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Archives de Catégorie: LES FILMS DE GENE HACKMAN

« LA FUGUE » (1975)

« J’ai déjà vu un film de Rohmer. C’est aussi excitant que de regarder de la peinture en train de sécher », déclare Gene Hackman à sa femme. Critique gratuitement méchante ? Avertissement subtil, signalant au bon public yankee que « LA FUGUE » n’a rien d’un polar traditionnel et qu’il s’adresse à une audience plus restreinte ?

Arthur Penn est fidèle au film dit « de privé » en tournant un scénario embrouillé et dont la finalité n’a au fond, que peu d’importance (un vague trafic d’antiquités rapidement expédié). Ce qui intéresse ici, c’est le portrait d’un anti-héros absolu : un ex-sportif revenu de tout, pourtant naïf et immature, aussi peu doué pour les relations humaines que pour son job, qu’il accomplit mollement, sans talent particulier. C’était la grande époque d’Hackman qui est formidable dans un rôle d’homme quelconque, sans le moindre héroïsme bidon hollywoodien. Sa confrontation avec l’amant de sa femme, joué par l’impeccable Harris Yulin, déjoue tous les pronostics quant à son déroulement, esquivant les clichés et retrouvant par instants des accents inattendus de cinéma-vérité. « LA FUGUE » pèche par sa lenteur, sa BO (pourtant signée de l’excellent Michael Small) typée seventies jusqu’à la caricature, qui fait parfois penser à une vieille série télé, et des personnages trop rapidement esquissés, comme le mécano hippie joué par un jeune James Woods. Les rôles féminins sont mieux servis, surtout la très belle et sauvage Jennifer Warren qui bénéficie des meilleures répliques du film et Melanie Griffith, parfaite en lolita idiote. Un peu trop déstructuré par moments, « LA FUGUE » n’en demeure pas moins un bon film noir, qui exploite parfaitement ses décors à L.A. ou de Floride, sans tomber dans le touristique gratuit. Le final sur le bateau, est un beau morceau de bravoure et le dernier plan renvoie curieusement à celui légendaire de « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » tourné trois ans plus tôt.

JAMES WOODS, GENE HACKMAN, MELANIE GRIFFITH ET JENNIFER WARREN
 

SO LONG, GENE…

Alors que le jeune Gene Hackman se faisait systématiquement rejeter par tous les casting directors d’Hollywood qui le trouvaient « quelconque », son ami et colocataire Dustin Hoffman lui répétait : « Tu n’es pas quelconque, tu es vrai ! ». Grâce à lui, Gene poursuivit ses efforts qui finirent par payer en 1967 avec son rôle dans « BONNIE & CLYDE ».

Un physique massif, une calvitie précoce, un regard dur et intelligent, un sourire capable d’évoquer en même temps la menace et la chaleur humaine, Hackman a tourné une centaine de films et d’épisodes télé (à ses débuts). Il était aussi crédible en brute épaisse (« LES CHAROGNARDS », « CARNAGE », « IMPITOYABLE ») qu’en homme mûr sensible et effacé (« UNE AUTRE FEMME », « MISSISSIPPI BURNING »), il savait se faire transparent (« CONVERSATION SECRÈTE ») ou inquiétant (« MORT OU VIF »), dérapait parfois dans des personnages over the top pas faits pour lui (« SUPERMAN »), mais il s’est définitivement inscrit dans l’Histoire du 7ème Art avec le rôle du flic « Popeye » Doyle qu’il incarna deux fois dans « FRENCH CONNECTION » et sa suite, du privé dans « LA FUGUE ». On gardera toujours un souvenir amusé de son caméo dans « FRANKENSTEIN JUNIOR » où il jouait l’ermite aveugle. Hackman fut un immense acteur qui ne fit pas toujours des choix de carrière judicieux en enchaînant les films indignes de son immense talent. Il est parti à 95 ans, après 20 années de retraite active pendant lesquelles il se recycla dans l’écriture. Il nous manque déjà.

 
 
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ADIEU, GENE !

 
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Publié par le 27 février 2025 dans CARNET NOIR, LES FILMS DE GENE HACKMAN

 

« WYATT EARP » (1994)

Écrit et réalisé par Lawrence Kasdan, « WYATT EARP » biopic du célèbre lawman de l’Ouest (1848-1929), sortit un an après l’excellent « TOMBSTONE » et en pâtit énormément.

Le film dure plus de trois heures, se veut une version plus réaliste de la légende du héros de l’OK-Corral et démarre par l’enfance du bonhomme. L’histoire est très enjolivée, frisant parfois le mélodrame, mais tient à préserver un niveau d’authenticité et une profondeur dans les personnages. Après – pour ne citer qu’eux – Henry Fonda, James Garner et bien sûr, Kurt Russell, Kevin Costner prend le parti risqué de camper un Earp froid et désagréable, voire franchement antipathique. Impossible de se passionner vraiment pour le sort d’un tel individu, aussi se rabat-on sur les faire-valoir beaucoup plus attachants : Dennis Quaid, squelettique, en Doc Holiday loyal, Michael Madsen en frère nonchalant, Gene Hackman en pater familias et un superbe ensemble féminin : Joanna Going, JoBeth Williams, Isabella Rossellini (très rapidement), Annabeth Gish, Betty Buckley et la toujours exceptionnelle Mare Winningham en compagne du marshal détruite par le laudanum. Sans oublier des bad guys bien gratinés et un tout jeune Jim Caviezel en cadet des frères Earp. Malgré tous ses atouts, une réalisation ample, de beaux extérieurs, « WYATT EARP » ne parvient jamais à décoller réellement et semble composé de chapitres disparates (le fastidieux épisode des bisons, les duels de saloon répétitifs) ou trop longs ou trop courts. On s’installe devant le film sans avoir l’air de perdre son temps, mais cette froideur, ce manque d’humanité, générés par le jeu catatonique de Costner, empêchent de s’enthousiasmer. Sans doute l’acteur n’était-il pas encore assez mûr et charismatique pour un rôle aussi écrasant. Quand il clame, fusil à la main : « I’m Wyatt Earp ! It all ends here ! », on a presque envie de sourire. En choisissant d’imprimer la légende, « TOMBSTONE » avait tapé dans le mille.

KEVIN COSTNER, ANNABETH GISH, MICHAEL MADSEN, GENE HACKMAN, BETTY BUCKLEY, DENNIS QUAID ET JEFF FAHEY
 

« LE SEUL TÉMOIN » (1990)

Écrit et réalisé par Peter Hyams, (qui a également signé la photo), d’après « L’ÉNIGME DU CHICAGO-EXPRESS » (1952) de Richard Fleischer, « LE SEUL TÉMOIN » est un suspense très physique, tourné au Canada et, pour l’essentiel, à bord d’un train.

Le procureur Gene Hackman tente de protéger le témoin d’un meurtre (Anne Archer) pour faire tomber le caïd de la pègre (Harris Yulin). Celui-ci fait tout pour éliminer la jeune femme avant le procès et envoie une escouade de tueurs pour une traque ferroviaire et claustrophobique. Rien que du très classique, bien sûr, mais Hyams a l’élégance de ne pas faire durer cela trop longtemps, d’oser une image un peu « sale » voire sous-exposée et de ne pas s’attarder sur des explications oiseuses. Cela n’empêche pas quelques face à face remarquables entre grands acteurs : on pense à l’irremplaçable J.T. Walsh terrorisé par Yulin dans une chambre d’hôtel, à Hackman confronté à James B. Sikking, tueur intelligent et « civilisé ». De très bons moments, coincés entre deux poursuites, deux bagarres au corps-à-corps. Hackman tente une approche totalement antihéroïque de son personnage, ce qui rend son jeu plus léger, plus humain que de coutume. Archer, qui semble toujours au bord des larmes, est très bien en survivante menacée et – outre les seconds rôles déjà cités et tous excellents – on reconnaît M. Emmet Walsh en flic mal fagoté, Nigel Bennett en hitman sadique. « LE SEUL TÉMOIN » ne laissera probablement pas énormément de souvenirs, mais il est bien confectionné, bénéficie d’une belle bagarre sur le toit du train en marche où les effets-spéciaux sont à peine discernables. On saura gré à Hyams de n’avoir pas laissé la place à une idylle naissante entre les deux protagonistes et à clore son film de façon abrupte, sans s’attarder inutilement.

GENE HACKMAN, ANNE ARCHER, J.T. WALSH, NIGEL BENNETT ET HARRIS YULIN
 

« LES CHAROGNARDS » (1971)

Si on associait « LES CHAROGNARDS » à « L’HOMME DE LA LOI » et « LES COLLINES DE LA TERREUR », on obtiendrait le meilleur triple-programme sur le thème de la chasse à l’homme dans le western des seventies.

Réalisé à Almeria par le téléaste Don Medford, « LES CHAROGNARDS » suit une bande de hors-la-loi menés par Oliver Reed qui kidnappe la femme (Candice Bergen) d’un riche rancher (Gene Hackman). Celui-ci vient d’acheter des fusils à haute portée et décide de partir avec quelques amis pour récupérer l’épouse mais surtout pour tuer des fugitifs. Le premier plan du film montre un veau égorgé puis dépecé en « live » et la suite est à l’avenant. C’est un des westerns les plus sanglants de l’époque et l’influence de Sam Peckinpah est aveuglante. À la différence que dans cette « partie de chasse », les thématiques sont quasi-absentes (les riches capitalistes se servant de pauvres hères comme gibier, peut-être ?) et le nihilisme final ne raconte rien sur les personnages. Reed a une drôle de gestuelle pour un westerner et on peine à décrypter la psychologie de son bandido balafré. Bergen a deux expressions, la brochette de trognes est délectable : L.Q. Jones en obsédé sexuel, Mitchell Ryan en ami loyal, Simon Oakland et G.D. Spradlin jouant deux des poursuivants. Mais c’est Hackman, à la veille de son vedettariat, qui écope du rôle le plus étonnant : un richissime impuissant sadique et constamment furibard, qui ira jusqu’au bout de sa folie, quitte à tout perdre. L’acteur est impressionnant, mais n’a pas le loisir de bien développer son rôle. Quelques séquences marquent les esprits : le carnage autour du point d’eau, la tentative de viol de Bergen dans une cantina par L.Q. Jones où la comédienne n’est clairement pas doublée et très malmenée ou cette fin bizarroïde dans le désert, qui frise l’onirisme. Un film traversé par de multiples influences, sans réelle personnalité propre, mais qui a bien passé l’épreuve des ans.

CANDICE BERGEN, OLIVER REED, GENE HACKMAN, L.Q. JONES ET MITCHELL RYAN
 

« CARNAGE » (1972)

« CARNAGE » de Michael Ritchie démarre sur les images d’un abattoir où un homme est (littéralement) haché menu puis transformé en chapelet de saucisses. La suite garde ce côté choquant et écœurant, qui devient la marque de fabrique du film et sa spécificité.

Pour clore son tryptique hard boiled entamé avec « À BOUT PORTANT » et « LE POINT DE NON-RETOUR », Lee Marvin incarne un hitman de Chicago chargé d’abattre un éleveur de Kansas City (Gene Hackman) qui fait du trafic de mineures qu’il vend comme du bétail. Un point de départ radical qui tourne court assez vite par la faute d’un scénario mal construit, sans enjeu véritable, qui se traîne pendant une bonne demi-heure avant de se réveiller vers la fin pour un showdown bien sanglant et truffé d’images-choc (la poursuite avec la moissonneuse, la fusillade dans le champ de tournesols). Tourné juste après « FRENCH CONNECTION » qui n’était pas encore sorti, le film offre un rôle épisodique à Hackman de grosse brute taurine, amateur de tripes frites baignant dans la graisse. Le face à face avec Marvin est donc frustrant et n’a rien du duel de géants promis par l’affiche. Le grand Lee traverse le film dans son beau costume, avec un calme olympien. C’est toujours un plaisir de le voir manier les armes lourdes et arborer son demi-sourire narquois. Il forme un couple étrange mais intéressant avec Sissy Spacek jouant une orpheline qu’il sauve du marché aux esclaves. Les seconds rôles n’ont rien d’exceptionnel mais remplissent bien leur office. À noter la présence au début du film, dans un rôle de gangster, d’Eddie Egan, l’ex-flic dont Hackman venait de tenir le rôle dans « FRENCH CONNECTION » ! « CARNAGE » avait tout pour plaire, mais Ritchie manque de punch, de sens du cadre et d’humour noir pour en faire un classique de la série B seventies. Cela reste plaisant grâce à Marvin, encore dans sa grande période, qui vaut à lui seul le déplacement.

À noter : la longue séquence de poursuite dans les champs annonce très nettement celle du film d’Yves Boisset : « CANICULE », où Marvin revivait la même situation.

LEE MARVIN, ANGEL TOMPKINS, SISSY SPACEK ET GENE HACKMAN
 

« BONNIE ET CLYDE » (1967)

« BONNIE ET CLYDE » d’Arthur Penn, inspiré de faits réels, a ouvert des portes dans le cinéma U.S., transformé la violence au cinéma (impacts de balles, ralentis, avant Peckinpah) et a été très longtemps plagié. Pas étonnant donc, qu’il ait aujourd’hui sévèrement vieilli et que ses défauts ressortent davantage que ses qualités.

Le parcours suicidaire d’un couple de braqueurs de banques dans les années 30 part d’un scénario éclaté et sans colonne vertébrale. Penn mélange les styles (comique dans la séquence avec Gene Wilder, onirique pendant la visite de Bonnie chez sa mère) et s’efforce de mythifier ses « héros ». Si Warren Beatty et Faye Dunaway ont fait une grande partie le succès du film, ce choix de casting est un contre-sens absolu : pourquoi choisir deux gravures de mode pour jouer des « hillbillies » au visage ingrat, tels qu’ils étaient dans la réalité ? À fond dans la « Méthode », l’irritant Beatty en fait des tonnes et rappelle Paul Newman dans « LE GAUCHER » du même Penn. Plus sobre, Dunaway ne joue que sur une seule tonalité maussade. Ils sont éclipsés par les seconds rôles, tous exceptionnels : Michael J. Pollard en acolyte poupin et admiratif, Gene Hackman en frangin pas très malin et surtout Estelle Parsons magnifique en épouse de celui-ci, nunuche bête à pleurer, à la voix stridente. On imagine sans peine le choc qu’a dû produire « BONNIE ET CLYDE » à sa sortie, il y a 55 ans. Hélas, la magie, la surprise, se sont évaporées pour laisser place à un film poussif, qui donne l’impression de tourner en rond, de n’aller nulle part et de nous forcer à suivre les pérégrinations d’une bande d’imbéciles dangereux et irresponsables dans une Amérique en décomposition. Le film a, bien sûr, ses moments, tout comme la photo de Burnett Guffey, mais dans ce genre de biopic gangstérien, on a fait tout de même mieux avant et… depuis.

FAYE DUNAWAY, MICHAEL J. POLLARD, WARREN BEATTY, GENE HACKMAN, DENVER PYLE, EVANS EVANS ET GENE WILDER
 

« LES PLEINS POUVOIRS » (1997)

Écrit par William Goldman d’après un roman, réalisé par Clint Eastwood, « LES PLEINS POUVOIRS » avait tous les atouts pour devenir un thriller politique âpre et sinueux, d’autant qu’il était doté d’une distribution en or massif. À l’arrivée, et même si le film n’est pas sans mérite, on a la sensation d’avoir été lésé.

Un cambrioleur assiste à un meurtre sordide impliquant le président des U.S.A. (Gene Hackman) et se retrouve traqué par la police, les services secrets et un tueur à gages (Richard Jenkins) engagé par le vieil époux (E.G. Marshall) de la victime. Le film dure deux heures, il prend son temps, mais demeure en surface, paraît naïf et approximatif par moments dans son déroulement « policier » et s’avère bien léger pour un scénario du grand Goldman. Bien sûr, ce n’est pas déplaisant, mais c’est simpliste, illogique, les ellipses sont rudes et les relations entre personnages caricaturales à souhait. Reste le bonheur de revoir des acteurs qu’on aime en pleine force de l’âge : Eastwood d’abord, ultra-cool en monte-en-l’air Fregoli au charme flegmatique, très bien entouré par Ed Harris en flic souriant, Scott Glenn en bodyguard présidentiel bourrelé de remords, Hackman veule et pleutre en président bien glauque, Laura Linney en fille de Clint. Mais c’est la toujours surprenante Judy Davis qui hérite du rôle le plus juteux : celui du bras-droit présidentiel, une harpie hystérique qu’elle joue à l’extrême limite de la comédie. Elle ne passe pas inaperçue ! « LES PLEINS POUVOIRS » laisse la sensation d’un travail inachevé, bâclé par moments (un reproche qu’on a souvent fait au réalisateur Eastwood, concernant ses œuvres les plus mineures), jamais vraisemblable, maintenu à flot par quelques morceaux de bravoure réussis et une brochette de comédiens vraiment exceptionnelle.

CLINT EASTWOOD, GENE HACKMAN, JUDY DAVIS, ED HARRIS ET SCOTT GLENN
 

« LES PARACHUTISTES ARRIVENT » (1969)

« LES PARACHUTISTES ARRIVENT » inspiré d’un roman de James Drought, est le dernier des cinq films que John Frankenheimer tourna avec Burt Lancaster en tête d’affiche et c’est une plutôt belle sortie de scène pour le tandem.

Cette tranche d’Americana décrit le quotidien d’un trio de parachutistes acrobatiques présentant des spectacles de ville en ville, menant une vie de nomades sans attaches. L’un (Lancaster) atteindra bientôt l’âge limite, l’autre (Gene Hackman) est l’organisateur, le comptable, le troisième (Scott Wilson) est le jeunot. Ils s’arrêtent dans la ville natale de ce dernier, où les attend la tragédie et la fin de leur mode de vie. C’est un film réaliste, terriblement pessimiste, sans aucun artifice hollywoodien. La province est sinistre, triste à mourir, les aventures d’un soir sont déprimantes. Alors qu’il disparaît bien avant la fin, le personnage de Lancaster est le plus fascinant : discret et peu bavard, il se sent vieillir et semble habité d’un « death wish » qui rien ne saura dissiper. Il retrouve Deborah Kerr, sorte de Mme Bovary mal mariée, après « TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES » et leur scène d’amour sera étonnamment plus déshabillée, mais moins glamour que la précédente. Hackman est remarquable en « beauf » sympathique, Wilson parfait. Parmi les seconds rôles, on retient Sheree North en strip-teaseuse sans illusion et sachant se contenter de peu et Bonnie Bedelia en étudiante compatissante. William Windom compose un bien trouble cocu complaisant. Les cadrages dynamiques coutumiers du réalisateur font merveille, la direction d’acteurs et sans faille, d’une finesse inouïe et les séquences de cascades aériennes font de l’effet même si elles sont un peu longuettes à l’arrivée. À voir donc, ce beau film triste, ancré dans une réalité peu reluisante, rarement montrée dans le cinéma U.S. Et puis… pour le grand Burt, cela va sans dire.

BURT LANCASTER, DEBORAH KERR, SHEREE NORTH, BONNIE BEDELIA ET GENE HACKMAN