Affichage des articles dont le libellé est Greta Garbo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Greta Garbo. Afficher tous les articles

mardi 9 juillet 2024

Le trio du jour.



Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir un peu de papier à découper. 

dimanche 9 juillet 2023

Les très suaves Heures de l'histoire contemporaine : le jour où Greta Garbo faillit être transparente !

 

Le 16 avril 2000 (pour ceux qui s'en souvienne, un dimanche, mais c'est totalement anecdotique), la communauté lesbienne américaine est encore plus en émoi qu'un jour de soldes monstres chez Brico Dépôt puisque serait enfin venu LE jour où allait être révélé officiellement au monde que la Divine, l'Unique, le Sphinx de Stockholm, Greta Garbo donc, était au pire bisexuelle, au mieux totalement homosexuelle. 

L'idée en elle-même n'était pas nouvelle. Dès la fin des années 20, des rumeurs circulaient sur le compte de Garbo, ses films le laissaient occasionnellement entendre et surtout la star ne fit rien, mais alors rien pour éloigner ces bruits de couloir. Elle refusa le mariage, même arrangé par la MGM, n'eut pas d'enfant, et à l'instar de son personnage dans "La Reine Christine", déclarait assez régulièrement, non seulement qu'elle voulait qu'on la laisse tranquille mais surtout qu'elle avait l'intention de finir ses jours en "vieux garçon". 

Si nous ajoutons à cela qu'elle aimait qu'on l'appelle Gustav et passa la deuxième moitié de sa vie dans l'anonymat, entourée de messieurs très gays et de dames très célibataires, nous ne pouvons que nous interroger sur la spécificité de ce 16 avril et de ce qu'il allait bien pouvoir offrir au monde en matière de révélation. 


 










La réponse se trouverait dans une boite (attention, celle que vous pouvez observer ci-dessus est contractuelle, il ne s'agit pas de LA boite), stockée depuis 40 ans dans les sous-sols du musée Rosenbach de Philadelphie, portant le numéro 23 et faisant partie des archives offertes au musée en 1960 par Mercedes de Acosta. 

A l'intérieur, soigneusement classés, se trouveraient des lettres, des cartes postales et des télégrammes envoyés par Garbo à celle qui jusqu'à sa mort en 1968 se présenta toujours comme le grand amour de la Divine. Mercedes avait déjà évoqué explicitement leur relation (et de multiples autres avec de multiples femmes célèbres dont Dietrich) dans son autobiographie publiée en 1960, "Here lies the heart", qui lui valut de se brouiller avec la quasi totalité de ses anciennes amies et Garbo elle-même. 

Mais jusque là, il était toujours possible de considérer de Acosta comme une affabulatrice, puisque rien ne pouvait confirmer que tout ce qu'elle racontait était véridique. Souvenons-nous qu'il fut un temps où les téléphones portables n'existaient pas : point de photos prise à la dérobée, point de paparazzi, point de scandale officiel. Mais si des lettres d'amour de la main de Greta se trouvaient bien dans la boite 23 comme on commençait à l'espérait, il allait bien falloir reconsidérer les dires de Mercedes. 


















































D'origine espagnole et prétendument noble (sa mère aurait été une cousine éloignée des ducs d'Albe), Mercedes de Acosta, qui vit le jour en 1892, passa une grande partie de sa vie à tenter d'être célèbre ce qu'elle ne parvint jamais à être totalement. 

Légèrement poétesse, à peine dramaturge, un peu romancière et parfois scénariste (elle possède une référence sur IMDB, le film "Raspoutine et l'impératrice" de 1932 en compagnie de 8 autres auteurs...), il n'est pas indécent d'écrire que ce ne sont pas ses talents littéraires qui lui permirent de laisser son nom dans l'histoire. Nous avons tenté la lecture de ses vers, croyez-nous, c'est impossible. 

C'est en fait sa vie tout court qui lui assure encore aujourd'hui d'être régulièrement mentionnée comme une figure importante de la vie sociale et culturelle américaine, puisque, bien que mariée en 1920, Mercedes de Acosta fit partie de la société lesbienne internationale, qui n'est pas une association de super héroïnes, quoi que, mais la preuve que dans les années 20 et 30, il était tout à fait possible pour le presque commun des mortels de citer au moins une dizaine de lesbiennes célèbres, quand dans les années 80 par exemple, on questionnait encore les goûts personnels de Martina Navratilova. 

























Il n'est pas absurde d'écrire que selon toute vraisemblance, les femmes apparues ci-dessus se connaissaient et se fréquentaient plus ou moins. Il est tout autant crédible d'affirmer que toutes eurent plus ou moins une aventure avec Mercedes de Acosta, un magnifique tableau de chasse auquel on peut ajouter les noms de Greta, évidemment, Marlène Dietrich, la scénariste Salka Viertel ou Isadora Duncan. Ce qui fit dire à Alice Toklas, compagne courageuse de Gertrude Stein au moment de la mort de Mercedes : "on peut dire ce qu'on veut de sa plume mais reconnaissons qu'elle a couché avec les femmes les plus importantes du XXe siècle !"

Pour ce qui est de Garbo, les deux femmes firent connaissance en 1931 lors d'une soirée chez Salka Viertel, amie intime de la star pour laquelle elle écrira de nombreux scripts dont celui de "La femme aux deux visages", après lequel Garbo abandonnera le cinéma tout en restant amie avec Viertel, ce qui prouve qu'elle n'était finalement pas rancunière. 

Nous ne possédons de cette rencontre que ce que Mercedes en raconta et selon ses dires, le coup de foudre fut immédiat. S'en suivirent 6 semaines d'idylle sur une île sauvage du Nevada, les deux femmes, seules et monde, nues et amoureuses. Les spécialistes de Garbo sont plus circonspects : en 1931, Garbo n'eut de la MGM que 2 semaines de congés puisqu'elle enchaîna 5 films dont "Mata Hari" et "Grand Hôtel".  Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : la passion de survécut pas à 1932, toujours selon de Acosta. 







































































S'il existe de nombreuses photos de Mercedes de Acosta en compagnie de ses amies célèbres, comme ci-dessus avec Marlène Dietrich, il n'en existe qu'une, et pas des plus réussies d'elle et Garbo. Mais personne n'ignore la haine qui animait Greta à l'encontre de la presse. Garbo contrôlait tout et tenait de façon tyrannique au respect de sa vie privée. Voilà pourquoi prendre un cliché d'elle devint un sport national lorsqu'elle se retira de la vie publique et établit ses quartiers à New York à partir des années 50 jusqu'à sa mort en 1990. 

La surprise vient en fait de la série de photos de Garbo torse nu, prise par de Acosta lors de leur escapade amoureuse et dont personne ne sait vraiment pas quels mystères elle quitta les archives personnelles de Mercedes. Et voilà précisément la raison pour laquelle Garbo prit ses distances avec la poétesse : son incapacité supposée à garder sa langue et à ne pas céder à la tentation de raconter dans le détail ses frasques saphiques. 

De 1932 à 1968, Mercedes de Acosta n'aura de cesse de courir après Garbo, afin de lui prouver que si elles n'étaient plus amantes, elles pouvaient au moins être les meilleures amies du monde. Et de 1932 à 1968, Greta Garbo n'aura de cesse de fuir Mercedes, la décourageant par tous les moyens possibles de s'accrocher à une hypothétique relation qui n'était en fait, pour la star, qu'un lointain souvenir pratiquement oublié. 



 



















C'est du moins ce que révéla l'ouverture de la fameuse boite 23 le 16 avril 2000, soit 10 ans et un jour après le décès de Garbo, condition stipulée par de Acosta lorsqu'elle vendit ses archives au musée Rosenbach. Evidemment Mercedes n'était plus là, morte dans l'anonymat, la misère et d'un cancer en 1968, mais la presse, elle, était présente, ainsi que les héritiers Garbo en la présence de sa nièce et légataire universelle : Gray Reisfield. 

Car c'est dans des conditions particulières que furent présentés les écrits de Garbo à Mercedes, avant d'être exposés pendant un temps limité au musée, Gray Reinsfield et ses avocats ayant été très clairs : les documents seraient d'abord lus par le clan Garbo avant toute divulgation publique, un droit de regard serait exercé car si le musée était bien propriétaire des lettres, les héritiers Garbo étaient eux, propriétaires de leur contenu. Adieu donc l'idée d'un livre consacré à la correspondance de Garbo : un interdiction formelle de toute publication et même de consultation ultérieure des documents ayant été promulguée.

Le 16 avril, on découvrit donc quelques unes des missives signées de la grande Greta à la petite Mercedes, choisies avec soin par Gray Reinsfield. Pas une seule ne faisait allusion à une éventuelle relation entre les deux femmes, autre qu'amicale, et encore. Dans la plupart de ses lettres, Garbo demandait à de Acosta d'arrêter de l'appeler au téléphone, de sonner chez elle sans prévenir et surtout de parler d'elle avec ses amies. Dans une seule lettre, elle lui demandait de lui faire quelques courses et dans une autre, lui donnait des conseils quand au choix de ses sous-vêtements. Et c'est tout. 



    















Gray Reinsfield, qui veilla sur sa tante jusqu'à son dernier souffle et s'assura que la réputation de celle-ci resta intacte et fidèle à son désir de ne rien dire sur rien, fit remettre les lettres dans la boite 23, qui rejoignit les autres boites du leg de Acosta. Les héritiers Garbo refusent toujours à quiconque de consulter ces archives, même dans le cadre d'une thèse ou d'un projet de biographie de la star. La légende doit rester intacte.  

Et c'est forcément très agaçant, surtout lorsqu'on apprend que seul 1/5 des lettres de Garbo à Mercedes fut dévoilé au public, 55 lettres pour être précis supposées être totalement représentatives du reste des archives. Mais est-ce la vérité ? Et pourquoi par exemple ces trous béants chronologiques dans la correspondance des deux femmes ? 

Suaves visiteurs, vous n'ignorez pas plus que nous que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Gray Reinsfeld, le cerbère de sa tante est décédée en 2017 à l'âge de 85 ans. Ce sont désormais ses fils qui gèrent l'héritage Garbo et de toute évidence, les choses sont un peu moins éthiques que du temps de leur chère maman. Aux dernières nouvelles, l'un attaquait l'autre en justice pour s'être approprié grâce à de faux documents l'Oscar d'honneur remis à l'actrice pour l'ensemble de sa carrière en 1954. D'ici à ce qu'un des deux décide de vendre les lettres de grand-tata... Wait and see...


 
 

mardi 16 août 2022

Le trio du jour.






















Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois succès de Marie D., et accessoirement aussi de l'interprète féminine principale. Mais accessoirement...

mercredi 7 février 2018

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette huit cent soixante cinquième édition, Greta Garbo présente le modèle intitulé "Soyons vaporeux". 

lundi 16 octobre 2017

La fin du Quizz d'Irène Agathe.























Il nous a suffi de lire la réponse de Kranzler pour sentir l'autorité avec laquelle il démasquait ce Quizz. Car oui, l'inconnue chapeautée était bien Greta Garbo dans "La Femme aux deux visages", qui marqua en 1941, mais est-il la peine de le rappeler, la dernière apparition de la Divine sur les écrans. 

Kranzler, vous faites sans doute partie de nos plus anciens visiteurs et c'est avec un immense plaisir que nous écrivons votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages. Un brin de nostalgie nous envahit même, que nous chassons d'un revers de manche pour simplement vous dire bravo. Ah vraiment, c'est un beau roman d'amitié...



































Nous comprenons avec lucidité combien sur le papier, le projet de "Two-faced woman" était tentant. A l'affiche Garbo et Douglas, qui deux ans auparavant triomphaient dans "Ninotchka", à la réalisation Cukor qui avait signé "Le Roman de Marguerite Gautier", au générique Ruth Gordon et surtout Constance Bennett : non, vraiment, comment un tel film pouvait-il ne pas fonctionner ? 

Il est un peu abusif de dire que "La Femme aux deux visages" fut un échec cuisant, d'accord il perdit quelques dollars mais en engrangea tout même presque 2 millions. Non, l'humiliation vint des critiques qui assassinèrent Garbo et Cukor et surtout ce scénario qui n'avait qu'une ambition : montrer aux spectateurs américains que Garbo était une femme comme les autres, maintenant que son public européen était en guerre et privé de ses films. Or bien sûr, Garbo n'était pas une femme comme les autres. Erreur grossière de calcul. 






































Si l'on passe sur le fait que malgré les robes d'Adrian, on jugea bon d'affubler Garbo de tous les couvre-chef les plus ridicules du monde, et même un bandeau, franchement, le film ne se releva pas non plus de l'attaque de Pearl Harbor trois semaines avant sa sortie qui plongea les Etats-Unis dans la dépression quand l'affiche invitait tous les spectateurs à "être gais" avec Greta, ce qui était la dernière chose que l'on associait avec l'actrice. 

Pour ne rien arranger, Greta, dans le film, se faisant passer pour sa sœur jumelle imaginaire et allant jusqu'à séduire son mari sous cette fausse identité (et il se laisse faire, le bougre), les Légions de la Décence décidèrent que le film était totalement immoral et dangereux pour des esprits sains. 

On retourna donc des scènes, on coupa allègrement, à la demande de Garbo se murmure-t-on, on amputa considérablement le rôle de Constance Bennett qui lui faisait un peu d'ombre. Ressorti en 1942, le film ne ressemblait plus à rien, c'est pourtant la version qui est toujours aujourd'hui commercialisée. 


































Ce qui nous amène à ce nouveau DVD de "La Femme aux deux visages", chant du cygne de la star des stars de la MGM, distribué par... Warner, ce qui nous a un peu perturbé. 

Et soudain, les souvenirs qui remontent et la dure réalité qui resurgit : en 1969, la Metro-Goldwyn-Mayer était achetée par le milliardaire de Las Vegas Kirk Kerkorian, qui démantela le studio, vendit les terrain et se dépêcha de faire construire un casino MGM sur le Strip. Il racheta dans la foulée la United Artists et créa le joli logo MGM/UA. 



































En 1986, il finit par vendre le studio à Ted Turner qui dut le lui recéder mais en conservant les droits du catalogue de la films de la Metro. Passée rapidement entre les mains de Pathé et du Crédit Lyonnais, la MGM fut rachetée encore par Kerkorian en 1996 qui conduisit le studio moribond à la faillite en 2010. Le studio est aujourd'hui entre les mains de la société de production et de distribution Spyglass et survit grâce à des coproductions et James Bond dont il détient encore les droits. 

Et puisqu'en 1986, Turner s'offrit tous les films MGM de la création du studio jusqu'à la date du contrat, voilà pourquoi "La Femme aux deux visages est distribuée par Warner, société avec laquelle Turner a fusionné sa propre compagnie en 1996. Cette homme a donc tout. Sauf Jane Fonda. Mais d'après les dires de l'actrice, il n'était pas très sympathique...




mercredi 7 mai 2014

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette cinq cent soixante deuxième édition, Greta Garbo présente le modèle "Aujourd'hui on coupe mais la prochaine fois un fera un masque nourrissant". 

vendredi 1 novembre 2013

La question suave du jour : George Cukor était-il un homme à femmes ?





















Quelques courriers reçus récemment nous ont un peu surpris en nous demandant s'il existait un rapport éventuel entre le fait que George Cukor ait été un extraordinaire réalisateur de films de femmes et qu'il ait, par ailleurs, été, dans sa vie privée, particulièrement suave. 

S'il est vrai que le palmarès de Cukor est impressionnant en matière de stars féminines, cette supposition laisserait à penser que seul John Ford, les jambes bien écartées par une masculinité triomphante, était capable de diriger l'également arqué John Wayne, pendant que George, sans doute alangui dans une bergère Louis XVI, pouvait mettre en scène Greta Garbo. 

Mais enfin, suaves visiteurs, un peu de sérieux. 






























Avant de pulvériser ce raccourci quelque peu étrange, rappelons-nous les choses suivantes. Tout d'abord, Cukor a fait l'essentiel de sa carrière à la Paramount, la RKO et à la MGM, trois studios dont la notoriété s'est avant tout construite sur leurs vedettes féminines. 

Réalisateur sous contrat comme des dizaines d'autres, Cukor a donc, mathématiquement, fait tourner beaucoup d'actrices, mais ni plus ni moins finalement que, disons Victor Fleming qui hérita à quatre reprise de Jean Harlow, à deux reprises de Ingrid Bergman et reste l'homme derrière "le Magicien d'Oz". D'accord, il y a "Autant en emporte le vent", Clark et sa moustache mais le tout perdu au milieu de beaucoup de crinolines et de robes en rideaux. 

W.S. Van Dyke est, pour sa part, le réalisateur du premier "Tarzan" de Johnny Weissmuller et de "L'ennemi public numéro 1" mais également celui d'une quantité infinie d'opérettes viennoises avec Jeanette MacDonald. Susurrons pour finir "Marie-Antoinette" avec Norma Shearer...
























Venons-en à présent au point qui nous semble central dans cette question du jour : George Cukor est venu à Hollywood après des années passées à Broadway comme metteur en scène, se spécialisant, après une adaptation remarquée de "Gatsby le magnifique", dans les comédies. 

Ce n'est donc pas par hasard qu'on lui confia pour ses débuts derrière la caméra des adaptations de pièces à succès : ce sera le cas de ses trois premiers film pour la Paramount, pour sa première collaboration avec Katharine Hepburn à la RKO et c'est enfin pour cela que la MGM le débaucha, c'était en 1933 pour "Dinner at eight". 


















Blâmez les auteurs, le public ou les directeurs de théâtre, rien n'y fera : il existe plus de grands textes ou de textes tout court mettant en scène des héroïnes que des héros. Hollywood préférant définitivement les succès aux échecs, c'est encore mathématiquement que George Cukor hérita donc de scénarios adaptés de sujets féminins, satisfaisant ses envies de mise en scène et son amour des dialogues.

Si le western est taiseux et la bande sonore du film de guerre déjà bien chargée en explosions, la comédie sophistiquée a souvent tendance à être bavarde. Que vouliez-vous que George choisisse ?    
























Puisque pour une fois nous invoquons les chiffres afin de solutionner notre problème du jour, terminons comme nous avons commencé. La preuve irréfutable que George Cukor n'était pas qu'un réalisateur de films de femmes mais un grand directeur d'acteurs tout court tient dans ce nombre impressionnant : tout film confondu, les acteurs ayant joué pour lui furent à 25 reprises en compétition pour un Oscar. 

Et si 5 d'entre eux remportèrent la statuette suprême, 3 étaient des hommes (James Stewart dans "Indiscrétions", Ronald Colman dans "Othello" et Rex Harrison dans "My Fair Lady") que vous pouvez admirer, et féliciter ci-dessus. Ingrid Bergman pour "Hantise" et Judy Holiday dans "Comment l'esprit vient aux femmes" sauvèrent l'honneur. Et nous ne préciserons pas que ces 5 films primés étaient tous des adaptations...






















Vous comprendrez donc que nous allons répondre non à la question de ce vendredi, définitivement non. Certes George était suave dans sa vie privée (et cela a fait un temps les belles heures de nos histoires dominicales) mais quel rapport avec sa relation avec ses actrices ?

Et si cette réputation naquit de cette rumeur qui veut que Clark Gable fit, lui-même, renvoyer Cukor du plateau de "Gone with the Wind" parce qu'il craignait qu'il n'accorde trop d'importance à Scarlett, cela confirme simplement ce que nous avons toujours pensé : moustache ou pas, Clark était une chochotte.