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Archives de Catégorie: LES FILMS DE RICHARD WIDMARK

« MORTS SUSPECTES » (1978)

Écrit et réalisé par Michael Crichton d’après le thriller médical de Robin Cook, « MORTS SUSPECTES » (pourquoi n’avoir pas gardé le titre original, simple et efficace ?) demeure, un demi-siècle après, un bon suspense paranoïaque jouant à fond de la peur des médecins et des hôpitaux.

À la mort de sa meilleure amie lors d’une opération de routine, Geneviève Bujold chirurgien dans le plus grand hôpital de Boston, mène son enquête. Elle va découvrir un vaste complot dans les plus hautes sphères et se faire des ennemis mortels au sein de sa hiérarchie. Le scénario est toujours efficace, les personnages sont bien dessinés, même si le discours Woman’s Lib de l’héroïne est un peu trop insistant, et le rythme va crescendo jusqu’au final haletant. S’il fallait trouver un défaut à « COMA », ce serait dans la photo de Victor J. Kemper, qui fait parfois téléfilm et manque singulièrement d’atmosphère. Bujold est attachante et irritante à la fois dans ce rôle de combattante « seule au monde », Michael Douglas est un boy friend faisant surtout office de fausse-piste, Richard Widmark est superbe en « mandarin » plus qu’ambigu et on reconnaît trois débutants qui passent fugitivement : Lois Chiles qui disparaît trop vite, Ed Harris en légiste blondinet et Tom Selleck avec sa moustache conquérante. On ne s’ennuie pas, car le scénario est vraiment finement tricoté, flirtant même parfois avec le film d’horreur, et le sujet – le trafic d’organes – est toujours d’actualité. « MORTS SUSPECTES », s’il a indéniablement pris un coup de vieux, mérite qu’on le revisite.

GENEVIÈVE BUJOLD, RICHARD WIDMARK, MICHAEL DOUGLAS ET ED HARRIS
 

« UNE FILLE… POUR LE DIABLE » (1976)

« UNE FILLE… POUR LE DIABLE » de Peter Sykes & Don Sharp est une production Hammer qui se situe dans le sillon de «  ROSEMARY’S BABY » et surtout « LA MALÉDICTION » tourné la même année, également en Angleterre.

Écrivain spécialisé dans la démonologie, Richard Widmark protège une jeune nonne (Nastassja Kinski) qu’un prêtre excommunié (Christopher Lee) veut transformer en démon des enfers. Une belle distribution d’acteurs locaux et quelques plans de Londres vus d’hélicoptère évitent au film de trop ressembler à une production télé. Mais le scénario se traîne, insère d’inutiles flash-backs, n’hésite pas à chausser de gros sabots (Lee, malgré sa soutane, joue comme dans un Dracula) et la fin sombre dans le Grand-guignol avec le démon Astaroth, sorte de gnome tout rouge et baveux, grimpant entre les jambes de la jolie bonne sœur. Quant à la fin en queue-de-poisson, elle achève de désintéresser de toute l’affaire. Que reste-t-il, alors ? Certainement pas la prestation de ce vieux cowboy en exil de Widmark, qui semble complètement hors de son élément dans un rôle sans substance qu’il joue par-dessus la jambe. Encore moins Lee, qui surjoue joyeusement. Mais des visages familiers sont les bienvenus, comme Honor Blackman en agent langue de vipère, Denholm Elliott en ivrogne terrorisé. Mais la révélation, c’est bien sûr la fille de Klaus Kinski, 15 ans au moment du tournage, qui ressemble à s’y méprendre à Ingrid Bergman et qui joue avec une certaine assurance. Son unique plan dénudé ferait certainement frémir la censure de nos jours ! « UNE FILLE… POUR LE DIABLE », hormis ce beau linge réuni pour l’occasion, n’a pas bien passé l’épreuve des années et provoque un ennui irrépressible. À voir, éventuellement, par curiosité pour les talents en présence, ou – c’est sans doute préférable – à ne pas voir du tout.

CHRISTOPHER LEE, RICHARD WIDMARK, HONOR BLACKMAN ET NASTASSJA KINSKI
 
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AUJOURD’HUI, IL AURAIT EU 110 ANS !

 
 

« UNE POIGNÉE DE PLOMBS » (1969)

« UNE POIGNÉE DE PLOMBS » est signé Allen Smithee, le pseudonyme de Robert Totten (viré par Richard Widmark après quelques semaines de tournage) et Don Siegel (appelé à la rescousse par le même Widmark). C’est un western-en-chambre, lointainement inspiré du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » portant un regard amer et dégoûté sur le genre tout entier.

Shérif d’une petite ville depuis 20 ans, Widmark connaît les sales petits secrets de toute la population et sa gâchette sensible effraie les habitants. Notables et commerçants décident de le chasser mais, ayant peur de lui, ils font venir un marshal mexicain (John Saxon) ami de Widmark, qui échoue à l’arrêter. Alors, la décision est prise de l’assassiner ! Un sujet sombre, sans une pointe d’humour, qui dépeint le nouveau Far-West peuplé de lâches, de pleutres, qui rêvent d’entrer dans la modernité, quitte à éliminer les vestiges du passé, tels que Widmark. L’originalité tient au fait que celui-ci n’est pas plus sympathique que ses ennemis : c’est un type froid, cassant, brutal. Autour de lui, la chanteuse Lena Horne à l’étrange visage remodelé, des méchants particulièrement immondes comme Carroll O’Connor, Victor French ou Larry Gates. Le face à face avec l’excellent Saxon est bref mais intense. Avec sa facture télévisuelle, ses décors minimalistes et son scénario excessivement misanthrope, « UNE POIGNÉE DE PLOMBS » (titre français censé évoquer « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » de Leone ?) est un bien triste western qui n’utilise les clichés du genre qu’en filigrane. L’engrenage de haine et de violence de la dernière partie laisse sur une sensation nauséeuse. L’amateur de Richard Widmark le retrouvera de toute façon avec plaisir dans un de ses derniers rôles de westerner.

RICHARD WIDMARK, LARRY GATES, JOHN SAXON ET LENA HORNE
 

« LE DERNIER PASSAGE » (1961)

RICHARD WIDMARK

Adapté d’un roman d’Alistair McLean, produit (et coréalisé incognito, semble-t-il) par Richard Widmark), « LE DERNIER PASSAGE » de Phil Karlson se situe à Vienne et Budapest en 1956.

Widmark, mercenaire américain cynique vivant en Europe, est chargé d’exfiltrer un leader de la résistance hongroise (Walter Rilla) menacé par le pouvoir russe à Budapest. Lors de son enquête, il tombe amoureux de la fille (Sonja Ziemann) de l’homme qu’il recherche, finit par se retrouver entre les mains de l’armée hongroise qui le soumet à la torture. Pour en arriver à ce dernier quart dont le suspense fonctionne plutôt bien, il faut subir une heure extrêmement pénible, au dialogue abscons, aux personnages sans aucune épaisseur humaine et sans la moindre action. Heureusement, le noir & blanc et les cadrages sont beaux, les extérieurs bien exploités. Mais cela ne suffit pas à maintenir l’intérêt aussi longtemps avant que le scénario prenne enfin forme et que le pensum se transforme en thriller d’espionnage pas déplaisant. Dans un rôle sans logique ni cohérence (son petit numéro d’ivresse simulée est complètement grotesque), Widmark malgré sa gueule burinée, semble absent et surjoue un peu. Il s’efface derrière ses partenaires allemands très bien distribués en revanche, comme Charles Regnier excellent en faux-méchant inquiétant, Howard Vernon au visage émacié et angoissant dans un rôle de colonel tortionnaire et surtout une sublime Senta Berger de 20 ans, dans une trop brève apparition d’entremetteuse aguichante. On court énormément dans « LE DERNIER PASSAGE », on bâille souvent, hélas et à l’arrivée, on se demande la nécessité de raconter une telle histoire. On peut le voir, malgré tout, si on est un fan inconditionnel de Widmark, qui semble s’être beaucoup investi dans le projet et pour quelques bonnes scènes stressantes vers le dénouement.

SENTA BERGER, RICHARD WIDMARK ET HOWARD VERNON
 

« PANIQUE DANS LA RUE » (1950)

ZERO MOSTEL, JACK PALANCE ET GUY THOMAJAN

« PANIQUE DANS LA RUE » d’Elia Kazan se situe à New Orleans et détaille la traque par la police et les services de santé de la ville, pour retrouver des personnes atteintes de la peste et qui risquent le propager le mal dans tout le pays.

Cela se déroule sur 48 heures, le suspense est donc établi depuis le début, mais quelque chose empêche de se passionner réellement pour cette course contre la montre. Le gentil docteur père de famille (Richard Widmark) et le flic bourru (Paul Douglas) forment un tandem sympathique, mais singulièrement pâle. Leurs affrontements manquent de punch, leur amitié naissante laisse indifférent. Widmark n’a jamais été très à l’aise pour incarner des braves types. On est plus intéressé par les malfrats en fuite, c’est-à-dire Jack Palance dans son tout premier rôle, terrifiant en tueur aux allures de bête fauve et Zero Mostel son exact contraire, un gros garçon suant et soumis. Leur duo fait des étincelles et parvient à insuffler de la vie dans cette histoire désincarnée et dépourvue de surprise. Ce qui accroche vraiment, c’est la réalisation de Kazan, loin des standards hollywoodiens de l’époque, qui tourne en décors naturels, dans des extérieurs annonçant « SUR LES QUAIS » qu’il tournera quatre ans plus tard. Les scènes dans les bars bondés, sur les docks, ont un cachet d’authenticité formidable. La photo de Joe McDonald est également pour beaucoup dans l’atmosphère du film. Malgré tout cela, « PANIQUE DANS LA RUE » peine à s’élever au-dessus de son scénario anecdotique, qui ne va jamais au fond des choses et inflige des scènes « domestiques » de notre héros avec son épouse Barbara Bel Geddes à la limite du supportable tant elles sont sirupeuses et surtout… totalement inutiles. De toute façon, le film est à voir pour Palance, squelettique, haletant, le rictus féroce, qui compose une silhouette saisissante.

BARBARA BEL GEDDES, RICHARD WIDMARK, GUY THOMAJAN ET LEWIS CHARLES
 

« LES 2 CAVALIERS » (1961)

RICHARD WIDMARK ET JAMES STEWART

« LES 2 CAVALIERS » est le premier des quatre films que John Ford tourna avec James Stewart et le second – après « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » – à explorer le thème des blancs enlevés par les Indiens dont ils deviennent les esclaves.

Stewart, marshal cynique et âpre au gain, est enrôlé par l’armée pour échanger les prisonniers d’une tribu comanche dont il connaît le chef (Henry Brandon). Il est accompagné de son vieil ami Richard Widmark, un brave lieutenant. Ils ne ramèneront à l’issue de leur périple qu’un ado devenu fou et une jolie Mexicaine (Linda Cristal, parfaite). Le scénario est très curieusement bâti, laissant suffisamment d’espace à la comédie, à des échanges drolatiques entre les deux héros et même à l’ambiguïté. En effet, si Stewart en fait des tonnes au début dans son emploi de dadais bégayant lent à la détente, il révèle dans l’action une facette plus dangereuse et mercenaire de sa personnalité. Même chose pour les pauvres familles obsédées par l’idée de retrouver leurs épouses, mères ou enfants, qui tombent le masque pour se transformer en horribles lyncheurs fanatiques. L’œil du vieux Ford est encore acéré, mais on sent que la rigueur d’antan s’est un peu évaporée. Entre les numéros comiques d’Andy Devine, les one-man-shows de Stewart et la brutalité de certaines séquences (les femmes blanches marquées à vie, qui refusent de rentrer chez elles, le bal où la rescapée mexicaine est humiliée par les honnêtes gens), il y a un gouffre qui frise l’incohérence. Malgré ses défauts, « LES 2 CAVALIERS » n’en demeure pas moins un film agréable, une sorte d’ancêtre de « buddy movie » pétri d’humanité et de complexité. On y retrouve avec bonheur la troupe habituelle de « papy » Ford : John Qualen, Jeannette Nolan (excellente) et même Woody Strode sculptural en Comanche haineux. Le charme agit donc encore, légèrement atténué, certes, mais le film vaut le coup d’œil et connaît plusieurs très beaux moments.

WOODY STRODE, JAMES STEWART ET LINDA CRISTAL
 

« ALAMO » (1960)

JOHN WAYNE ET RICHARD WIDMARK

« ALAMO », premier film réalisé (et produit) par John Wayne est une œuvre-monstre que l’acteur portait en lui depuis des décennies et dont l’échec commercial gâcha la fin de sa vie. C’est indéniablement imposant, mais le film connut de sévères coupes-montage et n’est aujourd’hui visible – dans un état parfait – que dans sa version « courte » de… 162 minutes.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? De beaux restes, certes, une photo splendide de William H. Clothier, trois stars charismatiques, des mouvements de foules impressionnants, ce qui n’est déjà pas si mal. Mais à côté de cela, un scénario inutilement dilué avant l’attaque du fort par l’armée de Santa Anna, une succession de vignettes anecdotiques et redondantes, des seconds rôles envahissants comme le très pénible Chill Wills absolument pas dirigé ou la troupe habituelle de John Ford. Les envolées patriotiques et/ou humanistes sont également un peu dures à avaler (le monologue sur la République dit par un Wayne à l’œil embué, les soldats chantant les louanges des ennemis morts au champ d’honneur) et les tentatives d’humour viril, bourru, mais bon-enfant, sont d’une lourdeur terrible. N’est pas Ford qui veut ! Heureusement, il y a le décor du fort, très crédible, l’alchimie entre le trio de tête : Wayne en Davy Crockett magnanime et manipulateur, Richard Widmark en Bowie mal embouché flanqué de son vieil esclave et surtout Laurence Harvey remarquable en officier rigide et peu diplomate. L’antipathie entre ce dernier et Widmark est très bien gérée jusqu’à la fin. Et puis il y a la belle Linda Cristal et même deux apparitions de Richard Boone en général Houston ombrageux. Le problème de « ALAMO » est que, lorsque arrive enfin la bataille, on est lassé par la longue attente et les digressions et qu’on est presque pressé d’en finir ! Cela demeure un film estimable et ambitieux, dont la sincérité ne fait aucun doute, mais qui aurait probablement nécessité un scénario plus resserré sur l’essentiel et moins sentimental, car certaines séquences tire-larmes sont à la limite du ridicule qui tue.

RICHARD WIDMARK, LAURENCE HARVEY, RICHARD BOONE, JOHN WAYNE ET LINDA CRISTAL
 

« COUP DE FOUET EN RETOUR » (1956)

JOHN McINTIRE ET RICHARD WIDMARK

On a souvent reproché à John Sturges de n’être qu’un faiseur sans personnalité. Dans ce cas, pourquoi reconnaît-on immédiatement son style à sa façon de filmer les montagnes, les murets de pierre, les duels ou à la rigueur de ses cadrages ?

« COUP DE FOUET EN RETOUR » est donc, et sans le moindre doute, un western de Sturges, bâti autour d’une chasse au trésor, après la guerre de sécession, qui se transforme progressivement en une quête obsessionnelle du père, pour Richard Widmark gunman tourmenté à la recherche de sa propre identité. C’est ce qui fait du film un peu plus qu’une simple série B avec son lot d’Indiens, de diligences, de cattle barons. Le scénario est bien construit, malgré un dénouement incroyablement décevant qui esquive deux morceaux de bravoure espérés depuis le début : le face à face entre Widmark et son géniteur (John McIntire) et la bataille rangée dans la ville entre les ranchers locaux. C’est rarissime dans un western que ces passages obligés soient ainsi escamotés, alors que dramatiquement parlant, ils semblent inévitables. Aux côtés d’un Widmark concentré et mal dans sa peau, on retrouve avec plaisir la belle Donna Reed en tough girl pas très fiable, Barton MacLane excellent en vieux sergent courageux et des trognes incontournables comme Jack Lambert, Harry Morgan ou Robert J. Wilke. Avec une mention à William Campbell parfait en jeune pistolero dandy et arrogant vêtu de noir. Court, compact, efficace à 100%, « COUP DE FOUET EN RETOUR » est un fleuron du genre, oscillant entre la simple aventure à cheval et le mélodrame psychologique. Même si McIntire n’apparaît pas très longtemps, son embryon de relation avec ce fils qu’il n’a jamais vu, est au cœur du film et apporte un éclair d’émotion. D’ailleurs, le fait que Widmark, à 42 ans, soit infiniment trop vieux pour ce personnage qui en a environ 20 de moins, n’est absolument pas gênant.

DONNA REED, ROBERT J. WILKE, WILLIAM CAMPBELL, JOHN McINTIRE ET RICHARD WIDMARK
 

« LA ROUTE DE L’OUEST » (1967)

KIRK DOUGLAS, ROBERT MITCHUM ET RICHARD WIDMARK

« LA ROUTE DE L’OUEST » d’Andrew V. McLaglen, inspiré d’un roman d’A.B. Guthrie, Jr. ressemble surtout à un remake de « LA PISTE DES GÉANTS » de Raoul Walsh avec, comme gros avantages, une photo somptueuse de William Clothier et un casting trois étoiles.

L’ex-politicien Kirk Douglas organise un convoi vers l’Oregon en 1843. Il engage un pisteur fatigué (Robert Mitchum) et compte parmi les colons Richard Widmark, un fermier obstiné marié à une très belle femme (Lola Albright) convoitée par Douglas. Voici les bases. Le film, dès le début, semble bancal : on ne sait pas s’il est trop long ou trop court, il y a trop de personnages dont certains à peine silhouettés, des scènes étirées en longueur et d’autres traitées par-dessus la jambe. Pourtant… comment résister à la présence des têtes d’affiche ? Trois figures du ‘film noir’ des années 40 et 50 réunies dans une même histoire. C’est inespéré. Mitchum, plus séduisant qu’il n’a jamais été, avec ses cheveux longs et sa veste à franges, est solide et taiseux et pique la vedette à ses partenaires. Widmark fait ce qu’il peut d’un rôle pas très développé de brave type pas très malin mais pugnace et Douglas s’en donne à cœur-joie en salopard despotique et névrosé, comme il savait si bien les incarner. Ils sont bien entourés par des visages familiers du western à la John Ford, par la débutante Sally Field en Lolita des plaines et par l’incontournable Jack Elam, comique en prêcheur à l’œil fou. « LA ROUTE DE L’OUEST » est truffé d’excellentes séquences (la pendaison d’un des membres du convoi pour sauver les autres, la bagarre sauvage entre Douglas et Widmark), mais il manque clairement de colonne vertébrale et parfois de souffle. Malgré tout, cela demeure un beau spectacle à l’ancienne et la dernière occasion de revoir ce trio de jeunes quinquagénaires dans la force de l’âge, déployant un charisme d’enfer. Pour eux…

RICHARD WIDMARK, LOLA ALBRIGHT, ROBERT MITCHUM ET KIRK DOUGLAS