Archives de Catégorie: LES FILMS DE CLAUDIA CARDINALE
« LES PROFESSIONNELS » (1966)
Écrit et réalisé par Richard Brooks d’après un roman, « LES PROFESSIONNELS » est en quelque sorte le maillon central d’une trilogie de westerns-commando au Mexique, entre « LES 7 MERCENAIRES » et « LA HORDE SAUVAGE », trois œuvres dont les points communs sont multiples. Les « magnifiques » de ce présent film sont plus âgés et désillusionnés que ceux du film de Sturges et moins usés que ceux de Peckinpah.
Quatre soldats de fortune sont engagés par un riche rancher dont la femme a été kidnappée par un bandit de fortune. Mais la mission, menée par seulement quatre hommes, n’est-elle pas une supercherie depuis le début ? « LES PROFESSIONNELS » va vite, très vite, Brooks enchaîne les séquences à un rythme effréné, monte cut, écrit des répliques cinglantes, pour un des plus beaux castings des sixties. Ce qui épate dans le film, au premier abord, c’est qu’il n’a pas pris une ride. Vraiment pas une. Bon courage à celui qui oserait un remake, pour trouver des comédiens d’une telle trempe. Dans son premier grand rôle post-Oscar, Lee Marvin joue un leader désabusé après l’échec de la revolućion à laquelle il croyait dans sa jeunesse. Amer, mais prêt à repartir au quart de tour : idéaliste un jour, idéaliste toujours. Dans un rôle inhabituel de sidekick quasi comique, Burt Lancaster crée un beau personnage de cynique jouisseur, Woody Strode est un archer inoubliable à la présence granitique, et Robert Ryan est un peu le « boulet » de la bande, trop humain pour être efficace. À leurs côtés, Claudia Cardinale en passionaria indomptable, et Jack Palance un peu âgé pour son rôle (il est censé avoir été élevé avec sa maîtresse !), plus sobre que de coutume. La photo de Conrad Hall est une pure merveille, la BO de Maurice Jarre compte parmi ses meilleures, et le spectacle est total. Mais ce qui séduit le plus dans « LES PROFESSIONNELS », est que sous la dureté, la cupidité, persiste comme une braise encore ardente, le besoin de pureté et de rédemption de ces guns for hire. Le revirement final, pour peu plausible qu’il soit, fait chaud au cœur. Dans « LES PROFESSIONNELS », les montagnes explosent, les femmes-soldats fument le cigare et ne disent jamais non (formidable Marie Gomez !), les bâtons de dynamite transpirent, et les one liners fusent comme des flèches enflammées. C’est le meilleur film de Brooks, et il fait partie de cette élite de longs-métrages qui supporte les multiples re-visions. Qui en profite, même.
« LES CENTURIONS » (1966)
« LES CENTURIONS » de Mark Robson, inspiré du roman de Jean Lartéguy, est une production américaine sur la guerre d’Algérie tournée à Almeria. Des figurants espagnols jouant les Arabes, Anthony Quinn un paysan basque devenu colonel et le Juif new-yorkais George Segal incarnant un Algérien…
C’est une infernale bouillabaisse, une Tour de Babel à peu près aussi crédible que le sera « LES BÉRETS VERTS » de John Wayne, où tout le monde s’exprime en anglais, même les comédiens français entre eux. Un des très rares films dont on recommande la VF ! Le scénario tient la route dans un mood western, mais parvient à n’être pas trop manichéen dans sa manière de traiter les ennemis sans réellement choisir un camp. Quinn campe un personnage assez trouble, ambitieux, au comportement bestial (il ne supporte pas d’être appelé « animal »), manœuvré par son subordonné l’infâme Maurice Ronet et couchant avec la veuve d’un général (Michèle Morgan) pour obtenir des médailles. Alain Delon a le rôle le plus intéressant, celui d’un jeune officier intègre, écœuré par ce qu’il voit sur le terrain. Il se retrouve face à Ronet (mais ne le tue pas, cette fois-ci !) et à sa fiancée du « GUÉPARD » Claudia Cardinale. On reconnaît des visages familiers du western italien comme Aldo Sambrell en bras-droit de Segal ou Al Mulock en soudard français. Il y a même Burt Kwouk, le Cato de l’inspecteur Clouseau en officier vietnamien dans le prologue en Indochine. « LES CENTURIONS » a visiblement bénéficié de gros moyens financiers et logistiques, mais hélas, cela n’en fait pas un bon film pour autant. On s’ennuie ferme, les interminables déplacements de véhicules dans le désert, les affrontements à grand renfort d’explosifs auraient même tendance à endormir. S’il fallait conseiller un bon film sur le sujet, ce serait plutôt « LA BATAILLE D’ALGER ».
« LES LIONS SONT LÂCHÉS » (1961)
Écrit par la journaliste France Roche, dialogué par un Michel Audiard en service ultra-minimum et réalisé par Henri Verneuil, « LES LIONS SONT LÂCHÉS » lorgne du côté des dessins humoristiques en une page de « Jour de France » et d’un sous-Choderlos de Laclos au rabais.
Une jeune provinciale (Claudia Cardinale) débarque à Paris après avoir largué son mari. Elle va trouver son amie Michèle Morgan, pilier du Tout-Paris qui va la présenter à ses connaissances snobs et langues de vipère. D’abord séduite par un écrivain impuissant (Jean-Claude Brialy) puis par un médecin mondain hypersexué (Lino Ventura), la naïve Claudia finira par regagner ses foyers. Côté scénario c’est à peu près tout ce qu’il y a à se mettre sous la dent. Verneuil, malgré tout son métier, est hors de son élément, et ne pond qu’un film mou, inerte, jamais spirituel, qui se veut une satire de « la haute » d’une effarante niaiserie. Cardinale a un joli sourire, sa voix enrouée, mais ne fait pas grand-chose de son personnage, Danielle Darrieux est amusante en intrigante casse-pied, on a même droit au numéro de bafouillage de Darry-Cowl en soupirant raseur. Mais la seule vraie surprise de ce ratage, c’est la présence de Ventura, alors cantonné aux films policiers, qui va à l’encontre de son image future : médecin chaud-lapin (au moins cinq fois par jour dans des hôtels différents !), macho et péremptoire, on ne s’attendait certainement pas à le trouver là ! Peut-être un de ses plus gros contremplois. On le retrouve heureusement tel qu’en lui-même quand il balance une baffe anthologique à Darrieux, après l’avoir copieusement insultée. Personne ne semble à sa place dans « LES LIONS SONT LÂCHÉS », que ce soit devant ou derrière la caméra, c’est d’un ennui colossal et d’une misogynie déprimante. Seul le fan complétiste de Lino pourra se l’infliger pour le découvrir en séducteur « à la hussarde ».
À noter : Charles Aznavour apparaît trois secondes dans son propre rôle, lors d’une soirée au début.
« L’AFFAIRE MORI » (1977)
Inspiré de faits réels survenus en Sicile en 1925, « L’AFFAIRE MORI » de Pasquale Squitieri relate la lutte d’un préfet incorruptible, Cesare Mori (1871-1942) qui démantela la mafia locale en plein régime fasciste. Un démantèlement bien provisoire hélas, comme le démontre le très amer épilogue.
C’est Giuliano Gemma qui campe le préfet, à cent lieues de son image habituelle de cowboy sautillant et, même s’il est un peu jeune pour le rôle, s’y montre absolument remarquable. Son jeu glacial, son regard dénué d’empathie rappellent celui de Robert Stack lorsqu’il jouait Eliot Ness. D’ailleurs, les deux personnages ont beaucoup de points communs. Le film est ambitieux, bénéficie de décors naturels évocateurs, de chants traditionnels siciliens en fond sonore et d’une bonne BO d’Ennio Morricone. Mais la réalisation pèche par un emploi systématique de zoom et des longues focales, qui donne parfois une impression de « sur le vif », mais ôte de la rigueur et de la grandeur au récit. Le film regorge de scènes passionnantes : le siège du village grouillant de bandits, la paranoïa qui s’installe quand Mori prend conscience de la profondeur des racines de la corruption mafieuse. Gemma domine le film avec une autorité qu’on lui avait déjà devinée dans « LE DÉSERT DES TARTARES ». Francisco Rabal est parfait en parrain vivant sous terre depuis des décennies, Stefano Satta Flores est excellent en bras-droit du préfet. Et Claudia Cardinale apparaît sporadiquement dans un drôle de caméo récurrent symbolisant la misère du peuple de Sicile. Elle était alors l’épouse du réalisateur, ce qui explique sans doute ce personnage totalement inutile et plaqué sur l’action. « L’AFFAIRE MORI », malgré un laisser-aller technique, est une œuvre forte et passionnante pour qui s’intéresse à la vraie mafia et à ses origines.
« LA FILLE À LA VALISE » (1961)
« LA FILLE À LA VALISE », réalisé par le toujours intéressant Valerio Zurlini, est un drame du quotidien dans l’Italie des années 60, accompagnant le passage initiatique douloureux d’un adolescent riche et naïf (Jacques Perrin) tombant amoureux fou d’une belle danseuse/prostituée perdue en ville, qui sera son premier amour.
Dans un magnifique noir & blanc de Tino Santoni, le scénario prend son temps, développe les caractères et progresse doucement vers la désillusion d’un premier chagrin d’amour. Le jeune homme voyait en Aïda l’héroïne de l’opéra de Verdi, ébloui par sa sensualité, son sourire renversant et ses rondeurs. Pour elle, il ment, il vole, il manipule comme une version embryonnaire de tous les hommes qu’elle a rencontrés jusqu’ici. Passé le premier choc de séduction, Aïda apparaît comme une ravissante idiote, âpre au gain, prête à coucher avec n’importe quel « pigeon » qui lui assurera un repas chaud et un toit au-dessus de la tête. C’est magnifiquement filmé, excellemment dialogué et les deux vedettes au sommet de leur beauté juvénile, sont extraordinaires : elle dans ce qui demeure son plus beau travail en tant que comédienne, lumineuse et sordide à la fois, lui avec son visage d’enfant idolâtre, qu’on voit évoluer peu à peu vers l’âge adulte et, très probablement, la misogynie. Le duo fonctionne à merveille. Ils sont très bien entourés par Romolo Valli en prêtre psychologue, Gian Maria Volontè en ex jaloux et violent et Riccardo Garrone impeccable en macho au poing leste. « LA FILLE À LA VALISE » nécessite une totale immersion car il ne recule pas devant les longueurs et les redites, mais il dégage une amertume et une lucidité sur les relations humaines et la condition de la femme, qui font encore résonnance aujourd’hui. Un beau film triste et désenchanté.
« LA PART DU FEU » (1978)
« LA PART DU FEU » d’Étienne Périer est un suspense psychologique, mêlant la politique, les magouilles immobilières et l’adultère, dans un ensemble se voulant malsain et immoral, qui annonce très nettement « UNE ÉTRANGE AFFAIRE » sorti trois ans plus tard, avec Michel Piccoli dans un rôle très similaire.
L’accent est d’abord mis sur celui-ci, un promoteur corrompu et corrupteur, qui surprend Jacques Perrin, son bras-droit, dans le même lit que sa femme (Claudia Cardinale). Piccoli semble d’abord indifférent, mais c’est évidemment plus complexe que cela. Le premier tiers, bien focalisé sur ce trio en porte-à-faux est le plus intéressant et le mieux écrit. C’est quand les magouilles se font plus envahissantes et passent au premier plan, qu’on décroche progressivement et qu’on commence à se ficher complètement de ce qui peut arriver aux protagonistes. D’autant plus que la facture du film – réalisation et photo – a énormément vieilli et rappelle les téléfilms poussiéreux de l’époque et que les incessants allers-retours Paris-campagne deviennent vite fastidieux. Piccoli fait pratiquement le show à lui tout seul, nageant comme un poisson dans l’eau dans un rôle probablement écrit pour lui. Son ambiguïté naturelle fait merveille et maintient un semblant d’intérêt, même dans la partie qui se délite. Face à lui, Perrin joue en demi-teintes un arriviste déguisé en naïf. Seule Cardinale, radieuse, manque d’étoffe et de complexité pour incarner cette femme amoureuse mais terre-à-terre. Les seconds rôles sont routiniers, à commencer par Rufus en journaleux fouille-merde. Déception donc, que ce « LA PART DU FEU », qu’on imaginait comme un Chabrol de la bonne époque, mais qui manque d’humanité, d’humour et de fini dans la mise-en-scène.
« VIOLENCE ET PASSION » (1974)
« VIOLENCE ET PASSION » est l’avant-dernier film de Luchino Visconti et ressemble fortement à un testament, explorant plus avant les thématiques de « MORT À VENISE » tourné trois ans plus tôt.
Burt Lancaster, l’ancien Guépard, est un vieil érudit américain vivant dans un immeuble romain avec ses livres poussiéreux et ses toiles de maîtres accrochées aux murs. Son univers mortifère vole en éclats quand une famille de parvenus s’installe dans l’appartement au-dessus du sien (et qui lui appartient aussi !). Le solitaire est confronté à une mère autoritaire (Silvana Mangano), sa fille (Claudia Marsani) et le gigolo allemand de Madame (Helmut Berger). C’est un film en huis clos, très théâtral, sans le moindre extérieur, lourdement symbolique, mais auquel Lancaster apporte vie et émotion. À seulement 61 ans, il incarne un vieillard confiné et asocial, ressassant ses souvenirs et se découvrant subitement une famille dysfonctionnelle et insupportable alors qu’il s’y attendait le moins. Sa relation avec Berger, qui n’est pas sans évoquer celle de « MORT À VENISE » déjà mentionné, ne va hélas pas très loin, à cause de l’insigne transparence du jeune acteur. Maniéré, beaucoup trop présent à l’image, il a un long monologue « politique » vers la fin, qui devient embarrassant tant il tombe comme un cheveu sur la soupe et tant il est mal joué. Alors donc, tout ceci n’était en fin de compte qu’une parabole sociale ? Le gigolo était un terroriste ? À ce stade, le petit charme du film s’est complètement évaporé et l’agacement l’a emporté sur tout le reste. Mangano surjoue, toujours sur la même note, on aperçoit Romolo Valli en avocat et on entrevoit – le temps de deux caméos en flash-backs – Dominique Sanda jouant la mère de Burt et Claudia Cardinale son épouse. Les deux heures de « VIOLENCE ET PASSION » ne sont pas forcément très digestes, mais le côté autobiographique accroche tout de même l’intérêt, le tout dernier plan est superbe et prend à la gorge et la réunion Visconti-Lancaster valait le détour.
« LES YEUX BANDÉS » (1965)
Écrit et réalisé par Philip Dunne, « LES YEUX BANDÉS » tente assez laborieusement de retrouver l’humeur de « LA MORT AUX TROUSSES » d’Hitchcock, en lançant un quidam dans une grosse histoire d’espionnage impliquant FBI et CIA, avec comme enjeu un jeune savant convoité par diverses contrées.
Psychiatre à New York, Rock Hudson est enrôlé de force par un général (Jack Warden) pour s’occuper du prisonnier (Alejandro Rey). La sœur de celui-ci (Claudia Cardinale) colle aux basques du psy et, bien sûr, tombe amoureuse de lui. Le film fait illusion un petit moment, Hudson est sympathique en Cary Grant du pauvre, séducteur égoïste et indolent, les allers-retours dans les Everglades sont intrigants. Mais hélas, le scénario ne va pas beaucoup plus loin, les méchants sont ridicules comme Guy Stockwell en imposteur bègue et l’histoire d’amour ne décolle jamais. Hudson fait son numéro habituel, mais Cardinale n’a aucune disposition pour la comédie et se contente de crier à tout bout de champ de sa voix enrouée, d’écarquiller les yeux pour manifester son mécontentement. L’alchimie est totalement inexistante et empêche le film de trouver cette petite étincelle qui aurait fait pardonner tout le reste. Les seconds rôles sont plutôt amusants en revanche, spécialement Ann Seymour en secrétaire fidèle, mais sarcastique et Brad Dexter vraiment drôle en flic abruti, mais tenace. En fait, celle qui s’en sort le mieux est encore la mule « Hinry » ! « LES YEUX BANDÉS » a tellement envie d’égaler le maître du suspense, qu’il en oublie de raconter une histoire intéressante et d’insuffler un brin d’humanité dans les pantins qui font office de protagonistes. Si on aime le mood des sixties, la silhouette de la Cardinale et les alligators, on peut éventuellement passer un moment vaguement agréable, mais ce n’est pas indispensable.
« IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » (1968)
Comment imaginer, en le revoyant aujourd’hui, que « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » a plus de 50 ans ? Œuvre-maîtresse de Sergio Leone, film-phare du western italien, il résume et transcende le genre, et apparaît comme une fresque quasi-viscontienne, un hommage stylisé à ce genre jadis typiquement américain. Et surtout il est l’aboutissement d’une maîtrise de l’outil-cinéma rarement égalée par la suite.
Bâti autour d’une anecdote somme toute assez simple (les luttes autour d’une parcelle de terre et la création d’une ville en plein désert), mais échafaudée en mosaïque. Le scénario enchaîne les séquences fortes, ne craint pas les « comme par hasard » et boucle chaque scène comme si elle était un petit film en soi. Cela donne au film son côté « opératique », irréel, ouvert à toutes les interprétations. Ainsi, si Claudia Cardinale ex-prostituée et Jason Robards le hors-la-loi au grand cœur, sont des individus faillibles dans leur humanité terre-à-terre, Henry Fonda l’assassin ambitieux et Charles Bronson le vengeur taciturne, apparaissent-ils comme des symboles d’une époque déjà révolue, rapidement gommée par le progrès représenté par cette voie de chemin de fer qui avance inexorablement. Leone offre à ce quatuor magnifique ses plus beaux rôles. Fonda à contremploi, est magnétique en tueur sadique, froid comme la mort. Le voir abattre un garçonnet de sang-froid a de quoi traumatiser n’importe qui ! Bronson, filmé en extrêmes gros-plans, le cuir tanné, les yeux délavés par le soleil, n’a jamais été aussi charismatique. Fermé sur lui-même, il pourrait être un fantôme du passé de Frank, ou l’incarnation de sa mauvaise conscience. Il ne faut pas oublier Gabriele Ferzetti, 5ème personnage principal, l’homme d’affaires rongé par le cancer des os, odieux et pathétique. Quelques têtes connues marquent la mémoire comme Woody Strode, Jack Elam, dans la mythique ouverture du film, Keenan Wynn en shérif ou Frank Wolff en Irlandais rouquin prestement éliminé dans une autre séquence magnifiquement filmée et montée. Mais la véritable star de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » demeure, encore et toujours, la BO d’Ennio Morricone, une des plus époustouflantes de l’Histoire du 7ème Art, aussi importante que les images. Les comédiens bougent à son rythme, particulièrement dans la scène du duel entre Bronson et Fonda, donnant la sensation que la musique est comme tatouée dans l’image.
Puissant, mystérieux, parfois drôle, étonnamment émouvant, ce sur-western n’a pas pris une ride et cloue sur son fauteuil comme au premier jour. Et si – en cherchant la petite bête – quelques moments semblent peut-être un peu longuets, rien ne vient gâcher la fête. Viva Leone !