Je ne crois pas que c’est faire injure à A lastair R eynolds que de constater que sa novella , « La Grande Muraille de Mars », qui s’inscrit dans son époustouflant cycle de Sf Les Inhibiteurs , suit pratiquement, étape par étape, les traces du Monomythe™ de J oseph C ampbell. Une théorie que ce dernier avait échafaudé pour défendre le roman de J ames J oyce intitulé Finnegans Wake : « James Joyce est le premier à avoir compris à quel point les histoires modernes sont des mythes réécrits à chaque époque et communs à toute l'humanité. ». Et qui est devenue depuis le patron le plus usiné d'un bout à l'autre du spectre de la création scénaristique. Mais « le voyage du héros » comme est aussi appelé le Monomyhe™, est essentiellement un palimpseste. Et ce qu’en fait A lastair R eynolds (pour autant qu’il ait suivi cette base, volontairement) est une partie à part entière de son cycle. Autrement dit un mélange d’action débridée et de descriptions scientifiques point...