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Archives de Catégorie: LES FILMS DE GARY COOPER

« LES TROIS LANCIERS DU BENGALE » (1935)

Rares sont les films atteignant l’âge canonique de 90 ans, qui demeurent aussi excitants qu’au moment de leur sortie. Et ce malgré le noir & blanc abimé, le son crachotant, la censure d’époque. « LES TROIS LANCIERS DU BENGALE » fait partie de cette espèce en voie d’extinction.

En à peine 110 minutes, Henry Hathaway parvient à brasser l’Histoire avec un grand H, l’aventure humaine, à traiter à fond de plusieurs personnages sans jamais les caricaturer et à maintenir un rythme époustouflant. On voit là les racines d’œuvres ultérieures comme « L’HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI » et même les aventures d’Indiana Jones. Le trio de héros est une grande réussite : le (jeune) vétéran impulsif à la langue trop bien pendue, incarné par un Gary Cooper en pleine forme, parfaitement dirigé. L’officier snob et moqueur joué par Franchot Tone et le fils-à-papa (Richard Cromwell) dont le parcours est assez étonnant : ses caprices et sa lâcheté seront finalement récompensés par une médaille ! Complémentaires et amusants, le charisme des trois lanciers ne laisse pas oublier que les véritables protagonistes du film sont le vieux colonel au bord de la retraite (Guy Standing, excellent) et son fidèle aide de camp au franc-parler (C. Aubrey Smith). Parmi les seconds rôles, on repère l’indéboulonnable Akim Tamiroff en émir truculent. Le film ménage de superbes scènes de combat, des moments « exotiques » sortis tout droit d’une BD, des morceaux de bravoure inoubliables comme la séance de torture subie par nos amis : les bambous fichés sous les ongles et auxquels on met le feu ! Traumatisant ! Il y en a à peu près pour tous les publics dans ce petit chef-d’œuvre de concision et de pur cinéma populaire. Et c’est une pierre fondatrice de la mythologie héroïque de Coop, qui n’avait pas besoin du Far-West pour être le roi des cowboys.

À noter : bien qu’il se déroule entièrement en Inde, le film fut tourné en studio et en extérieurs autour d’Hollywood.

GARY COOPER ET FRANCHOT TONE
 

« CAPE ET POIGNARD » (1946)

GARY COOPER

Tourné peu de temps après la WW2, « CAPE ET POIGNARD » d’un Fritz Lang alors exilé à Hollywood, est un film d’espionnage et d’aventures, où Gary Cooper tente d’exfiltrer d’Italie un savant atomiste (Vladimir Sokoloff) œuvrant sous la contrainte sur la bombe, pour le compte des nazis.

Bien sûr, « Coop » égal à lui-même, n’est sans doute pas l’incarnation idéale d’un scientifique et mathématicien de renommée mondiale. Bien sûr, l’Allemande Lili Palmer est un curieux choix pour jouer une… italienne, mais le scénario fonctionne bien. Même la longue parenthèse presque exclusivement consacrée à l’histoire d’amour entre les deux protagonistes dans divers appartements. Palmer est excellente en résistante dure-à-cuire, souillée par la guerre, Cooper semble parfois mal à l’aise et abuse de ses mimiques familières, mais il garde ce don de sympathie inné qui n’appartient qu’à lui. Les décors de Suisse ou d’Italie ont été tournés en studio avec un beau savoir-faire et Lang maintient une réelle tension qui culmine dans des morceaux de bravoure (la bagarre jusqu’à la mort entre Cooper et le factotum Marc Lawrence, le coup de théâtre final impliquant la fille de Sokoloff). « CAPE ET POIGNARD » ne manque ni de suspense ni d’émotion et ses 102 minutes passent en un éclair. Par certains éléments, on devine qu’il servit d’inspiration aux « ZAZ » pour leur hilarant pastiche : « TOP SECRET » ! À voir donc, ce Lang pas aussi célébré que ses classiques, mais qui a plutôt bien vieilli et restitue sans emphase l’angoisse des années de guerre en Europe.

LILI PALMER, GARY COOPER ET MARC LAWRENCE
 

« LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT » (1951)

ARTHUR HUNNICUTT ET GARY COOPER

Six ans après son chef-d’œuvre, le film de guerre « AVENTURES EN BIRMANIE », Raoul Walsh en transpose le scénario dans l’Amérique de 1840, en pleine guerre contre les Séminoles, dans la région des Everglades.

« LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT » est un superbe film d’action pure tourné en extérieurs – ce qui change évidemment tout – où une troupe de soldats est traquée par une « war party » d’Indiens assoiffés de sang, comme il se doit. Le film, se résume tout simplement à cette fuite en avant dans les marécages, ponctuée de morts violentes, d’attaques d’alligators, de coups de tomahawks. On reste scotché à son siège par l’énergie que dégagent ces images aux couleurs magnifiques, ce mouvement ininterrompu, ces personnages pas spécialement fouillés, mais éminemment attachants. Il faut dire que l’officier en charge n’est autre que l’irremplaçable Gary Cooper, en pleine forme physique à 50 ans, qui a visiblement donné beaucoup de sa personne pour traduire l’épuisement, la tension de cet homme brave, hanté par le passé, adoré par ses soldats. C’est un bonheur de revoir son visage buriné, son regard clair et… sa superbe veste à franges. Étonnamment, le rôle de la femme, très bien campé par Mari Aldon, n’est pas qu’un boulet comme souvent dans ce genre d’aventure. Elle a un véritable personnage à défendre et sa relation avec Cooper ne paraît jamais plaquée sur l’action. On reconnaît çà et là des faciès familiers comme Arthur Hunnicutt en trappeur truculent, Roy Jenson ou Sheb Wooley. « LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT » a déjà 70 ans et c’est à peine croyable tant il a peu vieilli et procure toujours autant de plaisir et de spectacle. Hormis la BO de Max Steiner un peu pesante par moments, c’est une sorte de film d’aventures idéal qui fait retomber en enfance au bout de quelques minutes de projection.

MARI ALDON, GARY COOPER ET LARRY CARPER

 
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AUJOURD’HUI, IL AURAIT EU 120 ANS !

 

« LES CONQUÉRANTS D’UN NOUVEAU MONDE » (1947)

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GARY COOPER ET PAULETTE GODDARD
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Inspiré d’un roman de Neil H. Swanson situé en 1763, pendant le soulèvement des tribus indiennes en Virginie, « LES CONQUÉRANTS D’UN NOUVEAU MONDE » de Cecil B. DeMille est une œuvre copieuse et romanesque, servie par une photo admirable et un beau tandem de vedettes.

Si la réécriture de l’Histoire, la vision pour le moins fragmentaire des « Natives » peut faire grincer des dents aujourd’hui, force est de reconnaître la beauté du travail de décoration, de costumes, le soin minutieux apporté au moindre détail. Cela donne une réelle authenticité au film et maintient l’intérêt pendant 140 minutes, malgré des tunnels dialogués redoutables. Si Gary Cooper est parfait en aventurier courageux et chevaleresque, malmené par la gent féminine, Paulette Goddard, un peu âgée pour son rôle, surjoue de telle façon qu’on la croirait échappée d’un film muet. Mais ils forment un couple très glamour et charismatique à l’image. Autour d’eux : Howard Da Silva en félon haïssable et libidineux, Katherine DeMille excellente en Indienne jalouse, Boris Karloff involontairement hilarant en chef des Senecas emperruqué à l’œil sombre. L’interminable séquence de la boussole le fait vraiment passer pour un abruti total. On aperçoit Lloyd Bridges en officier à l’arrière-plan. Sans oublier Ward Bond, Marc Lawrence ou Virginia Grey savoureuse en ex-fiancée pragmatique. Bien sûr, les séquences à grand spectacle (la fuite dans les rapides, l’attaque du fort) ont pris un gros coup vieux, qu’il s’agisse des transparences ou des doublures tellement visibles, mais il est difficile de résister à ce film pour sa splendeur visuelle. En revanche, mieux vaut fermer les yeux sur cette vision des Indiens, bande de sauvages fourbes, tueurs d’enfants sadiques et sans honneur, qui ne grandit pas « LES CONQUÉRANTS D’UN NOUVEAU MONDE » et laisse un petit arrière-goût désagréable.

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GARY COOPER, BORIS KARLOFF, MARC LAWRENCE ET MIKE MAZURKI
 

COOP IS BACK !

COOP HD

SORTIE U.S. DE 4 CLASSIQUES DE GARY COOPER EN BLU-RAY, DONT L’IMMENSE « LES 3 LANCIERS DU BENGALE »

 

« LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » (1952)

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GARY COOPER

« LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » de Fred Zinnemann fait partie de ces films qui ne vieillissent pas et même s’enrichissent avec les années. C’est un western « en chambre », filmé dans un austère noir & blanc presque métallique, narré pratiquement en « temps réel » et d’une effarante misanthropie.NOON.jpg

Le scénario est resserré au maximum, concentre le suspense sur la peur grandissante de son héros, le shérif Gary Cooper, qui attend l’arrivée d’un hors-la-loi et de ses trois acolytes qui ont juré d’avoir sa peau. Dans un genre où n’importe quel pistolero est capable de descendre douze adversaires sans recharger son arme, voir Cooper suer d’angoisse à l’idée d’en affronter « seulement » quatre est déjà révolutionnaire et jette un regard lucide et critique sur le western fantasmé par Hollywood. Mais c’est le portrait des villageois qui est le plus écœurant : un à un, ils lâchent tous celui qui fut leur ami et protecteur, se terrent chez eux ou se réjouissent de sa mort prochaine. Même Grace Kelly, jeune quaker épousée le jour-même, le laisse tomber. On a beaucoup dit que c’était une transposition de l’attitude des gens de cinéma face au maccarthisme et c’est fort probable, vu l’acuité et surtout l’amertume du regard de l’auteur. Le montage est remarquable de tension, entrecoupé de plans d’horloges égrenant les minutes, d’images récurrentes de voies de chemin de fer, de rues désertes. Impossible de décrocher une seconde. Cooper est absolument magnifique, montrant la décomposition progressive de cet homme brave sentant la mort arriver. Autour de Cooper, les seconds rôles sont parfaits : Katy Jurado en ex-maîtresse fière et farouche, Lloyd Bridges en adjoint planche-pourrie, Thomas Mitchell en notable faux-jeton et dans sa première apparition à l’écran, Lee Van Cleef en tueur jouant de l’harmonica sans une seule ligne de dialogue. On aperçoit même Jack Elam en ivrogne. « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » ne restaure certes pas la foi en l’humanité, mais c’est un film puissant, adulte, et âpre qui serait quasiment parfait sans la chanson lancinante et pénible qui revient régulièrement. Un presque sans-faute.

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KATY JURADO, LEE VAN CLEEF, ROBERT J. WILKE ET SHEB WOOLEY

 

« LE JARDIN DU DIABLE » (1954)

JARDIN.jpg« LE JARDIN DU DIABLE » de Henry Hathaway est un des grands westerns des années 50, il s’inscrit dans les travées du « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE » et use de toutes les possibilités du format Cinémascope apparu l’année précédente dans les salles.

Dans ce film âpre, à la limite de l’amertume et de la misanthropie, trois gringos  coincés au Mexique sont payés par une Américaine pour traverser le territoire apache afin d’aider son mari enseveli sous une mine. Le trajet permet de connaître ces personnages complexes : l’ex-shérif taiseux et loyal (Gary Cooper), le joueur cynique, mais amical (Richard Widmark), le jeunot impulsif et tête-à-claques (Cameron Mitchell), plus un Mexicain (Victor Manuel Mendoza). Tous sont attirés par leur employeuse (Susan Hayward), femme pourtant endurcie et réfrigérante. Peu à peu, on se rend compte que le véritable centre d’intérêt du réalisateur, ce ne sont pas ces individus (il n’y a pas un seul gros-plan de tout le film !), mais le paysage lui-même, glorieusement capturé par la photo de Milton Krasner et Jorge Stahl, Jr. Les poursuites vertigineuses à flanc de montagne, le village vitrifié sous la lave, offrent autant de tableaux inoubliables, d’un romanesque inouï. Les humains n’y sont que de dérisoires insectes se déchirant sans rime ni raison. Seul Cooper semble avoir tout compris au sens de la vie, quand il conclue l’aventure par cette réplique sublime : « Si la terre était faite d’or, les hommes s’entretueraient pour une poignée de poussière ». Le seul défaut du film semble être le choix de la comédienne principale. Bonne actrice, Hayward n’a jamais été une « bombe », ni une personnalité sympathique ou sensuelle. On comprend mal qu’elle rende littéralement fous tous les hommes qui croisent sa route, au point qu’ils se bousculent pour avoir l’honneur de sacrifier leur vie pour elle. C’est l’unique point (un peu) faible d’une œuvre adulte, parfaitement ronde, d’un équilibre admirable., qui semble se bonifier avec les années.

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GARY COOPER, RICHARD WIDMARK ET SUSAN HAYWARD

 

« L’HOMME DE L’OUEST » (1958)

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GARY COOPER

Adapté par Reginald Rose d’un roman de Will C. Brown, « L’HOMME DE l’OUEST » est un film assez atypique dans la filmographie d’Anthony Mann, car sous son armature de western traditionnel, il cache un drame shakespearien d’une absolue noirceur et d’un implacable nihilisme.MOW.jpg

Devenu un honnête citoyen, l’ancien hors-la-loi Gary Cooper retrouve par hasard son père adoptif (Lee J. Cobb), devenu un vieillard à demi fou entouré d’un gang de tueurs stupides et dangereux. Le scénario tient du cauchemar car ‘Link Jones’ doit affronter les fantômes de sa jeunesse et les détruire, pour espérer une rédemption. Que « Lassoo » la ville fantasmée par Cobb et qu’il rêve de dévaliser, soit devenue un désert asséché, participe de cette atmosphère lugubre où même les pics rocheux du Far-West ressemblent à des fossiles morts depuis des siècles. Pour son époque, le film est très violent et traite sans faux-semblant de viol, de fratricide, d’enfants-tueurs et des scènes comme celle où Cooper tabasse Jack Lord et déchire ses vêtements pour venger Julie London est, encore aujourd’hui, assez choquante de brutalité. Mais elle est nécessaire dans le sens qu’elle crédibilise Cooper – bien trop âgé pour le rôle – en tant qu’ancien meurtrier sanguinaire, ce qu’on avait un peu de mal à accepter jusque-là. Julie London est magnifique en entraîneuse, otage des bandits et protégée par Cooper. Peut-être son plus beau rôle. Tous les personnages secondaires sont admirablement campés : Lord en tueur névrosé au rire de chacal, Arthur O’Connell en escroc à la petite semaine dont la survie ne tient qu’à un fil, John Dehner en « cousin » intelligent, Royal Dano et Robert J. Wilke en membres de la bande abrutis et bestiaux. Une superbe distribution d’ensemble, dominée par la performance d’un Lee J. Cobb de 47 ans, lourdement grimé en vieil homme au bord de la sénilité, qu’il incarne comme un King Lear dégénéré. Démarrant comme un huis clos théâtral dans la cabane de Cobb, « L’HOMME DE L’OUEST » s’achèvera à ciel ouvert sans rien perdre de son pouvoir oppressant et de son pessimisme foncier. Après avoir été violée, Julie London ne pourra même pas se consoler auprès de l’homme dont elle est tombée amoureuse et qui s’en va retrouver sa famille. Non, décidément, « L’HOMME DE L’OUEST » n’est pas un western comme les autres !

À noter : pour le pinailleur à l’œil affuté. Lors de la bagarre entre Cooper et Lord, le premier est le plus souvent doublé par un cascadeur. Mais celui-ci n’a pas du tout la morphologie si particulière de «  Coop », ni la même coiffure et on voit clairement les efforts de son collègue doublant Jack Lord, pour dissimuler son visage avec son bras ou autre. À la fois touchant et un peu déconcentrant !

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GARY COOPER, JACK LORD, LEE J. COBB ET JULIE LONDON

 

« LE SOUFFLE SAUVAGE » (1953)

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ANTHONY QUINN

« LE SOUFFLE SAUVAGE » est le dernier des trois films que Barbara Stanwyck tourna avec Gary Cooper. Et pas le plus mémorable, hélas. « L’HOMME DE LA RUE » et « BOULE DE FEU » avaient laissé le souvenir d’un couple pétillant, idéalement assorti. Ce film, tourné douze ans après, paraît bien terne et sans réel attrait.SOUFFLE.jpg

Hugo Fregonese s’inspire du « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE » et du récent « SALAIRE DE LA PEUR » pour ce mélodrame mâtiné de film d’aventures exotiques. Les deux stars se retrouvent en Amérique du Sud après des années de séparation. Elle est devenue l’épouse d’Anthony Quinn, un riche pétrolier et vieil ami de Cooper. Celui-ci est engagé par Quinn et la venimeuse Barbara commence à semer la zizanie. Le scénario semble constamment hésiter à privilégier la love story tourmentée ou le western moderne. Comme il ne parvient jamais à se décider, on s’ennuie assez rapidement et comme les deux stars, un peu fatiguées, ne donnent visiblement pas leur maximum, ils se laissent piquer la vedette par Quinn, excellent dans un de ces emplois où il excelle : le fier-à-bras envahissant et trop collant, dissimulant l’âme d’un lâche. Il faut le voir embrasser maladroitement sa femme, alors que celle-ci, manifestement dégoûtée par son seul contact, tente de le  tenir à distance. Leurs scènes valent à elles seules de voir le film.  Malgré les attaques de bandidos, quelques fusillades bien réglées et le charme ironique de Ruth Roman dans un rôle d’aventurière amoureuse de ‘Coop’, « LE SOUFFLE SAUVAGE », alourdi par la pénible chanson de Frankie Lane, ne décolle pas et ne trouve jamais sa juste tonalité. Cooper est trop absent pour rendre son personnage crédible, Stanwyck ne fait que répéter l’archétype créé dans « ASSURANCE SUR LA MORT » et leur tandem magique d’antan n’est plus qu’un lointain souvenir. À voir pour Anthony Quinn donc, qui électrise l’écran à chaque apparition.

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GARY COOPER, ANTHONY QUINN ET BARBARA STANWYCK