S’il y avait bien un film dont on n’espérait pas une sequel, surtout aussi tardive, c’était bien le premier opus de Roland Emmerich ! 20 ans après, « INDEPENDENCE DAY : RESURGENCE » réunit toute l’équipe (ou presque) du film original pour un nouveau tour de manège.
Que dire ? D’abord que les CGI ont progressé et que faute d’applaudir le réalisateur, il faut complimenter les informaticiens et designers. Les batailles, explosions, fusées, aliens, etc. sont très convaincants. Mais pourquoi ? Ce n°2 n’est qu’une pâle resucée dépourvue d’émotion et surtout de raison d’être. Les E.T. sont de retour et veulent à nouveau tout péter. Les terriens s’allient avec une boule blanche (sic !) également extra-terrestre pour les repousser. Bonne surprise, Will Smith ne fait pas partie du casting, mais nous a laissé sa veuve (brièvement) et son fiston devenu, comme lui, pilote d’élite. Tous les jeunes comédiens sont des gravures de mode sans épaisseur ni talent apparent, les plus âgés sont, au mieux, pathétiques, au pire épouvantables (Brent Spiner !). Jeff Goldblum a deux expressions : ébahi ou catastrophé. Il retrouve son papa Judd Hirsch plus cabotin que jamais, son ex-fiancée Charlotte Gainsbourg (re-sic !) qui a l’air de s’être trompée de plateau de tournage. Il y a aussi Bill Pullman barbu mais toujours d’attaque, Robert Loggia dans un caméo muet.
Le film ne prend jamais vie, ce n’est qu’une avalanche de séquences d’action assourdissantes, de « vannes » ridicules, de coups de théâtre absurdes et d’apartés jamais drôles. En comparaison, le film de 1996 ressemble à « 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE », c’est dire ! À éviter donc, cette sequel sortie de nulle part, dont nul n’avait besoin.