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Archives de Catégorie: LES FILMS DE JASON STATHAM

« A WORKING MAN » (2025)

Le dernier vraiment bon film de Jason Statham remonte à déjà 12 ans (« HOMEFRONT ») et il était déjà scénarisé par Sylvester Stallone, à l’instar de ce « A WORKING MAN », réalisé par David Ayer.

Contremaître de chantier, mais ex-soldat d’élite de sa Majesté, Jason va aider son ami et patron Michael Peña à retrouver sa fille Arianna Rivas, kidnappée par des gangsters russes à Chicago. Bien sûr, dès qu’il ressort les armes, le modeste ouvrier veuf et dépressif va redevenir le guerrier invincible qu’il fut jadis et va mener une vie d’enfer à ses ennemis. Stallone connaît par cœur ces héros malmenés par l’existence, qui trouvent leur revanche via une explosion de violence, il en a joué beaucoup lui-même. Buriné, le regard fatigué, mais toujours athlétique et vif comme l’éclair, Statham est parfaitement à sa place dans ce thriller efficace, ponctué de jolis morceaux de bravoure, oscillant entre réalisme et délire total. Ainsi, les méchants Russes, les bikers et autres hommes de main sadiques, sont-ils des caricatures ambulantes. Seul Jason Flemyng est assez frappant en « parrain » éructant avec un accent russe impeccable. Autour de la star, les seconds rôles sont très bien choisis : la petite Isla Gie très naturelle joue sa fille peu impressionnable, David Harbour est son meilleur pote de régiment devenu aveugle. Cela suffit à rendre « A WORKING MAN » intéressant pour ce qu’il est, d’autant que Ayer manie judicieusement les CGI et sait mener ses fusillades et poursuites. Une bonne surprise de la part du Statham, dont le cas devenait alarmant…

JASON STATHAM, DAVID HARBOUR ET ISLA GIE
 

« EXPENDABLES 4 » (2023)

Neuf ans après la sortie du précédent opus de la franchise, « EXPRENDABLES 4 » de Scott Waugh réunit les membres du casting survivants ou disponibles, pour une 4ème mission : éviter la WW3 et démasquer un traître au sein des services secrets !

À 77 ans, égal à lui-même, Sylvester Stallone devient tout de même un peu vieux pour jouer les mercenaires baraqués, du moins sur toute la durée d’un film. Aussi cède-t-il sagement la place à Jason Statham un gamin de 56 ans, en se faisant passer pour mort. Le scénario est d’une indigence absolue, les one liners tombent systématiquement à plat et les nouveaux membres de l’équipe sont très besogneux. Même Dolph Lundgren, coiffé comme Patrick Swayze dans « POINT BREAK », semble assagi et joue les snipers, myope comme une taupe. Du coté des méchants, on a droit à Iko Uwais vaguement inquiétant, mais sans rien à jouer, Andy Garcia venu cachetonner en voisin. Megan Fox et 50 Cent font penser à des statues de cire. La violence, omniprésente, est atténuée par l’utilisation permanente de CGI : giclures de sang numériques, explosions monstrueuses, fusillades interminables dans le décor du paquebot, etc. La lassitude s’installe vite et l’intérêt se dissout à partir de la pseudo-mort de « Sly » au bout d’une demi-heure. Le premier film était distrayant, le second bordélique et le troisième boursouflé. Ce 4ème numéro, pourtant honni par les fans, n’est ni meilleur ni pire. À voir, éventuellement, pour un Statham de plus en plus buriné et trop « old for this shit ».

JASON STATHAM, IKO UWAIS ET SYLVESTER STALLONE
 

« EN EAUX TRÈS TROUBLES » (2023)

Production chinoise tournée en Thaïlande par l’Anglais Ben Wheatley (l’amusant « TOURISTES »), « EN EAUX TRÈS TROUBLES » est l’inutile sequel du déjà pas fameux « THE MEG » (2018).

On aimerait dire que c’est du pur cinéma pop-corn jouissif et décomplexé, mais la première heure est tellement longue, pénible et les CGI sont si laids, qu’on arrive à peine jusqu’à la seconde moitié. Celle-ci n’est pas meilleure, mais au moins est-elle mouvementée et pousse très loin les curseurs du n’importe quoi à grande échelle. Cette fois, Jason Statham en pilotage automatique, affronte trois mégalodons, une pieuvre géante et des tas de petits dinosaures (sic !) sur une île transformée en hôtel de luxe pour touristes principalement chinois. Les séquences d’action sont absurdes, les effets spéciaux semblent torchés à la va-vite et les « megs » ressemblent à d’énormes thons échappés d’un jeu vidéo. Ne parlons même pas des faire-valoir de Statham, tous plus nuls les uns que les autres dans un mood de grosse comédie qui désamorce toute étincelle d’intérêt. On regrette, bien sûr, qu’à seulement 56 ans, Statham qui avait récemment fait de bons choix, s’enferme à présent dans les sequels ineptes taillées pour lui, où il se bagarre, fait des plongeons et grimace quelques sourires menaçants. Pas sûr qu’il sache s’extirper de cette ornière. À ses côtés, le seul qui mérite une mention est encore l’Espagnol Sergio Peris-Mencheta dans un rôle de bad guy haineux et assez inquiétant. Mais « EN EAUX TRÈS TROUBLES » n’est évidemment pas un film d’acteurs, ni même de réalisateur et encore moins de scénariste. C’est juste une espèce de grand-8 sans queue ni tête qui peine à maintenir éveillé jusqu’au bout.

JASON STATHAM
 

« THE BEEKEEPER » (2024)

Approchant tout doucement la soixantaine, Jason Statham ne ralentit pas sa cadence de tournages, tient toujours le même rôle de tough guy taiseux, mais dans « THE BEEKEEPER » de David Ayer, signe des temps, il apparaît amaigri et n’ôte pas sa chemise une seule fois !

Rangé des voitures et devenu un apiculteur méticuleux, Jason est une sorte de Terminator humain, formé dans un programme secret de la CIA qui en a fait une invincible machine à tuer. Quand sa gentille voisine est ruinée par d’immondes hackers/escrocs et en vient à se donner la mort, il s’attaque à un puissant trust destiné à vider les comptes en banque de personnes vulnérables. Donner un visage à ces « invisibles » généralement impunis est une bonne idée. Et le premier quart du film est assez jouissif. Voir Statham fait péter des immeubles entiers est toujours un bonheur. En revanche, quand le scénario ne parvient pas à décoller au-delà de ce postulat et se contente d’aligner les bastons, les fusillades et les tortures, on tique un peu. Routinier et légèrement hagard, notre héros offre le minimum syndical. L’usure, probablement, de se répéter ad nauseam. Et il est très mal entouré par des seconds rôles indigents (Emmy Raver-Lampman, Josh Hutcherson) lâchés en roue-libre et par le vétéran Jeremy Irons qui devait avoir un sévère arriéré d’impôts pour accepter un tel rôle d’ancien boss de la CIA recyclé. Les séquences d’action ont beau se multiplier, cela ne fait rien pour accélérer le rythme de ce « BEEKEEPER », produit manufacturé qui rappelle les thrillers bâclés par les plates-formes, sans aucune personnalité et programmés pour ne pas laisser la moindre trace dans les mémoires. Statham, après une succession de navets de plus en plus indéfendables, semble suivre la pente savonneuse de Stallone, Neeson ou Schwarzenegger, ses glorieux aînés en chute libre.

JASON STATHAM

 

« OPÉRATION FORTUNE : RUSE DE GUERRE » (2023)

En repensant à la filmographie de Guy Ritchie, on peut se demander pourquoi il a bénéficié d’une telle aura pendant des années. Pour un ou deux polars décalés à ses débuts, combien de navets vainement hystériques et oubliés depuis longtemps ?

« OPÉRATION FORTUNE : RUSE DE GUERRE », produit par Amazon Prime, ressemble à tous ces avatars de blockbusters financés par les plates-formes depuis quelques années : un scénario totalement creux, des vedettes de films d’action, un gros budget gaspillé en voyages à travers le monde et en CGI. Celui-ci ne déroge pas à la règle. C’est un démarquage décomplexé des franchises « MISSION : IMPOSSIBLE » et « OCEAN’S ELEVEN », où un Jason Statham de 55 ans joue une sorte de super-espion œuvrant pour le compte de Cary Elwes et dirigeant une petite équipe de spécialistes. Pour quoi faire ? Eh bien… Pour récupérer une clé USB qui contient… comment dire… ce n’est pas très clair à vrai dire ! Et comme en plus, on s’en contre-fiche, ça n’aide pas à rester éveillé. À sa première apparition, Statham a une oreille en chou-fleur et le visage couvert de cicatrices. Détails qui disparaissent pour le reste du film ! Sans aucune explication. Les décors sont luxueux, le montage est soûlant, les scènes de bagarre semblent plaquées, histoire de rappeler que c’est un film de Statham. Celui-ci, un peu vieilli, l’air absent, voire somnolent, n’est que l’ombre de lui-même. Il est entouré de Hugh Grant en milliardaire désinvolte, Eddie Marsan – étonnamment distingué – en ministre, Josh Hartnett en star de cinéma stupide. Et de l’irritante Aubrey Plaza qui fait tout pour tirer la couverture à elle. Rien à dire, vraiment, sur « OPÉRATION FORTUNE ». C’est du cinéma sous cellophane, mal écrit, sans une once d’émotion ou de suspense. Pourvu que cela ne devienne pas une franchise !!!

JASON STATHAM, AUBREY PLAZA, HUGH GRANT ET EDDIE MARSAN
 

« HYPER TENSION » (2009)

Écrit et réalisé par Mark Neveldine et Brian Taylor, « HYPER TENSION » est un véritable cartoon « live », 100% invraisemblable, 100% hyper-violent, bourré d’humour noir et de (très) gros son, le tout monté comme une longue bande-annonce.

Empoisonné par des gangsters chinois, un tueur à gages (Jason Statham) va mourir dans quelques heures. Seules des décharges incessantes d’adrénaline peuvent retarder l’effet du poison et lui permettre de se venger. Donc le film n’est qu’une course contre la montre, aux notes d’une BO hurlante un peu fatigante à la longue, de bruits de moteurs, de coups de feu, etc. On frise sans cesse le mauvais goût (Staham faisant l’amour à Amy Smart en pleine rue, devant une foule de badauds, pour maintenir sa tension à niveau), mais on finit par capter le mood général du scénario et on ne s’en formalise rapidement plus du tout. Il faut dire que l’acteur anglais est absolument parfait dans le rôle de « Chev Chelios », flingueur impassible et coléreux, doté d’un hilarant humour pince-sans-rire et d’une résistance physique à toute épreuve. Il tient le film sur les épaules, bien accompagné par Amy Smart, sa fiancée bimbo et décervelée qui lui colle aux basques. Leur couple fonctionne à plein régime. Parmi les excellents seconds rôles, on retient Dwight Yoakam amusant en médecin nonchalant. « HYPER TENSION » a plutôt bien vieilli, le côté tarantinesque du début disparaît vite pour laisser place à l’action et c’est très bien ainsi. C’est du cinéma pop-corn décomplexé qui tient toutes ses promesses et fait passer 90 minutes à une vitesse folle.

À noter : trois ans plus tard, la même équipe tournera une sequel, « HYPER TENSION 2 », où Statham reprenait son rôle, (ATTENTION : SPOILER !) même s’il mourait à la fin du n°1 en tombant d’un hélico en vol. Le film fut chroniqué sur BDW2 en… 2013)

JASON STATHAM ET AMY SMART
 

« LE FLINGUEUR » (2011)

D’abord et avant tout, un petit mode d’emploi : pour avoir une chance d’apprécier « LE FLINGUEUR » de Simon West pour ses propres mérites, il ne faut jamais, JAMAIS, le comparer au chef-d’œuvre du polar hard boiled des seventies dont il est inspiré.

Cette nouvelle adaptation du roman de Lewis John Carlino préserve les grandes lignes du film de Michael Winner, y introduit des bagarres et des cascades dantesques pour profiter de la présence de Jason Statham et y ajoute un zeste d’espionnage façon « MISSION : IMPOSSIBLE » pour se mettre au goût du jour. Statham est un tueur au service (secret) du gouvernement, il vit en Floride, écoute du Schubert et quand il doit assassiner son mentor (Donald Sutherland), il prend le fils de celui-ci (Ben Foster) sous son aile pour lui enseigner son « art ». C’est bien filmé et monté, les comédiens sont bons, mais on est bien loin de la dureté et de l’ambiance cauchemardesque du film original. Arthur Bishop est un sentimental et la relation « crypto-gay » qu’il entretenait avec son disciple a été complètement gommée. Steve est plus âgé, plus cradingue et surtout mû par le désir de venger son père. Oui, comparer les deux films (impossible d’y échapper) montre à quel point le monde et le cinéma ont changé en 40 ans. Statham bien mis en valeur, n’a jamais été aussi affûté physiquement. Il occupe l’espace avec l’aisance d’un grand fauve. Foster est malsain à souhait (la longue séquence où il doit assassiner un colosse homosexuel est très ambiguë), Sutherland assure avec classe un caméo et Tony Goldwyn joue le grand boss avec sa tête de traître qui ne laisse aucun doute sur l’identité du méchant. « LE FLINGUEUR » se laisse regarder sans déplaisir et sans doute aurait-on trouvé le scénario meilleur et moins aseptisé, si on ne repensait sans arrêt au culot du film de 1972.

JASON STATHAM, BEN FOSTER ET DONALD SUTHERLAND
 

« UN HOMME EN COLÈRE » (2021)

« UN HOMME EN COLÈRE » de Guy Ritchie est le remake du « CONVOYEUR », un film français de 2004. C’est le retour de Jason Statham aux affaires, dans un rôle de tough guy impassible et létal, engagé par une société de transports de fonds de L.A. et qui semble avoir des comptes à régler.

La construction éclatée chronologiquement n’est pas toujours évidente à suivre, les points de vue changent en cours de récit quitte à faire parfois perdre le fil, mais cela maintient une certaine tension et l’intérêt ne se relâche jamais. On serait pourtant bien en mal, après coup, d’expliquer certaines situations ou même la nécessité de plusieurs personnages ! Heureusement, Statham est en forme olympique dans un rôle taillé sur mesure de vengeur sans état d’âme, capable de torturer ou de tuer sans pitié qui se trouve sur sa route vengeresse. Il retrouve la minéralité d’un Lee Marvin dans « LE POINT DE NON-RETOUR » et focalise l’intérêt sur sa personne. Il est cependant très bien entouré par l’élite des seconds rôles de ces dernières années : Jeffrey Donovan en ex-militaire en mal d’action, Holt McCallany en collègue débonnaire mais pas aussi bon-enfant qu’il en a l’air, Andy Garcia en tireur de ficelles, Josh Hartnett en co-équipier pas trop fiable ou Scott Eastwood excellent en psychopathe de service. Plaisir aussi de retrouver l’inimitable Eddie Marsan en patron humain et sympathique. Tout ce beau monde emplit l’espace pendant deux heures haletantes, même si – nous l’avons dit – pas toujours très claires. Mais les séquences d’action sont bien filmées, les coups de théâtre abondent et Statham est vraiment impressionnant de méchanceté obstinée. C’est un des films les moins tape-à-l’œil de Ritchie qui parvient à mettre ses tics habituels en sourdine, pour se concentrer sur l’action.

JASON STATHAM, JEFFREY DONOVAN ET SCOTT EASTWOOD
 

« FAST & FURIOUS : HOBBS & SHAW » (2019)

HOBBS.jpgLa seule raison de voir les derniers « FAST & FURIOUS » était les confrontations saignantes entre Dwayne Johnson et Jason Statham. Aussi ne peut-on qu’applaudir à l’idée d’un « spin-off » centré sur leurs personnages. En fait, « FAST & FURIOUS : HOBBS & SHAW » de David Leitch est ce qu’on pourrait appeler le plaisir coupable ultime. Plaisir d’autant plus grand, qu’on n’a pas à subir le bovin Vin Diesel.

À la fois « Buddy movie », film de super-héros sans masques ni costumes bariolés, avatar des Terminator avec une pincée de « MISSION : IMPOSSIBLE » et 007, c’est une véritable BD live, au rythme effréné, aux personnages taillés dans la masse et à l’action ininterrompue. Idiot ? Bien sûr que c’est idiot ! What did you expect ? Mais quel plaisir de voir les deux action stars se balancer des vacheries à tour de (gros) bras, d’applaudir aux idées démentes des morceaux de bravoure : on pense à l’hélico maintenu à terre par plusieurs véhicules accrochés les uns aux autres, par exemple. On voyage de Londres en Ukraine jusqu’à la Polynésie, entre deux bastons homériques. Amis/ennemis indécrottables, nos deux compères distribuent les gnons, s’en prennent quelques-uns, et le Rock tombe amoureux de la frangine du British, elle-même super espionne. C’est n’importe quoi, mais on ne cesse de sourire, on suit avec ébahissement les progrès des tournages sur fond vert et la perfection des CGI pendant les poursuites. Autour des deux stars très bien servies (normal, les gaillards sont également coproducteurs !), on retrouve des acteurs qu’on aime comme Idris Elba en super-méchant bionique, Helen Mirren en prison, Eddie Marsan en savant russe, ou Ryan Reynolds dans un caméo.

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DWAYNE JOHNSON ET JASON STATHAM

À noter qu’on trouve plusieurs allusions à la série TV « GAME OF THRONES » dans le dialogue et que Reynolds en « spoile » même la fin !

 

« EXPENDABLES : UNITÉ SPÉCIALE » (2010)

XPD

Co-écrit et réalisé par un Sylvester Stallone de 64 ans, « EXPENDABLES : UNITÉ SPÉCIALE » est, ni plus ni moins qu’un remake de l’excellent « CHIENS DE GUERRE », mais à la sauce Rambo. Autrement dit, du fun pur et dur, congestionné de testostérone et pétaradant à tout-va.

Ce n’est rien d’autre que du cinéma pop-corn, bête à pleurer, mais tout à fait distrayant, ne serait-ce que grâce à la bande de mercenaires menée par ‘Sly’, des tas de muscles surarmés et ne s’exprimant qu’en « macho bullshit » et à coups d’armes lourdes, comme dans « PREDATOR ». Totalement décomplexé, Stallone fait tout péter à une cadence infernale, coupe les ennemis en deux en une rafale et tire à deux pistolets à la vitesse d’une mitrailleuse. Malgré l’extrême violence des combats, on ne peut s’empêcher de sourire devant ce spectacle naïf, voire couillon, mais truffé de petits instants qui valent de l’or. Jason Statham, très en verve, joue le sidekick comique mais létal du chef. Leur duo est franchement drôle. Autour d’eux, c’est un défilé : Dolph Lundgren en ami/ennemi psychopathe, Jet-Li complexé par sa taille, Mickey Rourke en tatoueur sentencieux, Eric Roberts en méchant ignoble. Lors d’une séquence au début, Stallone s’est même offert le luxe d’un trio jusqu’alors inédit : lui-même, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger réunis dans une église. Les vacheries qu’ils se balancent avec Schwarzie valent à elles seules qu’on voie le film. « EXPENDABLES » est un film idéal pour vieux adolescents, à voir au 36ème degré, sans chercher à y trouver un quelconque message à peu près sérieux sur l’ingérence des U.S.A. ou sur les agissements de la CIA.

À noter que le film sortit d’abord dans une durée de 103 minutes, qui fut suivi d’un ‘director’s cut’ avec dix minutes de matériel supplémentaire. Le succès donna naissance à deux suites.

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JASON STATHAM, MICKEY ROURKE, SYLVESTER STALLONE ET ARNOLD SCHWARZENEGGER