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dimanche 30 août 2026

Dong Xoai -Vietnam-1965 (Joe Kubert) - Compilations de Voltaire57 (V.O.)


 La BD que vous allez lire est une drôle de BD. Encore que 
drôle ne soit pas le mot approprié puisqu’on parle de guerre.
De la guerre du Vietnam qui plus est. 
Nous sommes en 1965 et la guerre du Vietnam
 est encore populaire aux Etats-Unis. 
Par populaire il faut comprendre qu’une majorité de 
gens l’approuvent encore. Cela ne va pas durer. Les boys
qui rendre des body bags sont de plus en plus nombreux; 
de quoi refroidir l’enthousiasme des va-t-en guerre. Ceux
qui reviennent estropiés ne font pas mieux
 pour la publicité de cette guerre, pas plus que ceux 
qui reviennent sur leurs deux
jambes et qui parlent d’un enfer.

Cette BD raconte justement l’enfer. Il n’y a rien de drôle
 dans l’enfer, il n’empêche que c’est une drôle de BD. 
D’abord parce qu’il n’y a que des crayonnés en noir et blanc, 
ensuite il n’y a à proprement parler pas de vignettes 
et pas vraiment de phylactères non plus. 
Pourtant les dessins sont superbes et l’histoire prenante.
Vous aurez compris pourquoi quand je vous aurais
 dit que celui qui officie au scénario et dessin s’appelle Joe Kubert !






Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº669 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 23 août 2026

Savage Tales' Best Pages (1985-1986) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


 Les comics de guerre sont finalement apparus assez tardivement, 
non pas qu’il n’existât pas ici et là quelques histoires
guerrières, mais finalement assez peu. 
Ainsi durant la Seconde Guerre Mondiale, 
il y a les bandes de Captain America et de The Human Torch 
plus quelques histoires de Superman ou Batman
 et c’est à peu près tout, sans doute pour ne
pas inquiéter les enfants qui voyaient pères 
et oncles revêtir l’uniforme.

Pour les adultes, outre quelques nanars habituels 
dans ces cas là, on remarquera
surtout Terry et les Pirates qui était en prise directe
avec l’actualité et Male Call destiné aux G.I.
 C’est bien peu. La chose est d’autant plus curieuse
qu’au même moment les films de guerre pullulent, 
on recense ainsi environ
80 longs métrages américains tournés pendant le conflit.


En revanche dès le début de la guerre de Corée c’est l’explosion 
des comics militaristes. Il s’agit 9 fois sur 10 de bandes
 outrageusement patriotardes.
C’est un schéma qui perdurera plus tard que ce soit 
avec Sergent Rock ou Nick Fury même si le côté patriotique
 est légèrement édulcoré.
 Lors du conflit coréen E.C. était resté dans le tempo de
 ses confrères mais dans un degré
moindre et restituait plus souvent l’horreur 
et la vacuité de la guerre.
C’est ce qui fait encore aujourd’hui l’intérêt 
de Frontline Combat par exemple.

Toutefois c’est bien Blazing Combat, la publication Warren dirigée par Archie Goodwin (1937-1998), qui est restée le sommet du genre. 
Le principe est basé sur des récits relativement courts
 de 8 à 10 pages généralement dans
lesquels l’action n’est pas circonscrite aux seuls combats. 
On évoque aussi selon les cas la peur, la souffrance,
 la camaraderie qui peuvent naître dans ces moments là. 
La violence n’intervient que pour ponctuer ces sentiments 
et souligner la monstruosité de la guerre. La plupart
des scénarios sont dus à Archie Goodwin et très franchement
 il n’y a rien à jeter. Quant aux dessinateurs rien que des
pointures : Gene Colan (1926-2011), Reed Crandall (1917-1982),
 Frank Frazetta (1928-2010), Russ Heath (1926-2018), Gray
Morrow (1934-2001), Joe Orlando (1927-1998), John Severin
 (1921-2012), Angelo Torres (1932), Alex Toth (1928-2006)
 Al Williamson (1931-2010) et Wallace Wood (1927-1981). 
La plupart d’entre eux travaillaient déjà chez E.C.



Savage Tales reprend en 1985 la recette de Warren. Marvel lui 
donne le même titre que sa revue des années 70, 
mais celle-là était axée sur l’heroic
fantasy alors que la nouvelle mouture sera 
essentiellement guerrière. L’ensemble
est d’une bonne tenue et aurait mérité plus que ses 
8 numéros avec là encore d’excellents dessinateurs.
 On retrouve par exemple John Severin,
Gray Morrow qui dessinera aussi Tarzan, 
John Buscema (1927-2002) l’un des
pères du Surfer d’Argent et celui qui mettra Conan au sommet . 
Dans la nouvelle
génération d’alors l’Espagnol Pepe Moreno (1954) 
est de première grandeur,
Michael Golden (1955) fera une jolie carrière s’occupant 
ensuite du ‘Nam et des Micronautes tout comme
 Paul Kirchner (1952) qui s’était fait connaitre dans Epic...
[Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album]


Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº667 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 16 août 2026

The Spanish Main Vol.10 Isidro Monés at Warren's / The Spanish Main Vol.11 Leopoldo Sánchez at Warren's - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


Isidre Monés Pons (1947) est mieux connu sous son nom 
d’artiste d’Isidro Monés Pons. Toutefois certains de
ses récits sont parus chez Warren sous le pseudo de Munes, 
allez savoir pourquoi !. Comme ses collègues de
la même période il commence à travailler très jeune. 
D’abord dans la publicité et réalise aussi nombre d’illustrations
pour des albums d’images à coller, 
en quelque sorte les Panini de l’époque. 
C’est ainsi qu’il va peaufiner
son style et apprendre son métier tout en prenant
 des cours du soir à l’Academia Taller Valls.

L’arrivée d’Isidro chez Selecciones Ilustradas montre
 que s’il n’est nécessairement pas l’étoile la plu brillante, il
appartient néanmoins à cette galaxie. 
Il reconnait avoir été influencé par les Italiens 
Dino Battaglia (1923-1983) et Sergio Toppi (1932-2012) 
et ses compatriotes, Enric Scio (1942-1998), 
Esteban Maroto (1942) ou José Maria Bea (1942)., 
tout en avouant son admiration pour Moebius national 
(1938-2012). Il est des choix plus malheureux.
Tous sont à des degrés divers de grands dessinateurs 
et certains peuvent être considérés comme des
grands maîtres du noir et blanc.


Sa notoriété explose avec les récits qu’il livre pour Warren
 Publishing dont il devient l’un des gros contributeurs. 
Il suspend en 1976 sa collaboration avec l’éditeur 
américain et se rabat vers des titres importants de la 
BD britannique comme Commando ou Bullet. Comme il le dit 
lui-même il ne garde pas un bon souvenir de cette période :
« Le thème de la guerre était affreux ; la mise en page, 
fastidieuse, une succession de demi-pages identiques, alors
que j’ai toujours préféré des formats plus audacieux. 
Quant au sujet, c’était encore pire : toujours les gentils Anglais
avec leurs casques Tommy et en face les méchants. »

Pour la revue Misty destinée aux jeunes filles britanniques
 il donne quelques précisions sur sa technique : « Le
tirage ne permettait pas d’utiliser les nuances de gris, 
et je n’avais pas le temps de tout colorier en demi-teintes.
 J’ai donc dû recourir à la technique classique du pinceau 
et du lavis, et me replonger dans l’étude de Caniff et Toth. » 
Un bel hommage rendu à deux maîtres, non ?

On ne s’étonnera donc pas qu’il revienne en 1979 Warren 
qu’il quittera avec la faillite finale. Outre ses nouvelles il
laissera également une courte série fort intéressante, le
Dr Archaeus (disponible en anglais dans Bibliotheca Virtualis)

Suite à cela Selecciones Ilustradas lui décroche un 
contrat chez Disney? S’ouvre alors une période de bonheur
mais si facile que cela en terme de travail : « Faire partie 
de la famille Disney était épuisant. Imaginez devoir gérer
les références Pantone de toutes les créatures de la forêt 
de Bambi, les dix couleurs différentes (parfois plus) pour
chacun des nains de Blanche-Neige, et ainsi de suite, 
page après page, des pages
remplies chacune de 101 chiens. Ajoutez à cela un 
dossier complet de maquettes
de chaque personnage dans toutes les poses, 
pour ne pas dévier d'un pouce. »


Dans le même temps il continue une activité d’illustrateur 
pour des jeux, des couvertures de livres, des affiches, 
des cartes à collectionner, de sorte qu’il est
presque autant reconnu dans ce domaine que pour la BD.
Enfin comme tant d’autres de ses collègues 
il s’adonne à la peinture.
Mais pour l’heure présente voici de quoi mieux 
le connaitre en matière de BD !




Leopoldo Sánchez (1948-2021) est caractéristique de ce
 que certains appellent le « style espagnol », cette
excellence dans le noir et blanc. Si la maîtrise du jeu 
entre l’ombre et la lumière est partagée par beaucoup,
l’utilisation de tramés et l’alternance entre plume, pinceau 
et crayon est beaucoup plus rare. Pour
autant parler d’école espagnole est un peu excessif puisque 
la plupart de ces mêmes Espagnols reconnaissent
une dette aux cousins de la Botte, Sergio Toppi et 
Dino Battaglia ou de l’autre côté de l’Atlantique comme Breccia.


Qu’on ne s’y trompe pas nombre de dessinateurs américains, 
notamment ceux
qui ont officié sur les strips quotidiens, savent jouer avec 
les ombres tout comme par exemple d’autres excellents 
dessinateurs tels Attilio Micheluzzi ou Horacio Lalia. 
Mais leurs traits sont nets et finalement assez peu utilisent les
tramés. Or ceux-ci donnent une impression de texture. 
De plus en variant les
trames on donne une impression de profondeur e
ntre avant-plan et arrière-plan.
Enfin et ce détail n’est pas le moindre pour des artistes 
qui produisent beaucoup,
plutôt que de perdre du temps sur une foultitude de détails, 
la trame peut produire le même effet ce qui accentue 
l’ambiance de la planche.


Au moment où il lance Creepy le noir et blanc est 
une nécessité pour Warren
pour des raisons de coûts, le groupe étant souvent 
plongé dans des tourments
financiers de première grandeur.
Pourtant avec l’émergence de la concurrence Warren 
finira par insérer quelques pages couleurs dans chaque 
numéro de ses magazines. La difficulté résidait dans 
le va-et-vient entre l’Espagne et les Etats-Unis.
Mettre de la couleur sur des planches qui n’ont pas été 
conçues pour cela demande une réelle expertise. 
Chez Warren autant le dire tout de go, il ne s’agit pas,
 la plupart du temps, d’une franche réussite.

La marque du groupe est donc bien le noir et blanc.

La contribution de Sánchez chez Warren Publishing
 fut assez conséquente. Outre les récits complets,
 il fait partie de ceux qui ont produit
le plus de mini séries tels The Spook 
(voir album dans Bibliotheca Virtualis),
The Freaks ou The Pea Green Boat. Vous en en avez 
un exemple dans cet album avec The Unholy Creation.

D’ailleurs hormis Vampirella, Pantha et The Rook Warren 
Publishing n’a jamais eu de héros récurrents au long
cours. Le récit court complet est une autre des marques 
de fabrique du groupe; vous allez d’ailleurs maintenant
pouvoir le constater.


  


Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº664-nº665 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 2 août 2026

The Spanish Main 08. Jaime Brocal at Warren's / The Spanish Main 09. Vicente Alcázar at Warren's - Compilations de Voltaire57 (V.O.)



 Comme on ne peut pas être au four et au moulin 
Jaime Brocal Remohi (1936-2002) a peu travaillé pour
Warren Publishing. On le connait en France surtout pour 
ses albums d’heroic fantasy, Taar en tête. C’est
assez réducteur mais pas complètement faux. 
L’une des caractéristiques de ses héros de fantasy est
d’être hyper bodybuildé au point qu’à côté le Conan de 
John Buscema passerait presque pour un gringalet.

Pourtant dans sa carrière ce Valencien d’origine a beaucoup produit, 
essentiellement d’ailleurs pour les petits
formats longtemps ostracisés par rapport aux albums; qui plus est à 
une époque où la bande dessinée était considérée
comme une sous culture et encore le mot culture était même de trop.

Il débute comme professionnel de la BD à 18 ans, Valence est 
alors un gros centre d’éditeurs BD avec Editorial Maga 
et Editorial Valenciana. C’est là qu’il jette ses premières
 armes avant de rejoindre quelques années plus
tard Selecciones Ilustradas. Ses premiers dessins
sont tournés vers la petite enfance comme El Burrito
Envidioso nn(1956) ou quelques bandes
d’aventures tels les westerns.

En 1958 le film Les Vikings sort et devient un succès
mondial. À l’époque la diffusion des films est
plus lente. À titre d’exemple il sort aux Etats-Unis
fin juin mais fin décembre en France, ne serait-ce
que pour des raisons de doublage. Enfin il existe
un premier circuit de distribution dit d’exclusivité
suivi d’un second dit de deuxième exclusivité et en
fin un troisième réservé aux petits cinéma de quartier.
Tout ceci pour dire que si un succès inspire
des imitations celles-ci ont alors un peu de retard à
l’allumage par rapport à notre monde actuel.


C’est donc en 1960 que surfant sur la vague viking Brocal 
créé Katan pour le marché anglais repris presque aussitôt
 en Espagne et plus tardivement (1967-1970) en France par Aredit. 
Il est vrai qu’entre temps Imperia avait passé 
commande à Selecciones Ilustradas
d’une autre série viking : Ögan. Mariano Hispano et
 Jaime Brocal sont chargés de créer le personnage qui 
connaîtra une centaine de numéros. Ögan est donc un viking, 
commande française
imaginée par des Espagnols et qui sera publiée 
dans toute l’Europe ou presque !

Pendant toutes ces années Brocal va surtout travailler pour la
presse anglaise. Il a par exemple dessiné nombre d’histoires de Janus
Stark (1969) mais d’une manière générale tous les genres y
passent : guerre, westerns, aventures...
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]





De prime abord il pourrait paraître un peu culotté d’intégrer 
Vicente Alcázar (1944) dans cette collection
car finalement il n’a ni beaucoup travaillé avec Warren 
ni avec vraiment Toutain. Tout ceci mérite donc
quelques explications.

Si dans sa chanson J’me voyais déjà Charles Azanavour 
quitte sa province à 18 ans c’est à 17 qu’Alcazar
quitte l’Espagne et son Ecole Militaire pour Londres. 
Là il suit des cours pendant un an à la Sir John Cass School
of Arts and Crafts. Il y rencontre Carlos Pino (1940) avec 
qui il collaborera ensuite sous le nom commun de Carvic.


Mais Vicente a la bougeotte et abandonne ses études 
pour se balader un peu partout
en Europe où il survit grâce à des petits boulots : 
le très classique plongeur
mais le beaucoup moins tapissier dans une
 entreprise néerlandaise, traducteur
pour un importateur londonien d’oranges, etc. 
Une annonce de Fleetway cherchant
des dessinateurs retient son attention. Il envoie 
un mini dossier qui lui permet
d’obtenir un rendez-vous avec un responsable, 
mais laissons le parler :
« Après l’entretien avec le rédacteur en chef à Londres, 
je l'ai convaincu de me confier
un scénario. Lorsque j'ai envoyé le travail terminé, 
j'ai eu la satisfaction de recevoir
un gros chèque… et un autre scénario. Je me suis alors 
dit que je pourrais faire ça
toute ma vie, car non seulement je m'amusais beaucoup, 
mais en plus j'étais très bien
payé. » Voilà commence une vocation !


Fleetway lui passe régulièrement des commandes, pour 
autant le duo conclut un
accord avec Temple Arts Agency qui les amène à fournir 
des histoires pour de
nombreuses autres revues britanniques. Ils travaillent
 même avec l’Espagne pour
Chio, un journal pour enfants. En 1969 nouveau départ, 
pour les Etats-Unis cette
fois, tandis que Carlos reste à Londres 
où il fera toute sa carrière...
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]



 


Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº660-nº661 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

mardi 28 juillet 2026

Wilderness: The True Story of Simon Girty, Renegade by Timothy Truman - Scans inédits de Mick (V.O.)



 Wilderness: The True Story of Simon Girty, Renegade  (Wilderness : La
véritable histoire de Simon Girty, renégat), est une bande dessinée en
deux volumes en noir et blanc, acclamée par la critique, réalisée par
Timothy Truman et publiée entre 1989 et 1990. Elle raconte la vie de
Simon Girty, une figure de la frontière du XVIIIe siècle qui, après
avoir été capturé par des Amérindiens lorsqu'il était adolescent, a
passé une grande partie de sa vie à lutter à leurs côtés contre les
forces coloniales britanniques et américaines.


Le travail de Truman se distingue par sa précision historique et sa
représentation équilibrée des conflits culturels complexes durant la
guerre de France et des Indiens ainsi que durant la Révolution
américaine. Contrairement au folklore traditionnel qui dépeignait
souvent Girty comme un simple traître ou un « sauvage blanc », Truman le
présente comme un héros tragique piégé par le destin, redonnant aux
peuples autochtones une perspective dans le récit. La série, comprenant
le Book 1: The Borderland et le Book 2: Bloody Ground (le livre 1 : La
frontière et le livre 2 : Terre sanglante), est très appréciée pour le
détail de ses illustrations et la rigueur de ses recherches, et reçoit
les éloges d’historiens et de lecteurs pour offrir une histoire plus
nuancée que les biographies classiques de l’époque.


Biographie

Timothy Truman est un écrivain, artiste et musicien américain. Il est
surtout connu pour ses histoires et ses illustrations de bandes
dessinées de style Far West, en particulier pour son travail sur
Grimjack (avec John Ostrander) et Scout, ainsi que pour la réinvention
de Jonah Hex avec Joe R. Lansdale. Truman écrit actuellement pour Conan
et enseigne au Pennsylvania College of Art and Design.

Le premier travail professionnel de Truman dans le domaine des comics
fut Grimjack, réalisé avec l’écrivain John Ostrander, pour la maison
d’édition indépendante First Comics. Grimjack apparut pour la première
fois dans Starslayer #10 en novembre 1983, avant de passer à sa propre
série après le numéro 18 en 1984, et cette série a continué sur 81
numéros. En plus d’être un personnage très apprécié des fans et souvent
imité, Grimjack a presque à lui seul défini l’archétype du héros de
comics d’action sombre et brutal.

Truman est créatif de manière continue depuis plus de 20 ans, montrant
sa sensibilité pulp dans ses écrits. En 1985, il crée Scout, suivi de
Scout : War Shaman, un western futuriste. Un an plus tard, il relance
les personnages Hillman Airboy et The Heap pour Eclipse Comics. Il
développe également The Prowler, un personnage de type Shadow, et adapte
The Spider pour Eclipse. En 1991, chez DC Comics, il crée Hawkworld, une
réinvention de Hawkman. Avec l'auteur Joe R. Lansdale, il réinterprète
Jonah Hex en western horrifique. Dans cette œuvre, leur création du
méchant Edgar Autumn a suscité une plainte du musicien Edgar Winter.
Avec son fils, Benjamin Truman, il crée « A Man Named Hawken ».


Truman a été choisi par Dark Horse Comics pour illustrer un roman de
Tarzan récemment achevé et a écrit une série pour la bande dessinée. Il
a également écrit presque l’intégralité de la série Turok : Chasseur de
dinosaures pour Valiant Comics, après que David Michelinie a lancé la
série avec son premier arc de trois épisodes, puis a quitté la série.
Pour l’ancienne branche de science-fiction de DC, Helix, il a créé The
Black Lamb. Il a aussi travaillé sur une aventure pulp typique, Guns of
the Dragon, mettant en scène Enemy Ace et Bat Lash, et a écrit Star Wars
chez Dark Horse Comics. Pendant son passage chez Dark Horse Comics, il a
repris l’écriture de Conan à partir de Kurt Busiek en 2006, puis, après
la fin de cette série, il a lancé Conan le Cimmérien.

Le travail étonnant de Truman, Simon Girty, Renégat, était un roman
graphique en deux volumes en noir et blanc qui représentait, sous un
jour nouveau et intéressant, les horreurs et les triomphes de la
frontière ouest des colons américains. Grâce à une utilisation
audacieuse de l'espace positif et négatif en noir et blanc, Truman a su
captiver à la fois un public jeune et un public adulte en
Virginie-Occidentale et en Pennsylvanie. Il était particulièrement
important pour les Virginiens-Occidentaux, qui luttaient contre la
représentation de Lewis Wetzel par le romancier Zane Grey, souvent
idéalisée et florissante. Truman lui-même est un historien passionné qui
déteste voir une scène de guerre illustrée avec des armes inappropriées,
et le second volume de sa série consacré à Simon Girty a été dédié aux
erreurs relevées dans le premier.


Tecumseh ! Un roman graphique basé sur le Théâtre en plein air de
Virginie-Occidentale est un roman graphique en couleurs qui présente la
pièce du début à la fin. Il a renouvelé l’intérêt pour le guerrier dans
les Appalaches. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il utilisait « Tecumseh
» au lieu de « Tecumtheh », il a expliqué qu’il ne voulait pas expliquer
au public mainstream la variation d’orthographe — le mouvement en faveur
de la prononciation a commencé avec le général William Tecumseh Sherman,
qui venait d’une famille souhaitant commémorer le guerrier, mais
trouvait que le « Tecumtheh » avec le lisping serait peu viril.

Texte: Mick



Nous remercions Mick pour cette magnifique numérisation d'une grande série.

Publié par Monsieur Augustin

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