Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir un début de carrière prometteur et étonnamment horizontal, dans la taille des images en tout cas...
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mardi 23 juillet 2024
lundi 27 juillet 2020
Le trio du jour.
Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois Olivia récompensées, même si l'une d'entre elles l'emporte clairement haut la main sur ses consœurs.
Les 37 entrées consacrées à Olivia de Havilland sur nos pages vous attendent, ainsi que les nombreux stages d'été que nous lui avions demandé de suivre dans les premières années de notre existence.
Et comme le chantaient les bardes toulousains de Gold : "Un peu plus près des étoiles..."
mercredi 1 juillet 2020
lundi 16 mars 2020
17 fois Cécile Cassard ?
Non, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une saine occupation, ce sera déjà hautement satisfaisant.
Même dans les moments difficiles...
lundi 1 juillet 2019
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent soixante septième édition, Olivia De Havilland présente le modèle intitulé "Le 103 !", également appelé dans certains salons : "Ah oui quand même..."
lundi 13 mai 2019
La fin du Quizz de Juvendis.
Parfois, nous pouvons sentir en lisant vos réponses à quel point la quasi certitude de la victoire transforme le simple fait de proposer un nom en moment de joie intense. C'est certainement ce que nous avons perçu en découvrant le message de Kranzler qui, sans doute aucun, démasqua Ginger Rogers tourbillonnant une dernière fois (ceci reste à vérifier) dans les bras de Fred Astaire lors de la cérémonie des Oscars 1967.
Kranzler, suave ami, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et recevez nos félicitations ainsi que notre admiration. Vous êtes la preuve vivante que tout vient à point à qui sait attendre. Bravo. Et des nouvelles de Lady Cancan ?
Partenaires dans 10 films dont 9 tournés pour la RKO entre 1933 et 1938, Ginger Rogers et Fred Astaire s'enlacèrent une dernière fois sur grand écran en 1949 lorsque la MGM appela Ginger à la rescousse afin de remplacer une Judy Garland légèrement incapable de fonctionner. Le film s'appelait "Entrons dans la danse" et permettait au couple star des années 30 de se retrouver 11 ans après leur dernier pas de deux et pour la première fois en couleurs.
Personne, évidemment, ne les avait oublié puisque les deux continuaient des carrières assez admirables. Fred sortait de "Parade de Printemps" et avait encore devant lui "Tous en scène", "La Belle de Moscou" ou "Funny Face". Ginger, pour sa part, avait décroché un Oscar en 1941, était devenue "Roxie Hart" et allait rencontrer Marilyn Monroe dans une poignée d'années face aux cameras d'Howard Hawks.
En 1967, soit 18 ans après leur dernière collaboration qui arrivait elle-même 11 ans après leur dernier film RKO, c'est à dire, si nous additionnons tout ceci, 29 ans après "La Grande farandole", l'émotion était un peu plus grande en voyant surgir sur la scène des Oscars ceux qui étaient entre temps devenus des mythes du cinéma mondial.
Car c'est aussi cela la magie des Oscars, convoquer pour quelques minutes des fantômes qu'on croyait disparus, reformer des tandems qu'on pensait brisés, recréer, en croisant les doigts, un peu d'une magie qu'on imaginait évaporée. Illustrations :
Et lorsqu'en plus, comme en 2003, les Oscars invitent, non seulement Olivia de Havilland, alors âgée de 87 ans, mais en plus certains des lauréats des 75 dernières années, dont Luise Rainer, deux oscars, alors âgée de 93 ans, inutile de dire que nous frôlons l'extase.
Nous nous en souvenons parfaitement. Ce soir là nous avions mis notre réveil à 2h30 du matin et même enregistré le tout sur CASSETTE ! Qui doit être encore là quelque part dans nos locaux. A moins que nous ne l'ayons jetée... pardon... recyclée. Car on peut aimer les vieilles choses et penser aussi à l'avenir.
lundi 25 septembre 2017
vendredi 1 juillet 2016
La question suave du jour : quel accessoire après 40 ans ?
Nous serons tous d'accord pour dire qu'après 40 ans, la perle demeure le meilleur allié de la femme suave et élégante.
Ce n'est pas l'héroïne du jour, Olivia de Havilland qui dira le contraire, surnommée depuis 1956 "Jamais sans mon rang".
Et si ce simple conseil peut vous mener jusqu'au siècle... Joyeux anniversaire !
mardi 3 juin 2014
La fin du Quizz de Gloria.
Le fait que le dernier Quizz se dévoile un mardi n'enlève rien à la victoire éblouissante de Céline de la Saga à laquelle nous devons, des félicitations sincères évidemment, mais également des excuses publiques.
Céline, vous nous envoyez de temps à autre de délicieux emails auxquels nous oublions deux fois sur trois de répondre. C'est mal. C'est rustre. Ce n'est pas suave. Aussi, puisque vous avez en un tour de main démasqué Olivia de Havilland dans "L'inévitable catastrophe", nous joignons à nos acclamations un petit pot de miel, qui rendra votre victoire encore plus douce. Et une galette ? Mais pourquoi pas, allons-y pour la galette.
Sorti en 1978, "The Swarm" alias "L'inévitable catastrophe" ne peut s'appréhender pleinement qu'après avoir précisé qu'il s'agit là d'une production et réalisation d'Irwin Allen, l'homme qui offrit au monde "La Tour infernale" et "l'Odyssée du Poséidon". Il offrit également au monde, qui se remettait à peine, "Le jour de la fin du monde" et "Le dernier secret du Poséidon" mais c'est de moindre importance et plus douloureux au visionnage.
Un production Irwin Allen est caractérisée par quelques éléments essentiels : une menace certaine et potentiellement létale, un budget de plusieurs millions de dollars et des acteurs connus sagement rangés sur l'affiche dans de petits cadres qui ne respectent pas l'ordre alphabétique. Et pourquoi cela vous demandez-vous ? Parce que Dieu, un jour, inventa les agents.
Pour revenir à "The Swarm", il y est question d'un essaim d'abeilles tueuses africaines qui, attiré au Texas, va trucider quelques innocents en plein pique-nique, puis des enfants, puis les habitants d'une ville et enfin la moitié de l'état en faisant sauter une centrale nucléaire. Pour de plus amples informations, vous ne manquerez pas de vous ruer sur l'article que consacra Valentine de Luxe à ce chef d'oeuvre et que vous trouverez, avec force vidéos, ici-même.
La pauvre Olivia de Havilland se remettait à peine de "Airport 77" lorsqu'elle sauta de ses vêtements encore humides au tailleur saumon qu'elle honore de sa présence dans "L'inévitable catastrophe" (tailleur qui est étrangement bleu sur les photos promotionnelles allemandes). Elle passa surtout d'un film qui engrangea plus de 30 millions de dollars, quand il en avait coûté à peine 6 pour une production dont le budget monta à 20 millions pour n'en rapporter que 10. Un film plus tard, elle mettait fin à sa carrière.
Ce qui nous amuse beaucoup est qu'en 1961, Irwin Allen essayait déjà la formule qui allait faire son succès dans les années 70 en menaçant la terre d'un danger imminent (un embrasement général) et que seul un sous-marin atomique pourrait éliminer en faisant exploser une bombe qui éteindrait le feu avant qu'il ne se généralise.
Dans le sous-marin, Irwin Allen enfermait Walter Pidgeon, Peter Lorre, Barbara Eden et surtout Joan Fontaine, qui ricana sans doute en découvrant des années plus tard ce que Irwin faisait à présent subir à sa soeur.
Comme beaucoup de ses consoeurs, Olivia de Havilland termina donc sa carrière par une petite série de films catastrophes, parfois mâtinés d'horreur ("Lady in a cage", "Hush Hush sweet Charlotte") mais dont les effets spéciaux ne purent jamais rivaliser avec la terreur provoquée par un simple accessoire.
Des abeilles tueuses ? Des ascenseurs coincés ? Des avions qui coulent ? Bette Davis ? Tout cela n'est rien comparé à la paire de lunettes qui vient parfois encore nous hanter la nuit.
Non vraiment c'est trop horrible. Rendez-nous Melanie !
samedi 1 février 2014
vendredi 15 novembre 2013
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette cinq cent septième édition, Olivia de Havilland présente le modèle intitulé "Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine..."
dimanche 22 septembre 2013
Les très suaves heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où une dette fut miraculeusement effacée.
En 1961, alors qu'elle se remet très doucement d'une trabéculectomie, qui comme personne ne l'ignore, consiste en l'ablation d'une partie ou de la totalité du trabéculum, dans le cadre d'un traitement du glaucome, Ann Cole Lowe n'a pas pour réel soucis sa vision qui devrait grâce à l'intervention chirurgicale s'améliorer mais ses problèmes d'impôts.
Petite fille d'esclave née en 1898, Ann s'était très vite aperçue qu'elle avait un réel talent pour la couture que sa mère, couturière elle-même, encouragea en l'envoyant dans une école à New-York où on jalousa rapidement ses croquis en même tant qu'on maudissait sa couleur de peau. Sortie diplômée, Ann fut aussitôt embauchée dans une maison qui créait pour la jet-set et c'est ainsi qu'en 1946, elle se retrouva à dessiner la robe dans laquelle Olivia de Havilland brandit le premier de ses deux Oscars, celui-ci pour "A chacun son destin".
Est-il besoin de préciser qu'il n'était pas forcément confortable d'être une styliste noire en 1946 ? Ajoutons qu'il n'était certainement pas confortable d'être une noire tout court aux Etats-Unis en 1946 : Ann Cole Lowe fut la seule à savoir qu'Olivia portait une de ses créations car comment annoncer à la presse que la chose délicieusement brodée que l'on porte sur le dos a été réalisée par des mains colorées ?
Pendant près de 20 ans, Ann dessina donc des robes de débutantes pour les Vanderbuilt, des fourreaux divins pour les Rockefeller et des robes de soirée pour les Roosevelt sans que son nom ne soit jamais mentionné et n'apparaisse, bien sûr, sur aucune étiquette. Elle devint même le secret le mieux gardé de New-York, le nom qu'on s'échange à voix basse en ajoutant qu'elle est formidable et en plus, bien moins chère que Dior ou tout autre créateur parisien.
Ann Cole Lowe faillit pourtant sortir de l'anonymat en 1953 lorsqu'elle réalisa la robe que tous les couturiers rêvaient de dessiner : celle de Jackie Bouvier lors de son mariage avec John F. Kennedy. Jackie voulait une chose simple et fluide, on lui fit comprendre qu'elle devait être spectaculaire et c'est ainsi qu'elle dit "oui" dans une création d'Ann qu'elle qualifiera plus tard d'abat-jour.
Une seule journaliste de Washington se hasarda à préciser que la robe qui fit la couverture des journaux du monde entier avait été réalisé par une styliste "nègre". Pour le reste silence : lorsqu'elle livra sa création à Rhode Island la veille du mariage, on indiqua à Ann l'entrée de service. Seul le volume de taffetas obligea le majordome à la laisser utiliser l'entrée principale.
Jacqueline Kennedy, en choisissant une couturière noire pour le jour le plus important de son existence, s'inscrivait dans une tradition pourtant républicaine : comment ignorer que pendant presque 8 ans à la Maison Blanche, madame Abraham Lincoln ne confia ses tenues qu'à Elizabeth Keckley, ancienne esclave émancipée qui fut d'ailleurs la première personne qu'elle appela après l'assassinat de son époux en 1865.
Elizabeth était la couturière mais également la confidente et la dame de compagnie de Mary Lincoln. Les robes qu'elle dessina pour la première Dame sont exposées au Smithsonian Museum.
Mais revenons à Ann. En 1958, la styliste eut l'opportunité d'ouvrir sa propre boutique à New York qu'elle n'appela toujours pas de son propre nom mais qui, au moins, avait le mérite d'être à elle. Signant ses robes "Madeline couture", elle continua de charmer la haute société jusqu'en 1961 où le fisc et un glaucome stoppèrent net cette relative félicité.
Nous sommes de retour sur le lit d’hôpital où Ann se remet de son opération. Elle sait qu'en sortant, elle va devoir affronter les agents des impôts qui lui réclament des sommes qu'elle a effectivement oublié de payer. Mais même si nous ne sommes pas en décembre, Noël va se manifester : de retour à sa boutique, elle découvre qu'un donateur mystérieux a réglé toutes ses dettes. Une enquête rapide lui permet de découvrir qui est son ange gardien : il s'appelle Jacqueline.
Embauchée par le grand magasin Saks, Ann Cole Lowe va, de 1962 à 1964 dessiner jusqu'à 5 collections par an allant du maillot de bain à la robe de cocktail, des collections qui ont une saveur particulière puisqu'elles portent enfin son nom. Fière de cette reconnaissance, elle va s'installer sur Madison Avenue, devenant la première styliste noire à ouvrir une boutique à son nom sur cette artère très chic et très blanche.
Prenant une retraite bien méritée à la fin des années 70 et après avoir crée plus de 2000 robes à son nom, "Ann Lowe originals", la styliste se fera fort discrète jusqu'à sa mort en 1981 à l'âge de 83 ans. Jackie O ne dit rien à l'annonce de cette disparition mais on raconte qu'elle fut à l'origine de l'achat, par le Metropolitan Museum, d'une dizaine de ses créations qui y sont toujours exposées. Un bien suave ange gardien donc. Finalement pas rancunier. Et tout cela fait toujours de très jolie poupées.
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