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Archives Mensuelles: septembre 2025

« LISTE NOIRE » (1984)

Le succès des films de vigilantes généré par « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » de Michael Winner en 1974 a engendré de multiples avatars aux U.S.A., en Italie et même en France. « LISTE NOIRE » d’Alain Bonnot est de ceux-là. La grande innovation étant que, cette fois, le vigilante est une femme !

Annie Girardot, ex-championne de rallye et garagiste (il faut déjà avaler ça !), voit sa fille (Sandrine Dumas) assassinée après un hold-up. La maman va prendre son petit pistolet et éliminer tous les responsables. Elle sera aidée en sous-main par un flic (François Marthouret) plutôt adepte de la justice individuelle. Le scénario est basique, le dialogue purement fonctionnel et le suspense quasi inexistant. On reste accroché, du moins au début, par une Girardot de 53 ans, qui allait inaugurer sa longue traversée du désert. L’air ailleurs, elle passe dans le film comme un fantôme, enveloppée dans un ciré noir, les larmes aux bords des yeux, visiblement pas à sa place dans ce genre de production. Autour d’elle, les jeunes comédiens sont très insuffisants, Marthouret est très bien en policier au comportement ambigu, Michel Aumont apparaît dans une scène en juge et il y a, heureusement, le grand Paul Crauchet en employé/protecteur d’Annie. Le réalisateur semble adorer les véhicules de tous genres : la plupart des séquences sont littéralement envahies de voitures en marche ou à l’arrêt, de camions, etc. Et le son ininterrompu des moteurs finit par taper sur le système. « LISTE NOIRE » est une tentative d’égaler les séries B américaines sur leur terrain. Mais ce genre de thème s’exporte difficilement, n’ayant jamais été dans les mœurs françaises. Avec sa facture télévisuelle, ses ralentis, et sa BO d’époque, « LISTE NOIRE » est aujourd’hui le témoin d’un certain cinéma policier des années 80, pas forcément celui qui a le mieux vieilli.

ANNIE GIRARDOT, FRANÇOIS MARTHOURET ET PAUL CRAUCHET
 

HAPPY BIRTHDAY, ERIC !

ERIC STOLTZ, ACTEUR DE 130 FILMS ET TÉLÉFILMS, VU DANS « PULP FICTION » OU « KILLING ZOÉ » ET DANS UN RÔLE GLAUQUE DANS « L’EFFET PAPILLON »
 
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Publié par le 30 septembre 2025 dans ANNIVERSAIRES

 

« LE BAGARREUR DU KENTUCKY » (1949)

Produit par John Wayne, réalisé par George Waggner, « LE BAGARREUR DU KENTUCKY » s’enracine dans des faits historiques très spécifiques : en 1817, l’Amérique accueille des exilés de l’armée napoléonienne et leurs familles, leur offrant des terres. Ce qui, bien sûr, causera des jalousies…

Sur cette trame, le film brode une histoire de soldats du Kentucky de retour de la guerre, dont l’un d’eux (Wayne) tombe amoureux d’une Française au grand dam de sa famille et du riche fiancé de celle-ci (John Howard). Sur 100 minutes, le scénario est plein comme un œuf, excessivement bavard et s’achève par une enfilade de séquences d’action lassantes et répétitives. À 42 ans – mais en paraissant un peu plus ! – Wayne est visiblement trop âgé pour ce rôle de jeune premier fougueux et naïf. Le seul intérêt (de curiosité) sera de le voir remplacer Stan Laurel, le temps d’un duo avec… Oliver Hardy, jouant son sidekick rigolo. À 57 ans, « Ollie » est lui aussi bien trop âgé et grassouillet pour jouer un soldat en exercice et il refait très exactement ce qu’il a toujours fait aux côtés de Laurel, une toque en castor remplaçant son vieux chapeau melon. Cet étrange duo mis à part et qui vaut surtout pour son incongruité, la distribution est très inégale. Se détachent seulement Marie Windsor en traîtresse cynique, plusieurs seconds couteaux de l’écurie John Ford et la très peu photogénique Miss Ralston en amoureuse enfiévrée dès qu’elle aperçoit le « Duke » avec sa chemise à franges et sa toque pré-Davy Crockett. « LE BAGARREUR DU KENTUCKY » est trop ralenti par ses références historiques pour passionner vraiment et les charges héroïques sur l’air de la Marseillaise font sourire. Pour les fans de Duke Wayne uniquement.

JOHN WAYNE, VERA RALSTON, OLIVER HARDY ET MARIE WINDSOR
 

HAPPY BIRTHDAY, KAREN !

KAREN YOUNG, JOLIE ACTRICE AU REGARD TRISTE, VUE DANS 50 FILMS ET TÉLÉFILMS, DES PREMIERS RÔLES DANS LES ANNÉES 80.
 
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Publié par le 29 septembre 2025 dans ANNIVERSAIRES

 

« MR. RIPLEY ET LES OMBRES » (2005)

« MR. RIPLEY ET LES OMBRES » est une co-production anglo-germano-française inspirée d’un roman de Patricia Highsmith et réalisée par l’ex-monteur Roger Spottiswoode.

Après et avant Alain Delon, Dennis Hopper, John Malkovich, Matt Damon et Andrew Scott, parmi d’autres, c’est Barry Pepper qui endosse la défroque de l’escroc assassin sociopathe Tom Ripley, qui s’attaque cette fois à l’univers des galeristes et monte une arnaque autour d’un peintre mort. Avec son physique de surfer californien et son visage tourmenté, Pepper semble d’abord un drôle de choix pour incarner l’anti-héros d’Highsmith, mais on s’y accoutume assez vite. L’intrigue est bien ficelée, la distribution excellente, c’est plutôt le ton général qui dérange légèrement. Il règne dans le film une espèce d’humour noir macabre, dérapant parfois dans le burlesque, qui fait penser à « MAIS QUI A TUÉ HARRY ? » d’Hitchock. Les cadavres disparaissent, réapparaissent, des personnages comme Ian Hart, incarnant un faussaire, jouent à la limite de la farce, tout comme Alan Cumming et Claire Forlani en crapules cyniques. Pepper est un bon comédien et l’a souvent prouvé, mais il ne possède pas l’ambiguïté foncière de Ripley, sa perversité, il tue par accident et s’il s’en sort à la fin, c’est grâce à l’intervention d’une tierce personne. Tout sympathique qu’il soit, il ne fera certainement pas d’ombre à Delon et Scott, les meilleurs Ripley jusqu’ici. À noter une belle prestation de l’irremplaçable Tom Wilkinson en flic de Scotland Yard perspicace mais malchanceux, qui a de savoureux face à face avec Pepper. Seule l’Australienne Jacinda Barrett ne fait pas grand-chose de son rôle de jeune première. À voir pour le complétiste de l’œuvre de la grande Patricia Highsmith.

BARRY PEPPER, CLAIRE FORLANI, IAN HART ET TOM WILKINSON
 

HAPPY BIRTHDAY, SYLVIA !

SYLVIA KRISTEL (1952-2012), ACTRICE HOLLANDAISE IMMORTALISÉE PAR « EMMANUELLE » , DES RÔLES CHEZ MOCKY OU CHABROL
 
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Publié par le 28 septembre 2025 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« FANTÔMAS CONTRE SCOTLAND YARD » (1967)

« FANTÔMAS CONTRE SCOTLAND YARD » d’André Hunebelle est le 3ème et dernier film de la franchise inspirée (très lointainement) de l’œuvre de Pierre Souvestre et Marcel Allain. Louis de Funès en pleine ascension, en 1964, est à présent une énorme vedette du box-office français menant en parallèle cette série et celle du gendarme de Saint-Tropez.

Le commissaire Juve retrouve sa Némésis Fantômas qui s’est mis en tête de rançonner les plus grosses fortunes du monde, y compris les malfaiteurs. Juve se rend donc en Écosse (mais visiblement, personne n’a vraiment fait le déplacement là-bas) pour le coincer, accompagné de ses faire-valoir Jean Marais et Mylène Demongeot. Sans oublier l’inénarrable Jacques Dynam, de plus en plus présent. Les années n’ont pas été clémentes avec cette trilogie ultra-populaire et ce n°3 est très difficile à regarder jusqu’au bout. Le scénario se réduit à une enfilade de quiproquos tous centrés sur De Funès en roue-libre : le « fantôme » du châtelain qui disparaît et réapparaît sans cesse, le cheval qui parle (enfin… plus ou moins), le lit téléguidé, sans oublier l’utilisation fatigante des masques dont abuse le criminel bleuâtre. Les deux premiers films n’étaient certes pas des chefs-d’œuvre, mais on pouvait encore rire – ou sourire – de temps en temps, mais on ne s’étonnera pas que la série se soit arrêtée là. Les personnages secondaires sont d’une nullité ahurissante, à part peut-être Françoise Christophe qui parvient à préserver un semblant de dignité, Marais n’a plus rien à faire, même s’il a un double, voire triple rôle, Demongeot fait tapisserie. La seule et unique raison de s’infliger cette punition sera de voir s’affirmer le tandem Dynam/De Funès, vif et efficace, au point qu’on se demande pourquoi il n’a pas perduré dans d’autres films par la suite. « Fufu » avait manifestement trouvé son acolyte idéal.

LOUIS DE FUNÈS, JACQUES DYNAM ET JEAN MARAIS
 

HAPPY BIRTHDAY, JENNA !

JENNA ORTEGA, 23 ANS, 55 TITRES À SA FILMO, VUE DANS « SCREAM 6 » OU « X » ET DANS LA SÉRIE « WEDNESDAY » DONT ELLE TIENT LE RÔLE-TITRE
 
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Publié par le 27 septembre 2025 dans ANNIVERSAIRES

 

« FANTÔMAS SE DÉCHAÎNE » (1965)

Tourné dans la foulée du premier film par la même équipe, « FANTÔMAS SE DÉCHAÎNE » d’André Hunebelle est une suite un peu plus riche, légèrement plus travaillée au niveau du scénario et qui offre ouvertement la vedette à Louis de Funès au détriment de Jean Marais réduit à jouer les cascadeurs déguisés.

Cette fois l’infâme Fantômas kidnappe des savants pour fabriquer une arme de destruction massive et nos improbables héros se lancent à ses trousses. Rien de nouveau, les scènes durent des heures, les décors sont affreux (le repaire sous-marin de Fantômas), les transparences piquent les yeux. Mais De Funès forme un duo absolument hilarant avec – non pas Jean Marais, comme on pouvait s’y attendre – mais Jacques Dynam, jouant son bras-droit abruti et souffre-douleur. Il forme une sorte de « tandem idéal » avec son chef irascible. Mylène Demongeot est toujours aussi charmante, mais aurait mérité qu’on lui écrive un vrai personnage, au lieu de cette « demoiselle en détresse » qui n’a rien à défendre, on retrouve les éternels Henri Attal et Dominique Zardi en hommes de main et Robert Dalban ne fait qu’une rapide apparition au début. Le scénario, très simple ne tient pas la durée du métrage et s’effiloche comme précédemment dans d’assommantes poursuites. C’est dommage car tel qu’il est, ce n°2 n’est qu’un one-man-show De Funès (qui a même apporté un de ses fils avec lui !) dont les mimiques familières font encore sourire. On pense à cette excellente scène où il résume ce qui vient de lui arriver depuis le début du film devant un trio de psychiatres italiens faisant mine de le croire avant de le jeter dans une cellule capitonnée. Cinéma populaire d’une époque destiné à un large public peu regardant et qu’on peut éventuellement revoir aujourd’hui pour quelques moments franchement drôles.

LOUIS DE FUNÈS, JEAN MARAIS ET MYLÈNE DEMONGEOT
 

HAPPY BIRTHDAY, MARY !

MARY DOYLE KENNEDY, ACTRICE IRLANDAISE BEAUCOUP VUE À LA TV, DE BONS RÔLES ÉGALEMENT CHEZ JOHN BOORMAN OU NEIL JORDAN.
 
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Publié par le 25 septembre 2025 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS