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Archives de Catégorie: ARNAQUES !

« TEMPÊTE D’ACIER SUR LE PACIFIQUE » !

Aaaaah ! Enfin ! Il a fallu attendre bien longtemps pour qu’une bonne vieille arnaque vienne égayer les pages de BDW2. La longue disette est momentanément interrompue par la sortie en Allemagne d’un film de guerre intitulé « TEMPÊTE D’ACIER SUR LE PACIFIQUE » et nous proposant Charley Bronson partageant l’affiche avec John Hodiak et Linda Christian.

Quoi ? Un Bronson inédit et complètement inconnu, allez-vous hurler ? Évidemment, il faut se calmer très vite. La présence de Bronson en seconde place au générique est un véritable gag ! Et le film, il s’intitule en réalité « BATTLE ZONE », il date de 1952 et il est réalisé par Lesley Selander. Notre acteur-mascotte ne s’appelait pas encore Bronson, quand il fut engagé pour tourner une seule journée, un rôle minuscule de G.I. armé d’un fusil. Il n’a aucun gros-plan, n’a qu’une réplique à dire et… disparaît pour ne plus revenir ! La photo choisie pour la jaquette est tout aussi hilarante de grand n’importe quoi : il s’agit d’un détail de l’affiche de « X-15 » (on aperçoit même un petit avion), tourné neuf ans plus tard, elle-même détournée en collant une photo de Bronson dans… « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » ! La bouillabaisse est totale. Donc, pour résumer : complétiste monomaniaque, précipite-toi sur ce DVD pour jouir des 10 secondes de présence de ton acteur préféré. Pour les personnes plus équilibrées, ne vous laissez pas avoir une fois de plus et gardez vos sous pour quelque chose de plus passionnant. Reste à déterminer dans quelle catégorie on se situe ! En tout cas, bravo à nos voisins d’outre-Rhin pour cette jaquette décomplexée qui n’a rien à envier aux éditeurs italiens de la grande époque des arnaques flamboyantes.

 

« LA BALLADE DE LA VILLE SANS NOM »

Les affiches italiennes retouchées, trafiquées, tronquées pour attirer le gogo innocent, ont fait les beaux jours de BDW2 (voir la rubrique « ARNAQUES »), avant que le stock ne s’épuise peu à peu, à notre grand désespoir.

Aussi quand on tombe sur une perle authentique comme celle-ci, c’est la fête sur le site et on débouche le champagne. Qui a vu « LA BALLADE DE LA VILLE SANS NOM » ? Au premier coup d’œil, un western italien sans aucun doute dans la veine de Trinita, puisque le facétieux Lee Marvin met son index dans le canon de l’arme de Clint Eastwood. Accompagnant les deux rigolos, Claudia Cardinale. Jamais entendu parler de ce film ? Et pour cause ! Il s’agit d’une œuvre d’art all’italiana, pour promouvoir « LA KERMESSE DE L’OUEST », la comédie musicale tout ce qu’il y a d’américaine, datant de 1969. À bien y regarder, l’image de Lee Marvin est tirée d’une photo de « MONTE WALSH », celle d’Eastwood provient de « SIERRA TORRIDE » (dans « LA KERMESSE… », il n’a pas de barbe et n’utilise pas de revolver) et celle de Cardinale… Eh bien, elle est probablement tirée des « PROFESSIONELS », mais…  Elle est censée représenter Jean Seberg ! Et dans le film de Joshua Logan, le personnage est beaucoup moins aguicheur que la pseudo-Claudia. À l’arrière-plan, une petite ville du Far-West pour faire joli et hop ! L’affaire est dans le sac. C’était donc – pour notre plus grand plaisir – le grand retour des Affiches-de-l’enfer et des faussaires transalpins prêts à tout pour engranger quelques lires. Avanti !

 
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Publié par le 16 novembre 2024 dans ACTU DE BDW2, ARNAQUES !

 

LE RETOUR DES JAQUETTES DE L’ENFER !

Depuis le temps que BDW2 n’avait plus d’arnaques à proposer à ses avides visiteurs, on avait fini par croire que les jaquettes hideuses, les photomontages hasardeux et les mensonges éhontés sur la marchandise avaient fini par disparaître complètement de notre civilisation.

Les Italiens furent, pendant des décennies, les champions incontestés de ce genre d’exercice, capables de placer Terence Hill et Bud Spencer en tête du générique d’un film où ils n’étaient que figurants, par exemple. Les Allemands ont fini par prendre la relève et c’est avec un bonheur non dissimulé que nous accueillons aujourd’hui à bras ouverts la sortie imminente de « BRAVADOS » d’Henry King en Blu-ray. Dans ce bon western de 1958, Lee Van Cleef tenait un petit rôle de hors-la-loi mexicain couard et frisotté, qui suppliait Gregory Peck de ne pas l’abattre, en rampant au sol. Pas vraiment l’image héroïque créée par Sergio Leone dans « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » ! Cela n’empêche pas un éditeur d’outre-Rhin de sortir le film en plaçant Van Cleef au premier plan, l’œil fourbe et déterminé, au côté de Peck visiblement inquiet. Joan Collins se contente de se trouver un petit coin en haut à gauche.

Quel rapport ce visuel a-t-il avec le contenu du film ? Aucun, bien sûr. Les fans du grand Lee qui vont se ruer sur le Blu-ray vont-ils être satisfaits de leur achat ? Probablement pas. Mais c’est le quotidien dans l’univers des jaquettes immondes !

 
 

DELON/BELMONDO DANS : « LA BELLE ET LES GANGSTERS » !

Quel est ce film totalement inconnu où un Alain Delon moustachu semble se confronter à Jean-Paul Belmondo pour les beaux yeux d’une pin-up blonde ?

Le film sort bientôt en DVD en Allemagne, heureusement sous son titre français correctement traduit : « SOIS BELLE ET TAIS-TOI », petit polar anodin des années 50, où les deux stars des seventies n’avaient que de petits rôles de délinquants juvéniles et surtout, affichent facilement quinze ans de moins ! Les véritables vedettes du film sont complètement oubliées par cette jaquette décomplexée, même le nom de la pin-up (Mylène Demongeot) n’est pas mentionné ! Quant à la « tagline » : « La belle et les gangsters », elle prend également des libertés avec le contenu de l’œuvre.

 

CLOONEY CONTRE LE GRIZZLY !

ENFIN ! Après de longs mois d’attente, voici une nouvelle arnaque qui nous tombe toute cuite dans l’assiette, sans même avoir besoin de faire de l’archéologie dans les tréfonds des archives internationales les plus obscures.

À gauche, l’affiche originale de « GRIZZLY 2 : THE PREDATOR », une série B signée André Szötz et réunissant six comédiens parmi lesquels on identifie Deborah Raffin, Louise Fletcher et John Rhys-Davies. Une pseudo-sequel du film de 1976 de William Girdler. Déjà pas un chef-d’œuvre ! Et à droite, l’édition en Blu-ray qui sort en 2020 aux U.S.A., rebaptisée « GRIZZLY II : REVENGE » et n’affichant que trois visages qui ne figuraient même pas sur le poster de 1976 : Charlie Sheen, George Clooney et Laura Dern. Ça donne un (petit) coup de jeune, c’est sûr. Bien sûr, le trio n’apparaît que fugitivement dans le film, en ados victimes de l’ours empaillé affamé, mais qu’importe ! Quant à la tagline de la jaquette : « 37 ANS DE FABRICATION », on se demande encore ce qu’elle peut bien signifier… Coup de chapeau en tout cas à nos amis américains pour avoir battu les Italiens et les Allemands sur leur propre terrain des escroqueries vidéo.

(Voir dans les commentaires ci-dessous pour quelques éclaircissements sur les fameux 37 ans de fabrication)

 
 

TORTURE ALL’ ITALIANA !

FRECCIA« BDW2 » est heureux et fier de vous présenter aujourd’hui une nouvelle affiche/arnaque venue d’Italie et datant du début des années 70. Elle est de toute beauté et concerne, qui plus est, la mascotte historique du site : Charley Bronson !

« LA TORTURE DE LA FLÈCHE » met donc en vedette notre ami, dans un rôle d’Indien à couettes. Il est tellement vedette d’ailleurs, qu’il apparaît deux fois sur l’illustration : en gros-plan hiératique et aussi tous muscles déployés, prêt à envoyer une flèche sur le spectateur. À l’arrière-plan, on voit Rod Steiger, colt au poing, qui semble être son ennemi juré. Il y a aussi un « soldat bleu », une flèche dans le dos, affalé dans un paysage fordien. Bien sûr, tout cela n’a rien à voir avec la réalité, puisqu’il s’agit d’une réédition trafiquée du « JUGEMENT DES FLÈCHES » de Sam Fuller, dont le héros est Steiger et où Bronson n’a qu’un petit rôle. Charme inaltérable de ces petites arnaques opportunistes et décomplexées, soigneusement peintes par des dessinateurs dûment briefés : « Écoute Mario, je ne sais pas de quoi il parle, ce film ! Pas eu le temps de le voir. Voilà des photos pour t’inspirer. Tout ce que je sais, c’est que c’est un western, que Bronson doit être en premier sur la locandina et qu’on doit voir ses muscles ».

 
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Publié par le 13 août 2020 dans ARNAQUES !, LA LÉGENDE DE CHARLEY

 

LE DUKE CÈDE LA PREMIÈRE PLACE…

COMANCHEROSCela faisait une sacrée paie que « BDW2 », infatigable chasseur d’abominations illustrées, ne vous avait pas déniché un de ces affiches opportunistes, falsifiées, trafiquées, cherchant à promotionner un film sur de fausses infos.

Celle-ci nous provient d’Italie, pays passé maître en la matière. Les sympathiques fripouilles avaient pour habitude de profiter du récent succès d’acteurs ou d’actrices, pour ressortir en nouvelle exclusivité des films anciens, où ils ne tenaient généralement que des petits rôles et en les plaçant fallacieusement en vedette. Lee Marvin avait déjà connu cela avec « RÈGLEMENT DE COMPTE » en covedette avec Glenn Ford, « UN HOMME EST PASSÉ » où il éclipsait Spencer Tracy et avec « SERGEANT RYKER » un téléfilm sorti en salles. Mais il y eut également « LES COMANCHEROS » où nos artistes transalpins l’ont promu star du film, devant John Wayne. On notera d’ailleurs la petite statuette de l’Oscar accolée au nom de l’acteur ! L’affiche n’est d’ailleurs pas laide dans son genre et ce face à face donnerait plutôt envie de revoir l’œuvre de Michael Curtiz. Le problème, c’est que Marvin, tout excellent qu’il soit dedans, n’apparaît que… 10 minutes à tout casser, vers le début, dans un rôle de pistolero à moitié scalpé et ultra-violent, que le Duke a vite fait d’éliminer pour usurper son identité. Les pauvres fans italiens qui se sont rués, probablement au milieu des années 60, pour revoir la vedette de « CAT BALLOU » ou « 12 SALOPARDS » ont dû l’avoir mauvaise !

 

WOLF LARSEN À LA BAILLE…

LARSEN.jpg

Grosse déception venue d’Allemagne, que cette édition en Blu-ray de « THE SEA WOLF » réalisé pour la TV par Michael Anderson en 1993.

Passons sur la jaquette d’une considérable laideur. L’image en soi-disant HD, floue, tremblotante, est moins bonne que celle du DVD récemment édité outre-Rhin, et c’est sans doute dû au fait que l’image originellement tournée en 4/3 a été recadrée en 16/9, ce qui accentue les défauts de compression et autres. Bref, inutile de s’attarder sur ce coup d’épée dans l’eau. Wolf Larsen est un des derniers bons rôles de Charley Bronson et, sans être un chef-d’œuvre, il mérite certainement mieux que cette bouillie de pixels. De quelle contrée viendra le salut pour le complétiste ? À suivre…

 

BRONZI IS BACK !

Eh oui… « IL ÉTAIT UNE FOIS À DEADWOOD » ! Avec Robert Kovacs, aka Robert Bronzi (ça ressemble davantage à Bronson). Le « sosie » maintenant officiel de notre Charley international, surfant probablement sur le « revival » que connaît le vrai Bronson ces derniers temps, revient dans une série B western.BRONZI.jpg

Si « DEATH KISS » avait été un « one shot », d’accord. Tout le monde a le droit de s’amuser après tout. Mais entamer une carrière sur une très vague ressemblance avec une star disparue, c’est une première dans l’Histoire du cinéma. Car le brave Bronzi a certes, quelque chose de Charles Bronson, mais de loin et en n’étant pas très physionomiste. Son visage sur le poster ci-contre a été soigneusement photoshopé (les yeux, le nez) pour accentuer les similitudes, mais à part la moustache c’est vraiment tiré par les cheveux. Et il suffit de visionner la bande-annonce pour constater que Bronzi n’est pas près de décrocher l’Oscar. À qui s’adresse un tel produit ? Aux fans inconsolables du vrai Charley ? Aux curieux désireux de vérifier s’il est si ressemblant que cela ? Aux complétistes tellement accros qu’ils sont prêts à voir des films de Bronson sans Bronson ? Mystère. Mais le bonhomme – qui nous vient de Hongrie – a déjà tourné cinq longs-métrages où il imite Bronson et on l’a même vu poser, vêtu comme celui-ci dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », aux côtés de… Claudia Cardinale !

À suivre, donc. De loin, mais à suivre tout de même. Et si quelqu’un a le courage de voir un de ses films, qu’il n’hésite pas à donner son avis.

 
 

UN McQUEEN INÉDIT ?

Jusqu’à présent personne n’avait osé. Pas même les Italiens. D’ailleurs, on se disait qu’il fallait être sacrément culotté pour éditer « DIXIE DYNAMITE », série B de poursuites redneck avec Warren Oates et Christopher George, un vrai et pur nanar, en tant que nouveau film avec Steve McQueen en vedette !DIXIE

Eh bien, c’est chose faite ! Et l’exploit nous vient d’Allemagne. Il faut savoir que McQueen, alors semi-retraité, était allé rendre visite à ses potes cascadeurs sur ce tournage et qu’il avait accepté d’effectuer des courses à moto. Il apparaît quelques secondes, vêtu d’une combinaison verte, en plan large et le visage entièrement dissimulé par son casque. Oui, le Steve n’était qu’un anonyme cascadeur impossible à identifier dans « DIXIE DYNAMITE » ! On aimerait tant voir la tête de ses fans quand ils vont glisser le DVD dans leur lecteur, attendant fébrilement qu’apparaisse leur héros.

À noter que si son nom apparaît seul au-dessus du titre, son visage est étonnamment absent de la jaquette. Sursaut d’honnêteté ou simple flemme de refaire l’affiche ?