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Archives Mensuelles: septembre 2018

HAPPY BIRTHDAY, LEWIS !

MILESTONE

LEWIS MILESTONE (1895-1980), RÉALISATEUR ACADÉMIQUE PARFOIS INSPIRÉ, MÉMORABLE POUR « À L’OUEST, RIEN DE NOUVEAU ».

 
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Publié par le 30 septembre 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE » : saison 18 (2017)

Après le regain d’énergie de l’année précédente, la 18ème saison de « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE » démarre très mal, ressasse les mêmes histoires à peine modifiées, les comédiens récurrents sont visiblement démotivés, ne s’investissent plus du tout et suivent la routine. L’usure est là, flagrante et l’absence d’un alter ego d’égale importance face à Mariska Hargitay, comme le fut Chris Meloni, se fait de plus en plus ressentir.SVU18.jpg

Fort heureusement, la seconde partie de la saison se ressaisit, les scénarios deviennent moins anecdotiques, plus engagés car les auteurs traitent de fanatisme religieux, d’intolérance, de racisme, de charlatanisme, en appelant un chat un chat et en balançant même des piques directes au président Trump. Plutôt osé pour une série tous-publics à grosse audience ! Cela rattrape la déconvenue du démarrage. Mais pas complètement. Le cast de personnages récurrents demeure en retrait, comme anesthésié, hormis Ice T. en passe de devenir sergent et qui retrouve un peu de son agressivité d’antan, Par contre Kelli Giddish semble avoir des moments d’hébétude, mais Peter Gallagher affine encore son rôle de chef de la police. L’héroïne-en-titre (et productrice), Miss Hargitay, est poussive, se repose sur les sempiternels mêmes tics de jeu et mimiques et plombe un peu l’ensemble, comme le fait parfois Tom Selleck dans « BLUE BLOODS ». Sans parler de sa non-relation avec son fils adoptif, tellement mal gérée qu’on redoute ces séquences longtemps à l’avance. Le regard du spectateur attentif aura remarqué que l’enfant ne la regarde pas une seule fois dans les yeux, mais qu’il est constamment tourné vers (probablement) sa véritable mère, qui doit se tenir près de la caméra ! Très irritant…

À voir, d’abord par habitude (c’est confortable, une série qui a presque vingt ans !) et pour des épisodes remarquables comme « CONVERSION » ou « AMERICAN DREAM ». À l’année prochaine, donc !

 

HAPPY BIRTHDAY, STANLEY !

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STANLEY KRAMER (1913-2001), PRODUCTEUR ENGAGÉ, RÉALISATEUR AU STYLE TROP PESANT PARFOIS, MAIS DÉFENDANT DE BEAUX SUJETS.

 
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Publié par le 29 septembre 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« KILLING FIELDS » (2011)

TKF

Réalisé par Ami Canaan Mann (fille de Michael Mann, ici crédité comme producteur), « KILLING FIELDS » est un polar fiévreux, intense et complexe, inspiré de faits réels, dont la narration évoque davantage un roman qu’un scénario traditionnel et qui envoûte progressivement jusqu’à suffocation complète.

Alors qu’un tueur en série sévit dans les bayous du Texas depuis plusieurs décennies, un flic new-yorkais (Jeffrey Dean Morgan), un jeune enquêteur local (Sam Worthington) et une femme-shérif (Jessica Chastain) – ex-épouse du second – sont sur ses traces. L’enquête est incertaine, les fausses-pistes sont nombreuses et les meurtres particulièrement atroces. Le rythme est lent, le déroulement pas toujours linéaire et les changements de points-de-vue abondent, mais le film bénéficie de décors rarement vus et surtout d’un casting de toute première classe : Worthington qui n’a jamais été meilleur qu’en policier provincial violent et sous-tension, Morgan en coéquipier hanté par ses échecs passés. Sa relation émouvante avec la petite paumée Chloë Grace Moretz est pour beaucoup dans l’intérêt qu’on porte à l’histoire. Et il y a également Chastain dans un rôle pas suffisamment développé de shérif au poing leste, Jason Clarke inquiétant à souhait en voyou peroxydé et tatoué jusqu’aux yeux, Stephen Graham glauque à souhait et encore Sheryl Lee en souillon irrécupérable et Annabeth Gish dans de trop brèves apparitions. Que du très beau linge qui achève de donner du cachet à « KILLING FIELDS » et à le hisser bien au-dessus du DTV qu’on pouvait redouter au premier abord, grâce à son écriture elliptique et une photo sombre, très réaliste qui immerge dans l’action. Un excellent polar extrêmement noir et sous-évalué qui gagne à être revu.

À noter : la réalisatrice tourna un autre long-métrage sans aucun retentissement avant de se consacrer aux séries TV. Dommage ?

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JESSICA CHASTAIN, SAM WORTHINGTON, JEFFREY DEAN MORGAN ET SHERYL LEE
 

« LE GAUCHO » (1952)

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RORY CALHOUN

« LE GAUCHO » de Jacques Tourneur est un sympathique western argentin, créant le mythe d’une sorte de Robin-des-bois de la pampa, un des derniers hommes libres chassés par le progrès en marche et l’arrivée des « étrangers ».GAUCHO2.jpg

Le contexte historique est un peu flou, les péripéties sont convenues et évoquent celles de « VIVA ZAPATA ! » ou « BRONCO APACHE ». Mais le scénario est efficace et le personnage central joué par le sous-estimé Rory Calhoun est attachant parce qu’évolutif. Macho orgueilleux prompt à dégainer son coutelas pour étriper ses rivaux, Calhoun tombe amoureux d’une « fille de la ville » (ça se comprend, puisqu’il s’agit de Gene Tierney) et devient un chef de la rébellion sous le nom de ‘Valverde’. Mais il a à ses trousses le rugueux militaire Richard Boone, qu’il a rendu infirme lors d’un affrontement, bien déterminé à se venger. L’intérêt du « GAUCHO » est que, même les méchants ou assimilés, à savoir Boone et Hugh Marlowe, l’ex-ami d’enfance de notre héros, corrompu par le pouvoir et l’argent, ne sont pas des caricatures sur pattes, mais ont plusieurs facettes à leur personnalité. Bien sûr, tout cela est fort naïf et parfois légèrement niais, mais les paysages argentins sont très bien exploités, certaines vues des montagnes sont magnifiques et l’ensemble se laisse regarder avec plaisir à condition de garder son âme d’enfant. Outre Calhoun qui a fière allure et Boone excellent qui tire le maximum de son rôle ingrat, on remarque de bons seconds couteaux comme Everett Sloane en gaucho guitariste. Gene Tierney, pas toujours mise en valeur par la photo, n’a qu’un rôle d’amoureuse sans relief. Certes pas le chef-d’œuvre du siècle et loin d’être une des plus belles réussites du versatile Tourneur, mais un film plaisant, dépaysant et bien troussé.

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GENE TIERNEY, RICHARD BOONE ET RORY CALHOUN

 

HAPPY BIRTHDAY, FRANK !

GRESTLE

FRANK GRESTLE (1915-1970), SECOND RÔLE, PARFOIS SIMPLE SILHOUETTE DANS DE NOMBREUSES SÉRIES TV DES ANNÉES 50 ET 60.

 
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Publié par le 27 septembre 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« LE DERNIER TANGO À PARIS » (1972)

TANGO

MARLON BRANDO

Dans notre série des « films qu’on ne devrait jamais revoir », « LE DERNIER TANGO À PARIS » de Bernardo Bertolucci s’impose dès les premières séquences comme une pièce de choix.TANGO2.jpg

Scandale inouï à sa sortie, symbole d’un cinéma d’auteur sans tabou, auréolé du vieux spectre de la Nouvelle Vague, ce drame intimiste conte quelques jours de la vie de Marlon Brando, Américain exilé à Paris, dont la femme vient de se suicider, le laissant désemparé. Il rencontre une jeune femme (Maria Schneider) avec laquelle il entame une relation uniquement basée sur le sexe, qu’ils vont mener jusqu’au paroxysme. Un thème intéressant, un presque huis clos entre une star hollywoodienne dans le creux de la vague et une débutante française gauche et inégale. Le film doit presque tout à la fascination exercée par le visage « mythique » de Brando, qui hypnotise visiblement le réalisateur et son chef-opérateur Vittorio Storaro. Par moments, cela vire au documentaire sur l’acteur qui prend le pas sur son personnage et se démasque avec une impudeur dérangeante. Flapi, nasillard, mûrissant, l’ex-Stanley Kowalski vampirise complètement le film, détourne le scénario, alternant les instants de dérive obscène et les colères fulgurantes. Une grande interprétation ? Difficile à dire, mais une expérience unique, incontestablement. Face à lui, sa jeune partenaire fait son possible, mais ne peut compter que sur sa fraîcheur et sa spontanéité. Si les scènes dans l’appartement peuvent faire encore illusion de temps en temps (à condition d’oublier les épouvantables dialogues improvisés, d’une terrible indigence), tout le reste est insupportable, en particulier les interventions grotesques de Jean-Pierre Léaud, véritable clin d’œil vivant aux modèles français de Bertolucci. « LE DERNIER TANGO À PARIS » a vieilli. Beaucoup vieilli. Il reste aujourd’hui le témoin d’une époque révolue, l’empreinte d’un acteur qui marqua son temps. Mais quelques plans magnifiques, une image chatoyante et des vues de Paris inoubliables ne rendent hélas, pas le film plus défendable 45 ans après sa sortie. Après, que ce soit une date dans l’Histoire du 7ᵉ Art, c’est un fait.

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MARIA SCHNEIDER ET MARLON BRANDO

 

« THE LOSERS » (2010)

Adapté d’une BD, « THE LOSERS » réalisé par le français Sylvain White est un bien curieux objet. Une sorte d’amalgame survitaminé des « 7 MERCENAIRES », de la série « AGENCE TOUS RISQUES », avec un zeste de « EXPENDABLES » et un lointain parfum des « OIES SAUVAGES ».LOSERS.jpg

A priori, de quoi attiser la curiosité ! Et de fait, à condition de s’accoutumer au « style » visuel imposé par le réalisateur, on peut s’amuser sans arrière-pensée à la vision de ce film d’action efficace, drôle et même sexy, où une équipe de soldats de choc de la CIA trahie par un ponte de l’Agency, cherche à se venger. Hélas, pour s’abandonner aux plaisirs simples de l’actioner décérébré, il faut subir les effets clipesques démodés (arrrgghhhh ! Ces ralentis ridicules !), la BO systématiquement sur-mixée et l’abus fatigant de CGI pas toujours très convaincants. Mais l’un dans l’autre, « THE LOSERS » parvient à trouver sa voie et à remplir sa mission. Outre un bon rythme général et un esprit frondeur sympathique, le film doit son charme à un casting original et homogène : Jeffrey Dean Morgan est parfait en colonel viril, Zoë Saldana très séduisante en ‘tough girl’, Idris Elba a une belle présence en membre de l’équipe rebelle à l’autorité, Chris Evans et Columbus Short jouent les comiques de service. À noter le surprenant numéro de Jason Patric, digne des adversaires de 007.

« THE LOSERS » tire le maximum d’un scénario assez maigrelet et de personnages sans aucune dimension humaine (non, aimer les enfants ne suffit pas !), grâce à une belle énergie et à une vraie bonne humeur. Dommage que la surenchère visuelle permanente finisse par générer une certaine lassitude.

 

« THE CRAZIES » (2010)

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« THE CRAZIES » est le remake de « LA NUIT DES FOUS VIVANTS » réalisé par George A. Romero (crédité ici en tant que producteur) en 1973. Sous ses dehors de film de zombies, c’est en fait un survival survolté, autour d’une épidémie – causée accidentellement par l’armée dont un avion s’est écrasé – qui transforme d’honnêtes provinciaux en fous furieux ultraviolents et pas très jolis à voir.

Le film de Breck Eisner est une franche réussite, un film d’action de belle envergure dont le suspense ne retombe jamais et dont tous les personnages s’avèrent intéressants et attachants. Certaines séquences sont d’une brutalité inouïe, comme le massacre systématique des habitants par des soldats masqués, certains morceaux de bravoure (l’attaque sanglante dans la chambre d’enfant)  laissent le souffle coupé et l’enchaînement dramatique en crescendo est parfaitement maîtrisé. Une excellente surprise donc, moins prévisible qu’un « zombie flick » classique tout en utilisant les mêmes codes.  Timothy Olyphant est très bien en shérif calme et intelligent mais pas invulnérable annonçant par certains aspects son rôle emblématique dans la série TV « JUSTIFIED », Radha Mitchell joue avec intensité sa femme enceinte, Joe Anderson sort du rang en « deputy » nonchalant, mais létal et Danielle Panabaker est toujours aussi charmante. « THE CRAZIES » réussit à 100% le pari du mouvement permanent, maintient un niveau de stress rarement atteint dans le cinéma d’horreur. Chapeau donc à ce « petit film » qui n’a certainement pas dû avoir le budget d’un Tom Cruise, mais qui remplit totalement sa mission. À noter : ne pas manquer le petit épilogue, pendant le générique de fin.

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TIMOTHY OLYPHANT, RADHA MITCHELL ET JOE ANDERSON
 
 

AL MATTHEWS : R.I.P.

MATTHEWS

AL MATTHEWS (1942-2018), MUSICIEN, CHANTEUR ET SECOND RÔLE, CONNU POUR SON PERSONNAGE DE ‘APONE’ DANS « ALIENS, LE RETOUR ».

 
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Publié par le 25 septembre 2018 dans CARNET NOIR