Affichage des articles dont le libellé est Masson. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Masson. Afficher tous les articles

lundi 17 janvier 2022

Carrément loufoque

Jim Carrey a 60 ans.

Le voici foufou dans Mad :

Drucker, Friedman et Torres

et dans le magnifique film de Gondry, où j'ai commencé à la trouver supportable :

Hipp, masson et Clerisse

mardi 30 avril 2019

46 coups

C'est plutôt bien ce que fabrique Jérôme Jouvray, en commençant par Lincoln, et puis ce qu'il fait pour Spirou depuis quelques années...

Obion, qui ? et Avril

vendredi 28 décembre 2018

Bonne santé !

Charles Masson, médecin ORL et dessinateur de bande dessinée, a 50 ans aujourdhui.

Masson sur fb le 26 janvier 2009

jeudi 28 décembre 2017

Bonne année

J'ai aimé beaucoup les bandes dessinées de Charles Masson, malgré un dessin un peu faiblard. Depuis quelques temps, on ne le lit plus guère que dans La revue dessinée (que je ne lis guère).

Masson sur fb le 26 janvier 2009

samedi 30 septembre 2017

Du laurier pour le ragoût

Malgré tout ce qu'il ingurgite, Obelix n'est pas si gros.

Bourhis, Alexis et Zep

Juste, il ne supporte pas trop l'alcool.

Masson : Boules Vitales

Ça nous ramène dans Les lauriers de César.

Deloupy, Libon et Neidhardt

mardi 29 décembre 2015

Au coeur de Lyon

Olivier Jouvray est scénariste de bd, en particulier pour son frère (avec Lincoln et ses débuts très amusants) et pour ses voisins lyonnais. On le connait bien aussi pour son militantisme dans le snac et pour la création de La revue dessinée, revue trimestrielle de reportages graphiques (sur les traces de La lunette bordelaise et de XXI). Il participe à l'épicerie séquentielle qui produit une revue sur les rues de Lyon.

Emmanuel Lepage

Olivier a aujourdhui 45 ans.

Grug, Masson et Jouvray

Maester, Bourhis et Soulcié

vendredi 30 octobre 2015

Droit au jazz

Les premiers bouquins de Masson étaient des aventures poignantes, de beaux livres malgré un dessin, bon, très moyen.

Masson : Droit du sol p60

dimanche 27 février 2011

Tintin au pays de l'horreur

Je me balade parfois dans les galeries de planches originales, pour me tenir au courant des cotes aberrantes des jeunes auteurs à la mode, pour découvrir des belles vieilles planches ou dessins inédits... des hommages que j'utilise parfois pour illustrer mes articles de clins d’œil. Et c'est comme ça que j'ai découvert ce très beau clin de Jean-C. Denis à une scène du Secret de la Licorne :

Denis, Hergé et Masson

En classant cette image, je suis tombé sur un clin de la même scène par Masson dans son engagé Droit du sol.
La galerie Martel organise des expos assez "ligne claire" (comme Bdartist(e) ou Champaka), et celle consacrée à Charles Burns débutée en octobre dernier, a brûlé les planches et s'est prolongée d'une semaine (jusqu'au 12 février) :

Grand amateur d'Hergé, Toxic, son dernier album, est chargé de références claires et évidentes :

Bé oui, une fenêtre ouverte, un homme sur un lit... Un des cauchemar de Tintin !! Quoi que, ça m'a aussi remis en mémoire Les cigares du pharaon... Et c'est là que je trouve que Burns a choppé les obsessions de Hergé :

Le trou, la faille, l'ouverture... Il y en a dans tous les Tintin !

Et je ne m'en étais jamais rendu compte à ce point : de l'importance des boyaux, grottes, caves, prisons chez Hergé !! Des lieux confinés où se jouent des huis clos (bateaux, fusée). Et puis quand même des portes étroites vers la liberté...
On termine avec cette image compilant deux moments de L'île noire :

Et puis quand même : ce bouquin, je ne l'ai pas lu. Je l'ai feuilleté plusieurs fois, mais vraiment, Burns n'est pas ma tasse de thé. Je trouve son univers horrible, glacé et inhumain. Je trouve qu'il tourne en rond avec ses mêmes obsessions (des monstres, des mutants, des bébés morts-nés dans du formol). J'ai du mal à comprendre l'engouement qu'il suscite envers des lecteurs dont j'ai globalement les mêmes goûts.
Mais j'aime bien ses clins.

lundi 13 juillet 2009

Le retour de Lincoln

J'ai vraiment aimé les 3 premiers tomes de Lincoln... après moins (mais l'idole dans la bombe : si).
C'est une BD familiale : faite en famille. Et Olivier Jouvray aime à le faire.

A son arrivée à l'aéroport, Danièle aurait pu apercevoir le Dr Masson, ORL lyonnais, et Olivier Jouvray, scénariste du même cru.

C'est fou ce que les cow-boy savent lire dans les BD... Dans le journal, on lit de mauvaises nouvelles

Lincoln hésite entre le bien et le mal... et ces deux là ont l'air de bien s'entendre.
Si, cette BD est très drôle.

lundi 8 juin 2009

Droit du Sol

Masson m'avait fait chialer, puis horripilé...
Droit du sol est un gros bouquin politique. Dans la lignée de ses bouquins à-peu-près-autobio. Comme Pelloux, Masson donne sa vision de la société à travers le service public de la santé. Heu. Enfin, ce qui pourrait (devrait) être un service public. Ce qui fait notre fierté quand Moore nous faisait Sicko. Ce qu'on est en train de nous supprimer mine de rien... un ptit coup de finale de foot, un président des USA comme les autres en visite, le tout arrosé de bière, et après on dira qu'on savait pas !

Je ne vais pas le redire, je n'aime pas le dessin de Masson (ah bin si je viens de le faire !). Je me suis dis, parce que le livre est un peu long, qu'il aurait pu condenser, et s'appliquer sur le reste... mais ce n'est pas son genre. Il raconte avec les mains qu'il a.

Et il y a des passages comme celui-ci. C'est ça aussi, le langage de la bande dessinée.

On est à Mayotte, où on suit la vie de quelques expat', dont les destins s'entrecroisent à peine. Une infirmière pleine de vie, que rien ne viendra abîmer. Un gros type sympa, un peu naïf.. euh... mince... vachement naïf. Quand vouloir des trucs simples et bien rangés font de nous des fachos ordinaires ! T'façon, un type qui vend des téléphones portables ne peut pas vraiment être un bon gars.
Et puis un gros vieux dégueulasse, un médecin assommé par le shink, des femmes dans la tempête, un (connard de) flic, un doc qu'on aime bien quand même...

C'est une BD politique, où on s'aperçoit qu'il manque beaucoup de fraternité, d'humanité dans nos lois, dans nos façons de les appliquer. Que la misère est le terreau de beaucoup de violence, que les flics portent cette violence, et que tout ça est mis en ballet par une droite fière et joyeuse.

C'est une sorte de carnet de voyage, dans la misère. J'y ai appris beaucoup sur le fonctionnement de la France d'outre-mer, sur les citoyens de 2nde catégorie, et ceux d'aucune. Je m'y suis posé beaucoup de questions (sur le droit à la santé, sur l'accueil, la générosité) et me demande toujours pourquoi les gens touristent.

Bref, une BD humaine, assez peu émouvante, mais l'émotion, c'est ce sur quoi les médias nous tiennent en nous balançant un avion coulé dans les dents... (30 avions de séropositifs, tous les jours, sans une seule minute de silence...) Une BD importante ?

Les médecins avaient le serment d'hypocrite, Masson nous sert son serment d'hypocrate :
Je me battrais toujours contre ceux qui s'y sentiront plus chez eux, ceux qui sont nés quelque part. Même s'ils sont toujours trop nombreux. Je m'occuperai toujours des "plus petits". Reste à espérer que ces enfants à venir seront moins crétins que leurs parents ! Mais comme je donne naissance à des mômes, je sais à quel point ils sont beaux...

Et puis, on termine par un clin d’œil :

C'est pas tout à fait ça, c'est pas du copiage... une interprétation ?... Du coup je n'en suis pas sûr... mais je prend le risque.

mercredi 5 septembre 2007

No futuro

Voila.
J'ai dis trop de bien de Futuro.
Pis maintenant c'est n'importe quoi.
J'ai acheté le dernier livre de Masson (Soupe Froide et Bonne Année chez Casterman, deux livres très émouvants, avec une narration très imaginative). Le scénariste... Je savais que je n'aurais pas du acheter cette BD, Masson n'a pas besoin qu'on le bride. Et puis ce scénariste n'a fait que des BD de 5ème catégorie chez des éditeurs de seconde zone. Alors voila. Je retombe dans mes déceptions de toujours. Dois-je finir par me lasser de tout ?
Hem. Futuro sortait 1 livre tous les 2 mois. C'étaient des bijoux, des choux, des hiboux. Futuro veut sa place au soleil (jeu de mot pour les accros) : Futuro multiplie les parutions (4 nouveautés au moins la semaine dernière). Des plus perspicaces que moi avaient senti le coup venir. Des plus bougons que moi (Yep ! Ca existe, Laurent !). Des bandits achettent le nom de Futuro*, s'offrent une certaine légitimité en sortant des trucs super-bien, et foncent dans la masse pour faire comme tout le monde. Mes 3 derniers achats Futuro sont des désastres.
 
Deux secondes sur Masson : le dessin n'est pas terrible, ça n'a jamais été son fort. La mise couleur de Raives est horrible (pourtant il est plutôt doué à ce ptit jeu là, mais bon, l'ordi ne peut gagner devant le pinceau (je sais, je suis écolo rétrograde anti-progrès, et je n'oublie même pas de fermer 2 parenthèses)). L'histoire est indigente (comme dirait Nath). On suit une femme amoureuse d'un cuistre tout au long de 4 saisons, entre son feng-shui à elle, et son front bas à lui. Je n'ai pas compris s'il y avait une critique de son monde à elle, face à la réalité de son monde à lui, efficace, froid et fermé. Je pense que oui, parce que Masson est cancérologue, et qu'un des personnages tombe malade et lâche les idées de la femme amoureuse pour un traitement sérieux. Et c'est marrant, parce que moi je plonge dans ce monde, cette sorte de surnaturel, finalement plus naturel qu'on ne le croit.
De là à dire que Futuro c'est de la merde, Futuro c'est de la merde.

Un autre éditeur, tout jeune dans la BD, s'offre de belles visites : Gallimard reçoit Rabaté pour une adaptation de Harry's Mad (le Mad' de Harry ou Harry est fou). Gallimard, c'est aussi Bayou, la collec' inégale de l'inégal mais tonitruant Joan Sfar. Gallimard, c'est bien sûr (descendez plus bas) la Maman de Bravo (je redis Bravo). Je mise sur eux maintenant !

* L'histoire de Futuro par Cestac, fondatrice de la boite vidée de son miel, vient de paraitre chez... Dargaud ! Futuro en dessous de tout !!

mardi 30 janvier 2007

Dédicaces à Angoulême

Les dédicaces sont des formidables moments pour rencontrer les auteurs. Bon, à condition de parler la langue. Cassini est italien, Masson est français, Nancy Pena est américaine ? et les deux chinois sont chinois.

On a passé de bons moments avec Masson, nous parlant de sa vie à la Réunion, ses projets plus légers...

Avec les italiens, la communication n'est pas facile facile.

Avec les québecois, on comprend rien à c'qu'ils disent... Maudit accent !

Ça, c'est des dédicaces pour un copain d'Isa, dont je ne me rappelle plus le nom, au stand Dupuis.

Et ça celles que j'ai récupéré. Lucas au stand FLBLB (à visiter leur site et celui des élections) moment génial. Alison, américaine, fait le même dessin pour tout le monde, et ne connait aucun mot français. Isa m'a conseillé ce bouquin, dont le dessin me plait bien. On verra...

mercredi 27 septembre 2006

Journal d'un chirurgien

Charles Masson n'est pas auteur de bandes dessinées, enfin, pas seulement : il est ORL dans un service de cancérologie, à Lyon au moment où se déroule l'histoire. Ses différentes expériences l'ont amené à écrire un livre poignant, dans la collection écritures (la seule chose à lire chez Casterman...).
C'est Soupe froide, ça raconte l'histoire d'un clochard atteint d'un cancer, qui fuit l'hopital, son manque d'humanité et de considération (on lui a servi de la soupe froide).
   
Les dialogues sonnent vrai, car ils ont été entendu au fil de ses rencontres. Cette histoire est un condensé de situations vécues, et on rentre dedans, on la vit entièrement. C'est terrible, c'est humain, c'est triste.
Bonne santé est construit différemment. C'est un recueil de 6 histoires, 6 médecins qui se racontent, sans lien entre elles. Elles sont séparées par des dialogues entre le médecin, qui fait sa tournée des chambres le 1er janvier, et ses patients. L'auteur n'a retranscrit que ses mots, on devine assez facilement ceux des patients, et ses pensées. Il a du mal à souhaiter une bonne année à ces gens qui vont mourir... Cette tournée est une corvée ! Il a beaucoup de distance avec ses malades, et heureusement qu'ils n'entendent pas ce qu'il pense ! Ses réflexions renvoient à beaucoup de dureté, d'agacement (le train-train, la fatigue) et aussi de tendresse. On découvre, notamment grâce aux 6 histoires, que cette distance est nécessaire. Les 6 petites chroniques nous font découvrir le quotidien d'un médecin, à côté de son travail proprement dit. On est dans les relations, souvent avec les malades, parfois avec ses collègues, peu avec leur famille. Et les relations, c'est ce que nous sommes. Il nous parle de nous.
Le menteur. Le medecin offre un cadeau à son amie. Elle découvre qu'il la trompe, il soutient le contraire, envers et contre tout. Contre les évidences. Elle le quitte, et lui, peu troublé, retourne avec sa maîtresse. Il lui offre le cadeau, qu'elle a vu chez lui, elle sait qu'il était destiné à son amie. Mais lui affirme que non... Ce médecin est un menteur professionnel. Il nous confie que c'est ce qu'on apprend dès le début de l'internat : le pieu mensonge. Il offre de l'espoir aux désepérés, aux malades sans avenir... Il offre la vie. 
Le prof. Le médecin est chez sa maitresse, il parle. Il raconte sa journée, elle écoute, s'endort un peu. Il a merdé aujourd'hui, une femme est morte sur sa table, et c'est très rare dans son service. Il est le chef du service, celui qui à la manivelle pour que le jour se lève. Mais là, il a merdé. Il se sent comme un petit enfant, perdu devant une maquette à monter... il espère celui qui lui dira comment s'en sortir... mais aujourd'hui, il est celui là : il ne peut compter que sur lui.
Et il se sent si faible. La mort de cette femme l'a choqué...
Les pantoufles. Un médecin en week-end à la compagne raconte la venue des "campagnards" à son hopital. Ce récit mêle des images de sa promenade au village (et sa visite à un ancien patient dans une ferme) avec des scènes cocasses, dures et tendres de petits vieux en pantoufles, débarquant à la ville. On sent beaucoup de compassion, d'intérêt pour ces gens perdus... Le passage de l'annonce du diagnostic est terrible. Le constat qu'il fait de la vie gâchée de son ancien patient nous ramène à nos vies... L'histoire se termine par ce vieux fermier, qui fume à travers le trou qu'il a dans la gorge...
La carapace. Un médecin décrit la vie à l'hopital. Celle des médecins, avec leur humour gras et leur univers machiste. Les jeunes internes se font bizuter, et se mettent une carapace (symbolisée de manière assez drôle dans les petits gags) pour rentrer dans la grande famille. Mais il y a des moments magiques entre parenthèses, où le medecin redevient un homme, et parle normalement avec son infirmière, de peinture, de littérature... L'histoire est entrecoupée de petits gags, sous forme de strip, dessiné avec un style plus clair. Le running gag est très drôle.
Mme Lustucru. Un scénariste propose une histoire à un producteur, qui lui avait déjà refusé Soupe froide. Il lui raconte l'histoire de Mme Lustucru, une patiente incurable, sans traitement possible, qui étouffe, que le médecin opère depuis quelques jours chaque matin pour lui enlever la tumeur qui grossit sans arrêt... Elle se réveille après l'opération, heureuse : elle croit qu'elle est morte. Puis réalise que non, que ça va recommencer... Elle demande à ce qu'on arrête ce cirque... qu'on la laisse enfin... Le médecin le lui promet. Conscient de son rôle de bourreau, il envoie un collègue le lendemain, faire le nécessaire, l'accompagner...
Romance. L'éditeur repproche à l'auteur de ne parler que de choses noires. Quand on lui annonce les morts de la nuit, il dit que c'est une bonne chose de faite... que lorsque la mort est la fin d'un cauchemar, qu'elle arrive dans la nuit, sans souffrance, c'est une bonne chose. La belle histoire qu'il raconte (celle d'une mère qui meurt juste avant son fils malade, après l'avoir veillé chaque jour) n'en est pas vraiment une...
    
Bien sûr, ce sujet me touche de près, et je pleure tout au long du livre. Mais ce livre (ainsi que Soupe froide), je l'ai partagé avec Nat, on l'a aimé dès le début, tout simplement parcequ'il raconte quelquechose, il parle de la maladie, de la vie et de la mort. Le ton est vrai. Ce genre de livre est très rare en BD, et c'est celui que je préfère (je l'ai déjà dit pour La Marie en plastique et je le redirai pour les suivants que je critiquerai...).

La mort est très présente dans ce livre, c'est quelque chose qui obsède l'auteur. Il pense à la mort de sa fille, il rit pour se protéger.

Les récits sont souvent illustrés par des images de la vie, une ballade que fait le médecin dans la campagne, et parfois, l'illustration colle avec ses pensées (il parle du vide, et passe près d'une piscine). On n'est pas complètement à l'hopital, parcequ'il nous entraine ailleurs, mais tout nous y ramène finalement... Le dessin peut rebuter au début, et c'est vrai que je n'en suis pas très fan. Mais le dessin est le vrai piège en BD, mes plus grandes déceptions sont liées à des achats faits sur le dessin (il y a moult jeunes auteurs talentueux, et de vieux bons auteurs qui n'ont plus rien à raconter), et mes plus grands bonheurs au dépassement de ce premier dégoût (je n'ai lu Rebecca à l'INRA qu'après avoir lu tout le reste qui m'interessait, et après l'avoir reposé 15 fois : c'est pourtant un chef d'oeuvre). Le dessin de Masson est simple (le N&B accentue cette impression), adroit, mais je n'aime pas sa manière d'encrer. Ca n'est en aucun cas une gêne pour la lecture...
Plongez-y...