Le dernier vraiment bon film de Jason Statham remonte à déjà 12 ans (« HOMEFRONT ») et il était déjà scénarisé par Sylvester Stallone, à l’instar de ce « A WORKING MAN », réalisé par David Ayer.
Contremaître de chantier, mais ex-soldat d’élite de sa Majesté, Jason va aider son ami et patron Michael Peña à retrouver sa fille Arianna Rivas, kidnappée par des gangsters russes à Chicago. Bien sûr, dès qu’il ressort les armes, le modeste ouvrier veuf et dépressif va redevenir le guerrier invincible qu’il fut jadis et va mener une vie d’enfer à ses ennemis. Stallone connaît par cœur ces héros malmenés par l’existence, qui trouvent leur revanche via une explosion de violence, il en a joué beaucoup lui-même. Buriné, le regard fatigué, mais toujours athlétique et vif comme l’éclair, Statham est parfaitement à sa place dans ce thriller efficace, ponctué de jolis morceaux de bravoure, oscillant entre réalisme et délire total. Ainsi, les méchants Russes, les bikers et autres hommes de main sadiques, sont-ils des caricatures ambulantes. Seul Jason Flemyng est assez frappant en « parrain » éructant avec un accent russe impeccable. Autour de la star, les seconds rôles sont très bien choisis : la petite Isla Gie très naturelle joue sa fille peu impressionnable, David Harbour est son meilleur pote de régiment devenu aveugle. Cela suffit à rendre « A WORKING MAN » intéressant pour ce qu’il est, d’autant que Ayer manie judicieusement les CGI et sait mener ses fusillades et poursuites. Une bonne surprise de la part du Statham, dont le cas devenait alarmant…