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« LA DERNIÈRE VAGUE » (1977)

25 Avr

« LA DERNIÈRE VAGUE » est un des films qui révélèrent le cinéma australien au public international et qui assit la réputation de Peter Weir, co-auteur et réalisateur.

Amateurs de scénarios linéaires, limpides voire éducatifs, passez votre chemin. Car il s’agit ici de plonger dans les racines de l’Australie, à travers l’histoire d’un avocat de Sidney (Richard Chamberlain) qui doit défendre cinq aborigènes accusés d’avoir tué un de leurs congénères. Guidé par un jeune homme déchiré entre la tradition et le monde moderne (David Gulpilil) et un vieux shaman inquiétant (Nandjiwarra Amagula), notre héros va enquêter et découvrir qu’il est directement impliqué, via un aïeul, dans un groupe de « natifs » implantés en ville et vivant selon les rites et traditions de leur ancêtres. Dire que tout cela est palpitant et parfaitement lisible serait mensonger. La première moitié du scénario installe le mystère, mêle adroitement une musique « actuelle » et des chants ancestraux et demeure implanté dans la civilisation de l’homme blanc. La seconde entraîne dans les entrailles de la terre, via un temple situé sous les égouts de la ville, inviolé depuis des siècles. C’est beau, souvent envoûtant, mais également excessivement lent et impénétrable. Certaines images hantent l’esprit, d’autres sont d’une totale banalité. On se laisse donc promener dans cet univers dépaysant et onirique, on scrute les fascinants visages des Aborigènes et on tente de comprendre les tourments et dilemmes de Chamberlain, ce qui n’est pas toujours évident. « LA DERNIÈRE VAGUE » laisse entendre que l’apocalypse est proche, qu’il prendra la forme d’un gigantesque tsunami. Une œuvre fermée sur elle-même, à voir sans idées préconçues.

RICHARD CHAMBERLAIN, DAVID GULPILIL ET NANDJIWARRA AMAGULA
 

9 réponses à “« LA DERNIÈRE VAGUE » (1977)

  1. Avatar de Thomas

    Thomas

    25 avril 2023 at 10 h 53 min

    A noter que le DVD contient en bonus un excellent documentaire sur le cinéma australien

     
    • Avatar de Marc Provencher

      Marc Provencher

      25 avril 2023 at 12 h 39 min

      Pour des raisons linguistiques évidentes, le cinéma australien perd des plumes à mesure qu’il s’édifie : Peter Weir, Bruce Beresford, Cate Blanchett, Toni Collette et bien d’autres se sont exilés aux États-Unis.

       
  2. Avatar de Seb

    Seb

    25 avril 2023 at 13 h 03 min

    Un film très riche, sinueux mais envoûtant, qui mérite sans doute d’être vu plusieurs fois pour en mesurer l’impact. Je ne suis pas forcément très client de l’oeuvre de Weir (son Pique-nique à Hanging Rock et la plupart de ses films américains me laissent de marbre) mais cette Dernière vague m’a conquis !

     
    • Avatar de Marc Provencher

      Marc Provencher

      25 avril 2023 at 13 h 20 min

      ‘THE YEAR OF LIVING DANGEROUSLY’ est un grand film. Ses films américains sont moins bons que ses films australiens.

       
      • Avatar de Seb

        Seb

        25 avril 2023 at 13 h 39 min

        En fait il y a un peu à boire et à manger dans sa carrière US. Je dirais que survole Master and Commander, vraiment bien, qui retrouve le souffle d’un certain cinéma hollywoodien perdu depuis Walsh et Curtiz mais sans être « passéiste » ; Mosquito Coast avec Harrison Ford est intriguant même si inégal. Les autres, j’aime moins.

         
      • Avatar de jicop

        jicop

        25 avril 2023 at 14 h 49 min

        En fait « l’année de tous les dangers  » est une coprod Américano-Australienne ou Australo-Américaine si l’on veut .
        Un film intermédiaire entre sa carrière Australienne et son implantation chez l’oncle Sam comme  » la chair et le sang  » fut un film charnière pour Verhoeven entre les Pays-bas et les U.S.A .

         
    • Avatar de jicop

      jicop

      25 avril 2023 at 15 h 01 min

      D’accord avec Seb hormis pour  » pique-nique …  » que j’aime beaucoup .
      Les premiers films de Weir ont quelque chose d’envoutant , de particulier par le climat indéfini , la non-explication des evènements .
      Cela tient à l’histoire mais aussi aux particularismes du cinéma des antipodes à l’époque ; empruntant aux aborigènes un mysticisme hypnotique .
      Les films Australiens en cette période bénie ont un je ne sais quoi de singulier (  » Harlequin  » ,  » Mad Max  » ,  » Le survivant d’un monde parallèle  » ) .
      Weir a retrouvé par moments ce mysticisme en passant aux Etats-Unis mais de manière sporadique .

       
  3. Avatar de Patrick

    Patrick

    4 Mai 2023 at 14 h 39 min

    Il est pas mal ce film.
    Jeff Nichols a pompé la fin du film avec son médiocre Take Shelter.

     

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