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samedi 1 août 2020

Un mandchou au théatre chimérique

Jean-Claude FOREST dessine La jonque fantôme vue de l'orchestre dans (à suivre) à partir du #24 en 1980. Le chapitre 8 contient cette apparition d'un mandchou fou :

Il scénarise pour Savard une aventure de Leonid Beaudragon pour la rubrique BD d'Okapi qu'il prend en main. Elle débute dans le #336 de la période du 15 au 30 novembre 1985.

Cette scène est reprise en couverture de l'album, mais modifiée (affadie) pour la réédition chez Alpen.

lundi 13 mai 2019

Tempête dans les miroirs

J'ai trainé place Saint Miche hier, et ai acheté quelques numéros de l'écho des savanes... dont celui où débute la dernière aventure de Barbarella.

Grand amateur de l'art de Jean-Claude Forest, je m'amuse à trouver des différences entre les diverses versions... Ici, il semble que seule la première page ait été retouchée (par Forest sans doute)

dimanche 30 décembre 2018

Chanson pour en finir

Presque 20 ans que Jean-Claude FOREST est mort, avec des tas de merveilles dans ses cartons, qu'on ne verra jamais.

mardi 11 septembre 2018

Les réécritures

Je suis toujours sous le charme de l'art de Jean-Claude Forest.
On a vu sur ce blog un tas de réécritures... Forest a remodelé ses histoires, ses mises en pages, ses cadrages, ses dessins !! Un travail d'orfèvre sans fin, au service de la narration. Et de la beauté.

Ici, on est dans Enfants, c'est l'hydragon qui passe :

une revisitation en champ contre champ. La première case est issue d'une scène de la planche n°4 d'un récit préparatoire (?) et la deuxième vient de la planche 47... ce qui laisse penser à une refonte totale ! Bon, à moins que le "4" ne soit la numérotation initiale de la planche dans son chapitre...

Ici, on est dans Le semble-lune, 3ème aventure de Barbarella :

J'ai mis un autre exemple de recadrage ici. Cette aventure a été très remaniée (lire la chronologie de cet expert)

samedi 27 janvier 2018

Le monstre

Forest a mis en place les dessins de l'Hypocrite dessiné par Billon en 70. Forest redécoupe tout pour permettre la parution de l'aventure en strips quotidiens dans France soir en 71.

Billon et Forest

vendredi 15 septembre 2017

Capharnaüm de Capharnaüm

Je m'étais un peu perdu en essayant d'éclaircir l'historique de ce non-bouquin. Inachevés d'inachevé me remet sur le chemin.
Il y a eu "Capharnaüm, le livre et l'épée", une histoire de l'univers de Lapinot proposée au Seuil dont 38 planches sont parues dans Projets, catalogue d'exposition en 1998. Les 24 premières planches viennent de reparaitre dans Nicole #6 avec un nettoyage des 10 dernières planches présentées dans Projets avec des restes de crayonnés.

Bon.

Et il y a "Willard Watte". Une histoire sans Lapinot. Une première version, projet pour Casterman, date de 1994. Le livre du jour en présente 5 planches, sous le titre recyclé "Capharnaüm". A ne pas confondre avec le récit précédent ! Une seconde (ou deuxième, je ne sais jamais) version date de 1995, et est présentée à Dupuis : les 5 planches sont visibles dans Projets et dans le livre du jour.

versions de 1994, 1995 et 2003

Trondheim avance sur l'histoire et réalise 6 planches d'un autre chapitre en 2001, qu'il redessine et augmente en 2002 (9 planches au final).
On peut retrouver ces deux chapitres à nouveau remaniés entre 2003 et 2005 dans Capharnaüm, récit inachevé, paru en 2015 à L'association.

samedi 8 juillet 2017

Goscinny au jeu des couleurs

Je continu de feuilleter les numéros de Pilote, pour remettre à jour ma base d'images de clins. Dans la boite "Goscinny par Uderzo", j'avais déjà 2 images du chaudron, de couleurs différentes. Celle du Pilote (#486), la première :

l'est encore !
Qui s'amuse a remettre en couleur comme ça ?

dimanche 8 janvier 2017

Drôle d'histoire

Un grand expert de Forest ressort des trucs de sous les armoires... C'est passionnant.
On a vu sur ce blog de nombreuses ré-écritures de Forest... en voila une en deux temps :

La première version prépubliée en format carré dans Bazar :

La seconde en strip plus ou moins parue dans France-soir :

La définitive, que l'on connait, chez Pierre Horay :

recadrée (redessinée ?), remise en couleur...

Le redécoupage, remise en scène, montre à quel point le soin apporté à la mise en page est essentiel à la lecture... à quel point la BD a un langage spécifique.

Chez Forest tout est merveilleux !

samedi 19 novembre 2016

Y a un marché sur la lune

Le titre de cet article reprend celui des images d'Alain D et Jorge Bernstein (qu'on a vu ici). Là, on va causer bizness.
Cette planche de Tintin a été vendue 1,55 millions d'euros. On ne se rend pas compte, mais c'est un record. Tout cet argent ! Comme cet argent foutu en l'air pour cette conquête spatiale (bé oui : comme on a résolu tous les problèmes sur terre, allons voir là-haut) !!
Les précédents records étaient tenus par la couv de Tintin en Amérique réalisée en 1932, vendue 1,3 million d'euros (en juin 2012) puis par une double page de garde dessinée en 1937, vendue 2,65 millions d'euros (en mai 2014).

Comme le dit Sergio Salma : On a marché sur la tête.

Cette planche, comme j'en avais parlé il y a 2 ans, a été rebidouillée entre sa parution dans tintin et sa diffusion en album.

dimanche 11 septembre 2016

Images retrouvées

Jean-Claude Forest est mon chouchou. Je l'adore totalement.

La revue Fluide glacial réchauffe les plats dans les grands en publiant un court récit mettant en scène Barbarella et son créateur :

Entrez sans frapper in Fluide #26 repris dans le 100% Q de cet été

vendredi 25 mars 2016

La saga de Gaston

Mon correspondant permanent en Argentine, amateur des séries de Spirou (Spirou Ardilla a été publié en 79/80 en Espagne et en Amérique du sud) me fait part de ce mystère dans Gaston :

Le personnage du gag 862 paru dans Spirou en 1979 a été redessiné pour l'album !

mercredi 10 février 2016

SOS, clin d'oeil disparus

Je me demande souvent quel est le processus qui engendre le clin d’œil. Un nez en l'air, une rêverie sur un encrage longuet, un ennui passager, un retour à la planche après une pause facebook ? Une moindre attention, un crobard automatique au téléphone...
Des auteurs clignants vieillissent en ne mettant plus de ptits détails référencés dans leurs décors... Le clin d’œil est un truc de jeune ? Le pro va plus vite au but : il sait comment dessiner son machin, il ne perd plus de temps à dessiner des trucs inutiles (les clins d’œil). Et c'est triste.
On voit ça parfois lors des réécritures.

Avec Trondheim, c'est tout un album qui est redessiné de A à Z :

Slaloms intègre la collection des Lapinot et devient le n°0 en couleurs (moches). Les clins d’œil ne sont pas transformés : il sont perdus !! On perd le personnage de ses bouquins parus au Lézard, une revue Spirou et une hydre associative...

lundi 25 janvier 2016

L'affaire des bretelles

L'épisode du tintin belge #4 de l'année 56 de L'affaire Tournesol est particulier car il contient la case utilisée pour la réalisation de la couverture de l'album à paraitre en octobre de cette année.

De Moor, Juillard et Sternic

jeudi 19 mars 2015

Le chat

Chaminou est introduit par la patrouille des castors (entre autres) dans le Spirou #1352 : Le Khrompire arrive dans le #1353 du 19 mars 1964.

Mitacq, Bourhis et Terreur graphique et Roba

On a vu quelques clins à cette série il y a 3 ans, et l'hommage de Li-An l'année dernière pour les 50 ans de la série.

Benn faussaire in Spirou #2234

Conrad & Yann, Avril et Nicoby

Saive, Hardy et Walthéry

mardi 27 janvier 2015

Un beau bordel

J'ai adoré puis délaissé et à nouveau aimé (avec discernement) les œuvres de Lewis Trondheim. Je n'ai pas encore réussit à me mettre à sa saga folle (du point de vue du rythme de parution) qui vient de se terminer dans Spirou. J'ai acheté les yeux fermés son gros dernier ouvrage, s'annonçant pourtant comme un récit partiel. Capharnaüm.

Petit retour en arrière.
Je vous avais déjà montré ces images :

tirées de Mildiou, Slaloms et de Lapinot.

Dans ce 4ème album de Lapinot paru en 97 chez Dargaud, numéroté zéro, Trondheim s'explique :

Le névropathe a remis le couvert !

Je vous avais également déjà montré ces 2 premières images, la première tirée de Willard Watte, où l'on aperçoit Lapinot, et la deuxième tirée de Pichenettes, où on aperçoit les libraires héros de Willard Watte, un beau clin d’œil croisé en champs - contre-champs :

La dernière image est tirée de Capharnaüm qui vient de paraitre, mais a été écrit entre 2003 et 2005.
Willard Watte en est une première ébauche. Dans Projets, Trondheim explique qu'il s'y est mis à partir de 1993 pour présenter une alternative à Lapinot chez Casterman... qui laisse passer un an pour se désister. Trondheim attend un an de plus, redessine l'aventure pour la présenter à Dupuis... qui la refuse.
Et donc, 10 ans plus tard, il redessine tout... et attend à nouveau plus de 10 ans de plus pour le faire paraitre.

Et là, je me dis que c'est vraiment le parcours du combattant, celui de l'auteur vers l'éditeur... malgré les milliers de daubes qui atterrissent étrangement chez mon libraire.

lundi 21 juillet 2014

On a marché !

La première page de l'album est inédite : elle replace un peu tout les enjeux pour ceux qui, non abonnés, ne suivent les histoires qu'en album. On est sans nouvelles de l'équipage de la fusée, Baxter et son équipe sont inquiets, les méchants sont inquiets... bref, on est doublement, non : triplement inquiet !
La deuxième page d'On a marché sur la Lune, est parue telle quelle dans l'hebdo #44 du 29 octobre 1952, et arrive une semaine après la dernière page de l'album Objectif Lune. La seule rupture dans la prépublication de ce diptyque est celle qu'on vient de voir, à la fin de la page 26 d'Objectif Lune.

On note beaucoup plus de changement entre les 2 versions.

dimanche 20 juillet 2014

On va marcher sur la Lune

La première partie d'On a marché sur la Lune (qu'on retrouve dans les pages 1 à 26 d'Objectif Lune) s'est achevée dans le tintin belge #36 du 7 septembre 1950 et français #104 du 19 octobre 1950.
La seconde partie démarre un an et demi plus tard, dans le #15 du 9 avril 1952 et dans le #187 du 22 mai 1952 (les français ont un mois de retard sur les belges à cette époque).
Cette longue période d'attente méritait bien un résumé :

page 10 du tintin #15

Tintin est en page 11 de l'hebdo jusqu'au #47 du 19 novembre 52, où il se retrouve placé un peu plus loin jusqu'à squatter la page 20.

Les rectangles suivants représentent les pages de l'hebdo, et les numéros ceux des pages correspondantes dans Objectif Lune.

Il y a assez peu de changement... ils sont détaillés plus bas.

samedi 19 juillet 2014

Objectif Lune

L'aventure de Tintin sur la Lune est parue en 2 albums. La prépublication dans tintin a été effectuée en 2 parties sous un seul et même titre : On a marché sur la Lune...

tintin #13/50 du 30 mars (et #81 du 11 mai 1950)

Cette grande image ouvre l'histoire et contient un résumé de la situation (on vient de quitter Le pays de l'or noir qui s'est terminé il y a moins d'un an dans le #26/49) qu'on ne retrouve pas dans l'album... qu'un blanc occupe. Et c'est dommage !

La note en bas de page, accentuant le mystère de la dernière case, propre à la parution d'histoires en hebdomadaire, ne se retrouve que sur cette page :

tintin #15/50 du 13 avril 1950

L'album Objectif Lune a été légèrement remanié a partir des planches parues en journal :

Ces 24 pages sont celles correspondant à la première partie de l'aventure parue en hebdo et les numéros qu'elles contiennent correspondent aux numéros des pages de l'album.

Ce gag situé en bas de page 15 de l'hebdo se retrouve en bas de la page 16 de l'album :


On gagne peut-être en facilité de lecture, mais on perd beaucoup en surprise et en humour. Mais que voulez vous : c'est ça la ligne claire !

Voilà : toujours est-il que la première partie se finit ici, au bout de 24 pages seulement :

avec la scène de la page 26 de l'album et la dernière case de la page 25. On est le 7 septembre 1950, et l'aventure ne reprendra son cours qu'un an et demi plus tard, le 9 avril 1952.

mardi 17 décembre 2013

Dans la jungle d'Ann y Dan

On en a parlé plusieurs fois, de ces histoires de remontage de page. Dans l’œuvre de Jean-Claude Forest essentiellement.
Ici, avec Hugo Pratt, le remontage est un démontage :

Ces pages en moyen format ont été remontées en grand format, en prenant une planche et demi pour n'en faire qu'une :

Alors évidemment, le lien entre les 2 premières cases est complètement rompu !
Pour l'édition suivante, les deux cases du second strip sont fondues en un long panoramique.

Tout ça est un peu dommage.

dimanche 15 décembre 2013

La planche perdue

Jijé a été un genre de prof de BD. D'abord avec Morris, Franquin, Paape, Hubinon et Will, puis avec Giraud, Mallet et Mézières, et plus tard avec Rossi, Juillard, Boucq... Avec Giraud, il y a eu une filiation plus évidente, de par la durée de leur relation, et puis parce que l'un et l'autre dessinaient des Western. Le fils pour faire comme le père. Giraud a d'ailleurs réalisé des planches de Jerry Spring alors que Jijé était débordé par ses autres séries.
Jijé a également filé des coups de mains à Giraud sur Blueberry. Il a même dessiné la couverture de Fort Navajo, le premier album de la série. Et puis, il l'a carrément remplacé, alors qu'il était paumé au Mexique, pour la réalisation de quelques planches de Cavalier perdu.
Je viens de découvrir cette histoire, alors que je cherchais des nouvelles de Goffaux, de planches perdues du Cavalier perdu. Jijé a réalisé 2 planches, dont cette demi-ci :

Jijé : Le cavalier perdu (planche 25A)

qui se sont perdues sur le trajet vers l'imprimerie. Jijé a du les refaire. Et c'est amusant de voir sa re-création, les solutions graphiques nouvelles aux mêmes questions scénaristiques :

Version album

Epatant !