« La clause de salaire » court récit éponyme (dans son titre original) de P hilip K . D ick (ici dans une traduction révisée d’ H élène C oullon) concentre toutes les marottes du romancier californien : <le personnage principal doté d'un savoir-faire, la mémoire, le gouvernement oppressif, la coupure avec le monde réel et la gémellité>. Bref un précipité dickien qui en outre, démarre sur les chapeaux de roues. Plongé in medias res, il m'a fallu un peu de temps pour me rendre compte que cette nouvelle était pourtant plutôt bancale. Le plus dur à croire n'étant pas les extrapolations science-fictives de l'auteur, mais plutôt tout l'aspect terre-à-terre de l'histoire. Le natif de Chicago ne s’embarrasse pas de faire tenir la composante thriller de sa nouvelle, et multiplie les coups de chance et les heureuses coïncidences. Ce qui nuit pas mal à maintenir l'intérêt et la concentration. Même l'idée centrifuge de l'histoire est a...