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lundi 27 juillet 2026

Cinjis-Qan (Intégrale) Griffo & Patrick Cothias - Compilation de Voltaire57


 Patrick Cothias (1948) est apparu au grand jour en assénant
 une claque au public. Une double même parce qu’André
Juillard (1948-2024) avait mis la deuxième. 
Cette gifle d’une beauté monumentale tant au niveau du
 scénario que du dessin s’appelait Les 7 vies de l’épervier
Nous étions en 1982 et cela se passait dans les pages de Circus. 
Cinq ans plus tard c’est dans Vécu que l’on découvre 
le talent de Griffo (1949) avec son Giacomo C.

Dans ces deux cas une BD historique, genre dont 
Cothias s’est fait en quelque sorte une
spécialité, même en mettant e côté séries relevant 
de l’univers de l’épervier, on recense
quasiment une dizaine de séries historiques : 
Le Vent des Dieux (1985-2004), Au nom de
tous les miens (1986-1987), Les héros cavaliers (1986-1997), 
La marquise des lumières (1987-1990), 
La Révolution française (1987-1989), 
Les souvenirs de la pendule (1989-1990), 
Marie Tempête (1990-1994), L’empereur du dernier jour 
(1994-1998), Le jardin des sirènes (1996-
1997), Les sanguinaires (1997-1999), etc.


En 1996 Griffo et Cothias se réunissent pour 
nous raconter la vie de Genghis Khan.
 On pense immédiatement alors à la série Le Khan (1994-1999) 
de Rocca et Huot qui a débuté
un peu plus tôt en 1994. Le même personnage mais 
pas la même histoire. Dans les
grandes lignes si bien sûr. Mais les deux scénaristes 
ne retiennent pas les mêmes épisodes
et quand ils le font ce n’est pas de la même manière.

Côté dessins Huot découpe le plus souvent sa page 
en 4 bandes, parfois 3, alors que Griffo
construit sa planche quasi systématiquement 
avec 3 bandes. Huot est bon dessinateur
mais Griffo est grand dessinateur.

Question scénario, il est encore plus difficile de trancher. 
On sent que Rocca aurait aimé
développer davantage les personnages connexes 
à la saga, tant il y a à raconter.

On ressent un peu la même chose avec Cothias à ceci près 
que tout est concentré sur
Genghis Khan. Là encore il y a tant à dire que pour 
accélérer les choses l’auteur a souvent
recours au récitatif.


Sans doute pour coller davantage à la réalité des p
rononciations locales il écrit Cinjis Qan
se rapprochant des Činggis qaɣan, Tchinguis Khaan 
et autres Čəngīz , J̌ingiz ou Šīngīz ...
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]



Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.

  Album nº659 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

mercredi 31 décembre 2025

Joyeux réveillon !! Les cycles de L’Épervier la grande fresque historique de Patrick Cothias - Contribution de Christian


Véritable monument de la bande dessinée historique française, le cycle de L’Épervier que l’on peut découper en 3 époques, a été imaginé et scénarisé par Patrick Cothias, et dessiné par André Juillard, Brice Goepfert, Marco Venanzi et Jean-Paul Dethorey. Il compose au fil des décennies une vaste saga d’aventure, d’amour et de trahison, ancrée dans la France du XVIᵉ au XVIIᵉ siècle.
De Henri IV à Louis XIV, cette œuvre tisse les destins croisés d’une lignée marquée par le symbole de l’Épervier – oiseau de liberté, de révolte et de fierté.
Le cycle débute véritablement avec la publication du premier album des Sept Vies de l’ÉpervierLa Blanche Morte, prépublié en 1982 dans le magazine Circus aux Éditions Glénat, puis Vécu (toujours chez Glénat) avant de paraître en album en 1983. C’est à partir de cette série fondatrice, signée Patrick Cothias au scénario et André Juillard au dessin, que s’est déployé tout un univers narratif, enrichi au fil du temps de préquelles, suites et récits parallèles.

Des racines à la naissance du mythe
Les origines du cycle se trouvent dans Les Tentations de Navarre à travers 2 albums parus chez Glénat entre 1995–1997) et Le Chevalier, la Mort et le Diable, toujours chez Glénat, dans 2 albums entre 1999 et 2000. Ces récits, publiés directement en albums, plongent dans la fin du XVIᵉ siècle autour d’Henri de Navarre et des guerres de Religion, posant les fondations historiques de la saga.
Le Fou du Roy prolonge, en 9 albums entre 1998 et 2010), cette période et annonce les générations suivantes, préparant le contexte dans lequel émergera la lignée des Troïl.


L’âge d’or du cycle
C’est avec Masquerouge que Patrick Cothias imagine, tout au long de 10 albums publiés entre 1988 et 2012, la jeunesse d’Ariane de Troïl, noble devenue justicière masquée. Le personnage fut d’abord créé dans Pif Gadget à partir de 1980, avant d’être développé en série indépendante. Elle mène directement à la série centrale du cycle : Les Sept Vies de l’Épervier, tout au long des 7 albums publiés ente 1983 et 1991.
Chef-d’œuvre du duo Cothias–Juillard, cette fresque de cape et d’épée se déroule au cœur du règne de Louis XIII, mêlant secrets d’État, passions contrariées et quête des origines.
En parallèle, Cœur brûlé développe des intrigues parallèles et des points de vue complémentaires, enrichissant l’univers de l’Épervier à travers des 7 albums sortis entre 1996 et 2002.
L’exil et la descendance
Plume aux vents, qui correspond à la 2e époque Des Sept Vies de l’Épervier, reprend, à travers 4 albums de 1995 à 2002, le destin d’Ariane, exilée au Canada.
Ce cycle, plus mélancolique, mêle aventure, désenchantement et choc des cultures dans les premières colonies françaises.
La relève vient ensuite avec les 6 albums de Ninon secrète publiés entre 2001 et 2008, centrée sur Ninon, la fille d’Ariane, jeune femme libre dans la société corsetée du règne de Louis XIV. La série, publiée directement en albums, prolonge la saga dans un ton plus intimiste et féministe.
Le Masque de fer, publié entre 2007 et 2014 sur 7 albums, revisite enfin la légende du mystérieux prisonnier d’État, en l’intégrant à la lignée des Troïl, mêlant mythe et tragédie familiale.
Pour conclure, Les Sept Vies de l’Épervier – Troisième époque referme le cycle, en 4 albums publiés entre 2019 et 2024. Sous le soleil déclinant du Roi-Soleil, les héritiers des Troïl affrontent les secrets du passé et scellent définitivement la légende de l’Épervier.


Une œuvre-monde du 9ᵉ art
De Masquerouge à Plume aux vents, de Ninon secrète à Le Masque de fer, l’univers de L’Épervier s’étend sur près de soixante albums, publiés entre 1983 et 2024, principalement chez Glénat et Dargaud. Certaines séries ont vu le jour dans les grandes revues de l’époque (Pif GadgetCircus), d’autres ont été conçues directement pour l’édition cartonnée.
Fresque d’une ampleur exceptionnelle, cette saga explore plus d’un siècle d’histoire de France – de la fin des guerres de Religion aux fastes du Grand Siècle – à travers des personnages inoubliables et des héroïnes fortes.
Par son souffle romanesque, sa cohérence et sa profondeur humaine, le cycle de L’Épervier demeure l’une des plus ambitieuses créations du neuvième art, un univers où plane toujours l’ombre fière et indomptable de l’oiseau légendaire.
Bonne lecture et retour vers le passé
Texte: Christian





 ☃💥🌲SeulementBD vous souhaite à tous un Joyeux réveillon 🌲🎇

Nous remercions Christian pour ce magnifique 

cadeau de Noël 🎁🎅🎁

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 7 octobre 2018

Le Sceau De L'Ange - 02 - 03 Patrick Cothias - André Le Bras (Série finie)

Genre :Non défini
Parution :Série finie
Tomes :3



























Le sceau de l'Ange
Tome 2
Une BD de Patrick Cothias et André Le Bras  chez Bamboo Édition (Grand Angle) - 2007
   01/2007    46 pages    Grand format 





 Le sceau de l'Ange
Tome 3
Une BD de Patrick Cothias et André Le Bras  chez Bamboo Édition (Grand angle) - 2008
   01/2008    46 pages   Grand format 




























samedi 6 octobre 2018

Le Sceau De L'Ange - 01 Patrick Cothias - André Le Bras

Genre :Non défini
Parution :Série finie
Tomes :3

  

Le sceau de l'Ange
Tome 1
Une BD de Patrick Cothias et André Le Bras  chez Bamboo Édition (Grand Angle) - 2006
  01/2006     46 pages    Grand format 


 Avant de devenir illusionniste, Martin Petibond était un expert des tables de jeu. Son talent l’a successivement poussé à franchir la ligne autorisée puis derrière les barreaux. C’est encore ce qui lui vaut d’être sollicité par une compagnie d’assurances qui souhaite surveiller de près les agissements d’un étrange personnage à la martingale infaillible.

Une nouvelle histoire mettant en scène un homme qui a déjà roulé sa bosse, maîtrise des facultés hors du commun et qui n’attend qu’une occasion pour céder à l’appel du pied de la grande aventure, fut-elle dangereuse ? Ô le joli point de départ que voilà ! Ajoutez à cela le monde de la nuit et du luxe, des gens fortunés ainsi qu’une dose de sang versé et de lieux étranges, et le cocktail devrait avoir du goût. L’assemblage est à n’en pas douter réalisé avec un savoir-faire évident (Mr Cothias au shaker quand même), il manque pourtant une note qui viendrait relever l’ensemble dans cette histoire.



Le constat vaut également pour le trait d’André Le Bras, d’une sobriété exemplaire. Des silhouettes, des perspectives et ensuite c’est aux inserts infographiques et aux couleurs de donner du réalisme et de la profondeur à l’ensemble. C’est du moins le sentiment que l’on peut avoir face à une tendance qui tend à se généraliser. Au point de créer un style ? Constater n’est pas encourager. Sans équivoque, on sera moins indulgent face au personnage d’Ykos, créature diabolique et toute puissante de service, tout droit sorti d’une séance de casting pour le personnage de jumeau albinos dans Matrix reloaded. Un méchant au charisme de verre de lait, c'est fade.


En guise de scène finale, sous l’œil passif et probablement éteint du lecteur, Martin (Martini dans la version italienne ?) offrira ses charmes à la courtière qui n’en attendait pas moins. C’est alors l’occasion d’un abrégé du Kâma-Sûtra sur fond de coucher de soleil. A la palette, pas de doute possible, c’est la signature de Pierre Schelle que le plus béotien aura reconnu, si identifiable et qui continue d’éblouir les amateurs de Golden city. On apprécie l'acidulé ou pas.

En se reprochant d’avoir trop gouté à la même base alcoolisée servie maintes fois sous des noms exotiques différents, on soupçonne un manque de lucidité en laissant son regard trainer sur la 4ème de couverture : Martin Petibond est devenu Valentin Petitbond. Coquetterie d'artiste pour un nom de scène ou grosse fatigue de lecteur ?
La tournée du patron ? Z'êtes sûrs ? Ah trois volets ? Un tome, ça va…

Par L. Cirade [www.bedetheque.com]



mardi 18 septembre 2018

Le Chevalier, la Mort et le Diable 01 - 02. Patrick Cothias et Alain Robet

Genre :Aventure, Histoire
Parution :Série abandonnée
Tomes :2


1. Bon sang ne peut mentir

Une BD de Patrick Cothias et Alain Robet  chez Glénat (Vécu) - 1999
  01/1999      46 pages     Format normal 




2. La reine vierge
Une BD de Patrick Cothias et Alain Robet  chez Glénat (Vécu) - 2000
  01/2000    46 pages     Format normal



Dernier quart du 16ème siècle. .. Accompagné de son assistante, une belle égyptienne, le vieux Léonard Langue-Agile installe ses tréteaux sur la place d’une petite cité. Comédien ambulant, baladin du théâtre, il se met à narrer à l’aide de tableaux peints les mésaventures du jeune Yvon de Troïl. 
Yvon ?… son histoire connue débute le 24 Août 1572.

 C’est lui qui donne, lors d’un complot, le coup d’épieu fatal à l’amiral de Coligny ; ce sur ordre du duc de Guise. Mais Yvon se rend compte qu’il a été manipulé et refuse d’endosser cet assassinat. Les hommes de Guise le poursuivent. Lors d’un guet-apens organisé par des tire-bourses, il sauve la vie de Raleigh, un jeune britannique mais aussi un agent secret de la reine Elizabeth d’Angleterre.
Raleigh a une mission : remettre un message d’un intérêt crucial à Henri de Navarre. Fasciné par la vie de Raleigh, et avec son accord, Yvon décide de l’accompagner dans ses aventures… 




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