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Affichage des articles associés au libellé Ed Brubaker

L'Homme qui rit [Brubaker / Mahnke / Touboul]

« L'Homme qui rit » la bande dessinée d' E d B rubaker et D oug M ahnke est une lecture qui s'apprécie d'autant plus que l'on a lu, avant, «  Batman : Année Un », de F rank M iller & D avid M azzucchelli. Le scénariste,   E d B rubaker  a souvent déclaré, au travers de son travail, un intérêt manifeste pour les « romans noirs »   ou les films de la même espèce.  « L'Homme qui rit », récit de 64 pages, n'y échappe pas.        Ainsi a-t-il décidé d'utiliser une voix hors champ pour deux de ses protagonistes principaux : Batman et Jim Gordon .   En effet, dès qu'entre en scène Bruce Wayne la voix off fait subtilement le distinguo entre le vigilante gothamite et le riche capitaine d'industrie. Voir le premier récitatif infra, qui prend fait et cause pour la personnalité dominante : La voix hors champ donc, plus communément appelée voix off , qui permet une focalisation interne, est un des marqueurs les plus ...

The Authority : Révolution (Brubaker & Nguyen)

STORMWATCH n°11 (Volume 2/1998) ... B âtie sur les cendres de STORMWATCH (créée par J im L ee), THE AUTHORITY (1999) est une équipe connue pour avoir été le prototype d’un nouveau type de super-héros inspiré par l'idéologie managériale, celui d'individus dit proactifs.  Être proactif c'est devancer le problème avant qu'il n'ait lieu, c'est agir sur les faits et les processus à venir. W arren E llis & B ryan H itch les deux créateurs de la série sont connus au-delà des sphères du neuvième art, en ce sens qu’ils ont inventé deux personnages, Apollo et le Midnighter (pastiches avoués de Superman & Batman ) évoluant dans le milieu mainstream de la bande dessinée américaine (le courant dominant, celui des super-héros), ayant fait leur coming out à une époque où ça n’allait pas de soi ; ou disons moins que de nos jours. Même si pour le dire vite cela tient à un concours de circonstances (où il faut croire qu’ils sont arrivés dans les premiers). ...

Le Livre de Fatalis (Brubaker/Raimondi)

... E d B ubaker a déjà exprimé son intérêt pour la faune bigarrée des pulp magazines  des années 1920/1930, où les justiciers masqués côtoient la "scientifiction" et le weird sans aucun complexe   : dans la série Iron Fist avec la création d' O rson R andall ou encore avec Incognito. Avec les origines du docteur Fatalis il récidive. Fatalis est un personnage hors du commun, et E d B rubaker ne l'oublie pas ; non seulement il offre une histoire captivante, même si on la connaît déjà plus ou moins, mais en plus il y met la forme. Ainsi sont récit est-il émaillé d'inserts où des témoins justifient ou renforcent le propre récit de Fatalis . Spécialiste de la littérature dans sa veine la plus Noire, celle où la vie est un piège et la destinée un guet-apens , B rubaker devait un jour ou l'autre écrire sur Victor von Fatalis . Cependant il ne se contente pas de dérouler la biographie (même non-autorisée) du célèbre super villain , il y ajoute so...

Gotham Central, tomes 1 à 3

... J 'avais depuis longtemps cette série en ligne de mire, depuis la première publication par SEMIC . L'occasion de me replonger dans les histoires des flics de Gotham m'a été donnée grâce à la présence des trois premiers tomes de la série publiés par Urban à la médiathèque où je suis inscrit. ... H istoriquement, le "roman noir" est né au début des années 1920 dans la revue Black Mask , un pulp magazine . Si on en attribue la paternité à D ashiell H ammett, je dirais plutôt que ce dernier a été désigné porte-drapeau d'un mouvement en tant qu'il était le point culminant (et très talentueux) d'une tendance nouvelle dont R aymond C handler nous dit en quoi elle consiste :  H ammett   "a remis l'assassinat entre les mains des gens qui le commettent pour des raisons solides et non pour fournir des cadavres à l'auteur" .  L'un des aspects nouveaux de cette tendance nouvelle que nous appelons désormais le "roman noir...