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Affichage des articles associés au libellé téléfilm

Meurtre au 43e étage [John Carpenter / Lauren Hutton]

Fin des années 1970, une jeune femme emménage au 43e étage d'une résidence huppée, à Los Angeles , dénommée « Arkham Towers ». Ça ne s’invente pas !             « Meurtre au 43eme étage », dont on dit que l’histoire s'inspire d’un fait divers, est l’œuvre de J ohn C arpenter. Ce téléfilm s’intercale entre Assaut , et juste avant Halloween . Et l’atmosphère et certains de ses plans n’auraient d’ailleurs pas juré dans le slasher consacré au 31 octobre. Tourné en moins de trois semaines, ce thriller est, si on veut, un démarquage de Fenêtre sur cour d’ A lfred H itchcock, dont il inverse le point de vue.  Si plus de quarante ans nous sépare de son tournage, « Meurtre au 43eme étage » se distingue encore par les deux portraits de femmes qu’il propose.  Le personnage principal, une jeune célibataire sûre d’elles, énergique, et qui sait renvoyer dans les cordes les machos en tout genre qui l’importunent. Et de l’autr...

Le Crépuscule des Aigles (Fatherland)

... Je garde un très bon souvenir du roman de R obert H arris Fatherland , il faut dire que je suis amateur de ce que l'on appelle depuis C harles R enouvier l'uchronie ; c'est-à-dire une hypothèse qui repose sur un fait historique divergent de l'Histoire que nous connaissons, et qui  entraîne de fait de nouvelles conséquences : Toutefois si je gardais un excellent souvenir du roman, j'en avais totalement oublié les évènements qui s'y déroulent ; c'est donc avec un a priori positif mais un oeil neuf que j'ai attaqué le film qui s'en inspire. Ainsi donc après avoir vu Le Crépuscule des aigles , je ne peux que me féliciter d'en avoir tenté l'expérience.   Cette enquête policière qui se déroule dans un état totalitaire qui se donne les apparences d'une démocratie fait resurgir un sentiment de paranoïa par petites touches assez angoissant. À cette atmosphère s'en ajoute une autre tout aus...

RASPOUTINE

... J'imagine que vous connaissez la résistance qu'a montrée  R aspoutine au moment de passer de vie à trépas, toutefois cette résistance surhumaine a fini par céder. Imaginez maintenant que l'on procède à un ECG sur la dépouille mortelle du moujik . Le tracé de l'électrocardiogramme serait d'une platitude désolante, ce rythme ou plutôt cette absence de rythme est celui imprimé au film de J osée D ayan. En outre l'univers de la Russie tsariste du début du XXième siècle tel que proposé ici semble avoir banni la relation dite "de cause à effet" en faveur de l’ellipse et du raccourci ; un choix qui accentue malheureusement l'impression de vacuité induite par le rythme languide de la mise en scène. Une bonne partie de l'histoire se concentre sur le complot qui vise à éliminer R aspoutine, et le film est à l'image de ces conspirateurs en peau de lapin qui fomentent la chute du moujik avec si peu de conviction que ce n...