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mercredi 16 janvier 2019

Un scénariste multi-facettes

Jean Van Hamme a 80 ans.

Attanasio, Berco, Bourguignon et Bourhis

De Moor, Frantico, Gazzotti et Neidhardt

Sti, Terreur, Tibet et Verron

La BD dans la peau

Je lisais Vance dans tintin, et, étrangement, en ai de bon souvenir. Il décroche la timbale avec la série de Van Hamme, mêlant roman (The Bourne Identity) et réalité (l'assassinat de JFK). La série XIII a 35 ans cette année, et Van Hamme 80 ans aujourdhui.
Vance mentionne le nom ou les initiales de son scénariste dans XIII, souvent entremêlées aux siennes :





lundi 16 janvier 2017

Van Hamme et ses dessinateurs

Il y a 40 ans, Van Hamme lâchait sa vie de jeune loup de la finance.

Soyons sérieux : il a quand même mis en lumière le talent de quelques dessinateurs en réalisant de chouettes BD (Domino, Arlequin, les 15 premiers Thorgal) et de beaux ouvrages (Epoxy ou Le Chninkel).
Ça fait 10 ans qu'il a posé son crayon... il était bien temps. Il fête aujourd'hui ses 78 ans, et coule une retraite bien méritée.

Hermann, Beautemps et Francq

Griffo, Vance et Rosinski

samedi 22 mars 2014

Au delà des ombres

Thorgal est né dans le tintin belge du 22 mars 1977 (et 6 mois plus tard en France). C'est parti d'une bonne recette de Van Hamme...

Berco et Zidrou : Le boss gag #348

Et puis le succès est arrivé grâce au dessin fabuleux de Rosinski.

Gally, Gess & Duval
 
Ses BD se retrouvent partout.

Jaradin, Maltaite et Menu

mercredi 14 août 2013

Arleston odyssey

Je pouvais pas louper ça : Arleston a 50 ans !!
D'abord parce qu'il est un bon fournisseur de clins d'oeil, et puis parce que je ne sais pas pourquoi, le bonhomme me plait bien.
Evidemment, côté BD, c'est le Corbeyran du sud est.

Trondheim : Mastodonte in Spirou #3850

Verron, Labiano et Bast

Les images en grand là

jeudi 30 mai 2013

Le spirou tour arrive

Les auteurs bordelais sont mis à contribution pour ce numéro fêtant les 75 ans du journal.
On y verra sûrement Alfred (Mastodonte), Durieux (Oscar), Gabrion (ouf ! ça fait longtemps !), Julien Mariolle (Yul), peut-être Perriot (s'ils arrivent à bien écrire son nom), Coudray...
Et Hervé Bouhis :


mercredi 21 septembre 2011

Le jour du souvenir

Le boss reçoit Van Hamme, l'homme aux doigts d'or !

Berco et Zidrou : Le boss

De sa cuisine sort de la bonne grosse soupe bien grasse. Un hachi parmentier avec pour base The Bourne identity. Une histoire de perte de mémoire.

De Moor, Hardy et Libon & Salma

dimanche 30 janvier 2011

Angoulême - Ouverture

C'est la première fois que nous assistons à la cérémonie d'ouverture du festival. C'est peut-être la première fois qu'elle est ouverte au public d'ailleurs. La "profession" est là, ainsi que 100 péquins qui, comme moi, sont allés retirer une place au préalable.

La cérémonie commence par un sacré morceau de rock. La base : Guitare + Basse + Batterie. Comme Black Rebel Motorcycle Club. C'est Tanxxx qui illustre le morceau. Un peu loin de son trait habituel.

Ça commence bien. Ça nous lave des haut parleurs qui nous déversent des vieux 45 tours de rock & blues, chers à Baru, qui deviennent très vite agaçants (pour les belles images de Prudhomme, Cosey & co, je me le serais bien payé son livre/double CD... mais après 1/2 journée en bruit de fond, c'est devenu insupportable).
Baru arrive sur scène en twistant maladroitement (bon sang : c'est qui cette animatrice, dont la voix, c'est sûr, m'est connue !!!).

Il ouvre le truc à l'arrache (effet comique raté).
La voix appelle Francq et Van Hamme, qu'arrive avec une jambe toute raide. Vient ensuite le groupe W :

Et les photographes se multiplient : enfin du sérieux ! Le ciné brasse plus de millions que la bédé quand même !
Pour justifier le "i" de international dans "FIBD", les organisateurs se sont sentis obligé de nous faire parcourir le monde. Avec l'ambassadeur des US (jusqu'au bout j'ai cru à un gag, et puis non, c'était juste chiant, guindé et premier degré). Pour cause d'expo (naze) des Peanuts, on fait lever Mme Schulz, Pasa est tout excité (manquerait plus qu'il n'y ai pas de photo sur son site). La voix semble dire que les auteurs ricains sont mis à l'honneur lors de ce festival... mais elle va un peu vite en besogne !! On commence le tour du monde par un auteur yankee (dont la BD est adaptée à l'écran, y a que ça de vrai), et le clan Delcourt autour de nous exulte. Puis vient Rabagliati, l'homme aux gros sourcils (album du public de l'année passée sans être encore paru en France !!)

Et puis une Hong-Kong star et une belge underground, qu'a jamais lu de BD, qui n'aime pas ça, qu'en fait pas, mais qui vient se faire mal ici. Une intello à fuir.
Arleston était invité et n'est pas venu. Ça aurait sans doute changé la tonalité de cette cérémonie un peu en dehors du festival, de l'esprit "rencontre" qu'on peut y trouver.
La cérémonie d'ouverture a été plus ou moins bien ressentie. La presse quotidienne régionale est partagée : Charente libre s'est ennuyée et Sud ouest on sait pas trop. Delcourt a pas aimé, moi j'étais juste curieux de voir comment ça se passe. Voilà.

lundi 11 janvier 2010

Quelques autres lectures

Bon. C'est la faute à Dupuy et Berberian. On leur pardonne, parce qu'ils ont un certain talent pour se vendre (des as de l'illustration publicitaire). Mais Christopher (argggg) ou Barranger !!! Des tranches de vies insipides sans rythme, sans vie... Ici, c'est au cycliste, alors le papier est beau. C'est déjà ça.
Coté clin d’œil, un passant avec un carton à dessin me met à l'arrêt, la truffe au vent. Ici, ce buveur charismatique ressemble au dessinateur de ce bouquin (et donc, je remue la queue).

Annie Goetzinger est une femme. Enfin, genre "Elle" ou "Marie Claire" : la superficialité des robes de princesse et des beaux bijoux. Elle dessine pour dessiner Charlotte et Nancy ! Son trait est un peu tout raide, mal assuré, mais figé dans ses erreurs.
L'histoire est inintéressante au possible. Les petits coins sympas sont du côté des arrières plans (l'histoire très secondaire de l'assistant de Mme Hardy). On oscille entre un ton réaliste (enquête très sérieuse), et un esprit décalé, un peu british, qui me rappelle qu'il y a bien longtemps, j'adorais Christin. Ce clin d’œil arrive magistralement :

Ce livre suivant est une page d'histoire incroyable : personne n'y a cru (on aurait par la suite moins douté de la possibilité de la shoah) et la Turquie continu de faire preuve d'une abjecte mauvaise foi. On est en pleine guerre mondiale, et les arméniens sont déportés, et massacrés jusqu'au dernier. On accompagne plusieurs points de vue. Résignés, dépités, parfois révoltés. Finalement, ce livre m'a semblé trop court. Le dessin est un peu maladroit, mais les pages de chapitre sont très belles.
Ce livre vaut avant tout pour son témoignage, et à ce titre il est indispensable (mon incultance était telle que je n'y connaissais rien !).

Bon : ce Blake et Mortimer contient tous les défauts de Van Hamme, l'homme aux grosses ficelles. L'homme qui manipule les lecteurs en glissant des hasards ou des situations approximatives, et des relations humaines terriblement froides, orientées vers la bonne marche du Récit. Point de subtilités donc. Mais vous connaissez la mécanique de Van Hamme (dont l'apogée est dans Largo Winch : un piège, une cascade, une scène de cul, un coup de théâtre, une bonne bière). Mais voila : la BD (disons : la littérature dans son ensemble) n'est pas de la mécanique. Il faut une âme, un petit quelque chose qui fait vibrer le petit quelque chose qui se cache sous la poche-porte-feuilles du  veston de Winch inc.
Graphiquement, vous aurez remarqué une couverture assez moche, quelques références à Martin et Jacobs (et Juillard, ci-dessous). Mais finalement une assez bonne homogénéité entre les styles du défunt Sterne et de sa successeuse de femme, dont je n'étais amateur ni de l'un ni de l'autre. Mais ce ne sont pas eux qui dessinent : c'est le Jacobs qu'ils ont intellectualisé.
Pêle-mêle, ci-dessous, des clins d'oeil à Tintin (des comme je les aime) et des plaques d'immatriculation à éclaircir (RC comme René et Chantal, VH-S à la manière de Vance : comme Van Hamme et Sterne ??).

Ne vous précipitez pas pour le lire, le dénouement se trouvera dans le prochain numéro, dessiné par Aubin Frechon.
Et là, vraiment, je me demande si c'était bien raisonnable de faire ça à nos deux comparses brittaniques. Maintenant c'est acté : on ne retrouvera jamais le charme de Jacobs chez ces dessinateurs qui jouent un jeu étrange : créer quelque chose qui est déjà créé.

De bons petits soldats au service d'une mécanique glaciale.

mardi 10 octobre 2006

Et maintenant, tout le monde le sait...

Voici le résultat de la question posée il y a deux jours (ah, j'aime bien les concours moi en ce moment).
C'était quand même pas dur ! Une série de BD que tout le monde a chez lui... C'est Asterix bien sûr. L'amnésie est celle de Panoramix notre druide, qui du coup (c'est le cas de l'écrire) ne sait plus cuisiner la potion magique.
Le scénariste : c'est René Goscinny, bien entendu !

Il a repris Lucky Luke pour Morris, et lui a donné une autre dimension. Il a créé Astérix, Le petit Nicolas (bon anniversaire au grand !), Les dingodossiers... Et Pilote, le magazine qui s'amuse à réfléchir...
Ses BD étaient remplies d'humour subtil et de gags "peau de banane", pour les grands et les petits. Après 1977, ces séries n'ont plus aucun intérêt. Les multiples scénaristes de Lucky Luke ont raté leurs misions (Vidal, De Groot, Yann, Léturgie, Fauche, Adam, Vicq...), c'est mou, pas drôle, nul. Astérix a été repris par Uderzo seul, se croyant garant de l'esprix Asterixien... mais il n'est qu'un gribouilleur... Astérix c'était Goscinny, avec n'importe lequel des dessinateurs ! Sa reprise est lamentable.

dimanche 8 octobre 2006

Dieu seul le sait...

La perte de mémoire est un ressort scénaristique pouvant donner des résultats géniaux.
Memento est un film dont l'action se passe à rebours, par tranches de 15 mn. C'est l'histoire d'un homme qui ne conserve que la mémoire immédiate, il se laisse des messages, se tatoue des indices... Le film n'est pas facile à suivre, mais très amusant à remettre dans l'ordre... et la fin amène un coup de théâtre génial.
La mémoire dans la peau est un film d'action typique américain, mais avec en prime la belle allemande Franka Potente. Un homme est repêché en mer, avec des balles dans le corps, sans mémoire. Il doit deviner qui il est car on veut le tuer... L'action est soutenue, c'est bien fait, bien filmé, bien monté... Mais bon, ce n'est pas un chef d'oeuvre non plus... c'est de la bonne série B.
XIII est une BD de Van Hamme qui part exactement de la même idée. Il la complique en faisant du héros le tueur du président des USA (rappelant fortement JFK). Tout le monde est à ses trousses, et lui, en quête de vérité, se jette dans la gueule de plein de loups ! La série est amusante à suivre jusqu'à un certain point, car Van Hamme, pour faire durer la sauce, nous embranche sur un autre mystère parallèle à éclaircir... Le dessin par contre est horrible, sans vie. Vance est amateur de photocopie et le résultat est nullissime... Pourtant il dessinait dans tintin des séries que j'aimais bien (Bruce J. Hawker et Bruno Brazil).
Soda raconte l'histoire d'un flic de NYC qui se fait passer pour un pasteur aux yeux de sa mère cardiaque. Dans le #10, il devient amnésique, et croit qu'il est réellement pasteur. C'est une série qui paraissait dans Spirou, donc souvent assez drôle, mais quand même assez violente. Sa prépublication a été interrompue, et la série mise en stand-by.

Le rêve que le lieutenant David Solomon fait en début d'histoire (planche 1) est prémonitoire car il met en scène XIII, l'homme sans souvenirs, tatoué sur la clavicule. Le clin d’œil de la série à XIII va plus loin, car à chaque page, le dessinateur s'est débrouillé pour noter "13" dans un coin.

Les idées ne sont pas fameuses, mais le pari est tenu. Sur la première image (planche 3), 13 est écrit sur le déodorant posé sur la petite tablette en hauteur. Le réveil indique 7:13 (planche 2) et la casquette du réparateur d'ascenseur (planche 7) porte le n°13. Le triporteur se crashe dans "thirteen fashion" (planche 13) et XIII est tagué en bas à gauche de la cabine téléphonique près de la boutique au auvent n°13 58 (planche 20).
Sur la table de chevet (image 2), Soda a posé un livre : il s'agit de The Bourne Identity de R. Ludlum, ayant inspiré La mémoire dans la peau et sans doute la série XIII à Van Hamme.

Un clin d’œil plus sympathique est rendu plus loin à la série. Soda et sa mère regardent le show d'Oprah Winfrey à la TV, dont le thème est "L'amnésie, mythe ou réalité". Le premier invité est un docteur : c'est Jean Van Hamme. Il concède que ce phénomène est rare, sauf en BD, où il est un sujet de prédilection pour les scénaristes en mal d'inspiration.
D'ailleurs, dans le public, on reconnait 2 scénaristes ayant employé ce stratagème : Tome, scénariste de Soda et le scénariste très connu d'une série archiconnue. A vous de le découvrir.