« THE WARD : L’HÔPITAL DE LA TERREUR » est le dernier long-métrage en date réalisé par John Carpenter et, hélas, il ressemble à s’y méprendre à ces médiocres téléfilms qu’il tourna pour la TV ces dernières années.
Le scénario est d’une indigence totale et ose calquer ouvertement le dénouement de « IDENTITY » de James Mangold (2003) : une jeune femme est internée dans un hôpital psychiatrique où elle est agressée par le fantôme d’une patiente qui s’en prend aux occupantes du pavillon. Bien sûr, ce n’est pas aussi simple et le scénario s’efforce de réserver des surprises çà et là, mais rien ne tient debout, les effets sont éculés, les dialogues d’une misère absolue et côté distribution, c’est également la Bérézina. Amber Heard n’a qu’une expression (en colère, les dents serrées) et se montre aussi peu convaincante que sa teinture blonde. Mamie Gummer – fille et sosie de Meryl Streep – n’est pas plus gâtée et Danielle Panabaker, généralement bonne comédienne, ne parvient pas à maintenir la tête hors de l’eau. Seul Jared Harris fait proprement son travail en directeur de l’HP inquiétant et ambigu. On peine vraiment à croire que « THE WARD » soit signé de l’enfant-prodige des seventies, tant il fait penser aux pathétiques fins de carrière de Dario Argento ou Brian De Palma. Carpenter a perdu sa « touch » bâcle une réalisation basique, aux effets de trouille gratuits et répétitifs (l’affreux zombie qui surgit subitement derrière tous les personnages). On peine vraiment à y trouver une quelconque qualité ou même un vestige du style du réalisateur qui inciterait à l’indulgence ou à la nostalgie. C’est une série B sans âme, confite de clichés, dont la chute en forme de twist sent vraiment le réchauffé.