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Affichage des articles associés au libellé Duane Swierczynski

Revolver [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Dernier roman en date de D uane S wierczynski publié de ce côté-ci de l'Atlantique, « Revolver », peut être décrit superficiellement (mais efficacement) comme un crossover entre Cold Case : Affaires classées et Blue Boods . Deux séries télévisées policières qui, dans le premier cas reviennent sur des affaires non résolues, et qui dans l'autre s'intéresse à une famille où on est policier de père en fils.                 D uane S wierczynski est à Philadelphie ce qu'est J ames E llroy pour Los Angeles ou D ennis L ehane pour Boston ; quelqu'un qui écrit la biographie d'une ville au travers d'histoires (plus ou moins) policières de ses habitants. « Revolver » en est un précipité astucieux, en ce qu'il adopte trois points de vue différents.  Celui de Stan Walczak , policier dans les années 1960, celui de son fils Jim , capitaine à la retraite rattrapé par son passé. Et enfin Audrey , la fille de Jim , étudiante en médecine légale. ...

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par D uane S wierczynski [ Pour en avoir + ]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, S wierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller , grâce au roman de R obert F errigno.   « Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série « Miami Vice », mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A. . D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant. Sauf que dès le départ, R obert F errigno, traduit par H ubert G alle pour les éditions Flammarion , a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'a...

Le Père au foyer [James Patterson & Duane Swierczynski]

Des romans de moins de 150 pages, vendus dans les pharmacies, les épiceries, les commerces de proximité ; une approches qui éveillera quelques souvenirs chez les amateurs de bandes dessinées américaines qui ont connu, ne serait-ce que par ouï-dire le « newsstand market », que je viens de décrire. Celui d'avant les magasins spécialisés du « direct market » ( comic shop ). C'est le pari que J ames P atterson fait avec la collection « BookShots ».    Et ce n'est pas le seul indice qui rattache ce romancier à la bande dessinée mainstream d'outre-Atlantique. ••• Écrits le plus souvent en collaboration, P atterson a même dernièrement épinglé un ex-président des États-Unis à son tableau de chasse, les romans de l'homme au 375 millions d'exemplaires vendus de par le monde, le sont grâce à une technique qui n'est pas sans rappeler celle que S tan L ee utilisait. Ce que chez les employés de la Maison des Idées on appelle la « Marvel Way™ » En effet, ...

Canari [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Alors même qu'il écrit des histoires de pure fiction, pas question pour D uane S wierczynski de recopier la même formule à chaque nouveau roman. ••• Canari , paru l'année dernière dans la collection Rivages/Noir, rebat donc une nouvelle fois les cartes. Mais d'une façon cavalière, puisque, pour le coup, D uane S wierczynski, n'a pas hésité à « hacker » l’algorithme créatif sûrement le plus connu de toute l'industrie du divertissement.  Je veux bien sûr parler de celui sur lequel C hristopher V ogler a construit sa réputation, le célèbre « Voyage du héros™ ».        Lire Canari dans la traduction de S ophie A slanides, c'est s'apercevoir que tout aussi cadrées que soient les 12 étapes répertoriées par le script doctor américain, une bonne dose de travail est cependant nécessaire pour aboutir à un travail qu'on prendra plaisir à lire. Ou à regarder s'il s'agit d'un film. En effet, ledit « Voyage du héros™ » est un patron reproduct...

Mort à tous les étages [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Quatrième roman publié par notre auteur du mois, Mort à tous les étages est construit à partir d'une idée malheureusement assez banale, que D uane S wierczynski pousse dans une logique jusqu'au-boutiste. Et aussi délirante soit-elle, qui fonctionne parfaitement tout le temps que prend la lecture de ce roman. ••• Si   S tephen K ing a Castle Rock , W illiam F aulkner le comté de Yoknapatawpha , D uane S wierczynski reste fidèle à Philadelphie, où il place une nouvelle fois son intrigue. Très précisément au 1919 Market Street , dans un parallélépipède de 37 étages.  C'est au 36 ème étage de cet immeuble que la Murphy, Knox & Associates a convié ses cadres pour une réunion de travail, un samedi matin. Mais celle-ci ne se déroulera pas comme pouvait s'y attendre David Murphy .   Duane Swierczynski et Clive Barker, à l'occasion d'une entretien en 1991, pour le journal du campus de l'université La Salle, sis à Philadelphie Le titre original du ro...

The Blonde [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Difficile de croire qu'avec une couverture aussi sobre, The Blonde puisse, plus qu'un autre roman, attirer les lecteurs. Même si elle fait explicitement référence à l'une des entrées en matière les plus percutantes qu'il m'a été donnée de lire un jour :  « 21 h 13 Liberties Bar, aéroport international de Philadelphie   —  J’ai mis du poison dans votre verre.   —  Pardon ? »   ••• Machiavel du high concept , le natif de Philadelphie prend au mot le stéréotype bien connu dit de la « Femme fatale™ », et livre un encore excellent page-turner . Clin d’œil à ses aficionados les plus fidèles, et bien que The Blonde n'est en aucun cas la suite de À toute allure [ Pour en savoir + ], l'un des personnages de ce dernier apparaît dans celui-ci. En plus de quelques allusion sur ce qui s'y est passé ; sans que cela n'handicape pour autant la lecture du roman dont il va être question ici. Mort à tous les étages , le roman suivant The Blonde...

À toute allure [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Jamais un livre n'aura autant mérité son titre. Second roman de l'auteur, auquel il ne croyait guère, À toute allure est à l'image de ce qu'on attend du moteur d'une voiture qui servirait à s'enfuir après le vol à main armée d'une banque : gonflé à bloc. Fidèle à Philadelphie , D uane S wierczynski y plante de nouveau l'action de son roman, laquelle se déroule en l'espace de 4 jours, bien remplis.        Dans un des entretiens qu'il a accordés, et disponible sur la Toile™, l'auteur y déclare être fasciné par les personnages qui doivent affronter les pires journées de leur existence. Rien à dire, À toute allure est exactement ce type de récit. Manière de vaudeville noir, ce roman au style « behavioriste », est principalement écrit sous la forme de courts paragraphes. Lesquels seraient, selon D uane S wierczynski, comme des chips que l'on dévore l'une après l'autre, pour s'apercevoir finalement qu'il est deux heures ...

Date Limite [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

D uane S wierczynski est de ces écrivains qui vous donnent envie de visiter les lieux dont ils parlent. Alors même que la description qu'ils en font est loin, très loin, de pouvoir leur obtenir une mention dans un guide de tourisme. ••• En partie autobiographique, Date Limite se déroule donc essentiellement dans le quartier de Frankford   à proximité de l' Elevated Line (EL), la première ligne de métro ouverte à Philadelphie .   Sorte de whodunit sous stéroïdes, ce court roman traduit par S ophie A slanides, greffe sur son astucieuse intrigue un artefact de pure science-fiction : le voyage dans le temps. L'édition américaine de Date Limite chez Minotaur Books a bénéficié d'illustrations de Laurence Campbell Inspiré par la période particulièrement trouble de la recherche scientifique, laquelle, influencée par la Guerre froide © a accouché d'une ribambelle de recherches plus saugrenues les unes que les autres, D uane S wierczynski imagine un procédé...

Deadpool vs X-Force [Duane Swierczynski/Pepe Larraz] Panini

Le voyages dans le temps n'est pas une idée en voie de disparition dans le loisir de masse. Pas plus chez l'éditeur américain Marvel qu'ailleurs. Néanmoins, le scénariste D uane S wierczynski s'en tire plutôt bien, avec les quatre numéros de Deadpool vs X-Force ; lesquels mettent justement en œuvre ce concept.  ••• Premier atout, et non des moindre, les 80 planches de l'histoire sont dessinées par P epe L arraz.  À l'époque (en 2014), le dessinateur madrilène commençait à faire son trou chez Marvel ; et en lisant cette mini-série on comprend pourquoi. Son style explosif, soutenu par une narration toute aussi dynamique que claire, est fait pour raconter des histoires de super-emmaillotés. Expressifs, ses personnages habitent littéralement la planche, dont la mise en récit diversifiée est un régal pour l’œil. N olan W oodward, avec sa gamme de tons chauds, colorise les planches de L arraz avec autant de talent que ce dernier en met à les dessiner.  À ...