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lundi 1 mai 2023

Au centre de la BD argentine

Carlos Trillo aurait eu 80 ans aujourdhui.

Altuna et Bernet

Breccia, Broccoli et Ciupiak

Sala, Origa et Tunica

dimanche 6 décembre 2009

Vous n'en croirez pas vos yeux

Je suis revenu à la BD avec le démarrage de Delcourt. Julien Boisvert, Andréas, Le cycle des 2 horizons, Lisette, Les enfants du Nil... Un démarrage prometteur.
Et puis ça a été n'importe quoi : des trucs sans intérêt, revus et rerevus, sans dimension humaine. Des séries B, au dessin froid, aux couleurs glaciales : le pire de la BD. Une corde usée pour se pendre.
La collection encrages a malheureusement tourné court en récupérant des intégrales N&B.

La collection Mirages sauve Delcourt.

Bon, ces trois titres sont ceux que j'ai le moins aimés :

Je suis passé à coté.

Trois éclats blancs, malgré un dessin assez loin de ma tasse de thé (genre : la cafetière) est une aventure humaine magnifiquement écrite. Le chant du pluvier est plus mon truc, coté dessin. Et l'histoire assez émouvante, nous entraine dans un vrai voyage. Même si le livre de Squarzoni m'a moins plu que ses requins marteaux, son après-midi se laisse lire agréablement.

Tiens, 3 BD de filles :

Un récit initiatique pour Isabelle Dethan, l'apprivoisement du passé pour Nathalie Ferlut, des déracinements dramatiques pour Chloé Chruchaudet. Trois très belles BD.

Pattes de velours est l'histoire d'une rencontre, gentillette, autour d'un chat vagabond. C'est mignon, léger et drôle. Rien à voir avec Elle pleure pas : tendu, dur et émouvant. Corbeyran adapte le roman d'Amélie Sarn pour Murat, au dessin minimaliste, enveloppé d'à-plats froids. Mademoiselle Else est tout autre. Le dessin est vivant, les couleurs chaudes et froides, et Else au bord de sa vie.

Gotting nous entraine dans une fuite, une enquête, une confession. Happy living ne m'a pas emballé par contre au niveau du dessin. Les rues de sable est un récit onirique, avec un dessin très ligne claire. Je mourrai pas gibier nous fait découvrir l'origine d'un massacre, comprendre l'incompréhensible.

Delcourt dit :
Les personnages de la collection "Mirages" ont tous la substance des véritables personnes. Cheminer en leur compagnie, c'est parcourir un trajet, où découvertes et émotions nous attendent à chaque page, et où surgit ce qu'il y a de plus précieux dans une lecture : l'inattendu.
Ça lui semble inattendu de trouver du plaisir à la lecture ! Voila pourquoi il édite tant de daubes !!

lundi 25 février 2008

Lecturas de febrero -4

A bout portant est une des multiples série non suivies chez Soleil. C'est la politique de Boudjellal : du chiffre, tant pis pour le lecteur, et l'auteur qui voit parfois ses bouquins chez le soldeur dès sa parution... Bon. A bout portant est la traduction de 100 bullets, série apparemment mythique, chez DC. L'histoire se passe à Chicago, dans l'univers de gangsters et de flics véreux, avec des trahisons familiales, des vengeances... Il y a ce flic mystérieux, qui aide la gamine à sa sortie de prison, en lui donnant l'identité des meurtriers de son mari et de leur fils, et 100 balles, non identifiables, avec qui elle peut tuer qui elle veut... Et le coup de théâtre final, où on découvre que son propre frère a été à l'origine de cet assassinat... Le dessin de Risso est toujours aussi beau, un peu gâché par les couleurs, lui tellement noir et blanc... L'histoire, un peu trop bang ! pif ! ouille ! est sauvée par cette autre dimension, entre responsabilité face à la vie, désir de vengeance... La traduction donne un ton assez peu naturel, et c'est dommage.

Risso est argentin, et je ne sais pas s'il y vit toujours. C'est le jeunot de la bande qui va suivre (il est né en 59, alors que les autres sont nés dans les années 40). Azzarello est américain, du coté de Chicago, et très DC Comics.

Risso et Azzarello - A bout portant
#1 Premier sang - 2001 Soleil
10/20

La dernière récré se passe demain, après les retombées d'une bombe qui ont fait disparaitre tous les adultes ayant atteint l'âge de se reproduire. Les gamins se retrouvent à la rue, livrés à eux même, plongés dans une jungle qu'ils recréent. La loi du plus fort, la ruée sur les provisions dans les magasins... Les enfants apprennent la violence, ce qu'est la mort, et voir un enfant jouer nous parait tout à coup incongru ! Les enfants ont peur de grandir, parceque l'adolescent meurt, foudroyé raide dans son pantalon.
Ce livre porte un regard très sombre sur l'humanité, sur cette construction de société, où la propriété est le vol et la mort de l'autre. Mais il y a ce groupe de gamins, soudés, prêts à partager... qui est notre lueur d'espoir... Et leur lueur d'espoir clos l'album, lorsque deux jeunes, nus, s'enlacent, et ont l'air de pas mourir...

Altuna et Trillo sont argentins, nés au début des années 40. Altuna ne commet que des chefs d'oeuvre. Trillo, scénariste très productif, a parfois des ratés, mais est génial !!

Altuna et Trillo - La dernière récré
1986 Glénat, collection Grand chapitre
15/20

L'univers de Bernet est très sombre. C'est un auteur espagnol, qui a sombré malheureusement dans la facilité avec Claire de nuit et Bang bang !, séries de filles à poil.

 
Kraken, scénarisé par Segura, autre espagnol éminent, se déroule dans les égouts d'une grande ville, où on suit une patrouille chargée de détruire un Kraken. On l'oubli assez vite finalement, mais l'odeur d'égout reste là, entre assassins, flics corrompus et diplomates véreux. Bon, on se demande comment la ptite pépé se retrouve à baigner dans les eaux sales en mini-short, et les seins à l'air... Mais les histoires courtes sont bien ficelées, et le dessin de Bernet au top.

Bernet et Segura - Kraken
#2 Le meilleur flic de la ville - 87 Les humanos, collection Métal
#3 La patrouille de l'horreur - 88 Les humanos, collection Métal
13/20


Mais c'est quand même un cran en dessous de Torpedo. Avec son héros cruel et méchant, égoïste et sans pitié. Le ton est très drôle, les idées de mise en scène, de récit sont géniales. L'humour de Spoon et White, la violence cruelle et réelle de Polstar en sont très proche.
Abuli (franco-espagnol) a réalisé dernièrement une série avec le breton Rossi, Laguibole, un peu décevante.

Bernet et Abuli - Torpedo 1936
#10 Dieu reconnaîtra les tiens ! - 90 Comics USA (Glénat ?)
14/20


Je me suis régalé de ces lectures, et ces auteurs argentins et espagnols méritent vraiment une reconnaissance plus importante qu'elle ne l'est. Glénat a beaucoup fait pour eux, et pour les italiens (la collection Grands chapitres est un bonheur).