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Archives de Catégorie: LES FILMS DE WARREN OATES

HAPPY BIRTHDAY, WARREN !

WARREN OATES (1928-1982), GRAND SECOND RÔLE AU JEU NATURALISTE, MARQUÉ PAR SES COLLABORATIONS AVEC SAM PECKINPAH
 
 

« TÊTES VIDES CHERCHENT COFFRE PLEIN » (1978)

Écrit par Walon Green d’après des faits réels, réalisé par William Friedkin entre « LE CONVOI DE LA PEUR » et « CRUISING », « THE BRINK’S JOB » (oublions l’abominable titre français) est une sorte de comédie centrée sur un gang de braqueurs ineptes qui réussirent le « coup du siècle » en 1950 : dérober 1 500 000 $ à la Brink’s.

Si on admire immédiatement le travail de déco de Dean Tavoularis qui immerge dans l’époque, si on est ravi du casting réuni pour l’occasion, force est de reconnaître que le film ne décolle jamais vraiment. Il est bourré de qualités, d’humour pince-sans-rire et on s’amuse de suivre ces bras-cassés sympathiques échappés d’une comédie all’italiana, on s’ennuie aussi beaucoup. Le film semble monocorde, la première moitié se traîne et se répète, jusqu’au hold-up lui-même qui relance enfin la machine. Peter Falk – en grande forme – joue le cerveau, enfin… si on peut dire ! de la bande. On est d’autant plus heureux de le voir, qu’il est marié à Gena Rowlands, un peu sacrifiée dans un petit rôle d’épouse stoïque. Autour d’eux, Warren Oates est extraordinaire en vétéran revenu à moitié fou de la guerre, Paul Sorvino joue un malfrat élégant, Allen Garfield est drôle en beau-frère gaffeur et abruti et Peter Boyle joue un « fourgue » pas très fiable. Une équipe de comédiens hors-norme, qui s’en donne à cœur-joie et parvient à insuffler de la vie à ce film séduisant à voir, mais inexplicablement décevant. Peut-être que la signature de Friedkin laisse espérer des films automatiquement puissants et dérangeants comme ses précédents ? Probablement. Toujours est-il que « THE BRINK’S JOB » n’a rien d’un ratage, qu’il est même truffé d’excellentes scènes (comme cette séquence en prison où Oates part littéralement en morceaux ou celle de l’usine de chewing-gums), il manque juste d’une vraie colonne vertébrale.

GENA ROWLANDS, PETER FALK, WARREN OATES ET PETER BOYLE
 

« L’HOMME SANS FRONTIÈRE » (1971)

« L’HOMME SANS FRONTIÈRE » est le premier des trois longs-métrages réalisés par Peter Fonda et c’est dans le western, genre de prédilection de son père Henry, qu’il a choisi de s’illustrer.

Au début, avec son orgie d’effets visuels (ralentis, arrêts sur image, surimpressions, contre-jours), le film renvoie à « EASY RIDER » sorti deux ans plus tôt et où joua Fonda Jr. Mais rapidement, les afféteries s’estompent et le film trouve son style, plus rugueux, plus âpre et ancré dans un réalisme dépouillé de tout folklore westernien. Fonda et son copain Warren Oates sont des vagabonds sans attaches. Fatigué de cette vie, le premier décide de rentrer chez lui, chez sa femme (Verna Bloom) qu’il abandonna sept ans plus tôt avec une petite fille. L’accueil n’est pas chaleureux, l’épouse est endurcie, vieillie avant l’âge et les relations mettent du temps à se rétablir, d’autant que le couple comprend maintenant trois personnes, en comptant Oates que Bloom ne laisse pas indifférent. Le scénario est simple, truffé de moments très émouvants (la séquence sur le porche où Oates effleure le pied nu de la femme), d’autres très violents (le showdown final) et la BO de Bruce Langhorne est d’une envoûtante mélancolie. On se laisse complètement immerger dans ce film unique, hanté par la mort imminente qui semble planer au-dessus de tous les protagonistes. La distribution est parfaite : Fonda qui évoque davantage le Clint Eastwood de « JOSEY WALES HORS-LA-LOI » que son propre père dont il a par ailleurs la démarche, Oates magnifique d’humanité comme toujours, véritable ciment du film et Bloom magistrale dans l’incarnation la plus crédible de la « femme de l’Ouest » vue au cinéma. Severn Darden incarne un méchant particulièrement ignoble. « L’HOMME SANS FRONTIÈRE » n’est pas passé très loin du chef-d’œuvre et demeure ancré dans la mémoire.

PETER FONDA, VERNA BLOOM ET WARREN OATES
 

« LA BALADE SAUVAGE » (1973)

Écrit et réalisé par Terrence Malick dont c’est le premier long-métrage, « LA BALADE SAUVAGE », situé en 1959, est un étrange et envoûtant road movie, suivant la cavale vers nulle part d’un tueur en série de 25 ans (Martin Sheen) et de sa maîtresse (Sissy Spacek) qui en a dix de moins.

Sheen – véritable clone de James Dean, jusqu’aux postures qu’il adopte – tue tous ceux qui l’inquiètent ou le contrarient, sympathique sociopathe. Elle le suit sans tenter de le réformer. Ils roulent dans les régions désolées de l’Ouest vers Mexico, semant des cadavres çà et là. Le style de Malick est déjà bien affirmé : plans larges de nature, inserts d’animaux parfois vivants mais souvent morts ou agonisants. La BO fut reprise par Tony Scott pour son « TRUE ROMANCE » qui est un quasi remake de « LA BALADE SAUVAGE ». Même si, au fond, il ne se passe pas grand-chose entre deux meurtres, le film demeure fascinant par l’absence de jugement du regard de l’auteur. On peut presque voir Kit et Holly comme un joli couple d’amoureux rebelles faisant une fugue pour voir du pays ! La photo (signée de trois chefs-op dont Tak fujimoto) est vraiment très belle, certaines séquences sont extrêmement tendues (la visite au vieux copain de Kit qui vire au vinaigre, la « home invasion » qui connaît étonnamment une fin plus heureuse). Complètement dominé par les deux jeunes comédiens en début de carrière, on voit plusieurs seconds rôles comme Ramon Bieri, Alan Vint, Malick lui-même le temps d’une scène et même Warren Oates dans le rôle du père d’Holly, personnage odieux qui abat le chien de celle-ci pour la punir d’avoir désobéi. Il sera la première victime. Un beau film donc, qui n’a pas spécialement vieilli et mérite d’être vu ou revu.

MARTIN SHEEN, SISSY SPACEK ET WARREN OATES
 

« DILLINGER » (1973)

Basé sur l’histoire réelle d’un braqueur de banques de la Grande Dépression des années 30, « DILLINGER » de John Milius est un des meilleurs biopics de ce genre, qui trouve miraculeusement le ton juste entre l’ultra-réalisme, la peinture impressionniste d’une époque et le portrait sans aucune mythologie d’un type simple, mais charismatique attiré par la violence.

Milius a réuni les frères Gorch de « LA HORDE SAUVAGE » pour en faire deux ennemis jurés : le gangster (Warren Oates) et l’agent du FBI (Ben Johnson) dont l’antagonisme vire à l’obsession au fil des années. Le film doit beaucoup aux deux vétérans du second rôle ici en tête d’affiche : Oates affable, insolent, sympathique malgré tout et Johnson massif, égotique et courageux. Avec l’excellente BO de Barry DeVorzon (qui évoque celle qu’il signera deux ans plus tard pour « LE BAGARREUR » couvrant la même période), une reconstitution historique au cordeau et une brochette de seconds couteaux exceptionnels, ils sont le ciment de ce petit chef-d’œuvre. Le scénario est behaviouriste, ne cède jamais à la psychologie, aux explications. La personnalité des deux protagonistes suffit amplement. Autour d’eux, Harry Dean Stanton, Geoffrey Lewis, Steve Kanaly – magnifique Pretty Boy Floyd – et un tout jeune Richard Dreyfuss dans le rôle de Baby Face Nelson, jouent la bande de Dillinger, on reconnaît Cloris Leachman en « madame » délatrice. Le film, rythmé par les hold-ups, les fusillades sanglantes à la sulfateuse et l’élimination progressive du gang, ne connaît pas une seconde d’ennui. Le choix d’imprimer la réalité plutôt que la légende (pour paraphraser John Ford) était le bon et « DILLINGER » est devenu un classique des seventies et la confirmation que Warren Oates fut bien un des plus grands character actors de son temps.

WARREN OATES, BEN JOHNSON, ROY JENSON ET HARRY DEAN STANTON
 

« APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » (1974)

WARREN OATES

S’il est un film, plus encore que « LA HORDE SAUVAGE », qui définisse, résume et transcende le cinéma de Sam Peckinpah – et l’homme, très probablement – c’est « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA ».

Pour une des seules fois de sa carrière, l’auteur a eu toute liberté pour écrire, tourner, caster et monter son film et le résultat laisse encore, malgré toutes ces années, pantois. Gringo exilé au Mexique, Warren Oates apprend qu’un certain Alfredo Garcia est recherché pour avoir mise enceinte la fille d’un riche propriétaire (Emilio Fernández). Il entraîne sa fiancée (Isela Vega), qui connaissait bien Garcia, à la recherche de l’homme déjà mort, pour ramener sa tête et gagner 10 000 $. Mais ce voyage sordide va se transformer en cauchemar, puis en descente aux enfers. La violence a toujours habité l’œuvre de Peckinpah, mais celle dépeinte ici n’est pas spectaculaire et ne laisse subsister aucune ambiguïté sur les sentiments de « Bloody Sam » sur le sujet : les fusillades au ralenti sont bien là, le sang coule, mais cela n’a rien d’excitant. Les corps se décomposent, les mouches grouillent, la folie guette dans un Mexique sinistre et dénudé, loin de tout pittoresque. Oates, quasi-sosie de Peckinpah, trouve le rôle de sa vie avec ce loser-né, entêté et fruste. Vega est très touchante mais non dépourvue de complexité (la scène de viol semi-consenti avec Kris Kristofferson qui rappelle celle des « CHIENS DE PAILLE ») et parmi un bel assemblage de seconds rôles, Gig Young et Robert Webber crèvent l’écran en vieux hitmen homosexuels. « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » ne se raconte pas en réalité, ni ne se décrit. C’est un film âpre et désespéré, suintant la misère humaine et la course à la mort. Peckinpah s’octroie même le luxe d’une longue mise en place, d’improvisations languissantes, avant d’entrer enfin dans le vif du sujet, par un brutal coup de pelle en pleine tête. Le baroud d’honneur de Benny, à la fin, renvoie instantanément à « LA HORDE SAUVAGE », à la différence que cette fois, Warren Oates se retrouve tout seul contre tous et face au même ennemi : Fernández, qui ne se nomme plus « Mapache », mais « El Jefe », tout en restant égal à lui-même. Un chef-d’œuvre dérangeant, débraillé, jusqu’au-boutiste, qui laisse l’arrière-goût d’une mauvaise cuite à la tequila.

ISELA VEGA, ROBERT WEBBER, GIG YOUNG ET WARREN OATES
 

« LE REPTILE » (1970)

HENRY FONDA ET KIRK DOUGLAS

Le vénérable nom de Joseph L. Mankiewicz au générique d’un western, cela peut surprendre. Mais on se doute bien que l’auteur ne va pas signer un film commun ou respectueux des traditions du genre.

De fait, dès les premières images, le ton est donné : une esclave noire dans une maison bourgeoise s’apprête à servir, le visage dégoûté. Au moment de passer la porte avec le poulet frit, elle arbore soudain un bon gros sourire et se met à parler comme la Mamie de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT », prête à jouer son rôle pour les patrons blancs ! Le film est déjà résumé dans cette première séquence : tout n’est qu’apparences et celles-ci sont trompeuses. « LE REPTILE » met face à face deux hommes diamétralement opposés, deux conceptions de l’existence : un ex-shérif humain, plus prompt à tendre la main qu’à dégainer son Colt (ce qui lui vaudra d’ailleurs d’être estropié) et un hors-la-loi manipulateur enfermé dans le bagne que l’autre dirige. Le directeur (Henry Fonda) veut effectuer des réformes, prouver que les forçats ne sont pas des animaux, qu’il peut y avoir un espoir de réhabilitation. La fripouille (Kirk Douglas) ne désire qu’une chose : sortir de là pour récupérer les 500.000 dollars qu’il a cachés dans une fosse à serpents. Et pour cela, il est prêt à tous les mensonges, toutes les trahisons, les ruses les plus viles. La question que pose Mankiewicz est simple : entre le Bien et le Mal, lequel est le plus à même de déteindre sur l’autre ?  « LE REPTILE » est un film jubilatoire par sa foncière misanthropie, sa méchanceté grinçante, son manque total de foi en l’être humain. Tous les seconds rôles sont formidablement écrits, du couple de vieux homos, au bagnard à moitié sénile (délectable Burgess Meredith), jusqu’à cette « balance » abrutie jouée par Warren Oates. Douglas se délecte visiblement de ce personnage abject. Quant à Fonda, impérial comme d’habitude, il s’est fait une belle tête de Mormon pour camper cet homme de loi sobre comme un chameau, psychorigide, mais croyant en l’homme. Du moins, jusqu’à un certain point… Mankiewicz a touché à presque tous les genres. Il a bien fait.

WARREN OATES, KIRK DOUGLAS, HENRY FONDA ET BURGESS MEREDITH

À noter : cette chronique fut d’abord publiée en 2009 sur « WILD WILD WESTERN », avant d’être remaniée après nouveau visionnage et relocalisée ici.

 

« LA HORDE SAUVAGE » (1969)

WILLIAM HOLDEN

De nombreux ouvrages ont été écrits sur l’œuvre de Sam Peckinpah et plusieurs centrés uniquement sur « LA HORDE SAUVAGE ». Tout a été disséqué, du rapport à la violence, à la femme, au Mexique, à l’amitié virile, à la trahison, etc. Que dire de plus aujourd’hui ?

Une nouvelle vision fait ressortir le thème principal de ce film fondateur, qui a dominé les années 70 et influence encore des cohortes de cinéastes. C’est celui de l’enfance perdue. « LA HORDE SAUVAGE » démarre sur des enfants qui jettent des scorpions en pâture à des milliers de fourmis et les regardent mourir en riant innocemment. Ce même rire qui secoue à plusieurs repris les hors-la-loi de la « wild bunch », des durs à cuire plus tout jeunes, des tueurs-nés, capables de se payer un fou-rire digne du « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE » pour un hold-up foiré, une bouteille de whisky passée de main en main et de s’illuminer comme des gamins farceurs au moment de déclencher l’apocalypse et… leur propre mort. La maîtrise du cadre, du mixage et surtout du montage de Peckinpah est impressionnante, même avec le recul des années. Son film semble capter au hasard des petites parcelles de vie, des échanges de regards. Il distille sa narration de très courts flash-backs qui éclairent les relations entre personnages sans en dire trop, et chacun a quelque chose d’humain à défendre. Même les pires d’entre eux, comme le général Emilio Fernández, le temps d’une courte scène avec un garçonnet admiratif. Côté casting, c’est royal : William Holden le visage tanné par le soleil et le mescal dégage une sorte de noblesse dévoyée, Robert Ryan est son jumeau de l’autre côté de la barrière, Ernest Borgnine dans son plus beau rôle, est extraordinaire en bras-droit secrètement amoureux de son chef, Ben Johnson et Warren Oates crèvent l’écran en frères sanguinaires. Sans oublier tous les autres, particulièrement L.Q. Jones et Strother Martin en chasseurs de primes totalement dégénérés. Il y a tant à dire sur « LA HORDE SAUVAGE », sur son œil démystificateur sur le western, sur le héros « yankee » et sur la vieillesse qui vient tout balayer, inexorablement. C’est un chef-d’œuvre indémodable et « Bloody Sam » ne fera jamais mieux. Les carnages qui ouvrent et clôturent le film ont été très souvent plagiés, mais jamais égalés dans la sauvagerie lyrique.

BEN JOHNSON, WARREN OATES, ERNEST BORGNINE, L.Q. JONES, STROTHER MARTIN ET ROBERT RYAN

 

« MAJOR DUNDEE » (1965)

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JAMES COBURN ET CHARLTON HESTON

« MAJOR DUNDEE » est un film qui connut une genèse tourmentée, il sortit en salles mutilé par son producteur et bénéficia d’un re-montage partiel en 2005 qui arrangea un peu les choses sans convaincre à 100%. C’est cette seconde version qui est chroniquée ici.DUNDEE

En quête  d’une guerre qui le hisserait dans la hiérarchie militaire, Amos Dundee (Charlton Heston) se retrouve pris entre… trois guerres : celle de l’U.S. Cavalry contre les Apaches, la guerre de sécession toujours en cours et celle des Français contre les Mexicains ! Poursuivant un chef indien qui perpétue des massacres, il enrôle une troupe disparate, composée de soldats nordistes, de confédérés prisonniers, d’ivrognes et nomme lieutenant Richard Harris, un ex-ami à lui qui le hait. Le film met une bonne demi-heure à se mettre en branle et dès le départ affiche ses défauts et ses qualités : le scénario est bancal, mal fichu, le montage parfois très confus manifestement fait de bric et de broc, la BO (refaite pour cette version) n’est jamais en harmonie avec les images. Bref, c’est un peu le foutoir. Heureusement, les personnages sont très bien dessinés et tous campés par des pointures. Heston est excellent en soldat hautain, poseur, narcissique, obsessionnel, digne héritier du capitaine Achab. Un de ses meilleurs rôles assurément. Ses face à face avec un Harris assez cabotin, sont savoureux et joliment dialogués. Senta Berger est belle à se damner. Et on retrouve avec bonheur l’écurie habituelle de Peckinpah : James Coburn lourdement grimé en pisteur manchot, Warren Oates, L.Q. Jones, R.G. Armstrong, Ben Johnson, Slim Pickens, Dub Taylor, John Davis Chandler, etc. Tout le monde est au rendez-vous ! Grâce à eux, à de belles images du Mexique, « MAJOR DUNDEE » se hisse à un niveau tout à fait honorable. Des séquences comme celles de la déchéance éthylique du major blessé et imbibé de tequila, l’exécution du déserteur, la bataille dans la rivière avec les Français, laissent deviner le style en devenir du réalisateur. Dommage que le montage original de 152 minutes soit invisible à jamais, car tout laisse à supposer que le film avait tous les atouts d’un classique en puissance. Hélas…

DUNDEE3

CHARLTON HESTON, SENTA BERGER, RICHARD HARRIS ET WARREN OATES

 

« THE FORT » & « THE CALLER » : épisodes de « A man called Shenandoah »

FORT

WARREN OATES

« THE FORT » est un épisode de la série « A MAN CALLED SHENANDOAH » réalisé par Don McDougall et il conduit Robert Horton, notre héros amnésique, dans un fort entouré par des Apaches hostiles. À peine arrivé pour rencontrer Warren Oates, censé connaître son identité, Horton est pris pour son complice et jeté en prison. En effet, Oates va bientôt être exécuté pour avoir vendu des fusils aux Indiens et causé la mort de cinquante soldats.

Seulement Oates refuse de dévoiler à Horton ce qu’il sait. Le major (Edward Binns) tient absolument à les fusiller tous les deux au plus vite et le sympathique médecin (Milton Selzer) ne peut pas grand-chose pour eux. Un épisode un peu plan-plan, se déroulant pour une bonne moitié à l’intérieur d’une cellule exiguë. Heureusement, il y a Warren Oates, toujours intéressant quand il s’efforce d’insuffler un tant soit peu d’humanité à un rôle indéfendable, comme ce traître étonnamment calme devant sa mort prochaine. Shenandoah n’apprendra évidemment rien sur lui-même et échappera in extremis au peloton.

CALLER

ROBERT HORTON, KENT SMITH ET CLORIS LEACHMAN

« THE CALLER », réalisé par David Alexander reprend exactement la même mécanique : Horton débarque en ville pour rencontrer un avocat censé connaître des détails sur son passé. Mais il tombe sur son cadavre et se voit accusé du crime ! C’est quand même pas de chance ! Seul témoin, la fille du mort, en état de catalepsie, incapable de témoigner. Jeté en prison, une fois de plus, Horton tombe cette fois sur un shérif pas trop borné (David Sheiner) qui va l’aider à enquêter pour sauver sa peau. Le couple (Kent Smith et Cloris Leachman) qui a recueilli la fillette semble des plus suspects. Notre héros découvre que la femme fut la maîtresse du défunt. Hélas, toujours rien sur son propre passé : revenue à elle, la petite fille lui indiquera seulement que lorsqu’elle l’a rencontré quelques mois plus tôt en compagnie de son père, il venait de Tucson.