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vendredi 1 juin 2018

La question suave du jour : le cuir va-t-il à tout le monde ?








































Si la question du jour est bien plus complexe qu'elle n'y parait, puisque le résultat est parfois séduisant mais aussi étrange et occasionnellement inconfortable et perturbant, répondons de façon catégorique qu'en tout cas le cuir ne va pas à Barbra. 

Voilà. 


lundi 9 octobre 2017

Une chanson : trois possibilités.






















Chaque lundi, adonnons-nous à la joie des reprises et la félicité des réinterprétations. Une chanson, trois possibilités, mais surtout du bon goût et de la suavitude. 



En 1940, Glenn Miller et son orchestre ont la bonne idée d'enregistrer la nouvelle chanson d'Hoagy Carmichael, qui a déjà "Stardust" et "Georgia on my mind" à son actif. "The nearness of you" devient instantanément un tube, instantanément repris par des dizaines d'autres formations et de chanteurs, gagnant une réputation de "chanson dont on ne peut pas faire de mauvais enregistrements". 



En 1967, pour son 9ème album, le premier depuis 5 ans qui n'est pas associé à un film ou un show tv, Barbra Streisand va tenter de retrouver le charme de ses premiers enregistrements et se tourner vers des compositions un peu datées qu'elle est capable de rajeunir d'une trille. Premier échec relatif depuis son apparition en 1963, après cela, Barbra fera dans le contemporain.  



Presque cachée dans le film de 2003 "Bienvenue au gîte", cette version de "The nearness of you" permit à beaucoup de découvrir la voix ensorcelante de Sandra Nkaké, qui vient d'ailleurs de sortir il y a une poignée de jours son nouvel album. Et c'est une exclusivité Soyons-Suave, gage de qualité. 

lundi 3 juillet 2017

Et maintenant dansons !



Le premier disco de "Soyons-Suave en vacances" vous prouve, bien plus que nous ne pourrions l'expliquer, que cet été, nous allons explorer les sous-sols de ce genre, déjà copieusement illustré au cours de nos étés 2014 et 2015. 

Paul Jabara par exemple, immortel (enfin non puisqu'il disparut en 1992) compositeur pour Donna Summer, Barbra Streisand et les Weather Girls, fut aussi responsable de ce "Honeymoon in Puerto Rico" en 1979, ode au mariage et à cette petite île des Grandes Antilles, copieusement amochée par West Side Story. On l'entendit beaucoup moins que "Last dance" ou "Enough is enough" produit la même année et c'est dommage puisque le morceau, à l'origine de 14 minutes, se terminait par "disco divorce", proposant donc une vue d'ensemble de la vie maritale mais sous une boule à facettes. 

Détail curieux : Paul Jabara, inhumé au cimetière de Green Wood dans l'état de New York, délicieux lieu de dernières résidences qui prit le Père Lachaise comme source d'inspiration architecturale et organisationnelle, est inscrit au programme d'un tour organisé proposant de visiter les tombes de défunts LGBT ou supposés l'ayant été. Vous pouvez vous renseigner ici-même. Ah c'est sûr, ça change des églises et des châteaux de la Loire. 


lundi 5 septembre 2016

lundi 16 février 2015

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette six cent trente deuxième édition, Barbra nous présente le modèle intitulé "My name is Melinda !", également appelé dans certains salons "Corinne, occupez-vous de madame, elle me fait un peu peur". 

lundi 20 janvier 2014

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette cinq cent vingt cinquième édition, Barbra Streisand présente le modèle intitulé "Bonjour jeune homme". 

mercredi 11 septembre 2013

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette quatre cent quatre vingt troisième édition, Barbra présente le modèle intitulé "The way she was". 

dimanche 16 juin 2013

Les très suaves heures de l'Histoire contemporaine : le jour où Barbra passa trois auditions.

































Le 16 novembre 1961, Barbra Streisand se rendit à une audition qui changea littéralement son existence, fit d'elle une star et lui permit même de trouver un mari et un père pour son fils à venir. 

La chose se déroula sur la scène du St James Theater de New York, dans le courant de la matinée. Barbra Streisand connaissait parfaitement les enjeux de cette audition puisqu'on allait l'entendre pour un show du producteur David Merrick qui en 1960 avait eu 6 spectacles à Broadway. Merrick était l'homme de "Jamaïca" avec Lena Horne, "Irma la douce" avec Elizabeth Seal (Tony pour son rôle) et bien sûr de "Gypsy" avec Ethel Merman. 



















Le show en question pour lequel Barbra se présentait avait tout d'un futur succès : adapté d'un roman de Jerome Weidman, écrit en 1937 et porté à l'écran avec Susan Hayward en 1951, on murmurait que Laurence Harvey allait en tenir le rôle principal et que Arthur Laurents (West Side Story) dirigerait. Seule la dernière rumeur se révélera finalement exacte mais pour le plus grand bonheur de Barbra. 

"I can get it for you wholesale" possédait un rôle principal masculin (féminisé pour Susan Hayward au cinéma) et deux rôles féminins à peu près équivalents : l'épouse compréhensive et la maîtresse, danseuse exotique de surcroît. Rien donc de véritablement destiné à Barbra qui en 1961 avait 19 ans, ne ressemblait pas à grand chose mais faisait très Brooklyn, un plus pour un show se déroulant dans le milieu juif de la confection. 

















A l'issue de son audition, il sembla évident à l'ensemble des gens présents qu'il était impossible de laisser repartir Barbra sans l'intégrer au casting. Personne n'avait encore jamais croisé un tel organe ni  une telle personnalité.  Mais il n'y avait pas de rôle. 

On ressuscita donc celui de la secrétaire dévouée qui avait finalement été coupé mais qui, dans les premières ébauches de la pièce, avait même un solo, on décida que la dame en question qui devait avoir une cinquantaine d'années,  aurait, entre les mains de Barbra, un âge indéterminé et on donna à apprendre à la nouvelle recrue son grand air, celui de l'acte 2 : "Miss Marmelstein".


"I can get it for you wholesale" se joua pendant 300 représentations et ferma ses portes déficitaire en décembre 1962. Un semi échec (ou un demi succès) dont on ne retint que la performance de Barbra Streisand qui chaque soir, avec "Miss Marmelstein", fit un triomphe. Barbra se retrouva même nommée pour le Tony de la meilleure comédienne dans un second rôle mais qu'elle vit repartir entre les mains de Phyllis Newman dans un autre show Merrick.

Ce n'est pas une révélation : cette audition et ce rôle font depuis longtemps partie de le légende Streisand, parce que "Miss Marmelstein" déclencha tout. Merrick et ses associés trouvèrent en elle l'interprète qu'il recherchait pour leur show sur Fanny Brice qui deviendra "Funny Girl" et fera de Barbra une véritable star, d'envergure internationale quand  William Wyler l'adaptera à l'écran. Dans la foulée Columbia la prendre sous contrat, CBS lui offrira 5 émissions spéciales pour la tv, merci donc "I can get it for you wholesale".























Ce qui nous intéresse aujourd'hui est justement la légende ou comment une audition réussie transforma Barbra en phénomène, l'incarnation de la jeune femme qui n'avait à priori rien pour réussir et qui, en devenant en quelques mois une personnalité, changea la notion même de star.

Selon la version la plus répandue, Barbra se présenta ce fameux 16 novembre 1961 dans un invraisemblable manteau années 20 acheté aux puces et après avoir annoncé qu'elle était fatiguée de la veille, elle s'installa dans une chaise à roulettes qu'elle promena aux quatre coins de la scène tout en chantant. On la trouva  formidable et Arthur Laurents nota l'idée de la chaise qu'il reprit dans sa mise en scène pour "Miss Marmelstein". Selon la version la plus répandue, Barbra se montra donc décomplexée et géniale, comment ne pouvait-elle pas réussir ?


































Il existe cependant une version moins répandue de l'audition que l'on trouve par exemple dans le livre écrit par Barry Dennen qui en 1961 était le colocataire et vaguement le fiancé de Barbra. Le fameux 16 novembre, Barbra se serait présentée dans un invraisemblable manteau années 20 acheté aux puces dont elle se serait sauvagement débarrassé. Elle aurait chanté trois chansons, après quoi on lui demanda de revenir interpréter "Miss Marmelstein" devant Merrick qui n'était pas présent.

Rentrant chez elle, Barbra aurait longuement préparé "Miss Marmelstein" avec Barry qui lui aurait conseillé de chanter sur une chaise à roulettes, ce qu'elle fit et que tout le monde trouva formidable. Selon cette version moins répandue, Barbra se montra donc bonne élève et géniale. Comment ne pouvait-elle pas réussir ?


















On trouve enfin une version beaucoup plus confidentielle de l'audition, dans l'autobiographie d'Arthur Laurents ou la biographie consacrée à David Merrick écrite par Howard Kissel. Le fameux 16 novembre, Barbra se serait présentée dans un invraisemblable manteau années 20 acheté aux puces qu'elle refusa d'enlever puisqu'elle rentrait à peine d'un dîner et portait encore une robe de soirée qui convenait mal à  la situation.

Après trois chansons, on lui demanda de revenir pour interpréter "Miss Marmelstein" devant Merrick qui la trouva épouvantable mais céda à Arthur Laurents qui la trouvait, lui, formidable. Quelques semaines plus tard, Laurents lui proposa de chanter son grand air sur une chaise à roulettes ce que Barbra détesta mais elle s'exécuta. Lorsque "I can get it for you wholesale" ferma, un cri déchira les coulisses du théâtre, c'était Barbra hurlant "I'm free !". Selon cette version plus confidentielle, Barbra se montra donc insignifiante et légèrement désagréable. Comment pouvait-elle réussir ?


















Deux choses sont cependant certaines : demandant beaucoup trop d'argent, Laurence Harvey fut écarté du casting et on lui préféra le jeune Elliott Gould dont Barbra tomba follement amoureuse pendant le show, à tel point qu'elle l'épousa quelques mois.

Mais surtout, quelle que soit la version et surtout quelle que soit la vérité, tout le monde s'accorde à noter le fameux manteau qui marqua finalement presque plus les esprits que l'audition en elle-même. Nous exagérons bien sûr mais cela méritait bien une photo.


































Décevant ? Un peu... A quoi tiennent les légendes, franchement...

mercredi 15 mai 2013

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette quatre cent cinquante neuvième édition, Barbra présente le modèle intitulé "Rien ne bouge". 

dimanche 12 mai 2013

Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Barbra quitta Sue.














Lorsqu'en 1970, la super agent Sue Mengers se rendit toutes anglaises dehors à la première de "Melinda" de Minnelli où l'attendait une Barbra Streisand crépue et star du film, aucune des deux femmes ne pouvait s'imaginer qu'un peu plus de 10 ans plus tard, elles ne se parleraient plus, que la seconde aurait déserté la première et que ce départ annoncerait la fin d'une des carrières les plus spectaculaires jusqu'à ce que Dominique Besnehard n'entre chez Artmedia... Ah, c'est bon de rire parfois. 

En 1981, par un coup de téléphone, Barbra Streisand annonçait à son agent depuis 1966 qu'elle mettait un terme à leur collaboration. Si ce ne fut pas une surprise ce fut en tout cas un déchirement pour Sue qui ne considérait pas Barbra comme une cliente mais comme une amie, une soeur. Mais alors pourquoi ? Warum ?  C'est la belle histoire du dimanche. 



















Si les versions divergent parfois (et vous allez vite réaliser que nombreuses voix vont se mêler aujourd'hui), une chose est certaine : c'est en 1963 que Sue Mengers va faire la connaissance de Barbra Streisand par l'intermédiaire d'Elliott Gould, monsieur Streisand et par ailleurs client de Sue. Sue travaille alors dans une petite agence, Barbra est en passe de monter sur scène dans "Funny Girl". Les deux femmes ont 10 ans d'écart, elles sont toutes deux new-yorkaises (bien que Sue soit née à Hambourg) juives et ont perdu leurs pères jeunes. C'est le coup de foudre. 

Il faudra 3 petites années pour que Sue Mengers rejoigne l'agence CMA où se trouve Barbra et ne devienne son agent attitré. Barbra se proclamera unique responsable de ce transfert, un des responsables de CMA expliquera lui qu'il a embauché Sue pour mettre fin au harcèlement qu'elle exerçait sur certains de ses clients. 






















C'est précisément chez CMA que Sue Mengers va prendre son envol grâce à une succession de "coups" qui vont assurer sa carrière et sa notoriété. Comme nous l'évoquions la semaine dernière, Sue n'a peur de rien. Si quelqu'un lui plait, elle le poursuit jusqu'à ce qu'il cède. A Tom Ewell qu'elle souhaitait dans son écurie et qui lui demandait ce qu'elle ferait de plus pour lui que son agent actuel, elle répondit : "Sucer David Merrick !". 

En très peu de temps, Sue Mengers va faire entrer chez CMA Ryan O'Neal qui joue dans la série "Peyton Place" et Ali MacGraw, fiancée du producteur Robert Evans et ami de Sue. Elle va signer Gene Hackman et Candice Bergen, Peter Bogdanovich et sa fiancée Cybill Shepherd. Et dans les mois qui suivent, Ryan et Ali vont faire pleurer la planète dans "Love story", Gene va décrocher un oscar pour "French connection" et Peter et Cybill vont triompher dans "La dernière séance". Sue a la "magic touch" : il suffit qu'elle s'intéresse à quelqu'un pour qu'il devienne une star. 


















En 1972, avec le triomphe au box-office de "What's up doc", Sue Mengers est considérée comme la femme la plus puissante d'Hollywood. Le système des studios étant totalement dans les choux, les agents sont devenus la force première du cinéma et lorsqu'on a, sous contrat, les deux stars et le réalisateur du film qui font le plus d'entrées, on est forcément le roi du monde... ou la reine en l'occurrence. 

Et rien n'arrête Sue : elle impose Robert Redford dans "Gatsby", Faye Dunaway dans "Chinatown". Elle a parfois des moments d'absence comme lorsqu'elle tente de convaincre Copolla que Ryan O'Neal serait parfait dans le rôle que le réalisateur destine à Al Pacino dans ce qui va devenir "Le parrain" mais mis à part cela, elle est en orbite géostationnaire autour du Hollywood sign. Et à un tel point que CBS va lui consacrer un portrait en 1976, du jamais vu pour un agent. 



Puisque tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, comment arrive-t-on à la rupture de 1981 avec Barbra Streisand, sa cliente préférée, sa soeur, sa famille, celle qui a été son témoin lors de son mariage avec le réalisateur belge Jean-Claude Tramont ? La réponse tient à un cheveu et à un nom : Jon Peters.

L'histoire est célèbre : alors que Barbra prépare le film "Ma femme est dingue" de Peter Yates, elle a besoin d'une perruque spécifique. On la dirige vers un coiffeur de Rodeo Drive qui s'est spécialisé dans le gratin hollywoodien et a même épousé la jeune Lesley Ann Warren à laquelle il a fait un enfant. Barbra a besoin qu'on s'occupe de ses cheveux, Jon a besoin qu'on s'occupe de sa carrière : il va laisser tomber Lesley pour Barbra en moins de temps qu'il ne faut pour poser une permanente.
























Jon Peters a toujours vécu dans le cheveu mais il a d'autres ambitions : il veut devenir lui aussi riche et célèbre. La passion qui va l'unir à Barbra va faire lever plus d'un sourcil puisque dès 1974, soit quelques mois après leur rencontre, Jon se retrouver co-producteur du nouvel album de sa fiancée. En 1976 il est producteur executif du remake de "Une étoile est née". Barbra ne fait plus rien sans lui et il veille de toutes les façons à être présent partout.

Sue Mengers doit donc à présent, à chaque nouveau projet, non seulement convaincre Barbra qui refuse tout dans un premier temps par principe et ne lit aucun scénario mais aussi convaincre Jon, ce qui est pour Sue insupportable. D'autant que Jon soutient Barbra dans ce qui est pour Sue la pire idée que sa difficile cliente n'ait jamais eu : écrire elle-même un scénario à partir d'une nouvelle d'un écrivain polonais intitulée "Yentl". Entre alors en scène le propre mari de Sue, le réalisateur Jean-Claude Tramont.

















































Né à Bruxelles en 1934, Jean-Claude Tramont est un très bel homme et un sympathique dilettante connu essentiellement pour être depuis 1973 l'époux de Sue, occasionnellement le scénariste de "Ash Wednesday" et le réalisateur de "Le point de mire".

En 1980 cependant les choses se précisent : Tramont est sur un script original pour Hollywood avec Gene Hackman (merci Sue) et Lisa Eichhorn qui a beaucoup impressionné dans "Yanks" avec Richard Gere. Il s'agit d'une petite production mais Tramont y croit.























Incapable de supporter Gene Hackman pendant la préparation, Lisa Eichhorn va se retirer du projet et être remplacée par... Barbra Streisand ce qui va conférer au film un tout autre cachet, sans mauvais jeu de mot. Le budget du film va pourtant tripler en raison du salaire faramineux que Streisand (et donc Sue) exige et en 1981 sort donc "All night long" alias "La vie en mauve" alias le début de la fin.

Les critiques de l'époque vont être partagées, Barbra se retrouvant nommée par le Razzie de la pire actrice et en même temps encensée par certains pour son rôle très Marilyn et pas uniquement en raison de sa perruque. Quoi qu'il en soit le film sera un échec, Tramont ne fera plus jamais de long métrage et Barbra quittera Sue.























Ainsi donc Streisand aurait renvoyé son agent parce que le film de l'époux de celle-ci était un échec ? La chose est totalement improbable puisque la séparation eut lieu avant la sortie de "La vie en mauve", transformant la promotion en cauchemar, Sue et Jean-Claude n'adressant plus la parole à Barbra. Il est d'ailleurs assez amusant de voir le document Ina filmé au festival du film américain de Deauville et l'interview de Tramont par France Roche au cours de laquelle le réalisateur ne parle que de Gene Hackman.

Sue Mengers comprendra quelques années plus tard, après s'être réconciliée avec Barbra, que le problème venait de Jon Peters, qui n'avait pas du tout été sollicité pour "All night long" et voyait d'un très mauvais oeil Barbra participer à un film sans lui. Le message qu'envoyait le film de Tramont était qu'on pouvait enfin avoir Barbra sans Peters, considéré par beaucoup à Hollywood comme une sangsue. Peters mit donc les choses au clair avec sa compagne : elle devait choisir entre son agent et lui. Elle choisit Peters mais pas pour très longtemps.


































Jusqu'à sa mort en 2011, Sue Mengers rendra en fait "Yentl", que Streisand finira par réaliser en 1983, comme l'unique responsable de sa rupture avec Barbra. Sue n'y croyait pas, Barbra y voyait le projet d'une vie. Mais comme le précisera l'agent : "Il n'était pas question au départ d'en faire une comédie musicale. Elle m'aurait dit qu'elle allait y chanter, j'aurais produit le film moi-même".

Le départ de Barbra sonnera en tout cas le début d'une hémorragie de clients qui finira par tuer Sue Mengers, qui, ne comprenant plus le Hollywood moderne, prit sa retraite en 1986, retravailla vaguement entre 1988 et 1990 pour cesser finalement toute activité. Elle conservera cependant la tradition de ses dîners où elle accueillera jusqu'en 2010 et toujours par groupe de 10, les personnalités les plus chics et puissantes du cinéma, dans sa ravissante maison de Beverly Hills.

















Voilà pourquoi on pleura beaucoup à l'annonce de sa disparition, attristé par l'idée qu'une certaine époque venait de s'éteindre. Y compris Barbra ? Vraisemblablement, après tout Miss Streisand a des canaux lacrymaux comme tout le monde, il n'y a que les cordes vocales qui n'appartiennent qu'à elle.