Réalisé par le régleur de cascades Hal Needham, « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » est un film qu’on doit voir pour le croire. C’est à peine écrit (une course de voitures illégale à travers les U.S.A.), tourné comme un film d’amateur Super-8 et interprété par une bande de vieux potes en roue-libre, visiblement heureux de se retrouver.
Bien sûr, voir au même générique et parfois dans un même plan, des icônes des années 60 et 70 comme Burt Reynolds, Farrah Fawcett, Roger Moore (en mytho qui se prend pour… Roger Moore), Dean Martin, Sammy Davis, Jr., Jackie Chan et tant d’autres, cela peut s’avérer irrésistible pour le fan nostalgique. Mais c’est un piège à gogos ! Le scénario est une succession décousue de mini-sketches à l’humour éléphantesque, le gros Dom DeLuise s’accapare les trois-quarts du film dans un rôle comique sans garde-fou, et Reynolds demeure en retrait comme un spectateur hilare. C’est excessivement ennuyeux, sans raison d’être, mais on peut (éventuellement) sourire aux apparitions de Jack Elam en médecin chnouffé, à la séquence de Moore avec sa mère, au décolleté d’Adrienne Barbeau. Mais « Dino », cramoisi et bouffi d’alcool et Davis absolument pas dirigé, font peine à voir et Valerie Perrine n’apparaît que le temps d’un caméo en flic de la route. Si on peut, un jour de très grande clémence, recommander « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL », ce sera pour son générique-fin, composé de prises ratées à cause de l’hilarité des comédiens. Il faut voir Reynolds balancer des (vraies) baffes à DeLuise pour calmer ses fous-rires et l’équipe tout entière morte de rire devant le même DeLuise déguisé en super-héros, cela ferait presque pardonner les atroces 90 minutes qui ont précédé. Presque…