Ça commençait plutôt mal. L'idée d'un détective privé du futur, fondu de ses lointains confrères des années 1930, avait tout d'un Polaroid™ bien trop souvent photocopié. Mais peut-être que cet amour des privés made in Underwood © allait-il être de la trempe du fusil de T chekhov ? Si la présence, dès les premières pages, d'une « femme fatale », semble donner le ton. Si l'ombre porté du Faucon maltais ne fera que se renforcer. La profession de détective privé semble aussi utile à l'intrigue du roman qu'un cataplasme à la moutarde sur une jambe de bois. Une intrigue qui, nonobstant le titre du roman, tient plus de la berceuse que du blues . Fort heureusement, J ohn V arley gratifie son roman d'une très belle idée ; au travers du personnage nommé Sherlock . Rien qui ne rattrape totalement l'ennui profond d'une enquête poussive, et au final, sans grand intérêt. Mais les chapitres racontés par ledit Sherlock son...