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mardi 15 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Suaves visiteurs, nous sommes un peu perdus avec ce 14 juillet tombant un lundi et à vrai dire, nous avons passé la journée d'hier à penser que nous étions dimanche, alors que pas du tout. Le temps de reprendre nos esprits, l'heure était fort tardive, voilà pourquoi nous étions bêtement absent hier. Nous espérons cependant que votre fête nationale fut sensationnelle et festive. 

Retour à la maison en ce mardi pour poursuivre notre été House et une semaine, au moins, consacrée aux Divas du genre, ce qui fut tout de même l'une des raisons qui nous fit nous intéresser à cette musique. Car la House célébra le retour en force des dames aux grosses voix et parfois aux gros tours de taille, qui pointaient chez France Travail depuis le bannissement du disco. 

Avec un nom en guise de clin d'oeil, comment ne pas débuter par Adeva, qui fit les beaux jours de la House au début des années 90 et qui, il faut le dire, faisait un peu peur, une sorte de Grace Jones nouvelle génération mais qu'on avait moins envie d'aller aborder dans la rue.
























Même si elle n'a plus sorti d'albums depuis 1997 (tout de même), Adeva est toujours active, non seulement sur scène mais en discothèque puisqu'il ne se passe pas une année sans qu'un DJ remixe un de ses tubes monstrueux ou ne l'invite à pousser délicatement la chansonnette... ce qui est évidemment un euphémisme. 

Illustration en 2023, donc avant-hier avec le duo de producteurs britanniques Soul Avengerz qui évidemment ne chantent pas et avait donc besoin d'une professionnelle. Et c'est très frais. 


Si vous découvrez Adeva, ne vous privez pas d'aller écouter, au hasard, tout ce qui vous tombera sous la main, l'estampille "Années 90" est si présente que s'en est presque une aubaine pour les anthropologues. 

Mais si vous avez levé un sourcil en écoutant le premier titre d'ouverture et vous êtes dit : "Quel culot ! le "Respect" d'Aretha Franklin !", sachez que oui, il fallait évidemment du culot mais que cette revisite donna des idées à la Reine de la Soul qui s'offrit une petite virée House avec nos très chers amis de CC Music Factory. 

C'était en 1994, et nous vous offrons la version 12 minutes. Car moins, cela aurait vraiment été trop court. 

mercredi 21 août 2024

Et maintenant chantons !


A la fin des années 60, pratiquement tout ce qui sort des studios Motown se transforme en or massif, mais estampillé Detroit en raison du son très particulier des productions maison. Ceci explique sans doute que peu de succès Motown ait été repris par d'autres artistes au moment de leur sortie, comme cela se faisait pourtant régulièrement, ce qui nous permet de garnir avec jubilation nos sagas musicales de la semaine. 

Nous avons à ce titre regardé de près les numéros 1 des Supremes : "Stop in the name of love, datant de 1965, rien la même année, une petite chose en 1966, un peu plus en 68, "You can't hurry love", sorti en 1966, rien avant 1970, ou encore "The Happening", 1967, une cover de Trini Lopez en 68 et plus rien avant 1979 !. Comparons avec, par exemple, "Downtown" de Petula Clark, tube du début 1965 : la même année, 16 versions ! 

Mais avec ses sonorités bien plus gospel, "You're all I need to get by" ne sonne pas tant Motown que simplement soul alors on s'engouffre et c'est l'avalanche de reprises par la crème de la musique noire américaine. Illustrations : 


Ce n'est pas avec cette somptueuse version alternative, restée inédite jusqu'en 2007, qu'Aretha Franklin refera de "You're all I need to get by" un numéro 1 mais elle le fera, permettant au titre d'être propulsé dans les années 70 comme un classique, à peine 4 ans après sa création. 

Et lorsque justement, en 1970, Diana Ross décide d'abandonner les Supremes et d'offrir au monde son premier album solo, consciente qu'on l'attend franchement au tournant, elle ne prend aucun risque et réquisitionne Ashford et Simpson, qui lui composent "Reach out and touch", qui sera son premier single, mais surtout, elle reprend "Ain't no mountain high enough" et "You're all I need to get by" qui ont déjà fait leurs preuves. 

Lorsque l'album sobrement intitulé "Diana Ross" sort accompagné de "Reach out", c'est la déception puisqu'il ne s'écoule qu'à 500 000 exemplaires. Mais lorsque Motown libère "Ain't no mountain" puis "You're all I need" comme 2e et 3e singles, les ventes montent à presque 2 millions. Diana seule peut donc vendre, à condition d'avoir les bonnes chansons. Et ça fonctionnera ainsi jusqu'en 1984. Après cette date, ce sera plus compliqué. 

jeudi 1 août 2024

Et maintenant chantons !


Avec plus de 40 versions enregistrées dans les 3-4 ans qui vont suivre son introduction au monde sur la scène du Shubert Theater de New York en 1975, "What I did for love", et son auteur Marvin Hamslisch, n'ont pas à se plaindre. Tout va bien, à un détail près : ne manquerait-il pas au titre un petit supplément d'âme, un peu de soul donc, éventuellement un peu de groove même, afin d'éviter, ce que font la plupart des chanteurs qui s'emparent du titre : virer totalement dans le pathos ?

En 1977, Aretha Franklin vit sous une perpétuelle douche écossaise, ce qui n'est jamais très agréable. Car depuis son album gospel en 1972, miss Franklin alterne les bides et les succès. Et de façon plus inquiétante, deux albums consécutifs ont été des échecs, ceux de 1974 et 75. Mais en 1976 arrive la BO de "Sparkle" qui va la remettre en selle. 

Battant le fer, elle se dépêche d'enregistrer en 1977 un disque avec des producteurs de la Motown. "What I did for love" sera la 3e piste de "Sweet passion". C'est malheureusement de nouveau un échec. 


Formé comme une alternative aux Supremes au milieu des années 60, The Three Degrees ne va vraiment connaitre le succès que dans les années 70 mais avec des tubes majeurs, régulièrement placés dans le top 10 des ventes aux USA et surtout en Angleterre. Originaires de Philadelphie, ses trois membres vont tenter un coup de poker en 1977 : quitter le studio qui a fait leur popularité et signer dans une maison de disque plus importante, Epic, afin de viser la gloire internationale. 

Hélas, l'album "Standing up for love" n'atteindra pas sa cible, mais cela n'était-il pas prévisible avec des titres comme "Macaroni man" qui ne devint même pas un tube en Italie. 

En 1978, The Three Degrees s'envolera pour l'Allemagne afin de travailler avec Giorgio Moroder, qui venait de mettre en orbite Donna Summer. Elles seront désormais disco, et ne seront pas les seules. 


Qui est donc Grace Jones en 1977 ? Certainement pas encore la disco diva qu'elle sera au tournant des années 80 mais simplement un mannequin plutôt en vue, qui défile à Paris, partage un appartement avec Jerry Hall et danse avec Karl Lagerfeld au mythique "Le 7" rue Fontaine.

Elle a déjà tâté de la chanson en enregistrant un titre dont elle a signé les paroles, sur une musique du futur partenaire d'Eddy Mitchell, Pierre Papadiamandis. Cela s'appelle "I need a man" et cela n'a eu aucun succès en France où le single est sorti. Mais en 77, Grace Jones signe chez Island Record, est prise en main par le génial producteur Tom Moulton et alors tout s'enflamme. 

Son tout premier album, "Portfolio", ne comprend que 6 titres mais 2 deviendront des tubes immenses dans les discothèques du monde entier : "I need a man", totalement remixé et évidemment "La Vie en rose". Quant à "What I did for love", il n'ira nulle part, laissant presque planer l'idée d'une malédiction. 


C'est finalement en Australie en août 1977 que le mauvais sort va être rompu : une artiste arrive en effet à enfin placer "What I did for love" dans le top 10. Elle s'appelle Marcia Hines, elle est américaine et a littéralement été importée des USA par un producteur australien cherchant des voix pour monter "Hair" à Sidney. 

Elle a 16 ans lorsqu'elle arrive aux antipodes et ne repartira jamais, devenant au pays des kangourous une superstar, n'ayant à vrai dire aucune concurrence dans sa catégorie de chanteuse soul : pensez Vivian Reed en France à la même période. 

En 3 ans, Marcia va aligner 5 titres dans les charts australiens, du jamais vu, et offrir à l'hémisphère sud sa version définitive de "What I did for love". Vous a-t-on précisé qu'elle est la cousine de Grace Jones ? Bien sûr que nous l'avons fait, c'était même en 2017 dans ce charmant billet. Et maintenant dansons ! 

lundi 14 novembre 2016

17 fois Cécile Cassard ?







































Non, 17 fois Cécile Cassard ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois un exemple du style Aretha Franklin, ce sera déjà hautement satisfaisant. 


mercredi 4 juin 2014

Et maintenant dansons !



Bon d'accord, ça dure 8m16 mais flûte quoi ! Et ça fait un très bon entraînement de cardio. 

vendredi 27 septembre 2013

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette quatre cent quatre vingt dixième édition, Aretha Franklin présente le modèle intitulé "The Detroit Artichoke". 

mardi 20 décembre 2011

La question suave du jour : pouvons-nous faire quelque chose pour Aretha Franklin ?


Il y a quelques mois, la réponse à la question du jour aurait été simple et directe : non !






Mais parce que c'est Noël, parce qu'il faut toujours croire qu'un miracle est possible, il semblerait que quelqu'un ou quelque chose, probablement placé, sous anesthésie, au niveau de l'estomac et de la forme d'un anneau, ait décidé que rien n'était perdu.

Apparue de façon immatérielle par écrans interposés lors de la dernière cérémonie des Grammy, voici Aretha à l'approche des fêtes.



Ne doit-on pas y voir une preuve nouvelle de la force de l'esprit de Noël ?

vendredi 24 septembre 2010

La question du jour : est-il suave de se gratter à la télévision ?



Si vous ne vous rappelez plus quand, pour la dernière fois, votre mâchoire est tombée sur vos genoux. Pour plus de clarté ce film est un montage des moments les plus troublants d'Aretha Franklin animant un programme spécial sur PBS, rare chaîne publique aux Etats-Unis. Nous ignorons tout de la teneur du programme en question mais osons un "Spécial Eczéma"... ou un téléthon pour en finir avec la sécheresse vaginale...