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Articles

Affichage des articles associés au libellé Jean-Daniel Brèque

C'est vous Sannata3159 ? [Vandana Singh / Jean-Daniel Brèque]

C'est sous la très belle couverture de C élia T eboul [ Pour en savoir + ] que le nouveau Bifrost post-confinement est arrivée (sortie officielle demain, le 28/05).             Un copieux dossier sur A . E . V an V ogt, dont je n'ai lu pour l'instant que l'entretien mené par C harles P latt ; qu'il restitue sous la forme d'un article très captivant et assez hallucinant. La fascination qu'y manifeste A . E . V an V ogt pour les « systèmes » nimbe cette entrevue d'une inquiétante étrangeté digne de n'importe quelle (bonne) nouvelle de « weird Fiction ». Un registre dont il sera question avant la fin de cette entrée, puisque je m'attarderai sur l'une des nouvelles de la revue  : « C'est vous Sannata3159 ? » de V andana S ingh. La seule que j'ai lue pour l'instant. Les fanzines critiqués dans la rubrique Coin des revues , par Thomas Day laissent toujours l'impression d'avoir assisté au tabassage de quelques loustics...

La survie de Molly Southbourne [Tad Thompson / Jean-Daniel Brèque / Aurélien Police]

Dans ma critique du précédent tome [ Pour en savoir + ], de ce qui devrait être, je crois, une trilogie, j'accordais ma confiance à T ad T hompson, malgré la relative déception à la lecture de son histoire. Hélas la suite m'aura donné tort.             Si Les meurtres de Molly Southbourne ne s'embarrassait guère de crédibilité interne, « La survie de Molly Southbourne » ne s'y intéressera pas non plus. Tout ce qui rendait pénible la lecture du premier tome, s'y trouve encore (amplifié par le souvenir mitigé du tome précédent). Si Les meurtres de Molly Southbourne nécessitait, non pas de suspendre son incrédulité, mais d'oublier jusqu'à l’existence même du concept, cette suite est encore incohérente Les situations les plus invraisemblables s'enchaînent, au mépris de toute logique, à un point tel que, plus j'avançais, plus la 118 ème et dernière page semblait s'éloigner. Une fois atteinte, je devais me faire une raison ; j'avais pa...

Les Âmes perdues [Clive Barker / Jean-Daniel Brèque]

Inclination personnelle ou pas, C live B arker prélèvera sur le cadavre tout juste réanimé de l’Horreur, à l’échelle cosmique s’entend, la figure du « détective de l’occulte ». Personnage atavique d’un genre, que le cinéma et la télévision des années 1970 se chargeront de ré-inoculer aux masses grouillantes ( Rosemary's Baby , The Exorcist , Ghost Story , etc. , ou à la télévision la série Kolchak ). À l'insu desdites masses, entre autres sigmundfreuderies. Preuve d’un imaginaire collectif à l’unisson ; un peu avant que B arker ne publie sa novella intitulée Hellraiser , le scénariste A lan M oore, qui de son côté travaille sur la bande dessinée Swamp Thing pour le compte de l’éditeur DC Comics , invente son propre détective de l’étrange en la personne du désormais célèbre John Constantine ..... Mais revenons à l’objet du jour.             « Les Âmes perdues », nouvelle traduite par J ean- D aniel B rèque (un homme qui n...

Le jeu de la damnation [Clive Barker / Jean-Daniel Brèque]

« Rien n'est plus terrifiant que de donner à imaginer quelques abominations tapies derrière une porte, pour ne surtout jamais l'ouvrir, au risque de décevoir le lecteur. Car son imagination sera toujours plus fertile que les terribles images que s'échine à y injecter le conteur ». Frappé au coin du bon sens, cet évangile de l'horreur dispensé depuis la ville de Providence dans l'État du Rhode Island , en 1979 par W illiam F . N olan, est cependant devenu obsolète depuis que des auteurs de l'envergure de C live B arker ont mis un pied dans le genre. « Le jeu de la damnation », traduit par J ean-Daniel B rèque en est un exemple frappant. Je dirais même que sans « les terribles images » qu'y injecte C live B arker, ce roman ne serait pas ce qu'il est.              En effet le natif de Liverpool s'inspire ici d'un conte populaire bien connu, dont le titre du roman ne fait pas mystère du thème, et qui tient tout entier son...

Abimagique [Lucius Shepard / Jean-Daniel Brèque / Aurélien Police]

Si la brève postface de l'ouvrage, rédigée par l'auteur lui-même d' Abimagique , vaut à elle seule l'achat de ce nouveau volume de la collection Une Heure-Lumière™, le récit qui s'intéresse au personnage éponyme n'est pas pour autant à négliger. Au contraire. Traduit par J ean- D aniel B rèque, dont je crois savoir qu'il est un amateur passionné de L ucius S hepard, Abimagique est un texte, qui selon moi, relève du « thriller métaphysique », selon la définition qu'en donnent P atricia M erivales & S uzanne E lizabeth S weeney. Mâtiné ici d'une contrainte quasi oulipienne : une narration à la deuxième personne du singulier (dont ceux qui liront la postface en question, connaîtront l'importance dans le processus créatif dudit texte).        Le narrateur, sorte de  « détective malgré lui », fait de son récit une forme postmoderne du récit policier classique (une des définition possible du « thriller métaphysique » ), lequel questionne...

Mary Terreur [Robert R. McCammon / Jean-Daniel Brèque / Matthieu Blanchin]

Lorsque est commercialisé aux États-Unis d'Amérique « Mine » , R obert R . M c C ammon n'est déjà plus un perdreau de l'année. En 1987, il a remporté ex-æquo avec S tephen K ing le Prix Bram Stoker © , récompense qui lui reviendra également pour « Mine » en 1990.  Cinq ans auparavant, le réalisateur W illiam F riedkin a adapté une de ses nouvelles pour la célèbre série télévisée « La Quatrième dimension ». Et il connait déjà le frisson d'apparaître sur la « New York Times Best Seller list » .        C'est en 1992 que l'éditeur J'ai Lu ™ commercialise ce roman en France , sous le titre programmatique de « Mary Terreur » ; traduit par J ean- D aniel B rèque, et avec une magnifique illustration de couverture de M atthieu B lanchin.     « Mary Terreur » est d'abord un roman mené à tombeau ouvert, captivant, et dont les 500 pages se lisent comme qui rigole. Si d'aventure vous aviez des doutes sur ses qualités de page-turner , la lecture de so...