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Archives de Catégorie: LES FILMS DE SEAN CONNERY

« GOLDFINGER » (1964)

« GOLDFINGER » est le 3ème James Bond de la franchise, toujours adapté d’un roman d’Ian Fleming. Sean Connery retrouve son rôle et Guy Hamilton remplace Terence Young derrière la caméra, ce qui apparaît comme une heureuse initiative.

De quoi s’agit-il, cette fois ? D’un gros monsieur allemand (Gert Fröbe) qui a pour projet d’attaquer Fort-Knox et d’y faire péter une bombe atomique pour contaminer toutes les réserves d’or de la planète. 007 est envoyé régler ce petit problème. Sa première conquête (Shirley Eaton) meurt, entièrement couverte de peinture dorée, il convertit une aviatrice lesbienne (Honor Blackman) et se fait malmener par un colosse coréen (Harold Sakata), après avoir failli perdre sa virilité sous un rayon laser. Le scénario est plein comme un œuf, mais pas passionnant pour autant. Les personnages sont des silhouettes en carton et Bond lui-même, nullement infaillible, ne pense qu’à draguer et prend pas mal de coups sur la tête. Le charme agit pourtant, par intermittence, grâce à la BO de John Barry, l’indémodable chanson de Shirley Bassey et la fameuse Aston Martin bardée de gadgets, concoctée par « Q ». Heureusement, le film n’est pas trop long, moins de deux heures, ce qui est rare pour un Bond, et le montage est assez nerveux. Connery semble plus assuré dans son rôle de macho narquois et inoxydable, ses scènes avec Blackman – formidable – sont les points forts du film. Fröbe est un curieux adversaire boudeur et sadique, mais il se fait éclipser par Sakata, son homme de main invincible et par son chapeau aux bords tranchants. Difficile de prendre un total plaisir à revoir « GOLDFINGER », il a été tellement imité, pastiché, que ce soit aux U.S.A. (la série TV « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX ») ou en France (les franchises de « OSS 117 » ou même les « FANTÔMAS »), que son originalité saute moins aux yeux. Mais cela demeure un spectacle plaisant et naïf et le bonheur de voir un grand acteur comme Connery en devenir.

SEAN CONNERY, HONOR BLACKMAN, GERT FRÖBE ET SHIRLEY EATON
 

« BONS BAISERS DE RUSSIE » (1963)

« BONS BAISERS DE RUSSIE » de Terence Young est le 2ème James Bond, inspiré de l’œuvre d’Ian Fleming et il bénéficie de moyens visiblement plus conséquents que « DR. NO » sorti l’année précédente.

L’enjeu dramatique est très maigre : dérober aux Russes un décodeur gros comme une machine à écrire ! D’ailleurs, 007 semble plus motivé par l’agent soviétique prête à passer à l’Ouest (Daniela Bianchi) que par la grosse boîte noire. Presque deux heures, ça peut paraître très long quand il y a si peu à raconter et le film datant tout de même de 60 ans, le suspense semble étiré, chaque séquence dure trois fois le temps nécessaire et le plan élaboré pour s’emparer de l’artefact est d’une naïveté enfantine. Mais le plus gênant, c’est que le personnage de Bond n’est pas vraiment mis en valeur : mis hors d’état de nuire à plusieurs reprises, incapable de sauver son ami Pedro Armendariz, il doit même se faire aider pour combattre à mains nues une petite vieille dame énervée (Lotte Lenya). D’ailleurs Sean Connery lui-même se fait piquer la vedette par Robert Shaw, sorte de version aryenne de 007, bien plus dangereux et létal que l’original. C’est ce rôle en or qui rendit Shaw célèbre, à juste titre. On notera que dans la séquence pré-générique, on le voit tuer Bond qui n’est en fait qu’un figurant portant un masque de Connery. Les prémices du gimmick de « MISSION : IMPOSSIBLE » ! Le film se traîne jusqu’à la longue partie dans le train, dans une ambiance « LA MORT AUX TROUSSES », à la fois érotique (Bianchi est vraiment très sexy !) et violente (la bagarre anthologique dans un wagon entre Shaw et Connery). Lien entre la série (presque) B que fut « DR.NO » et le plus abouti « GOLDFINGER », « BONS BAISERS DE RUSSIE » a de beaux restes, certes, mais le poids des ans se fait sentir.

SEAN CONNERY, DANIELA BIANCHI, ROBERT SHAW ET PEDRO ARMENDÁRIZ
 

« LA ROSE ET LA FLÈCHE » (1975)

SEAN CONNERY ET AUDREY HEPBURN

« LA ROSE ET LA FLÈCHE » de Richard Lester, conte le retour de Robin-des-bois en Angleterre après 20 ans de croisades qui l’ont laissé physiquement amoindri, amer et désillusionné. Il va reprendre les choses où il les avait laissées, incapable de vivre sans combattre. À 45 ans seulement, Sean Connery joue ce héros usé, fatigué prêt pour son baroud d’honneur et trouve le rôle de sa vie.

Il retrouve ses anciens compagnons devenus des semi-clochards, sa Marian adorée (Audrey Hepburn) entrée dans les ordres. Et le shérif de Nottingham (Robert Shaw) qui veut toujours sa peau. Ne serait-ce que par habitude. Tourné en Espagne pour un budget minuscule, « LA ROSE ET LA FLÈCHE » est un chef-d’œuvre inespéré où cohabitent l’ironie iconoclaste et l’émotion sans jamais se faire d’ombre. La vie au Moyen-âge n’a jamais été aussi bien rendue à l’écran, la BO de John Barry compte parmi ses meilleures. Même s’il est au seuil de la vieillesse, même s’il ne se bat plus aussi bien qu’avant, Robin reste un mythe. Il parvient à raviver la flamme depuis longtemps éteinte dans le cœur de Marian et même dans celui des « gueux » dont il devient le messie. C’est un film poignant, qui parle de l’envers de la médaille, des horreurs commises au nom de Dieu : le récit que fait Connery d’un carnage pendant les croisades est saisissant. Mais c’est aussi un film sur l’amour fou, l’amitié absolue, l’estime entre ennemis. Le duel final entre Connery et Shaw (le second après « BONS BAISERS DE RUSSIE ») est un sommet du film : deux hommes encore vigoureux, qu’on voit s’épuiser peu à peu, se mutiler, se donner des coups mortels, tout en ayant du mal à soulever leurs épées. On voit leur sang imbiber la prairie, suinter entre les cotes de mailles. Qu’il est loin, Errol Flynn ! Autour d’un Connery impérial, qui donne à Robin une sorte de virilité imbécile mais touchante, teintée de naïveté et d’héroïsme suicidaire, le casting est éblouissant : Nicol Williamson est un parfait Petit-Jean fidèle comme un dogue, Richard Harris trouve un de ses plus beaux rôles en Richard-Cœur-de-Lion vaniteux qui disparaît hélas, au bout d’un quart-d’heure. Et on aperçoit aussi Denholm Elliott, Ian Holm et même la toute jeune Victoria Abril. Ajoutons un humour sous-jacent permanent et un final à fendre le cœur et « LA ROSE ET LA FLÈCHE » s’inscrit dans la légende de Robin Hood, comme un bouleversant « 20 ans après » à la façon d’Alexandre Dumas.

SEAN CONNERY, ROBERT SHAW ET RICHARD HARRIS
 

« TRAÎTRE SUR COMMANDE » (1970)

« TRAÎTRE SUR COMMANDE » de Martin Ritt se situe en 1876 en Pennsylvanie, dans l’univers des mines de charbon dont les ouvriers sont exploités jusqu’à la mort. Une bande d’Irlandais forment un groupe, les « Molly Maguires » et entreprennent de saboter la mine jusqu’à ce que la police infiltre un espion parmi eux.

Excellent scénario, sans le moindre pathos, extérieurs totalement crédibles, distribution haut-de-gamme, impossible de détourner le regard de l’écran pendant deux heures. On nage dans l’ambiguïté : le « héros » (Richard Harris) est un mouchard professionnel intelligent et manipulateur, plein de charme, mais à l’arrivée cela demeure un salaud indéfendable. Quant à celui qu’on devrait admirer (Sean Connery) il est en retrait, n’ouvre pas la bouche avant 40 minutes de projection et s’avère un leader incertain et ombrageux. Les deux acteurs se complètent très bien et leur face à face final dans la prison est d’une grande puissance émotionnelle. Autour d’eux, d’excellents seconds rôles comme Samantha Eggar en fille de mineur digne et forte, Frank Finlay en flic odieux, Anthony Zerbe et Art Lund en révoltés. Malgré une certaine lenteur, le film traite brillamment du thème de la trahison, de l’amitié bafouée et de la fin justifiant les moyens. Le personnage d’Harris passionne jusqu’au dénouement par sa dualité, face à un Connery taiseux et charismatique qui attire tous les regards dès qu’il apparaît à l’écran. Beau film sombre, lucide et désespéré sur la lutte entre les nantis et les miséreux, « TRAÎTRE SUR COMMANDE » mérite d’être redécouvert.

RICHARD HARRIS, SEAN CONNERY ET SAMANTHA EGGAR
 

« TRAIN D’ENFER » (1957)

Écrit et réalisé par Cy Endfield, « TRAIN D’ENFER » reprend les grands schémas du western classique : un mystérieux étranger qui débarque de nulle part, un rival hostile, des femmes en pâmoison. À la différence que le scénario est situé dans l’univers des camionneurs en Angleterre.

Stanley Baker à peine sorti de prison, signe pour un job dangereux où chaque aller-retour d’une carrière de gravier au chantier devient un jeu mortel. Il doit affronter le caïd local, Patrick McGoohan crapule névrosée et quasi suicidaire et la bande d’abrutis à ses ordres. L’histoire est simple, mais les personnages sont bien dessinés et la distribution est d’une grande richesse : outre Baker, tendu comme une corde à piano, qui ne décroche pas un sourire et domine le film, McGoohan tout empreint de la Méthode Actors Studio (n’oublions pas qu’il est né aux U.S.A.), campe un psychopathe balafré et ricanant avec verve. Herbert Lom est excellent en Italien chaleureux, Peggy Cummins (« GUN CRAZY ») se sort bien d’un rôle ambigu et écrit de façon étonnamment moderne. Autour d’eux, des visages destinés à la célébrité dans les années à venir : Sean Connery en grand imbécile belliqueux, Jill Ireland en gentille serveuse et David McCallum en jeune frère estropié de Baker. Cela fait un très bel ensemble et tout le monde a son morceau à défendre. On pense bien sûr souvent au « SALAIRE DE LA PEUR », mais « TRAIN D’ENFER » possède sa propre identité. Sa dureté, sa totale absence de sentimentalité et le réalisme de ses séquences sur la route, en font une œuvre âpre et sombre, nullement amoindrie par les années. Intéressant donc, de voir le cinéma anglais égaler l’américain en utilisant ses propres outils et un savoir-faire équivalent.

PEGGY CUMMINS, STANLEY BAKER PATRICK McGOOHAN, HERBERT LOM, SIDNEY JAMES, SEAN CONNERY ET WENSLEY PITHEY
 

« LA COLLINE DES HOMMES PERDUS » (1965)

« LA COLLINE DES HOMMES PERDUS » de Sidney Lumet est une production anglaise située dans un camp de prisonniers en Lybie, pendant la WW2. C’est une fable en huis clos sur l’armée, l’abus d’autorité, sur les jeux de pouvoir où tout est pipé.

Cinq nouveaux prisonniers : l’endurant Sean Connery, le rebelle Ossie Davis, le pleutre Roy Kinnear, la terreur Jack Watson et le fragile Alfred Lynch, se retrouvent entre les mains de militaires sadiques, particulièrement Ian Hendry un sergent déterminé à les détruire sans pitié. Dans un magnifique noir & blanc d’Oswald Morris, sans aucune musique, le film se referme comme un piège sur le spectateur et ne le lâche plus pendant deux heures. Gros-plans de visages déformés par les courtes-focales, hommes en sueur, poussés au bout de l’épuisement physique et mental, tout est réuni pour créer un malaise et une indignation encore efficaces aujourd’hui. Ces brutes galonnées n’ont pas besoin d’ennemis pour faire leur guerre : ils s’en prennent aux laissés-pour-compte de leur propre armée. La maîtrise de Lumet est admirable, mais il ne laisse filtrer aucun espoir, aucune issue possible. Connery, dans le rôle qui lui valut ses galons d’acteur « sérieux », est excellent au sein d’une distribution sans faille : Davis splendide qui sait retourner le racisme des autres à son avantage, Harry Andrews dans le rôle de sa vie en officier responsable du bagne, un salopard cynique et braillard, Ian Bannen le seul personnage vraiment humain de l’histoire. Mais c’est Hendry qui rafle la mise en créant le méchant le plus haïssable qu’on puisse trouver : un lâche planqué derrière ses galons, adepte de la torture, véritable diable de cet enfer surchauffé. « LA COLLINE DES HOMMES PERDUS » n’est pas une œuvre qui redonne espoir sur l’espèce humaine, il ne fait aucune concession au « commercial », mais ce n’est pas le genre de film qu’on oublie aisément.

SEAN CONNERY, OSSIE DAVIS, HARRY ANDREWS ET IAN HENDRY
 

« HAUTE VOLTIGE » (1999)

« HAUTE VOLTIGE » de Jon Amiel est un des derniers films tournés par Sean Connery avant sa retraite et un des plus insignifiants de cette morne partie de sa carrière.

À 69 ans, le vétéran a toujours de l’allure dans ce rôle de voleur écossais (bien sûr) qui s’associe à une jeune « collègue » pour le braquage du siècle, qui doit avoir lieu la nuit du changement de millénaire. Le problème, c’est que pour créer un tandem magique comme dans « L’AFFAIRE THOMAS CROWN », par exemple, il faut que les deux partenaires soient du même niveau, dégagent le même charisme à l’image. Ce n’est hélas, pas du tout le cas de Catherine Zeta-Jones, jolie femme certes, mais qui n’a pas de regard, pas d’humour ni de malice dans un personnage qui exigeait une Diana Rigg jeune. Face à elle, Connery ne parvient pas à donner le meilleur de lui-même et semble distrait, fatigué parfois. De fait – alors que ce duo était censé être le moteur du film – « HAUTE VOLTIGE » ne fonctionne pas un instant. On voyage de Londres à la Malaisie, en passant par un château en Écosse, on nous sert des gadgets high-techs à profusion, des acrobaties de plus en plus invraisemblables, mais rien n’y fait : quelque chose cloche dans ce film. On se croirait dans un sous « MISSION : IMPOSSIBLE » (sensation renforcée par la présence de Ving Rhames dans un rôle assez similaire à celui qu’il tient dans la franchise de Tom Cruise) et les séquences de séduction sont d’un ennui colossal. Y a-t-il tout de même un peu de bon, là-dedans ? Le plaisir, malgré tout, de revoir ce vieux Sean, élégant, ironique, mais clairement « too old for this shit », la présence de bons seconds rôles comme Will Patton et Maury Chaykin. Mais cela ne suffit pas à dissiper l’inertie foncière et à supporter les longueurs de ce film tout simplement raté. Et c’est bien dommage !

SEAN CONNERY, CATHERINE ZETA-JONES ET VING RHAMES
 

« JAMAIS PLUS JAMAIS » (1983)

Parce qu’il ne fait pas partie des productions Broccoli, parce qu’il est une sorte de remake de « OPÉRATION TONNERRE », et parce que Sean Connery y endosse pour la dernière fois et après 18 ans, le smoking de 007, « JAMAIS PLUS JAMAIS » d’Irvin Kerschner est un James Bond à part, « alternatif », en pleine période Roger Moore, dont il fut un concurrent direct.

Le scénario (un vol d’ogives nucléaires) n’a aucune espèce d’importance, c’est un prétexte à voyager, à faire de la plongée aux Bahamas et à croiser des femmes sublimes. Le début du film est délectable : Bond, jugé obsolète par le nouveau « M » (Edward Fox), est envoyé faire une cure de remise en forme. C’est le moment le plus drôle et plaisant de ces 134 minutes. Car le film est long, parfois très long, il tente un mélange d’action classique et de comédie plus ou moins légère. Ainsi, Fox en fonctionnaire coincé et snob et Rowan Atkinson en ambassadeur gaffeur font-ils franchement dans la gaudriole, Klaus-Maria Brandauer est en roue-libre en milliardaire dangereux, Barbara Carrera est déchaînée en tueuse foldingue (et pique la vedette à tout le monde au passage !). Max Von Sydow ne fait que passer en Blofeld très effacé. Connery, un peu abîmé par une perruque qui ne lui va pas du tout, est excellent de bout en bout, nageant comme un poisson dans l’eau dans l’autodérision et les sous-entendus coquins. Il est la principale raison de revoir le film. Avec bien sûr, Kim Basinger, magnifique en blonde atomique manipulée par un pervers-narcissique. Il y a donc de vrais moments de plaisir dans « JAMAIS PLUS JAMAIS » (on pense au tango dansé par Connery et Basinger, irrésistible), qui aident à supporter une BO pénible de Michel Legrand qui vieillit considérablement l’ensemble et des séquences totalement ratées comme celles du jeu vidéo ou de l’épisode à Palmyre qui semble tout droit sorti d’un vieux serial. « JAMAIS PLUS JAMAIS » c’est, en somme, un faux James Bond, mais interprété par le vrai James Bond. Paradoxal et à moitié convaincant.

BARBARA CARRERA, SEAN CONNERY ET KIM BASINGER
 

« CŒUR DE DRAGON » (1996)

« CŒUR DE DRAGON » de Rob Cohen est une fable médiévale dérivée de la mythologie arthurienne, contant l’improbable amitié entre un chevalier déchu (Dennis Quaid) et… le dernier dragon sur terre (qui s’exprime avec l’accent écossais de Sean Connery), luttant contre un tyran (David Thewlis) qui fut jadis le disciple de Quaid.

La première impression en revoyant le film, c’est que les années n’ont pas été très clémentes envers lui. Le scénario d’abord, d’une naïveté confondante, le désigne comme un spectacle pour enfants, les extérieurs tournés en Slovaquie manquent de flamboyance et les intérieurs de studio font vraiment carton-pâte et semblent toujours trop éclairés. Mais la plus grosse déception vient des CGI et principalement le design du dragon. Tourné trois ans après « JURASSIC PARK », « CŒUR DE DRAGON » propose pourtant un reptile ailé beaucoup moins réaliste et soigné que les dinosaures de Spielberg. S’il fait de l’effet dans les plans larges et en mouvement, il convainc à moitié dans les gros-plans. Fort heureusement, les intonations ironiques de Sir Sean aident à faire passer la pilule. Dans un cast essentiellement anglais, Quaid et Dina Meyer semblent un peu déplacés. Lui en noble défenseur du « code ancien », elle en paysanne rousse experte à l’épée. Autour d’eux, d’excellents seconds rôles comme Peter Postlethwaite en moine poète, Thewlis qui se délecte d’un rôle d’ordure absolue, Jason Isaacs et Brian Thompson en bad guys et – last but not least – Julie Christie en reine écœurée par son propre rejeton. « CŒUR DE DRAGON » peut se laisser revoir sans trop d’ennui, en s’amusant du gros clin d’œil à Sergio Leone (l’arnaque de Quaid et de son ami ailé rappelle fortement celle de Blondin et Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ») et en se montrant indulgent pour son manque d’ampleur visuelle et sa poésie bon marché.

À noter : c’est le shakespearien John Gielgud qui prête sa voix au spectre du roi Arthur le temps d’une séquence dans les ruines de Camelot. Et dans la VF, Philippe Noiret remplace Sean Connery pour la voix de Draco.

DENNIS QUAID, DAVID THEWLIS ET DINA MEYER
 
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AUJOURD’HUI, SEAN AURAIT EU 91 ANS !