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Archives Mensuelles: avril 2020

« INDEPENDENCE DAY : RESURGENCE » (2016)

S’il y avait bien un film dont on n’espérait pas une sequel, surtout aussi tardive, c’était bien le premier opus de Roland Emmerich ! 20 ans après, « INDEPENDENCE DAY : RESURGENCE » réunit toute l’équipe (ou presque) du film original pour un nouveau tour de manège.326937id1_IDR_PARIS_Camp_B_Intl_BusShelter_48x70.indd

Que dire ? D’abord que les CGI ont progressé et que faute d’applaudir le réalisateur, il faut complimenter les informaticiens et designers. Les batailles, explosions, fusées, aliens, etc. sont très convaincants. Mais pourquoi ? Ce n°2 n’est qu’une pâle resucée dépourvue d’émotion et surtout de raison d’être. Les E.T. sont de retour et veulent à nouveau tout péter. Les terriens s’allient avec une boule blanche (sic !) également extra-terrestre pour les repousser. Bonne surprise, Will Smith ne fait pas partie du casting, mais nous a laissé sa veuve (brièvement) et son fiston devenu, comme lui, pilote d’élite. Tous les jeunes comédiens sont des gravures de mode sans épaisseur ni talent apparent, les plus âgés sont, au mieux, pathétiques, au pire épouvantables (Brent Spiner !). Jeff Goldblum a deux expressions : ébahi ou catastrophé. Il retrouve son papa Judd Hirsch plus cabotin que jamais, son ex-fiancée Charlotte Gainsbourg (re-sic !) qui a l’air de s’être trompée de plateau de tournage. Il y a aussi Bill Pullman barbu mais toujours d’attaque, Robert Loggia dans un caméo muet.

Le film ne prend jamais vie, ce n’est qu’une avalanche de séquences d’action assourdissantes, de « vannes » ridicules, de coups de théâtre absurdes et d’apartés jamais drôles. En comparaison, le film de 1996 ressemble à « 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE », c’est dire ! À éviter donc, cette sequel sortie de nulle part, dont nul n’avait besoin.

 

IRRFAN KHAN : R.I.P.

KAHN

IRRFAN KHAN (1967-2020), GRANDE STAR EN INDE AVEC PLUS DE 150 FILMS À SON ACTIF ET QUELQUES FILMS INTERNATIONAUX

 
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Publié par le 29 avril 2020 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

HAPPY BIRTHDAY, IRVIN !

KERSHNER

IRVIN KERSHNER (1923-2010), RÉALISATEUR ÉCLECTIQUE ET INÉGAL DES ANNÉES 70 ET 80, SPÉCIALISÉ DANS LES SEQUELS

 
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Publié par le 29 avril 2020 dans ANNIVERSAIRES

 

« AD ASTRA » (2019)

« AD ASTRA » de James Gray est une sorte de relecture cosmique et métaphysique des thèmes de « APOCALYPSE NOW », à savoir la quête d’un homme envoyé dans l’espace pour assassiner un héros de la NASA qui semble avoir perdu la raison et menace l’univers tout entier. À la différence que l’exécuteur est ici le propre fils de la cible désignée.ASTRA

C’est un film assez fascinant par la maîtrise sans faille des décors, de l’atmosphère, de la beauté des plans dans l’espace et surtout, par la performance de Brad Pitt, tout à fait étonnante. Le visage marqué, le regard vacant, il incarne cet astronaute apparemment insensible et indifférent à tout et à tous, qui se confronte au grand traumatisme de sa vie : l’abandon de son père et de possibles retrouvailles à l’issue forcément dramatique. Pitt a toujours été un bon acteur, capable de faire oublier son physique de mannequin, mais son jeu devient de plus en plus intériorisé et mature et il habite son personnage à 100%, donnant son âme au film tout entier. Gray nous entraîne dans une impossible poursuite à plusieurs niveaux : Pitt à la recherche de son père qui l’a sacrifié comme Dieu avait « abandonné » Jésus et Tommy Lee Jones obsédé par sa propre quête d’un être supérieur (en l’occurrence une intelligence extra-terrestre), au point de n’aimer personne. La phrase prononcée par le fils : « Il n’y a que nous », est aussi simple que terrible et mettra fin aux questionnements du père et à sa raison d’exister.

« AD ASTRA » est une œuvre intelligente et profonde, hélas, trop souvent fastidieuse et plombée de longueurs assumées mais difficiles à englober pendant deux heures. L’auteur tente bien d’animer tout cela par des séquences d’action (la bataille avec les pirates sur la lune, l’attaque des babouins, une bagarre à mains nues), mais cela sent trop l’artifice. Dans l’espace, on le sait, on se meut lentement, on ne parle à personne, et on a le temps de méditer. Il faut donc être prêt à ce rythme funéraire, pour profiter des trésors de ce beau film introspectif. Surtout qu’en bonus on a droit à des apparitions de Donald Sutherland et Liv Tyler, ce qui n’est pas négligeable.

 

« LAST NIGHT » (2010)

« LAST NIGHT » de Massy Tadjedin est un film américain assez déprimant dès ses premières images, dans le sens qu’il réunit tout ce qu’on reproche généralement au cinéma… français : une « réflexion » sur l’adultère impliquant quatre personnages de « bobos » friqués au physique de top models, entre New York et Philadelphie. Sensation renforcée par la présence de Guillaume Canet en bellâtre suave.LAST.jpg

Sam Worthington, marié à Keira Knightley, est attiré par sa collègue Eva Mendes (ça, on peut le comprendre). Alors qu’il part pour un rendez-vous de boulot avec cette dernière, Keira retrouve son ex, un écrivain français en visite. Qui va tromper qui ? Qui va céder à la tentation ? Qui va trahir ? Le suspense est – on s’en doute – insoutenable. C’est filmé comme un pub de parfum, truffé de petits effets de montage totalement inutiles et la direction d’acteurs est plus que flottante. Knightley a rarement été aussi minaudante et chichiteuse que dans ce rôle irritant d’auteure qui n’écrit pas et qui philosophe sur ce grand malheur. Elle grimace beaucoup et se rend vite insupportable. Worthington est, comme toujours, un peu bovin, Canet passe discrètement, en touriste, avec la gamme d’expressions d’un Richard Gere hexagonal. Seule s’en sort Eva Mendes, vraiment très photogénique dans le seul personnage un tant soit peu mystérieux et profond (bon, OK, c’est peut-être un bien grand mot !). S’il existe une minuscule raison de voir ce film, ce sera pour elle. Même si sa baignade dans la piscine toute habillée demeure aussi frustrante qu’incompréhensible !

À fuir donc, ce « LAST NIGHT » confit de clichés, dont l’unique message sera… Quoi, au fait ? Que l’homme est un porc hypocrite incapable de réfréner ses bas-instincts et la femme un ange d’intégrité ? C’est bien possible, mais y avait-il matière à en tirer un long-métrage ? Là est la question…

 
 

« LE GOLEM » (1920)

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PAUL WEGENER

À l’heure où sont écrites ces lignes, « LE GOLEM » de Carl Boese et Paul Wegener fête tout juste ses 100 ans. Et il demeure une expérience unique, l’aïeul de tous les films d’horreur.GOLEM

Situé à Prague au 16ᵉ siècle, il s’inspire de légendes juives pour conter l’histoire d’un vieux rabbin (Albert Steinrück) qui donne la vie à une statue de glaise (Wegener lui-même) afin de repousser la menace du roi contre son peuple. Bientôt le monstre devient incontrôlable. C’est simple, direct, cela dure à peine 76 minutes, et malgré les intertitres, le jeu outré des comédiens, la magie opère toujours. D’abord grâce aux décors extraordinaires, biscornus, du ghetto qui semblent sortis d’un cauchemar, ensuite par son côté conte de fées chargé de maléfices qui touche aux terreurs les plus primales. Bien sûr, la sensibilité d’aujourd’hui sera gênée par la description des Juifs, peuple de sorciers à chapeaux pointus, pactisant avec les démons de l’enfer. Mais il faut reconnaître que les « goys » ne sont pas dépeints avec beaucoup plus de bienveillance. On pense à l’amant de la fille du rabbin, sorte de dandy précieux dont la plume de sa coiffe fait plus d’un mètre. En golem, Wegener avec sa bonne bouille éberluée, ne fait pas vraiment peur, mais il parvient à imposer sa silhouette bizarroïde. La jeune première Lyda Salmonova a un physique… d’époque, disons ! « LE GOLEM » est une véritable antiquité, qui porte en elle tous les composants ou presque de décennies de cinéma horrifique à venir, à commencer par les « FRANKENSTEIN » de James Whale. C’est une œuvre visuellement stupéfiante, aux cadrages osés, qui s’impose comme une fable excessive et onirique, à la conclusion magnifique : le plan des enfants du village assis sur le corps inerte de la créature est indélébile. À voir absolument.

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LYDA SALMONOVA ET PAUL WEGENER

 

« LÉGENDES D’AUTOMNE » (1994)

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HENRY THOMAS ET BRAD PITT
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Inspiré d’un roman de Jim Harrison, « LÉGENDES D’AUTOMNE » d’Edward Zwick demeure, des années après, une œuvre unique et captivante, par sa capacité à engendrer un récit épique et intimiste, à brosser le portrait d’un personnage « bigger than life », tout en frôlant constamment le kitsch et l’emphase.

C’est l’histoire d’un roi Lear (Anthony Hopkins) rancher au début du 20ᵉ siècle, qui a trois fils qu’il élève seul. L’arrivée d’une jeune femme (Julia Ormond) va perturber l’harmonie familiale et la guerre 14-18 va en exploser le noyau. Mais l’intérêt principal de ce scénario ambitieux, dont l’atmosphère fait parfois penser à « OUT OF AFRICA », réside dans l’étude de ‘Tristan’ (Brad Pitt), le fils préféré, individu sauvage et charismatique, hanté par la violence et la mort, qui semble tout détruire autour de lui, même et particulièrement ceux qu’il aime. Filmé comme un demi-dieu sylvestre, ombrageux et animal, Pitt se montre à la hauteur de ce rôle démesuré, constamment au bord de l’abysse. Autour de lui, un cast remarquable : Ormond d’abord rayonnante et fraîche, puis peu à peu rongée de l’intérieur par la déception et la dépression morbide, Aidan Quinn excellent en aîné trop sage et trop ancré dans le réel, Karina Lombard qu’on voit trop peu. Seul Hopkins détone légèrement, manquant de présence physique et franchement peu convaincant une fois qu’il est victime d’un AVC. On imagine ce qu’un Connery, un Hackman ou un Duvall auraient pu faire de ce rôle ! Porté par les paysages sublimes du Canada, la photo veloutée de John Toll et la BO « mythique » de James Horner, « LÉGENDES D’AUTOMNE » demeure un film fascinant, instable et traversé de grands moments de pur cinéma. On y effleure l’Histoire de l’Amérique, le génocide indien, les ravages de la guerre, et surtout et par-dessus tout, on y raconte une histoire d’amour destructrice dont la noirceur et le pessimisme ne cessent de surprendre. Un petit bijou, ce film.

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JULIA ORMOND, BRAD PITT, AIDAN QUINN ET ANTHONY HOPKINS
 

HAPPY BIRTHDAY, NICK !

DENNIS

NICK DENNIS (1904-1980), SECOND RÔLE GREC, QUI FIT CARRIÈRE AUX U.S.A. MÉMORABLE DANS « EN QUATRIÈME VITESSE » D’ALDRICH

 
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Publié par le 26 avril 2020 dans ANNIVERSAIRES

 

« LE CHASSEUR DE PRIMES » (2010)

BOUNTY« LE CHASSEUR DE PRIMES » d’Andy Tennant, c’est le très improbable mélange entre la rom-com made in U.S.A. bien ripolinée et le thriller drolatique à la « MIDNIGHT RUN ».

Gerard Butler, flic devenu « bounty hunter » doit arrêter Jennifer Aniston, son ex-femme, journaliste sur un gros coup, qui ne s’est pas présentée devant le juge pour une broutille. Trop heureux de se venger d’elle, Butler va être entraîné dans une course-poursuite avec des ripoux et, évidemment, renouer avec celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Pourquoi pas ? Hélas, dès les premières images, l’affaire sent le roussi. La photo pimpante, la BO primesautière, la direction d’acteurs lourdingue ne laissent guère l’espoir d’une quelconque amélioration. On suit donc ces quiproquos, ces chassés-croisés, ces situations comiques forcées, avec une irritation croissante. Si Aniston a un sens du timing indéniable dans la comédie, et arrache quelques sourires par ses mimiques et son sourire crispé, Butler complètement hors de son élément, semble en revanche très mal à l’aise. Il exhibe ses abdos de « 300 », s’essaie à une légèreté qui n’est vraiment pas son fort et son alchimie avec sa partenaire s’avère quasi-nulle. Côté seconds rôles, ce n’est pas beaucoup plus brillant : Jason Sudeikis est insupportable en prétendant mythomane qui prend une place démesurée dans l’histoire, Cathy Moriarty apparaît fugitivement en prêteuse sur gages forte en gueule et on reconnaît Carol Kane dirigeant un gîte pour jeunes mariés. Difficile de parler très longtemps d’un grand vide sur pellicule comme « LE CHASSEUR DE PRIMES ». La sauce ne prend pas, voilà tout. Et dans la perspective du parcours de Gerard Butler aux États-Unis, il apparaît aujourd’hui comme le film de transition entre ses rôles « quotidiens » d’antan et ceux « d’action hero » dans lesquels il s’est plus ou moins cantonné par la suite.

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GERARD BUTLER ET JENNIFER ANISTON

 
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AUJOURD’HUI, IL A 80 ANS !

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