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jeudi 1 octobre 2020

Hommage à QUINO

 

Mafalda, la petite fille espiègle enfant terrible de la BD, est née en 1964 sous le crayon de Quino. Joaquín Salvador Lavado de son vrai nom est décédé à l’âge de 88 ans.



Il était le papa de Mafalda. Le dessinateur argentin Joaquín Salvador Lavado Tejón
plus connu sous le pseudonyme de Quino, est décédé ce mercredi, à l’âge de 88 ans, 
a révélé son éditeur, Daniel Divinsky.

« Toutes les bonnes personnes du pays et du monde entier le pleureront », a-t-il écrit sur Twitter. 

L’artiste est mort à Mendoza (Argentine), la ville qui l’a vue naître en 1932. 
Ce scénariste et dessinateur de bande dessinées est célèbre à l’international
 pour le personnage de Mafalda qu’il a créé en 1962.


La Légion d'honneur aussi pour Mafalda

A l’origine, cette petite fille à la langue bien pendue devait apparaître dans 
une campagne de pub pour une marque d’éléctroménager. Mais le projet a été abandonné.
 L’héroïne trouvera sa place dans des comic strips, publiés notamment dès 1964 
dans le magazine Primera plana.

Quino utilisait Mafalda pour commenter l’actualité politique de l’époque et faire passer des messages. Ses demandes d'explication sur la condition féminine, la dictature, la surpopulation, la guerre atomique ou Fidel Castro reflètent en réalité une indignation constante contre le monde des années 1960. 
Dans l'Espagne sous Franco, Mafalda était réservée aux adultes. 
En Bolivie, au Chili et au Brésil, elle a longtemps été censurée.


Si l’artiste a cessé de dessiner ce personnage en 1973 pour se consacrer à d’autres projets humoristiques, il l'a ponctuellement mise au service de causes et d'associations liées aux 
Droits humains telles qu’Amnesty international et l’Unicef.

En 2014, Quino a été fait officier de la Légion d'honneur, peu après que Mafalda a reçu la même décoration, ce qui était du jamais vu pour un personnage de bande dessinée.

Texte: www.20minutes.fr/arts-stars/culture







Quino

14 tomes

  Quino 1978  -   ... Pas mal et vous?
  Quino 1980  -   Y'a un truc !
  Quino 1982  -   Laissez-moi imaginer 
  Quino 1982  -   Pour l'humour de l'art 
  Quino 1984  -   Provision d'humeur 
  Quino 1985  -   Quino-therapie 
  Quino 1990  -   Qui est le chef 
  Quino 1996  -   Bien chez soi 
  Quino 1998  -   C'est pas ma faute 
  Quino 1987  -   Les gens sont méchants 
  Quine 2000  -   À votre bon coeur
  Quino 2002  -   On est né comme on est né 
  Quino 2003  -   Les gaffes de Cupidon
  Quine 2004  -   Ça va le affaires
  Quino 2004b  - Un présent imprésentable 

Scans: Scan DKFR - Coldfusion - Enwan95



Mafalda. Intégrale Noir & Blanc 


Les 12 tomes en couleur

1. Mafalda 

2. Encore Mafalda

3. Mafalda revient 

4. La bande à Mafalda

5. Le monde de Mafalda 

6. Le petit frère de Mafalda

7. La famille de Mafalda 

8. Mafalda et ses amis 

9. Les vacances de Mafalda

10. Le club Mafalda 

11. Mafalda s'en va 

12. Il était une fois Mafalda 


- Série finie
- Genre : Humouristique
- Editeur : Glénat
- Années : 1973 (édition Lattes) 1980 (édition Glénat)
- Scénariste : Quino
- Dessinateur : Quino
- Public : Tout public 

Scans: Digital-1920-webp

Publié par Monsieur Augustin

lundi 13 novembre 2023

Bo et Lucy au cœur du temps. Kline / Maine. Gomme 1982 - Compilation de Voltaire57

 
Gomme était la revue de Glénat destinée à un plus jeune public que celui 
de Circus qui visait davantage les adolescents et jeunes adultes. 
Elle n'était pas sans qualités et avait des personnages adaptés a la cible
visée : Chafouin et Baluchon, deux chats gaffeurs, Bastos et Zakousky, aventures dans la Russie tsaristes, ces deux séries étant animées 
par François Cortgegianni et Pierre Tranchand. 
On trouvait aussi une série médiévale Brunelle et Colin de 
Robert Génin et Didier Convard, 
l'inévitable western avec Le Chariot de Thespis de Christian Rossi, 
Percevan qu'on ne présente plus et un tas de bandes étrangères comme
 Mafalda, Storm ou Capiaine Rogers.

Plus surprenant pour pareil public le journal offrait aussi 
Balade au Bout du Monde.

Bref, Gomme était un journal qui avait de la tenue, 
Bibliotheca Virtualis a d’ailleurs publié l'intégrale des aventures
de Jérôme Collard, bandes d'aventures au parfum policier situé dans
 la France de la Belle Epoque.


Gomme souffrait néanmoins de deux gros défauts.
Le premier était la désaffection des jeunes vis-a-vis des revues de BD, 
étant happés par de multiples sollicitations :
TV, débuts des jeux vidéos, etc.

Le second est qu‘un mois pour un gamin c'est très long, surtout avec 
des bandes à suivre. Si l’on regarde bien les
productions de l'époque tous les petits formats mensuels offraient
 des histoires complètes. Des revues comme
Blek qui s'achevaient sur des cliffhangers étaient au pire bimensuelles. 
Le fin du fin était d’avoir une périodicité
hebdomadaire mais pour cela il fallait des reins financiers solides.
 Arrivée en novembre 1981 Gomme achèvera sa
course en janvier 1984 après 26 numéros et deux hors série.

Gomme avait pris un certain nombre de recettes qui avaient bien 
fonctionné chez les confrères à commencer par Oncle Paul.
 Raconter des anecdotes historiques en quelques planches 
est une formule plaisante qui a été reprise de multiples fois. 
Pourtant ce n'est qu’en 1982 avec le n°8 que le concept est introduit.

Nous découvrons un couple d'adolescents ou de jeunes étudiants, Bo et Lucy
qui serviront de Cicerone. 
Nous sommes dans le futur de l'époque après 1989 et la fameuse exposition universelle de Paris (qui n'a jamais eu lieu)
et Lucy a accès aux salles professionnelles du 
Nouveau Palais de la Découverte
 ce qui va nous permettre de voyager-intellectuellement, dans le temps.


C'est Kline, l'alias de Roger Chevallier (1921-2013), qui s'occupait des dessins. 
Kline c'est l'homme de Davy Crockett et Loup Noir dans Vaillant/Pif
Quant à Régis Maine on retrouve son nom dans des adaptations BD 
de films ou de personnages de Walt Disney 
et pas mal de rédactionnels dans Gomme. 
Ce rôle d'Olivier Joly dans Spirou ou
d'Yves Duval dans Tintin lui allait comme un gant.

On peut et on doit regretter qu'il n'y ait pas eu davantage d'incursions. 
Restent 20 planches inédites en album que
nous vous présentons aujourd'hui.

De quoi montrer que malgré son titre ce journal n'était pas à la gomme !




Nous remercions Voltaire57 pour ce magnifique album virtuel.

Liens: .rar  -  .pdf    
  Album nº 315 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 13 octobre 2018

Charlie - Année 1970 [12 - 23] janvier - décembre 1970



Charlie Mensuel

Le journal Charlie mensuel (ou tout simplement Charlie) « Journal plein d'humour et de bandes dessinées » est un mensuel de bande dessinée publié de février 1969 à février 1986.

Charlie est fondé en 1969 par Delfeil de Ton qui est son premier rédacteur en chef. Son sous-titre est « Journal plein d'humour et de bandes dessinées ». Le journal est, à ses débuts, directement inspiré par le mensuel italien de bande dessinée Linus1, dont il reprend la mise en page et une partie des séries. Il tire son titre, comme son modèle italien, de l'un des personnages principaux des Peanuts, en l'occurrence Charlie Brown.

La revue publie des comic strips classiques (Krazy Kat, Andy Capp) et contemporains (Bristow, les Peanuts, Buck Ryan, Mafalda, etc.) et des bandes dessinées européennes (Georges Pichard, Wolinski, Masse, Guido Crepax, Guido Buzzelli, Max Cabanes, etc.), notamment des séries italiennes traduites de Linus. Jacques Glénat y fait ses débuts en tant que chroniqueur. De 1977 à 1981, Jean-Patrick Manchette y tient des chroniques de romans policiers sous le pseudonyme de Shuto Headline. Il a plusieurs rédacteurs en chef, dont Wolinski de 1970 à 1981, et Willem pour les derniers numéros de 1981 (n°146 à 152), année de la fin de sa première parution.

Wolinski lui trouve un slogan qui accompagnera quelque temps les formulaires d'abonnement « Journal qu'on lit sur un divan en croquant du chocolat » ainsi que « Charlie. Le seul journal de bandes dessinées lu par des gens capables de lire autre chose que des bandes dessinées ».

En 1970, il est doublé de Charlie Hebdo, successeur de Hara-Kiri hebdo à la suite de l'interdiction de ce dernier.




Charlie Mensuel cesse sa parution une première fois en septembre 1981. Il reparaît en avril 1982, ayant été racheté par les éditions Dargaud : le rédacteur en chef est Mandryka (du n°1 au n°16), jusqu'en juillet 1983, avec Philippe Mellot secrétaire général de la rédaction. Ce dernier devient rédacteur en chef (du n°17 au n°45) jusqu'à la fin de la parution en février 19863.


En mars 1986, le magazine fusionne avec Pilote et devient Pilote et Charlie, dont Philippe Mellot reprendra la fonction de rédacteur en chef, jusqu'à la dernière parution du
 journal en 1988.


Rédacteurs en chef

1969 - 1981
Delfeil de Ton (et créateur) : 1969
Wolinski : 1970 à 1981
Willem : 1981 : du n°146 au n°152, dernier numéro

1982 - 1986
Mandryka : 1982 - 1983 : du n°1 au n°16
Philippe Mellot : 1983 - 1986 : du n°17 au n°45, dernier numéro d'art


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