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Articles

Affichage des articles associés au libellé Chelsea Cain

Lady Killer [Jones/Rich/Allred] Glénat

Lettrage de Fred Urek .... D écrire Lady Killer comme l'inversion genrée du thriller criminel certifié années 50 est vrai, mais pas suffisant. Y voir le symptôme d'un zeitgeist pro-féminin n'est certainement pas faux, mais pas plus suffisant. Ainsi, résumer la bédé créée par J oëlle J ones & J amie S . R ich à ses apparences, c'est négliger le savoir-faire évident dont elle est le résultat, son ironie socratique, et son élégance.  Colorisation de Laura Allred .... Possible variation de Ma Sorcière bien-aimée , série télévisée à laquelle le recueil publié par l'éditeur hexagonal Glénat ne manquera pas de faire penser (du moins, à certains de ses lecteurs), et avec laquelle elle partage plus d'un point commun (le mari naïf, la belle-mère acariâtre, la double vie de l'héroïne, son exemplarité, l'époque, etc. ), Lady Killer propose un divertissement certes générique, mais que la pluralité des qualités - perceptibles dès les premières page...

Au cœur du mal *** [Chelsea Cain]

Spoilers …. É crire dans la sphère du thriller , et s’y faire remarquer demande un certain savoir-faire.  Il n’est qu’à voir le nombre d’ouvrages estampillés ainsi qui sort chaque année pour s’en rendre compte. Difficile de faire la différence.  Au cœur du mal est de ceux-là.  Si C helsea C ain s’appuie sur un état d’incertitude angoissant bien dosé ; le moins qu’on puisse attendre d’un roman boxant dans cette catégorie encombrée, elle n’entend pas en réciter la panoplie in extenso sans broncher.  …. Pour se faire elle design son récit à sa manière, duquel on peut extraire trois éléments significatifs :  SPOILERS • Le personnage principal n’est pas celui qu’on croit. • Le « vrai » méchant est déjà à l’ombre. • Et enfin, la romancière, farouche tenante de la subjectivité, utilise ce biais – bien plus répandu qu’on ne le pense généralement – en tant que ressort dramatique.  Fin des SPOILERS Un point de vue (dans tous les sens du ...

Mockingbird : I Can Explain (***)

Les couvertures de Joëlle Jones à la composition très évocatrice •••• J e suis toujours très curieux de lire de nouveaux scénaristes, même lorsqu’ils apparaissent dans le milieu très formaté & très trop prolixe des deux plus gros éditeurs de la bande dessinée américaine.  J’attends bien entendu qu’ils y apportent leur propre regard, tout en sachant que les personnages et l’univers dont ils devront s’occuper sont extrêmement contrôlés par les editors . Quand on ne leur demande pas d’être les scribes d’idées qui ne sont pas les leurs, au rythme des crossovers et autres events saisonniers qui ponctuent la sortie (le plus souvent) mensuelle des fascicules ( comic books ).  Car travailler pour l’éditeur étasunien Marvel , comme le fit C helsea C ain, est avant tout un travail de commande ( work for hire ) ; quand bien même est-on comme elle, une romancière reconnue.  "I love Stanislas Lem " déclaration d'amour de la dessinatrice Kate Niemczyk à l'auteur...

Pourquoi moi [Chelsea Cain]

T raduit par P errine C hambon (titulaire d'un Master dans la discipline), le roman de C helsea C ain, auteure dont j'ai fait la connaissance via la série Mockingbird [ Pour en savoir + ], envoie du bois ; grâce à  un prologue d'une puissance étonnante. La romancière a réussi à me captiver immédiatement, tout en attisant une sensation de malaise au fur et à mesure que je comprenais la situation dans laquelle étaient plongés les personnages. Ces quelques pages ont été une telle claque, que les (rares) erreurs liées à la balistique, notamment une phrase au sujet du poids d'une arme pour le moins incongrue, ne sont pas parvenues à entamer mon enthousiasme. Si le reste du roman apparaîtra plus conventionnel aux aficionados de  thrillers , l'élan donné dès le prologue lui ne désarmera pas, tout comme le sentiment de malaise.  Reste un choix de  background  pour son héroïne sacrément osé, mais dont le traitement donne une idée du savoir-faire de la...

Mockingbird [C. Cain/J. Jones/R. Rosenberg]

.... S i on en croit C helsea C ain, romancière nouvelle venue dans le monde de la BD américaine, celle-ci voulait donner à son histoire, écrite à l'occasion des 50 ans du S.H.I.E.L.D. , une ambiance très  seventies .   Mission réussie !  J oëlle J ones & R achelle R osenberg, respectivement au dessin et aux couleurs, livrent un travail en tout point admirable, et réussissent le pari d'évoquer le meilleur des années 70.   Toutefois, tout aussi agréable que soit ce choix, l’intérêt de cette courte aventure est ailleurs. D'abord dans la personnalité de son héroïne, Bobbi Morse alias Mockingbird , et surtout dans la manière qu'a C helsea C ain de nous la présenter : avec un humour distancié (qui par ailleurs laisse son empreinte sur la totalité de l'histoire) et sur un ton mezza voce . Pour autant il n'y a pas d'erreur Bobbi Morse est bien le personnage qui mène la danse. Et le travail de ses deux collaboratrices au dessin est un plus qu...