Nous sommes en janvier 1910 et Paris est sous l’eau. La Seine déborde et la pluie ne s’arrête
pas. Alice Treignac est fille de médecin et souhaite préparer le concours d’interne
mais Thibaut Montour qui se meurt d’amour pour elle essaie de la faire changer d’avis.
Dans ce Paris qui se noie le destin fait rencontrer Alice et Jean Faure. Celui-ci est activement
recherché par la police pour un homicide qu’il a commis. Il kidnappe Alice, commence
alors une longue errance dans les bouges parisiens, les stations de métro submergées, etc.
Ajoutez à cela un archevêque de Paris malade, avec des aspects généreux mais un tantinet dérangé,
le tout avec une narration lente comme la décrue de la Seine et vous obtenez Séquana.
Œuvre curieuse mais brillante qui mélange le social, le religieux et intègre des personnages
historiques comme Raoul Villain le futur assassin de Jaurès ou Raymond-la-Science, un des
membres de la bande à Bonnot.
Bref, c’est du bizarre comme le disaient les Tontons Flingueurs.
Mais une fois qu’on a dit cela il faut bien reconnaître qu’il s’agit d’une oeuvre totalement envoûtante
qui commence avec une citation de Guillaume Apollinaire et se termine avec une de
Claude Debussy. Mais ce qui emporte l’adhésion et fait de l’ensemble quelque chose d’unique
sont les aquarelles de Stéphane Perger exhaussées par des mises en page inventives.
Pour vous faire votre opinion il ne vous reste plus qu’à vous plonger dedans la tête la première.