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Affichage des articles associés au libellé nouvelle

Mission Thucydide [Jack Machillot]

Sorte de prologue à Chaos Ex Machina [ Pour en avoir + ], la nouvelle de J ack M achillot lorgne sans vergogne vers les « Grands Anciens » du pulp magazine Weird Tales . L'auteur leur déclare sa flamme sous la forme d'un hommage fort réussi.             Nonobstant que Chaos Ex Machina bénéficie d'un énorme progrès par rapport à « Mission Thucydide », cette nouvelle se lit avec beaucoup de plaisir.  Le pitch ?  Un astronaute en mission sur la station spatiale « Leika 7 » est témoin d’une chose jamais observée alors par un humain. Il est seul face à l’inconnu de l’espace infini… réellement seul ?              Mais l'essentielle est surtout dans l'ambiance qu'instaure J ack M achillot.    « Mission Thucydide » n'est pas indispensable à Chaos Ex Machina et se lit de manière tout à fait autonome. Cette nouvelle se trouve au format électroniqu...

Un grand feu de joie [Clément Bouhélier]

C lément B ouhélier, signe avec cette nouvelle un presque retour en terre de « Fantasy marxienne ». « Un grand feu de joie » a été publiée en cinq parties sur Bookenstock [ Pour en savoir + ], et elle y est encore disponible .  Une Fantasy innovante (marxienne) que l'auteur avait abordée et surtout créée, via son diptyque Olangar, Bans & Barricades [ Pour en savoir + ].             Dans le court texte qui nous occupe aujourd'hui, malheureusement, C lément B ouhélier délaisse les particularités  qui font de son univers un endroit où j'étais content d'avoir passé du temps, et très pressé de revenir.   « Un grand feu de joie » est le récit d'une attaque d'Orcs vue par quelques uns des habitants d'un village en pleine débâcle.     C'est peu dire qu'on s'y ennuie ferme.  Un avis que tout le monde ne partage heureusement pas. Comme par exemple Célindanaé [ Pour en savoir + ].       ...

Familiarisation [China Miéville / Lionel Davoust]

Toujours dans le cadre du « défi-lecture » lancé par Yogo [ Pour en savoir + ], et parce que lire des textes courts est une manière agréable de passer le temps, j'ai donc lu « Familiarisation » de C hina M iéville. Une nouvelle traduite par L ionel D avoust pour le quatrième numéro de la revue Asphodale d'août 2003. Si l'auteur anglais est bien distribué dans nos contrées, s'agissant de ses romans ; ses nouvelles sont beaucoup plus parcimonieuses. La revue Bifrot ayant publié les deux seules autres traduites à ma connaissance. En plus d'un excellent dossier dans son n°53.           Or donc, la magie à un coût. Ce que la nouvelle en question nous apprendra, tout en suivant l'apprentissage du « familier » d'un magicien anonyme. Écrivain engagé très à gauche, C hina M iéville est aussi associé au mouvement New Weird ™. Un courant où l'atmosphère ne compte pas moins que l'intrigue.  Laquelle est d'ailleurs assez fruste concernan...

Maman m'a dit de ne pas venir [Paul Di Filippo / Monique & Hugues Lebailly]

49 eme nouvelle lue dans le cadre du défi-lecture, lancé par l'un de mes plus récents blogpotes, où toute idée de compétition est, bien entendu, absente ; « Maman m'a dit de ne pas venir » est un texte dont je n'ai perçu que l'aspect divertissant.             L'histoire repose sur un subterfuge anecdotique, et ses 40 pages se lisent uniquement sur le talent de conteur de son auteur. P aul D i F ilippo, puisque c'est de lui qu'il s'agit est un très bon nouvelliste, ces deux recueils traduits ( La trilogie steampunk et Pages perdues ) en sont une preuve suffisante. « Je détestais les fêtes ! Et voilà que j'étais condamné à y passer le reste de mon existence dénaturée, comme un Hollandais Volant du circuit social. »             « Maman m'a dit de ne pas venir », qui repose sur un scénario capable de tenir sur un confetti, accouche cependant d'une très sympathique histoire. Une sorte de conte joy...

Mozart en verres miroirs [Bruce Sterling / Lewis Shiner / Michèle Albaret]

Courte nouvelle, d'une vingtaine de pages, qui donne par ailleurs son nom à l'anthologie qui l'accueille ; « Mozart en verres miroirs » est un texte astucieux, habillement référencé et dont l'influence se fait encore sentir aujourd'hui.             En effet, W illiam G ibson le revendique comme principe actif de son dernier roman traduit dans l'Hexagone, Périphériques , que je suis justement en train de lire. Et on retrouve encore cette influence dans la mini-série de bande dessinée écrite par le Canadien d'adoption et intitulée Archangel , que j'ai lue récemment. Écrite par B ruce S terling & L ewis S hiner « Mozart en verres miroirs » est une satire bien plus légère que ce dont elle traite. C'est d'ailleurs, à mon sens, son ton guilleret, désinvolte qui lui donne toute la force qui en fait un récit plus intéressant qu'il ne semble l'être à première vue. Et contre toute attente, encore très actuel.    ...

Voyage avec l'extraterrestre [Carolyn Ives Gilman / Pierre-Paul Durastanti]

En lisant cette nouvelle, je n'ai pas pu m'empêcher, très rapidement, de pressentir que si le texte de C arolyn I ves G ilman utilisait - de manière si originale - un cliché indissociable du mythe extraterrestre, il ne pouvait pas ne pas y avoir de raison. D'autant que l'un des mythes fondateurs des U.S.A. , a justement eu maille à partir avec un précédent assez bien documenté.             En effet, il y a eu un abondant signalement de cas autour des enlèvements que pratiquaient alors les Indiens en lutte face à l'avancer des « visages pâles » , leur captivité, et bien sûr l'ensauvagement qui en découlait aux yeux du reste de la population.  Le tout a d'ailleurs alimentait une certaine vision du Gothique américain, et du western. Cette impression de voir se superposer ces deux « peurs » au motif unique, se trouvait accentuée par la nature même de ce que l'auteur nous racontait, à savoir un « voyage » (avec l'extraterre...

Voilà que l'Enfer dilate sa gorge ... [Michael Marshall Smith / Benoît Domis]

« Je le regrette. Vieillir va me manquer »              Comme la couverture du vingt-huitième numéro de la revue le dit, M ichael M arshall S mith y occupe la place de l'invité d'honneur. Article en forme de curriculum détaillé, (courte) bibliographie française, entretient, et une nouvelle, probablement l'une des toutes meilleurs que j'aie jamais lue. Bref, un excellent dossier sur l'un de mes auteurs favoris. Que j'ai eu la chance de découvrir juste au moment où il était publié en France .  D'abord Avance rapide en 1998, puis presque en même temps Frères de chair , et ensuite La proie des rêves ; trois romans Sf qui m'auront marqué durablement.  Viendront ensuite quelques nouvelles dans Galaxies donc, Ténèbres , puis, plus tard l'imposant recueil L'Homme qui dessinait des chats .   Entre-temps M ichael M arshall S mith publiera des thrillers tout aussi bons, la trilogie des Hommes de paille , so...

La Vautour [Justine Niogret]

Très court texte, quelques paragraphes, rédigé dans le cadre du financement participatif d'un jeu de rôle [ Pour savoir + ] de Dark fantasy , « La Vautour » tranche par sa violence et son efficacité. Rebutant, mais impossible à lâcher. Sa brièveté est aussi sa force. D'autant plus nécessaire que plongé in medias res dans une sorte de « voyage du héro » dont les étapes seraient abattues à la hache, et au galop, la lecture se fait en apnée.                Si je n'avais pas peur de me répéter, je dirais que « La Vautour » est de ces récits dit « behavioristes », où la plus grande partie de ce qu'ils disent en est absent.   Trouvée par hasard, cette courte nouvelle est une lecture dont l'effet est inversement proportionnel à sa longueur. Aussi sec qu'un coup d'épée sur un bouclier. Et aussi percutant ! 

La couleur venue d'ailleurs [H.P. Lovecraft / Arnaud Demaegd]

Écrite dix ans avant la mort de son auteur, « La couleur venue d'ailleurs », sûrement plus connue sous le titre de La couleur tombée du ciel , est une nouvelle qui paraît en septembre 1927 dans le pulp magazine Amazing Stories . Celui-là même de l'inventeur du mot « science-fiction », H ugo G ernsback. Et dont le projet éditorial a mis le genre sur orbite.             Récit de l'hypertélie lexicale par excellence, « La couleur venue d'ailleurs » est la description d'un « premier contact » qui s'est déroulé aux alentours de la ville d' Arkham (MA), en 1882. Très loin de l’anthropomorphisme que d'autres choisiront plus volontiers, H . P . L ovecraft décrit en creux ce que l'extra-terrestre en question, fait à ceux qui sont dans son environnement proche.  Récit d'une épouvante venue d'outre-espace « La couleur venue d'ailleurs » est d'abord une énigme. Autrement dit, le grand atout de cette histoire en est l'absence de ...

Second souflle [Mike Carey]

Nouvelle lecture récréative, et presque de circonstance, « Second souffle » de M ike C arey 1 adopte le point de vue interne d'un mort-vivant en devenir. Et qui le deviendra entre temps. Presque goguenard, le personnage en question est de ceux à qui on ne la fait pas. Sauf que s'il n'y avait pas d'imprévus, il n'y aurait pas d'histoire non plus.             M ike C arey, aussi connu sous le nom de M . R . C arey. De qui j'ai justement beaucoup aimé le dernier roman en date : Fellside . Et dont j'aimerai vous parler dès que j'aurai trouvé les mots pour le faire.  M ike C arey donc qui écrit ici une nouvelle très sympathique, laquelle réserve malgré le confinement du lieu restreint où elle se déroule et sa distribution étique, son petit effet surprise.  Qui tient plus, pour être honnête, d'un crescendo un poil chaotique M ike C arey a visiblement pris du plaisir à l'écrire, si j'en juge par celui que j'ai pris à la lire. E...

Delhi [Vandana Singh / Stéphan Lambadaris]

« Delhi » est la deuxième nouvelle de V andana S ingh que je lis. Et compte tenu de la déception qu'avait été Infini (dans la traduction de G illes G oulet pour la revue Angle Mort © ), il n'aurait pas dû y avoir de seconde fois. Mais curieusement, en feuilletant le troisième numéro de Fiction (printemps 2006), et vu ma propension à ne pas forcément lire toutes les nouvelles d'un coup, je me suis plonger dans « Delhi » sans même y penser. Par curiosité. Parce que je ne l'avais pas lue. Curieux donc, puis rapidement intéressé par Aseem et ce qui lui arrive tout au long de cette petite dix-huitaine de pages. Bien que je ne puisse finalement pas dire de quoi parle exactement cette histoire. Sauf qu' Aseem présente toutes les caractéristiques d'un psychogéographe 1 (qui s'ignore).             Une nouvelle qui captive donc, grâce à son atmosphère, nourri par un semblant d'intrigue que V andana S ingh évite d'expliquer. Ou que mon idiosyncrasie...

Exhalaison [Ted Chiang / Sylvie Denis & Roland C. Wagner]

La branche de la Science-fiction que l'on nomme communément « Hard science », se distingue en tant que la science elle-même y occupe un rôle essentiel. Voire le rôle principal. « Exhalaison », une nouvelle de T ed C hiang, au sommaire du cinquante-sixième numéro du trimestriel Bifrost , en est un bel exemple.             Roublarde, elle commence ainsi : « On a longtemps affirmé que l'air (d'aucun l'appellent argon) est la source de la vie. ». Si les plus attentifs n'ont pas pu laisser passer l'allusion à l'argon, la suite reste dans un registre raisonnable. Jusqu'à ce que, quelques lignes plus loin, huit pour être précis, on apprenne que « Chaque jours, [...] nous ôtons nos poumons vides de notre cage thoracique [..] ». À ce moment-là, le commutateur de notre horizon d'attente vient de définitivement basculer. L'imaginaire s'ajoute à l'imagination, et le départ est immédiat et au-delà de notre « bulle de présent » ( sic )...

La Fille-flûte [Paolo Bacigulapi / Sara Doke]

Nouvelle homonyme du recueil qui l'accueille, elle est aussi celle qui en précède les « autres fragments de futurs brisés ». Et celui de la nouvelle en question est fait de fiefs <système toujours très propice à la fabrication de diégèse>, d'innovations technologique, et de décadence artistique.  Un combo très réussi. Et comme souvent en science-fiction l'idée principale, qui par ailleurs donne son titre à la nouvelle, est réifiée chosifiée.             P aolo B acigulapi fait montre de beaucoup de retenue, et sans guère d'effets, mais avec une redoutable efficacité, il installe dans cette nouvelle un climat captivant. Et malaisant . Et sans que cela soit dit explicitement, il me semble qu'il calque la structure de son texte sur le modèle dit de Kübler-Ross © : • Déni • Colère • Marchandage • Dépression • Acceptation Un storytelling qu'il réordonne <la nouvelle commence par la phase de dépression in med...

Bodybuilding [F. Paul Wilson / F. Maillet]

L'étrangeté de la nouvelle, que je viens de lire, commence déjà par son titre. En effet, originalement intitulée « Muscles », en anglais, elle est traduite par « Bodybuiding » !? Ensuite, F rançoise M aillet ne trouve rien de mieux que caser le mot « bureau » en l'espace de cinq phrases consécutives.  Et un peu plus loin, le personnage principal lance d'une vois bourrue : «  Je suis de DC Comics  », la nouvelle en question évoquant une « Supergirl » ! Sans explication. Pas sûr que tous les lecteur du Fiction de mars 1989 savaient que Supergirl © était un personnage de l'éditeur de bandes dessinées DC Comics . Il l'est encore, d'ailleurs. Et que son utilisation n'en est pas libre de droits. Mais qu'en est-il de « Bodybuiding » de F . P aul W ilson ?             Histoire à chute, plus ou moins prévisible, la nouvelle vaut surtout par l'évocation d'un sale type, journaliste pour un tabloïd de faits divers ...

Le colloque des chiens [Léo Perutz / Inge d'Esterno & Roland Stragliati]

Un petit mot sur la couverture de ce numéro de Fiction due à P . J . I zabelle, qualifiée par la rédaction de la revue de « Paysage Impossible », et qui proposait, en avril 1962, d'en calculer le nombre d'anomalies architecturales et autres. Une invite que je réitère volontiers.             Ceci étant dit, passons à la nouvelle de L éo P erutz, auteur que j'ai découvert en même temps que j'en lisais le texte que proposait le sommaire de la revue.  « Le colloque des chiens » tient d'ailleurs plus du conte Fantastique comme son entame nous invite à le penser : « Certain jour d'hiver de l'an 1609, certain jour de Sabbat, [..] », et en inclus l'arsenal diégétique. Ce qui nécessite le maximum de notre suspension volontaire d'incrédulité. Ce court récit donc, en plus d'être particulièrement immersif, réussit la gageure d'être captivant de bout en bout. Sans être original, ni surprenant !!! (Enfin, un peu surprenant quand même) Ce que rec...

Les Nouvelles aventures de Flip-Flop [Laurent Queyssi]

Nouvelle à tiroirs, marquetée de culture populaire, aux images plus ou moins explicites, « Les Nouvelles aventures de Flip-Flop » parlera sûrement d'une voix différente à chaque lecteur.  Si son registre Fantastique demandera moins de suspension volontaire d'incrédulité que la décision de son personnage principal, la fluidité de l'histoire et la relation père-fille sont particulièrement réussies.             Si la courte préface à la nouvelle évoque A lan M oore, on peut tout aussi bien voir l'ombre de son meilleur « ennemi », G rant M orrison (sûrement évoqué dans le Tulpa de Bianca ). Scénariste lui aussi, il s'était mis en scène dans la série Animal Man , qu'il écrivait alors pour DC Comics , dans laquelle il rencontrait, son personnage, l' Animal Man en question, lequel lui reprochait tous les tourments qu'il lui avait fait subir, tout au long de son run de presque 30 numéros.       ...

Le sac à main féérique [Kelly Link / Michelle Charrier]

Extraite d'un recueil inédit en langue anglaise, intitulé  La jeune détectives, et autres histoires étranges , dans la collection Lunes d'encre™ aux éditions Denoël ,  « Le sac à main féérique » est une nouvelle multi-primée de K elly L ink. Mais loin d'être atypique si on en croit le reste du sommaire. Toutefois, elle propose une expérience qui peut aller au-delà de sa simple lecture.             « Le sac à main féérique » est un récit construit en forme d'adresse au lecteur. Autrement dit la narratrice - Geneviève - place cet hypothétique lecteur (qui peut aussi bien être une lectrice) sur le même plan de réel qu'elle. En lisant écoutant l'histoire du sac à main féérique, je n'en devient pas acteur, mais je suis partie prenante du monde de celle qui la raconte. Cette traversée du Quatrième mur ® devient donc productrice de sens, en modifiant les enjeux du récit. Le sac à main féérique apparaît dès lors comme un McGuffin © , possib...

L'Incident de Bastable Street [Bob Leman / Nathalie Serval]

C'est un B ob L eman aux antipodes de celui de Sturkeyville que je vous propose de découvrir. « L'incident de Bastable Street » est en effet une nouvelle de Fantastique ....... humoristique.             Ça démarre assez lentement, avec tous les poncifs du conte, volontairement voyants ; pour s'installer dans une gargote de la dénommée Bastable Street . Où de conserve, B ob L eman et N athalie S erval, sa traductrice, donnent le meilleur d'eux-mêmes.  On a coutume de dire qu'une bonne traduction sait se faire oublier, certes ! Néanmoins quand on rencontre un récit manifestement bien écrit dans la langue où on le lit, ce n'est pas faire offense à la traductrice que de le faire remarquer. Ceci étant dit, « L'incident de Bastable Street » est une agréable nouvelle, laquelle prend toute sa dimension humoristique à la table de L'Hôtellerie du Trèfle, chez Doyle © .  Nouvelle à « chute », « L'incident de Bastable Stree...