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Articles

Affichage des articles associés au libellé Delcourt

Colt & Pepper t1 [Darko Macan / Igor Kordey / Fanny Thuilllier / Anubis]

Natif de Zagreb , le scénaristes D arko M acan s'est fait connaître du plus grand nombre en travaillant pour le marché de la BD étasunien. Depuis quelque temps il semble faire son trou en France , principalement chez l'éditeur Delcourt™. Lequel avait par ailleurs déjà commercialisé une partie de son travail effectué aux U.S.A . Une ouverture hexagonale récente, doublée de la publication de certains de ses premiers travaux par les éditions INUKSHUK. Il est, pour cette série, encore une fois associé à son compatriote I gor K ordey. Un dessinateur qui a lui aussi travaillé pour les puissants éditeurs du « Pays de l'Oncle Sam ». Une expérience qu'il a pour le dire vite, trouvé peu concluante. C'est finalement l'éditeur français de la rue d'Hauteville à Paris , qui s'est depuis attaché son talent. Et sa rapidité.             « Pandemonium Paragusa », premier tome de cette série qui visiblement s'installe sur les terres de la Fantasy , et aussi ...

Umbrella Academy t3 [Hôtel Oblivion]

G abriel B á est de ces dessinateurs qui rendraient captivant un annuaire téléphonique, si on lui demandait d'en tirer une BD.  Dans ce nouveau recueil de l' Umbrella Academy , commercialisé par Delcourt et traduit par J érôme W icky, il bénéficie des magnifiques couleurs de N ick F ilardi (en remplacement de D ave S tewart).  Et si j'en crois le paratexte, de la direction artistique de G erard W ay sur une bonne partie des personnages.  Quant au scénario, « L'Hôtel de l'oubli » en fait l'impasse.  En effet, les 7 numéros originaux, découpés en autant de chapitres, amalgament des scènes plus ou moins longues, concernant les différents personnages principaux. Lesquelles peinent à raconter quoi que ce soit d'intéressant. Et de concerté.  « L'Hôtel de l'oubli » est une métaphysique du concave, (heureusement) transcendée par le talent de son dessinateur et de son coloriste. La forme prend ici définitivement le pas sur le fond, et comme n...

Jour J, t26 et t34 [Duval & Pécau, Farkas]

Couvertures d'Ugo Pinson & Fred Blanchard ••• Le Dieu vert , 34 ème tome de la série Jour J , à vocation uchronique, complète et termine l'histoire commencée au 26 ème , et intitulé La Ballade des pendus . Deux albums commercialisés respectivement au prix de 15,50 € et de 14,95 €. 1473, l’ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France .......        L'impression qui me reste après avoir lu ces deux albums et qu'un travail historique considérable a été abattu par F red D uval & J ean- P ierre P écau, mais au détriment d'une intrigue solide. De celles qui malgré des insuffisances en Histoire, rendent captivante l'histoire pour à peu près n'importe quel lecteur. Et force m'est de constater que du côté du scénario, c'est plutôt morne plaine. Sans entrer dans des détails dont la connaissance ne ferait pas de bien à un scénario que je juge déjà bien anémique, pour qu...

Les Ivoires de †ho† [Pécau + Kordey + Maffre]

.... C itant J ulien d' H uy dans une brève postface de quelques lignes, un chercheur qui s'appuie sur des algorithmes phylogénétiques pour tenter de reconstituer les mythes du Paléolithique supérieur, J ean- P ierre P écau, tente avec ce dernier tome (?) de L'Histoire secrète , de donner une origine à sa série. Puisant dans des théories qui ont fait les beaux jours de la revue Planète , et après d' H uy, dans l'idée d'un proto-mythe qui serait à la cosmogonie ce qu'est le Big bang à la cosmologie, pour le dire vite et selon ma propre analyse, J ean- P ierre P écau raconte une histoire à la fois familière forcément, et captivante. Ce qui n'allait pas de soi. Le dessinateur I gor K ordey et le coloriste J ulien M affre ne se défaussent pas, et rendent un travail inattaquable.  Si Les Ivoires de †ho† ne reconfigurera pas notre rapport à l'imaginaire collectif, il termine joliment une belle aventure éditoriale. Cerise sur le gâteau, ce tome ...

Frederik Peeters & Serge Lehman : L'Homme gribouillé

L oin de moi l'idée de réduire L'Homme gribouillé aux effets de surprise qui s'y succèdent. Néanmoins, alors que cet album de bande dessinée mérite d'être lu et relu , et que dans les cas des relectures le plaisir esthétique & intellectuel va grandissant, en préserver le mystère du scénario est un supplément dont il serait fâcheux de se priver, la première fois. Un "géologue" qui ressemble beaucoup à Serge Lehman   Ainsi, si vous connaissez le travail de S erge L ehman, aussi bien ses scénarios que ses romans, et/ou si vous connaissez ceux de F rederik P eeters, cela devrait vous suffire à tenter l'aventure, sans en savoir plus. Si vous appréciez les deux, la question ne se pose même pas. Toutefois j'ajouterai que L'Homme gribouillé c'est plus de 300 pages au lavis, dans de magnifiques dégradés de gris, imprimé sur un papier Munken Polar , et serti dans une reliure dite « Integra » ; comme celle des recueils de Swamp Thing ou ...

Le Prince des ténèbres [Jour J 29+30]

••• J ean- P ierre P écau a fait depuis déjà pas mal de temps (et pour mon plus grand plaisir) de l'Histoire son fond de commerce. Ici, associé à F red B lanchard et F red D uval, deux chevilles ouvrières du label Série B  - de l'éditeur Delcourt - que le talent et le savoir-faire n'ont pas plus épargné, il nous propose un triptyque autour du 11-Septembre, dans le cadre de l'excellente série Jour J (publiée chez ledit éditeur). 15 euros et 50 centimes pièce. S'appuyant ici sur le destin singulier d'un agent du FBI , J ohn P .  O ' N eill (1952-2001) un individu dont on peut aussi suivre le parcours en regardant la série The Looming Tower [ Pour en savoir + ], le trio en charge du scénario livre un récit qui ne m'a pas lâché.  Si bien évidemment Le Prince des ténèbres est lu en regard des événements qui ont eu lieu en ce jour de septembre 2001, il vaut aussi (et pour moi surtout ) grâce à la manière dont tout cela se noue. Ainsi le rôle qu'oc...

Marshal Bass : Meurtres en famille

             C e deuxième tome des aventures du marshal Bass , basées sur un personnage historique connu, a comme une forme de slapstick comportementaliste. Une sorte d'épure qui évite la psychologie : les personnages sont d'abord, surtout et essentiellement des « actes » ; et le scénario est une succession de gags burlesques & violents, comme le cinéma américain en a produit du début du siècle précédent à son presque mitan. Si j'ai plus apprécié ces « Meurtres en famille  » que le précédent intitulé « Black & White » [ Pour en savoir + ], j'attendais tout autre chose d'un tel matériau de base conjugué par l'imaginaire de D arko M acan. K ordey, malgré son rendement est au sommet de son art.              Ce type de récit (dit comportementaliste donc), qui ne s'encombre pas de développer la psychologie de ses personnages au travers de  « ...

Alan Moore préface Hellboy

.... O ui encore une préface, et encore une manière d'appréhender - de manière oblique - et le travail de M oore, et plus particulièrement Jerusalem son roman de plus de 1200 pages. Ce coup-ci il s'agit d'une préface à la série Hellboy créée par M ike M ignola, et embellie par nombre d'excellents scénaristes, dessinateurs, encreurs et coloristes.  Comme d'habitude A lan M oore n'est pas avare, et cette préface, comme toutes celles que j'ai lu de lui, vaut aussi par elle-même, indépendamment de l'ouvrage dont elle parle. Les crédits en fin de volume, ne détaillent pas qui, dans l'édition d'où est extrait cette préface, qui l'a - précisément - traduite ; je reproduit donc la liste des traducteurs associés.  Dieu reconnaîtra le sien, et pour ma part je les remercie tous !  Merci également aux éditions Delcourt pour leur travail. 

NOWHERE MEN : Un destin pire que la mort

« J'ai vu le futur, et ça marche » L incoln S teffens Quatre scientifiques surdoués se sont rassemblés au sein d’un groupe de chercheurs : la World Corp. Ils sont devenus les scientifiques les plus célèbres de leur temps. •••• S ur un pitch assez simple, donner à des scientifiques la place médiatique qu’occupent dans nos sociétés occidentales les « rock stars », E ric S tephenson a écrit l’une des séries les plus passionnantes & innovantes que j’ai lue depuis très longtemps.  Du moins les six premiers numéros que l’on peut trouver dans le recueil intitulé Un destin pire que la mort (aux éditions Delcourt ).  Sans pour autant négliger l’intrigue ou les personnages, bien au contraire, S tephenson importe dans le domaine de la bande dessinée une mise en récit qui n’est pas sans rappeler celle qu’avait inventée J ohn D os P assos pour sa trilogie dite U.S.A. , publiée entre 1930 et 1936. Les 6 premières planches telles qu'elles apparaissent dan...

Birthright : tomes 1 & 2 (Delcourt)

…. L a série Birthright , de J oshua W illiamson & A ndrei B ressan, est le résultat de la mise en œuvre d’un algorithme mémétique * connu (au moins) depuis l’année 1889.  M ark T wain y publie alors un roman – Un Yankee à la cour du roi Arthur – dont la trame, débarrassée de sa charge politique, fera florès auprès des soutiers de « l’art modeste » : pulp magazines , comic books , cinéma, etc. , et ce jusqu’à aujourd’hui. Voyez plutôt : « un héros occidental vient apporter la civilisation ou le salut, à une société jugée primitive, ou médiévale ». Ce qui différencie (liste non exhaustive) Une Princesse de Mars d’ E dgar R ice B urroughs (1912), Le Dernier samouraï d’ E dward Z wick (2003) ou Autumnlands de B usiek & D ewey (2015), ce n’est pas une différence de nature mais - bien entendu - de degré.  Chacune à leur manière, ces histoires racontent l’arrivée d’un étranger à la civilisation qu’il pénètre, et qui en deviendra peu ou prou le héros en comba...

Ghosted (J. Williamson/D. Gianfelice/G. Sudzuka)

C e n’est pas entre la poire et le fromage, mais entre le hasard et la curiosité, que j’ai découvert la série écrite par J oshua W illimason : GHOSTED.  Quand l’occasion fait le larron, que fait le larron ?   …. U n recueil disponible à la médiathèque, Esprit au piège , publié par Delcourt, et la curiosité ont fait le reste. Commencer par le deuxième tome n’est pas forcément la meilleure chose à faire, mais contre toute attente, je l’ai lu d’un trait et je me suis procuré le premier toutes affaires cessantes.  En version originale.  Non pas que j’ai quelque chose à redire à la traduction de H élène R emaud- D auniol, pas du tout, mais l’un de mes miens amis l’avait dans sa propre bibliothèque. Surtout que si je me fie au titre français du second opus , qu’on lui doit peut-être sûrement, la traductrice montre un sens de la formule plutôt réjouissant.  Indice intéressant, lire le second arc narratif avant le premier, et en tirer entière satisfacti...

Marshal Bass (Darko Macan/Igor Kordey) Delcourt

             D igne cousin germain de Lobo , le premier héros Africain-Américain ayant eu un comic book attitré (chez l'éditeur  Dell Comics ) jamais répertorié (à ma connaissance) aux U.S.A ., et de Jemal David (alias O tis Y oung) dont le souvenir a traversé les ans (il était la covedette de la série télévisée intitulée « Les Bannis ») ; River Bass , fruit du clavier de l’épatant scénariste D arko M acan et des crayons du talentueux I gor K ordey, s’installe chez Delcourt pour au moins deux albums.  Une équipe qui a déjà travaillé ensemble et des deux côtés de l'Atlantique: s ur Soldier X [ Pour en savoir +] et sur Nous les morts [ Pour en savoir  +]. Couleurs de Desko I gor K ordey livre une prestation que son talent tendrait presque à rendre anodine tant il est constant. C’est un dessinateur rapide, au trait évocateur & ruptile * , qu’on n’oublie pas.  Rien à redire de ce côté-ci de la...