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Archives Mensuelles: janvier 2023

CINDY WILLIAMS : R.I.P.

CINDY WILLIAMS (1947-2023), ELLE DÉBUTE CHEZ COPPOLA ET LUCAS, SE FAIT CONNAÎTRE PAR LA SITCOM : « LAVERNE & SHIRLEY »
 
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Publié par le 31 janvier 2023 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, TALLULAH !

TALLULAH BANKHEAD (1902-1968), ACTRICE DES ANNÉES 30 À LA RÉPUTATION SCANDALEUSE, CONNUE POUR « LIFEBOAT » D’HITCHCOCK
 
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Publié par le 31 janvier 2023 dans ANNIVERSAIRES

 

« L’ODYSSÉE DU SOUS-MARIN NERKA » (1958)

« L’ODYSSÉE DU SOUS-MARIN NERKA » de Robert Wise est le digne représentant d’un sous-genre du film de guerre se déroulant aux trois-quarts sous l’eau. Il présente pour intérêt son réalisateur d’abord et son duo de vedettes : le vétéran et le jeune qui monte.

À 57 ans, Clark Gable fait beaucoup plus vieux que son âge et à 45 ans, Burt Lancaster fait bien plus jeune. L’aîné joue un officier qui retourne après un an dans la zone où son sous-marin fut coulé par les Japonais, désireux de venger son équipage. Le second, frustré de n’avoir pas été nommé commandant, s’oppose immédiatement à son autorité. L’affrontement est un peu émoussé par le jeu ankylosé et grimaçant de Gable qui ne fait vraiment pas le poids face à l’énergie contenue et la prestance physique de Lancaster. Moins bon comédien que Gary Cooper qui avait su éviter le piège dans « VERA CRUZ », Gable est éclipsé par son partenaire. Le suspense n’en demeure pas moins efficace, à condition de fermer les yeux sur les maquettes beaucoup trop visibles et sur un dialogue purement fonctionnel et truffé de vieux clichés. Le passé de monteur de Wise se ressent pendant tout le film : aucune scène inutilement diluée, une attention soutenue de bout en bout et des cadrages puissants. Autour du duo de stars, d’excellents seconds rôles : Jack Warden en bras-droit fidèle à son commandant, Brad Dexter en intrigant qui rappelle Fred McMurray dans « OURAGAN SUR LE CAINE », Don Rickles en rigolo de service et Nick Cravat, inséparable sidekick de Lancaster avec son accent du Bronx à couper au couteau. « L’ODYSSÉE DU SOUS-MARIN NERKA » se laisse regarder avec plaisir, sans enthousiasme démesuré certes, mais sans ennui. Un face à face Lancaster-Bogart, par exemple, aurait probablement rehaussé l’ensemble. Mais Bogie hélas, était mort l’année précédente !

BURT LANCASTER, RUDY BOND, BRAD DEXTER, CLARK GABLE ET DON RICKLES
 

LISA LORING : R.I.P.

LISA LORING (1958-2023), ACTRICE-ENFANT, ELLE FUT WEDNESDAY DANS LA SÉRIE TV : « LA FAMILLE ADDAMS » DANS LES SIXTIES
 
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Publié par le 30 janvier 2023 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, VANESSA !

VANESSA REDGRAVE, UNE IMMENSE CARRIÈRE DÉMARRÉE DANS LES SIXTIES, ELLE A TOURNÉ AVEC LES PLUS GRANDS
 
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Publié par le 30 janvier 2023 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« LE DERNIER PASSAGE » (1961)

RICHARD WIDMARK

Adapté d’un roman d’Alistair McLean, produit (et coréalisé incognito, semble-t-il) par Richard Widmark), « LE DERNIER PASSAGE » de Phil Karlson se situe à Vienne et Budapest en 1956.

Widmark, mercenaire américain cynique vivant en Europe, est chargé d’exfiltrer un leader de la résistance hongroise (Walter Rilla) menacé par le pouvoir russe à Budapest. Lors de son enquête, il tombe amoureux de la fille (Sonja Ziemann) de l’homme qu’il recherche, finit par se retrouver entre les mains de l’armée hongroise qui le soumet à la torture. Pour en arriver à ce dernier quart dont le suspense fonctionne plutôt bien, il faut subir une heure extrêmement pénible, au dialogue abscons, aux personnages sans aucune épaisseur humaine et sans la moindre action. Heureusement, le noir & blanc et les cadrages sont beaux, les extérieurs bien exploités. Mais cela ne suffit pas à maintenir l’intérêt aussi longtemps avant que le scénario prenne enfin forme et que le pensum se transforme en thriller d’espionnage pas déplaisant. Dans un rôle sans logique ni cohérence (son petit numéro d’ivresse simulée est complètement grotesque), Widmark malgré sa gueule burinée, semble absent et surjoue un peu. Il s’efface derrière ses partenaires allemands très bien distribués en revanche, comme Charles Regnier excellent en faux-méchant inquiétant, Howard Vernon au visage émacié et angoissant dans un rôle de colonel tortionnaire et surtout une sublime Senta Berger de 20 ans, dans une trop brève apparition d’entremetteuse aguichante. On court énormément dans « LE DERNIER PASSAGE », on bâille souvent, hélas et à l’arrivée, on se demande la nécessité de raconter une telle histoire. On peut le voir, malgré tout, si on est un fan inconditionnel de Widmark, qui semble s’être beaucoup investi dans le projet et pour quelques bonnes scènes stressantes vers le dénouement.

SENTA BERGER, RICHARD WIDMARK ET HOWARD VERNON
 

HAPPY BIRTHDAY, DELIA !

DELIA BOCCARDO, BELLE ACTRICE DES SEVENTIES, VUE DANS PLUS DE 70 FILMS.
 
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Publié par le 29 janvier 2023 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« L’ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE » (1951)

JACK ELAM

« L’ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE » d’Henry Hathaway est un petit western en noir & blanc, un huis clos dans un relais de diligences assiégé par un groupe de hors-la-loi attendant le prochain chargement d’or.

Sur place, un « pied-tendre » (Tyrone Power) en stage au relais, une entraîneuse désabusée (Susan Hayward) et la fille de sa sœur défunte. Le chef des bandits (Hugh Marlowe) est un type intelligent et éduqué, mais ses acolytes Jack Elam, George Tobias et Dean Jagger sont des débiles mentaux dangereux. Le plus incontrôlable est Elam et c’est là que le film trouve l’essentiel de son intérêt : c’est un de ses rarissimes rôles importants au cinéma, un emploi de brute ricanante et lubrique à la Lee Marvin, où il crève l’écran et pique la vedette à tous ses partenaires. Jouant à merveille de son strabisme, de sa grosse langue gourmande, de son sourire plein de dents, Elam est vraiment l’unique attraction de ce petit suspense au casting bien pâlichon. Power n’est absolument pas attachant, Hayward joue une tough girl mais n’a aucune vraie scène à défendre et Marlowe, plutôt meilleur que d’habitude, peine à imprimer les mémoires. Jagger est très bien en idiot à moitié sénile parlant tout seul. « L’ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE » parvient à maintenir l’attention grâce à quelques séquences marquantes, comme celle où Elam menace d’abattre la fillette en tirant autour d’elle, alors qu’elle pleure à chaudes larmes. Mais même si le savoir-faire d’Hathaway est indiscutable, le film est statique, répétitif et sans réel enjeu, puisqu’on se fiche totalement du sort des protagonistes. À voir, répétons-le, pour le bonheur rare de découvrir un Jack Elam de 31 ans, alors simple figurant ou silhouette, déployer tout son talent dans un rôle particulièrement infâme.

TYRONE POWER, HUGH MARLOWE ET SUSAN HAYWARD
 

SYLVIA SYMS : R.I.P.

SYLVIA SYMS (1934-2023), ACTRICE DE TV ET DE CINÉMA AUX 130 TITRES À SA FILMO, POPULAIRE EN ANGLETERRE
 
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Publié par le 28 janvier 2023 dans CARNET NOIR, CINÉMA ANGLAIS

 

« ANIMAL KINGDOM » : saison 2 (2017)

La seconde saison de « ANIMAL KINGDOM » marque une nette montée en puissance du scénario mis en place dans la précédente et déchaîne les passions, les vengeances, les haines venues de l’enfance. Et surtout, fait exploser le cercle familial soigneusement ordonnancé par « Smurf » depuis des décennies.

Ellen Barkin, plus féroce que jamais, voit Scott Speedman son fils adoptif se dresser contre elle et s’attaquer à ce qu’elle a de plus précieux : son magot de plusieurs millions de dollars amassé en secret depuis 20 ans. Les autres fils montent des coups tout seuls, le jeunot « J » s’endurcit rapidement, et Barkin se retrouve même derrière les barreaux après une trahison ultime. C’est admirablement tricoté, de plus en plus shakespearien (comme les meilleures séries traitant de la famille) et les épisodes sont tellement compressés qu’on dirait qu’ils durent 20 minutes. Cette 2ème saison donne la vedette à Shawn Hatosy, qui ressemble physiquement à un jeune Warren Oates, psychopathe avéré, manipulé par sa mère, qui le pousse au pire des crimes. Tiraillé entre le suicide, le désir de rédemption et la violence la plus bestiale, ce personnage de Pope domine ces 13 épisodes, grâce à l’intensité jamais relâchée de son interprète et les situations extrêmes où il se trouve. Barkin est vraiment fabuleuse dans ce rôle de fée Carabosse au regard fielleux et au sourire enjôleur. Scott Speedman (ATTENTION : SPOILER !) pour sa dernière participation à la série, pousse son rôle jusqu’à devenir aussi diabolique et impitoyable que sa mère. Impossible de décrocher, car c’est typiquement le genre de série à « binge-watcher » tant les épisodes s’enchaînent au même rythme frénétique et tant les surprises ne cessent d’abonder. De la grande télévision donc, de remarquables comédiens au sommet et des coups de théâtre à n’en plus finir.

SHAWN HATOSY, ELLEN BARKIN ET SCOTT SPEEDMAN