 1963, l'album "Samba Esquema Novo" contribuera à l'engouement phénoménal et international pour la musique brésilienne et n'oublions pas que ce n'est qu'en 1964 que "La fille d'Ipanema" fera fantasmer le monde entier. Le meilleur reste donc à venir. 

Comme vous pouvez vous en rendre compte, les "chove chuva" de Ben et Mendes n'ont pas grand chose à voir et illustrent parfaitement pourquoi on observa parfois Mendes de loin avec un haussement de sourcils, concluant qu'il faisait vraiment de la variété et vendait l'âme du Brésil aux masses. Soyez rassurés, si tel est votre cas, oui, on peut vénérer les deux, aimer l'authenticité brute de Jorge et la suavitude infinie de Mendes et Lani Hall (la chanteuse). Quant aux deux, c'est bien simple, ils s'adorent. (Non en fait). 



vendredi 20 mars 2020

Le vendredi : c'est Scarabées !

Parce que nous n'avons jamais été réellement convaincus de la suavitude des Fab Four, tentons, chaque vendredi, de remédier à cela en parcourant le monde sans pour autant trop nous éloigner de Liverpool.



Autant vous le dire, nous avons simplement découvert hier qu'une telle rencontre avait eu lieu et surtout qu'elle avait été filmée !!! Est-ce trop de suavitude pour un vendredi ? Mais enfin, cela n'existe pas, trop de suavitude...

lundi 2 octobre 2017

Une chanson : trois possibilités.


































Chaque lundi, adonnons-nous à la joie des reprises et la félicités des réinterprétations. Une chansons, trois possibilités mais surtout du bon goût et de la suavitude. 



En 1932, Fred Astaire a l'honneur d'être la première personne à interpréter ce qui va devenir le classique de Cole Porter, "Night and Day". Cela se passe sur scène dans la comédie musicale "Gay Divorce", c'est la première fois que Fred joue sans sa soeur et ce sera la dernière fois qu'on le verra à Broadway. Il part à Hollywood et n'en reviendra plus. 



Comme tout va très vite dès qu'il s'agit de Cole, un an plus tard, une voix bien posée et à la prononciation parfaite enregistre en français "Tout le jour, toute la nuit". Oui, c'est tragique mais c'est normal puisque c'est Damia. 



Et parce que tout se prête à une touche Brazil, en 1967, Sergio Mendes et son Brasil 66 livre la version définitive et tropicale de ce "Night and Day" enregistré depuis sa composition par plus de 500 artistes. C'est bien simple, c'est pratiquement une idée Collection. 

lundi 10 juillet 2017

Et maintenant dansons !




Puisqu'en 1979, il ne semblait pas concevable de ne pas se mettre au disco d'une façon ou d'une autre, ne soyons pas surpris que le pape, que disons-nous, l'ambassadeur, essayons encore, l'empereur de la musique brésilienne, Sergio Mendes ait sorti lui-aussi un album toujours très tropical mais encore plus destiné aux pistes de danse que les précédents. 

Le disque "Magic lady" est, il faut le dire, une merveille disco, qui produira un gros tube, "I'll tell you" qui nous a toujours laissé un peu indifférents et un formidable autre single, "Lonely woman". C'est tout à fait au fond de l'album, c'est à dire en dernière plage de la face B que se trouve cet admirable "Summer dream", qui sortira, chanté en japonais, au Japon, sous le titre "Summer Champion" pour des raisons dont nous ignorons tout. De même que nous ne sommes pas vraiment capables de vous expliquer ici qui chante et qui joue, en 1979 Sergio est accompagné du Brasil 88 et il nous a perdu juste après Brasil 66. Quoi qu'il en soit c'est toujours parfait. Même en japonais. 

dimanche 13 septembre 2015

C'est le weekend : soyons musical !



















Il n'est pas toujours facile de choisir avec discernement les mp3 du weekend mais disons-le, ceux d'aujourd'hui ont été une évidence. Rentrée (du moins pour nous), pluie  possible, froid vraisemblable, gueule de bois éventuelle... Tout cela appelait Sergio Mendes avec une telle force qu'il était impossible de lutter. 

Et dans le catalogue d'une suavitude sans pareille de Sergio et ses ami(e)s, il nous a semblé que l'album "Crystal Illusions" pouvait tout à fait convenir à un retour en douceur et un dimanche épouvantable. 























Cinquième album du Brasil 66 et sorti en 1969, "Crystal Illusions" est un chef d'oeuvre, oui, nous y allons fort mais que dire d'autre ? 

En 1969, la formule "66" était parfaitement rodée : des chansons pop ou jazzy revisitées avec un twist bossa et des ritournelles brésiliennes légèrement popifiées. Il nous a fallu au moins 5 tentatives avant de maîtriser la tarte au citrons meringuée. Après 4 albums, Sergio ne pouvait pas ne pas savoir ce qu'il faisait. 



La reprise de "You stepped out of a dream", écrite en 1940 par Nacio Herb Brown et Gus Kahn et sur laquelle Lana Turner descendait les escaliers dans "Ziegfeld girl" en 1941, en est l'exemple frappant : passée dans la moulinette Brasil 66, cette vieille chose, déjà enregistrée par tout ce qui un larynx aux USA, revenait fraîche, pimpante, emportée par la voix oh so suave de Lani Hall.

Et tout est à l'avenant dans "Crystal Illusions", avec une mention spéciale pour "Pretty world" qui s'apprécie de façon encore plus délicieuse en HQ.























Donc on n'hésite pas et on vérifie que les Illusions sont encore plus suaves quand ce sont celles de Sergio Mendes, selon les 9 pistes que vous découvrirez ci-dessus. L'image s’agrandit, nous ne voudrions pas, pour notre retour, jouer avec vos dixièmes. 












Et pour télécharger autant de bonheur au format zip, vous savez comment faire. 

dimanche 17 novembre 2013

Les très suaves heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où Sergio Mendes trouva sa voix.






















En 1966, Sergio Mendes est un peu circonspect. Prodige de la guitare et apôtre de la bossa nova, il a connu des débuts fulgurants, enregistrant rapidement avec de vénérables noms tels que Jobim ou Cannonball Adderley. Les tournées auxquelles il a participé l'ont promené pratiquement aux quatre coins du monde et notamment aux Etats-Unis où il a décidé, en 1964, de s'installer. 

Sergio Mendes s'y connait en musique et pensait également maîtriser l’ancêtre du marketing. Conscient qu'un trio jazz-bossa-samba n'est pas suffisant pour déclencher l'hystérie du public et des ventes, il s'était adjoint les services d'une chanteuse, la très jeune Wanda Sa ou Sah ou de Sah et avait crée un groupe, le Brasil 65, qui avait vraiment tout pour être un succès. 



Malheur : bien qu'ils aient été les premiers à enregistrer le désormais classique "So nice" de Marco Valle, les ventes ne décollent pas et Sergio s'interroge.

Tout en continuant d'enregistrer avec Wanda, Mendes promène sa formation à travers les Etats-Unis, ce qui le conduit en 1966 à se produire à Chicago où se produit également une jeune chanteuse locale, Lani Hall. L'histoire prétend qu'un soir, Mendes est dans la salle, Lani commence son tour de chant, Sergio est conquis. En une nuit, la décision est prise de laisser Wanda et de mettre un terme à Brasil 65. Nous sommes en 1966, Brasil 66 vient de naître.























Le changement de chiffre n'est pas qu'anecdotique, il est déterminant. Non seulement Mendes a trouvé une nouvelle chanteuse mais il a surtout signé sur un nouveau label, la firme A&M de Herb Alpert, le roi Midas de la musique en cette fin des années 60. Alpert va appliquer à la nouvelle formation de Sergio la recette qui a fait le succès de son Tijuana Brass : des tubes du moment revisités avec un twist exotique, le Mexique pour le Tijuana Brass, le Brésil pour Brasil 66.

Dès le premier album, le succès est immense, grâce notamment à la reprise d'une chanson de Jorge Ben qui date de 1963 : "Mas que nada".



Et c'est à partir de ce moment que commence l'histoire du dimanche. La voix que l'on entend sur "Mas que nada", premier tube mondial de Mendes est celle de Lani Hall, qui, comme on peut le lire un peu partout, dut apprendre les paroles en portugais phonétiquement. On est assez peu lusitaniens à Chicago. 

Si vous observez attentivement la pochette de l'album dont est tiré "Mas que nada", vous pouvez distinguer Lani en robe orange, alors que dans son dos se tient une autre brune un peu boudeuse. Devant les caméras du show Eartha Kitt de 1967, elle a été remplacée par une rousse qui a décidé de fêter Noël un peu avance. Les boules bleues sont portées par Janis Hansen, la brune s'appelait Bibi Vogel et a quitté le groupe peu avant la sortie du disque. C'est le début d'un imbroglio de chanteuses d'une suavité rare. 























Si Janis Hansen a retrouvé la position qui lui revenait sur le 45 tours de "Mas que nada", on ne peut pas dire qu'elle occupe pourtant une place à part entière entière au sein de Brasil 66 dont, en gros, toutes les chansons sont enregistrées par Lani Hall dont Mendes double ou triple systématiquement la voix. Voilà d'où vient cette impression aérienne dans les choeurs et les harmonies : c'est en fait la même personne qui chante, Janis étant là, dit-on, pour la touche mini-jupe qui passe si bien à la télévision. 

Relativisons cependant : Janis eut tout de même son heure de gloire. C'est elle qui chante "The look of love", le titre qui va propulser Sergio Mendes et le Brasil 66 en orbite.



En deux ans, de 1966 à 1968, Sergio Mendes va incontestablement devenir le brésilien le plus célèbre de la planète et la voix de Lani Hall la voix la plus entendue à travers le monde. Sans doute parce qu'elle joue les utilités, en 1968, Janis Hansen quitte le groupe pour former, avec d'ailleurs des dissidents du Brasil 66 la formation "The Carnival", qui va affronter Mendes sur son propre terrain.

La même année, "The Carnival" et Sergio Mendes et Brasil 66, qui a entre temps recruté une nouvelle chanteuse, clone de Janis, Karen Philipp, enregistrent la même chanson.





"The Carnival" n'enregistrera qu'un album, après quoi Janis Hansen deviendra la voix des publicités Ford. Elle est aujourd'hui à la tête d'une société qui produit des adaptations de la Bible pour les enfants. 

Que les blondes ou les rousses se succèdent n’entache en rien l’enthousiasme de Mendes, tant que Lani Hall est toujours là. Elle reste la voix du Brasil 66, qui continue d'ailleurs de vendre et d'être très 66 alors que les années passent. Cela ne pouvait évidemment pas durer. Mendes va prendre comme une trahison le mariage de Lani avec Herb Alpert et surtout sa décision de quitter le groupe. En 1971 le divorce est officiel. 

















Lorsqu'elles changent de vie, certaines femmes changent de lunettes ou de coupe de cheveux. Sergio Mendes, lui, préférera changer de décennie. Brasil 66 devient Brasil 77 en 1971, dont les parties chantées seront désormais assurées par Gracinha Leporace (future madame Mendes) et Karen Philipp mais qui après un album, partira jouer dans deux épisodes de M.A.S.H et poser pour Playboy. 

Le départ de Karen conduira Mendes à engager une nouvelle chanteuse, Bonnie Bowder et transformer Brasil 77 en New Brasil 77. Désormais Mendes est moins Brasil, il est totalement ballades et absolument Stevie Wonder ce qui n'est jamais un mauvais choix. 



Avouons qu'après 1977, nous sommes un peu perdus et que la valse des chanteuses sera si cadencée que nous ne savons plus trop qui chante quoi, sur quel album et surtout qui est qui. Sergio a désormais deux ou trois chanteuses, sa femme est là puis disparaît.

Ce dont nous sommes certains, c'est qu'après un grand passage à vide, Mendes retrouvera le succès en retrouvant d'ailleurs Herb Alpert en 1983 et en prenant soin de choisir désormais une voix masculine. Pas que. Mais tout de même présente. 




Parce qu'une fin heureuse est toujours satisfaisante, en 1986, Sergio Mendes pardonnera à Lani Hall, l'invitera sur son album Brasil 86 (notons la constance dans le choix des intitulés) et produira même ce pourquoi elle continue de briller dans l’inconscient collectif, la chanson titre du James Bond "Jamais plus jamais", considérée comme la pire jamais enregistrée pour des aventures de 007. 

Cela est finalement une métaphore de ce que sont généralement les retrouvailles d'anciens amis : excitante quand on y pense mais souvent décevante. L'essentiel reste malgré tout se retrouver. Non ? 

dimanche 20 octobre 2013

Et maintenant dansons !



Nous avons la touche Brazil sans laquelle un dimanche n'est pas totalement suave en tête depuis trois semaines. Sergio Mendes et Brasil 66 sont notre croix mais enfin relativisons, il y a tout de même plus douloureux comme fardeau à porter. 

dimanche 5 juin 2011

Et maintenant dansons !


C'est tout de même assez suave, cette habitude qui s'installe d'un dimanche Brazil. Et quand en plus c'est Eartha Kitt qui introduit, en manteau panthère...