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samedi 5 juillet 2025

Fâné

François Bourgeon a 80 ans.

On le retrouve en reportage avec une brochette d'auteurs à suivre à l’Élysée. Boucq tombe dans le panneau : Le président de la république est vraiment un type formidable ?

Boucq in (à suivre) #133

mercredi 21 septembre 2022

L'anti-France, tu la haines ou tu la quittes

Il y a 50 ans, Superdupont sauvait Pilote aux mains de l'anti-France !
Aujourdhui, les Superdupont au 1er degré sont aux portes du pouvoir... Lob, Gotlib, ALEXIS... Au secours !!!

Amouriq, Baru, Bourgeon et Bourgne

Dutreix, N'Guessan, Rifo et Sorel

Druillet, Geluck, Loisel et Zep

dimanche 5 juillet 2020

Le bandeau de Bourgeon

Vous n'étiez sans doute pas >< il y a un peu plus de 10 ans que je décryptais la langue de Cyan. Après avoir décodé celle d'Arq, cet exercice était du gâteau.

Bourgeon : La sOurce et la sOnde p38

dimanche 30 septembre 2018

deiz-ha-bloaz laouen

Alain Goutal est une figure de la BD en Bretagne depuis quelques années.

Nicoby et Goutal : BDZH

Il a 70 ans aujourdhui.

Bourgeon, Boiscommun et Danard

vendredi 2 mars 2018

Histoire d'O

Cyan déboule dans (à suivre) #182, le numéro de mars 1993, paru il y a 25 ans.

Reculé, Libon et Sardon

dimanche 5 juillet 2015

Figure de proue

Ouais nan. Faut pas déconner.

Bourhis et Terreur graphique : Le petit livre de la BD - 1979

C'était bien quand même cette série.

On a vu ces clins d'yeux-ci :

Brunel, Turf et Béhé

mais pas ceux-là :

Prudhomme, Manara et Libon

Bourgeon, dans la fleur de l'âge

vendredi 24 avril 2015

The machines rose from the ashes of the nuclear fir

Il y a 30 ans, se posait un être venu du futur...

Winshluss : In god we trust

Un film pour gamin, mais quand même bien foutu... avec un mec, aussi quand même bien bien foutu.

William, Maester et Vives

Coyote et Bourgeon

Benoit, Blutch et Ser

mercredi 2 décembre 2009

Clins d'yeux d'étain

Malgré tout ce que j'ai dit sur Bourgeon, et son dessin de plus en plus raide, difficile et laborieux (d'après photos), ses compositions de case ou de page un peu artificielles... je me dois d'admettre que Les passagers ou Les compagnons furent de belles lectures.
Et pas seulement parce qu'ado, je découvrais dans ses images, des seins collés sous une chemise mouillée.

Bourgeon est un auteur un peu à part, qui a fait des œuvres classiques (les 2 séries susnommées) mais pas tant reconnues que ça. Le bazar qu'il a remué en changeant, et rechangeant de maison d'édition (puis en rejoignant le désespérant 12bis) l'on placé à la marge, où il se sent bien, dans son atelier solitaire de Bretagne... Le résultat est qu'il est peu cligné !

Raoul Fulgurex est contrôleur d'intrigues de 3ème échelon au sein de l'administration de l'imaginaire. Cette administration assez méconnue permet d'éviter tout dérapage dans les bande dessinées que nous chérissons, comme celui-ci :

Gelli et Tronchet, Raoul Fulgurex #1 p18

Béhé décore sa chambre avec Les passagers du vents...

Salma et Libon nous rappelle que Bourgeon est internationalement reconnu...

Les passagers du vent c'est les femmes libérées et les bateaux :

Comme Tranchand et Corteggiani, dans Marine, qui baptisent un bateau "François Bourgeon".

jeudi 10 septembre 2009

Bourgeon est du bois dont on fait des planches

Bourgeon s'est fâché avec Glénat (une sombre histoire d'argent et de droits). Bagarre, procès, il fait son sac et file chez Casterman.
Bourgeon se fâche avec Casterman (suite à son rachat par flammarion et sa perte de statut de "fabriquant" de livres)... il file chez Glénat (enfin, Vents d'ouest) avec son barda sous le bras.
Bourgeon lâche Vents d'ouest, et rejoint 12bis, fondé par deux ex-Glénat... Une maison d'édition avec une ligne éditoriale géniale et originale : la page 13 est remplacée par la page 12bis !! Tiens ! Comme le journal de Spirou !!! Merde ! Bon, mais c'est une idée géniale quand même. Enfin. Non, rien.

Bourgeon : passager de vent.

La petite fille Bois-Caïman se déroule quelques dizaines d'années après Les passagers du vent. Une nouvelle Isa rencontre notre vieille Isa.
J'ai eu du mal avec cet album, avec les dessins tirés de photos, figeant des moments de manière insolite. Et puis les cadrages, les dialogues (je n'y comprend rien, je ne suis pas sur sa longueur d'onde), les attitudes... Je n'ai rien retrouvé de la série initiale, juste les trucs qui m'avaient gêné à la lecture de ses derniers bouquins

Ce petit clin d’œil semble bien amical :

Une note en fin d'album, parmi la litanie de traductions (qui gâchent un peu le dépaysement) nous indique que l'oncle Jean-Paul, éditeur, est Mougin, le rédac chef de (à suivre)...

... qu'on a rencontré dans le dernier numéro, le #239, fermé par Tardi (qui l'avait ouvert 20 ans plus tôt avec Ici Même) :

Dans ce numéro, d'autres auteurs lui avaient aussi rendu hommage...

J'ai cherché sur actuaBD, sur internet (pendant au moins 2 mn !) : plus de trace de Mougin, pas une photo de lui !
La BD : un monde de requins ?

dimanche 17 mai 2009

T'as de beaux clins d'yeux tu sais...

Gabin est un des prénoms de Jean Moncorgé. C'est une des grandes gueules du cinéma français, une pomme à croquer...

Autant commencer avec Autant-Lara, comme ça on expédie vie fait ce sale con de facho...

On traverse Paris pour faire son marché noir.

Gabin, c'est un flic :

Mais souvent un voyou...

Il n'a joué que dans un film de Lautner... Alors qu'il semble vraiment faire parti de cette famille... C'est à cause de la ressemblance avec Ventura (non ?).
Certaines caricatures sont douteuses. Par exemple, Bourgeon dessine tellement d'après photos, que les impros sur des plans où il est démuni sont des cata'.
Reynes n'est pas un super caricaturiste... on se doute, mais franchement, c'est assez moyen. Maester est plutôt bon, même si sur son blog, certains essais sont assez loin de la réalité...
Et puis le pauvre Uderzo ! Qu'a tuer notre bon Astérix !!! Des clins d’œil stupides, histoire de faire comme du temps de...

Béh, en fait, la BD, c'est comme au cinéma !

On pensait que Soeur Marie-Thérèse c'était Maester, bin en fait, c'est Gabin :

Et puis, parce je viens de retomber dessus :

Dany, Equator #2 p27

samedi 27 septembre 2008

La bicyclette bleue*

Certains mondes fictifs veulent être rendus tellement réels, que l'auteur s'en va jusqu'à créer une langue. On l'a vu avec Juillard et avec Andréas.
Bourgeon fabrique un univers de A à Z, des us et coutumes, une langue... et malheureusement oublie d'écrire une histoire ! Le dernier Cycle de Cyann est d'une pauvreté affligeante ! On suit un guide dans un monde lointain. De l’œuf on n'a que la coque, dont on ne sait que faire... sinon la jeter. C'est ce que j'ai fait de cet album, que je viens d'emprunter à la bibli. A sa parution, le dessin m'avait paru tellement bancal que je me suis refusé à l'acheter (j'ai les 3 premiers pourtant).

Comme pour les deux auteurs précédents, je me suis amusé à en déchiffrer le code. La situation permet de deviner ce qui peut être écrit. Et quand on pense que c'est le nom du personnage qui est cousu sur son épaule, on peut identifier certaines lettres, et aller plus loin.

La pierre de rosette est sur la case où Nacara lit un texte et dit "A Fifi pour la vie".

Nacara et Cyann on leur nom sur leurs épaules, et les deux déO aussi :

Parce qu'en plus, Bourgeon s'amuse avec la calligraphie de ce nouvel alphabet !

Bon, et pour aller dans ce #4, voici un exemple de tentative (malheureuse) de décodage :


Bourgeon ne sait pas dessiner. Il utilise des photos, sans les adapter au dessin. La mise en case est devenue absente : il place tout n'importe comment, qu'on obtient des cases indigestes, non construites. Beaucoup d'auteurs réalistes tombent dans ce genre de travers, avec l'âge. Mais le pire ici, c'est la vacuité de l'histoire, l'absence de scénario, la pauvreté des dialogues...
Le premier volume de la série était pourtant un bel exemple de description d'un monde étranger, un peu trop didactique, mais pas aussi lourd qu'ici.
Bourgeon s'est fâché à mort avec Glénat, et puis à mort avec Casterman (deux beaux procès à ralonge) et puis retourne chez Glénat. Mais avec cet album, je me suis fâché avec lui.

mercredi 7 mars 2007

Quand un Bourgeon ne fleurit pas

Bourgeon n'est pas un très bon dessinateur. D'ailleurs, on sent que ça ne l'intéresse pas (ses productions sont très rares : un album tous les 3 ans 1/2 ! ). Il préfère imaginer des univers, développer une histoire, faire vivre ses personnages...  Et puis ses procès lui ont fait perdre beaucoup de temps (le premier contre Glénat, qu'il a quitté pour Casterman, et le deuxième, très dur, contre ce dernier, qu'il laisse pour Glénat !!!). Mais c'est un, allez, mauvais dessinateur. Tiens, comme Vatine, Gibrat ou Yslaire, qui à force de ne pas dessiner ont tout perdu, au contraire de Boulet ou Trondheim, qui dessinent comme ils respirent, et ont tout gagné !

Déjà à l'époque des passagers du vent, où l'utilisation de documentation était flagrante, omniprésente et assez gênante. Il dessine les femmes toutes pareilles, sauf certaines, dont le style est tellement particulier, qu'il n'est pas le sien : juste un tracé d'une photo sur une table lumineuse. Mais cette série, comme Les compagnons du crépuscule ont plein d'autres qualités que le dessin. Même s'il reste malgré tout très regardable (faut quand même pas trop exagérer).
Au contraire du cycle de Cyann. La mise en scène, la mise en page, le dessin : c'est un véritable désastre. Et cette couverture est particulièrement laide... J'aime cependant bien cette série, mais ce dernier tome m'est tombé des mains. Les erreurs sautent aux yeux, le format du livre est trop petit... les quelques critiques de lecteurs ne m'ont pas enthousiasmé... Bref, je ne l'ai pas acheté, alors que j'étais parti pour... Il y a tant d'autres livres à lire ! Et d'autres choses à faire ...

lundi 2 octobre 2006

Ceux qui achèvent...

Que deviennent les héros lorsque leurs créateurs meurent ?
Spirou et Fantasio appartiennent à Dupuis, l'éditeur de la série, qui décide qui peut les reprendre. Rob-Vel, Jijé, Franquin, Nic et Janry les ont abandonnés de leur vivant... Hergé a interdit qu'on reprenne Tintin. Jacobs, lui, a laissé la porte ouverte à une reprise de Blake et Mortimer. Bob De Moor a terminé le 2ème tome des 3 formules du Professeur Sato et Ted Benoit (avec Jean Van Hamme) a réellement repris la série quelques années plus tard (son rythme étant trop, beaucoup trop lent, les éditeurs ont demandé à Juillard et Sente de poursuivre la série, en parallèle). Roba a légué ses Boule et Bill à Verron, qui l'a d'abord assisté dans ses travaux... Il est mort peu après, mais la survie de ses enfants était préparée... Johan raconte son émotion de terminer Cori le moussaillon après la mort de son père Bob De Moor. Au moment où il perd son père, il dessine Cori qui retrouve le sien (dans Dali Capitan)...
 
La série géniale des Superdupont a été créée, d'après la légende, par Lob d'un côté et Gotlib d'un autre. Plutôt que de se faire de la concurrence, ils se sont associés, scénarisant chacun une histoire sur 2. Les dessinateurs ont été nombreux à dessiner ce héros 100% français : Alexis, Gotlib, Solé, Coutelis, Goossens et même l'américain Neil Adams (dessinateur de Superman, Batman...). Lorsqu'Alexis meurt, en 1977, il est très jeune (un peu plus de 30 ans), et laisse derrière lui une œuvre en devenir, mais pourtant majeure (à lire absolument les Timoléon scénarisés par Fred et Al Crane par Lauzier). Il meurt sur une planche de Superdupont. Les 2 premiers strips sont encrés et gommé, et sur le 3ème et dernier strip, la première case est encré alors que les 2 dernières sont encore à l'étape du crayonné, seuls les caractères sont encrés. Gotlib reprend la suite de l'histoire, dans son style, beaucoup moins réaliste que celui d'Alexis, beaucoup moins sensible...

Auclair avait réalisé Celui-là en 89 avec Riondet. Il reprend son personnage pour un ultime périple... Auclair meurt en 90, à 47 ans. Son personnage meurt sur son dernier dessin ! L'album s'intitule Celui qui achève. Il laisse 3 planches de crayonnés, reprises telles quelles dans le livre. Tardi poursuivra l'histoire, et Mézières l'achèvera. Chacun des 2 auteurs, amis d'Auclair, réaliseront 3 planches, pour que l'ouvrage puisse paraître...

Dethorey a réalisé des livres chez Glénat, dans la collection Vécu, où paraissent des ouvrages souvent sans grand intérêt. Son talent a éclaté avec ses livres parus dans la collection Aire libre de Dupuis : L'oiseau noir et L'exécution sont des BD essentielles. Sa mise en couleur est douce et subtile, il en usera dans Louis la guigne, qui prendra une autre dimension dans la collection Vécu, au même titre que les séries de Baron-Brumaire et de Prudhomme.
 
Le passage de Venus raconte l'histoire d'une expédition scientifique au XVIII ème siècle. Les personnages sont attachants, l'histoire bien menée, le dessin comme une passerelle pour le récit. Dethorey meurt d'un cancer en 99, à 64 ans, lors de la réalisation du 2ème tome, de cette série prévue en 3 tomes. L'éditeur, Claude Gendrot, ne veut pas laisser les planches orphelines. Il demande à Bourgeon de terminer l'histoire, qu'Autheman a adapté pour la circonstance. Elles seront en noir et blanc, pour laisser la couleur aux mains de Dethorey, dont c'était le plaisir... Autheman ne voudra pas terminer la série...

Will est un auteur de la grande époque de Spirou. Il a repris Tif et Tondu, a assisté Franquin pour les décors de Spirou et Fantasio et Peyo pour Benoit Brisefer et Jacky et Celestin. Il a créé par la suite la série Isabelle sur des scénarii de Franquin et Delporte. Ses BD les plus intéressante paraissent chez Aire libre (Le jardin des désirs et La 27ème lettre). Après une longue absence, il retourne à la BD avec L'arbre des 2 printemps, sur un scénario mince, maladroit et simpliste. Il meurt au cours de l'élaboration de la 6ème planche (les cinq premières étant déjà mise en couleur).
 
Une foule d'auteurs a participé à publier cet album, qui n'est pas vraiment un livre de Will... On peut jouer à deviner qui a dessiné quoi (chacun l'a fait dans son propre style), c'est amusant. Le résultat tient plus d'un coup commercial que d'un réel hommage ! Le plus intéressant se trouve en "bonus" : on trouve en fin d'album quelques tableaux réalisés par Will... très beaux.

Pour éviter ce problème d'éventuelle reprise d'un personnage, certains auteurs tuent leurs héros. Buddy Longway a vieilli tout au long des 20 albums, c'était une conclusion logique. Trondheim en a marre de la BD, du système, de tout : il tue Lapinot, froidement, sans émotion. On la sentait venir, sa déprim'. Franquin a bien failli anéantir Spirou, Fantasio, et tout le village dans Panade à Champignac, son dernier Spirou.
De nombreuses séries tombent dans l'oubli après la mort de leur auteur... C'est dommage, mais pas tout le temps...