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Archives Mensuelles: janvier 2026

HAPPY BIRTHDAY, PORTIA !

PORTIA DE ROSSI, ACTRICE DE TV DES ANNÉES 2000, CONNUE POUR LA SÉRIE « ALLY McBEAL« , VUE AU CINÉMA DANS « SCREAM 2 »
 
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Publié par le 31 janvier 2026 dans ANNIVERSAIRES

 

« SES TROIS FILLES » (2023)

Écrit et réalisé par Azazel Jacobs, « SES TROIS FILLES » est un huis clos respectant les lois du théâtre : unité de lieu, de temps et d’action, se déroulant dans l’appartement new-yorkais d’un mourant où se sont réunies ses trois filles.

On pense souvent à « INTÉRIEURS » de Woody Allen (lui-même inspiré de l’œuvre d’Ingmar Bergman) et le texte d’une extrême rigueur, déroule progressivement ses thèmes, dans une tension de plus en plus étouffante. Il y a Carrie Coon, l’aînée autoritaire et pénible, Elizabeth Olsen la plus épanouie en apparence, la plus égocentrée aussi. Et puis il y a Nathasha Lyonne, la fille de la seconde femme du père, qui est toujours restée aux côtés de son beau-père et mène une existence recluse, hors de la société, toujours entre deux joints. La confrontation est constante, la crise affleure à chaque discussion, la haine se mêle à l’amour non-dit, aux malentendus. L’écriture est aussi incisive que brillante et le trio de comédiennes est exceptionnel. C’est Lyonne qui épate le plus dans ce rôle difficile de paumée à la voix râpeuse, à la vilaine teinture rousse, toujours à l’écart de ses « sœurs ». Elle est aussi agaçante que bouleversante. Coon, immense actrice de ces dernières années, maintient son personnage à l’extrême limite du détestable, mais s’humaine progressivement. Et Olsen fait le lien entre les deux autres, même si elle n’est pas aussi maîtresse d’elle-même qu’elle ne paraît. L’apparition finale de Jay O. Sanders entre fantasme et réalité, est une magnifique idée. « SES TROIS FILLES » est une totale réussite dans son étroit créneau, à découvrir absolument.

ELIZABETH OLSEN, NATASHA LYONNE ET CARRIE COON
 
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Publié par le 31 janvier 2026 dans DRAMES PSYCHOLOGIQUES

 

CATHERINE O’HARA : R.I.P.

CATHERINE O’HARA (1954-2026), ACTRICE CANADIENNE EXCENTRIQUE, VUE CHEZ TIM BURTON ET LAWRENCE KASDAN ET PLUS DE 120 FILMS
 
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Publié par le 30 janvier 2026 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« NIGHT ALWAYS COMES » (2025)

« NIGHT ALWAYS COMES » de Benjamin Caron est une excellente surprise, surtout provenant des usines Netflix et brosse un portrait de femme totalement original, assez cassavetsien dans ses contours.

À Portland, Vanessa Kirby est une serveuse qui se débat pour acheter une maison pour sa mère (Jennifer Jason Leigh) à la dérive et son frère aîné trisomique (Zack Gottsagen). Mais la chère maman dilapide l’argent destiné à la banque pour effectuer la transaction et Vanessa doit le remplacer avant le lendemain matin. Elle se lance dans une quête folle, replongeant dans son passé sordide, volant, mentant, se mettant physiquement en danger. C’est un vrai voyage au bout de la nuit qui aura le mérite de régler certains non-dits et, peut-être, de repartir à zéro. C’est un beau film cathartique et nocturne, empreint de désespoir, mais porté de bout en bout par l’extraordinaire comédienne anglaise Kirby, qui compose un personnage de paumée courageuse, côtoyant des individus immondes, violents et dangereux. L’actrice donne véritablement corps à cette Lynette déterminée et abîmée par la vie. Sa confrontation finale avec sa mère est déchirante. L’actrice est très bien entourée par Jennifer Jason Leigh qui apparaît peu, mais s’avère remarquable, à la fois pathétique et haïssable. On retiendra également Michael Kelly en corrupteur infâme et Eli Roth en dealer inquiétant. « NIGHT ALWAYS COMES » est une descente aux enfers parfaitement orchestrée, ni complaisante, ni trop asséchée, qui restera dans les mémoires pour le parcours à contre-courant de son héroïne prête à tout.

VANESSA KIRBY
 

« SLEEPING DOGS » (2024)

Écrit et réalisé par Adam Cooper d’après un roman de E.O. Chirovici, « SLEEPING DOGS » est une production australienne tournée à Melbourne mais censée se situer à Washington.

Russell Crowe est un ex-flic atteint d’Alzheimer qui dépérit lentement depuis la mort de sa femme. Il est contacté par un condamné à mort qui le supplie de rouvrir l’enquête qu’il avait bâclée 10 ans plus tôt. En se plongeant dans le dossier, Crowe va découvrir des zones d’ombre qui touchent bientôt à sa vie personnelle. Excellent sujet, bien développé, même si l’issue largement inspirée de « ANGEL HEART » n’est pas si surprenante que cela. Mais cela fonctionne, malgré un certain manque de rythme, des flash-backs trop envahissants et des décors pauvrets. Heureusement, Crowe assure le show : en surpoids manifeste, le crâne rasé (à la suite d’une chirurgie), l’air hagard, il est d’une impressionnante densité à l’image, sans jamais en faire trop. Grâce à lui, on fermera les yeux sur d’énormes ficelles de scénario (son traitement expérimental lui fait progressivement retrouver ses souvenirs, juste à temps pour le coup de théâtre final). Il est très bien entouré par de remarquables comédiens qui ont tous du grain à moudre : Márton Csókás glauque à souhait en psy pervers, Karen Gillan en femme fatale ambiguë et dangereuse, Tommy Flanagan excellent, comme toujours, en co-équipier loyal mais inquiétant. « SLEEPING DOGS » a des allures de téléfilm, il se traîne parfois, mais c’est à voir pour la révélation finale bien amenée et surtout pour Russell Crowe qui a définitivement (et courageusement) changé d’emploi.

TOMMY FLANAGAN, RUSSELL CROWE, KAREN GILLAN ET MÁRTON CSÓKÁS
 

HAPPY BIRTHDAY, DALILA !

DALILA DI LAZZARO, BELLE ACTRICE DES ANNÉES 70/80, VUE DANS 53 FILMS ET TÉLÉFILMS, DONT PLUSIEURS EN FRANCE
 
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Publié par le 29 janvier 2026 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« MONA LISA » (1986)

Écrit et réalisé par Neil Jordan, « MONA LISA » est un petit bijou de néo-film noir situé à Londres et Brighton et qui, dans l’univers sordide de la prostitution, est en fait, en creusant un peu, une comédie romantique émouvante et biaisée, entre deux êtres pas destinés à se croiser.

Sorti de prison, Bob Hoskins – dans son plus beau rôle – est chargé de faire le chauffeur pour une call girl (Cathy Tyson) de rendez-vous en rendez-vous. Ils deviennent amis et la jeune femme lui demande de chercher pour elle une collègue disparue. Amoureux fou, le gaillard se lance dans une quête improbable dans les bas-fonds. On pense parfois à « TAXI DIVER » dont on reconnaît certaines thématiques et situations, mais « MONA LISA » trouve son identité dans les face à face entre les deux protagonistes, empreints d’incompréhension, de manipulation mais aussi d’une réelle tendresse. En malfrat brut-de-décoffrage et naïf, Hoskins porte le film sur ses épaules, bien complété par Tyson qui compose un beau personnage à la fois élégant et dévoyé. Michael Caine apparaît brièvement en caïd ignoble, mais apporte son charisme naturel, Sammi Davis est excellente en gamine de 15 ans maltraitée par son pimp, tout comme Robbie Coltrane dans un rôle sympathique de grenouilleur, seul ami d’Hoskins, amateur de polars. Ajoutons à cela la belle BO de Michael Kamen, la voix suave de Nat King Cole et une judicieuse exploitation des extérieurs et « MONA LISA » s’affirme comme le meilleur film de l’éclectique Jordan, à égalité avec « THE CRYING GAME ». À redécouvrir.

MICHAEL CAINE, BOB HOSKINS, CATHY TYSON ET SAMMI DAVIS
 

HAPPY BIRTHDAY, MARTHE !

MARTHE KELLER, ACTRICE SUISSE RÉVÉLÉE EN FRANCE, ELLE TOURNE 111 FILMS ET TÉLÉFILMS AUX U.S.A. ET AILLEURS, MÉMORABLE DANS « BLACK SUNDAY »
 
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Publié par le 28 janvier 2026 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« UNTIL DAWN : LA MORT SANS FIN » (2025)

On se souvient de « THE PLAYER », où des scénaristes asservis défilaient devant un producer pour lui proposer des « pitches » de quelques lignes, en mixant les idées de plusieurs films. C’est exactement la même chose pour « UNTIL DAWN : LA MORT SANS FIN » de David F. Sandberg, sorte d’hybride de « EVIL DEAD » et « UN JOUR SANS FIN ».

De jeunes crétins, une cabane perdue au milieu de nulle part, des zombies sortant des murs, un savant fou à lier et un carnage qui se répète sans arrêt, rythmé par un sablier implacable. Pourquoi pas ? Cela peut procurer des frissons, d’autant que c’est plutôt bien fabriqué, que les effets horrifiques et gore sont efficaces. Bien sûr, la distribution ne présente que peu d’attrait : l’héroïne à la recherche de sa sœur disparue (Ella Rubin), ses copains complètement transparents et interchangeables. Ce genre de film n’exige pas grand-chose de ses interprètes, hormis une capacité à exprimer la terreur et à réagir à des visions horribles. Nul besoin d’acteurs shakespeariens, effectivement ! C’est donc avec plaisir qu’on retrouve le vétéran Peter Stormare dans son emploi maintenant habituel de tireur de ficelles machiavélique aux mimiques familières. Vu et revu, « UNTIL DAWN » n’est pas mauvais, il contient même plusieurs trouvailles originales qui surnagent parmi les clichés et les lieux communs. Mais inutile de chercher la perle rare ici, il faut juste se laisser porter et apprécier le Gran-8.

PETER STORMARE ET ELLA RUBIN
 

« L’EMPIRE DU SOLEIL » (1987)

Adapté des souvenirs de guerre du romancier J.G. Ballard, « L’EMPIRE DU SOLEIL » de Steven Spielberg dépeint méticuleusement une période peu connue de la WW2 : l’invasion japonaise en Chine, en 1941, et l’emprisonnement dans des camps des ressortissants anglais bloqués là-bas.

Le scénario suit l’histoire (vraie, donc) de l’adolescent Christian Bale, enfant gâté qui, séparé de sa famille, va apprendre à grandir très vite, va s’acoquiner avec des pilleurs menés par John Malkovich et survivre dans le camp nippon grâce à sa résilience et son pragmatisme. L’image d’Allen Daviau est belle, la BO de John Williams connaît de superbes envolées lyriques, mais la première partie – quoi que nécessaire – met un temps fou à démarrer, fait du sur-place et le film ne commence à s’animer qu’à l’arrivée au camp, où Bale change de personnalité. Le film dure 153 minutes, ce qui est beaucoup pour s’adapter à ces personnages peu sympathiques, cette situation confinée qui rappelle parfois « FURYO » ou « LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAÏ », et à se passionner pour cette aventure personnelle étrange, presque irréelle par moments. Bale porte le film sur les épaules, passant du gamin tête-à-claques au voyou débrouillard avec une certaine maestria. Il est bien entouré par Miranda Richardson dans un rôle difficile qu’on voit dépérir pendant tout le film. Malkovich, Joe Pantoliano et Ben Stiller composent d’infâmes charognards avec verve. Il semble manquer quelque chose pour que « L’EMPIRE DU SOLEIL » soit un vrai classique, mais tel qu’il est, il se laisse regarder avec plaisir mais sans enthousiasme délirant.

CHRISTIAN BALE