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Affichage des articles associés au libellé espionnage

Le Bureau des légendes [Saison 5]

L'impression que la série travaille avec précision le monde du renseignement, un souci quasi pédagogique, laisse peut de place finalement à la suspension volontaire d'incrédulité. Et c'est sûrement là que la bât blesse.             Visiblement cette dernière saison avec É ric R ochant, et peut-être la dernière tout court, l'a oublié et multiplie les invraisemblances.  [ TW ] : cette critique elle, multiplie les révélations ! Le cas de JJA est sûrement le plus criant faux pas de la saison. Mais pas le seul. Comment croire un seul instant qu'on puisse accepter qu'un agent ayant son parcours, puisse réintégrer la DGSE, mais en plus commander la DSEC. Autrement dit la direction de la sécurité de la DGSE !! Avant de prendre la direction du « Bureau des légendes ». Un JJA qui après avoir donc trahi son camp, passe deux ans (je crois) dans les prisons de la CEI , quelqu'un de connu des services de renseignement russes, et...

The Coldest Game [Bill Pullman / Łukasz Kośmicki]

Premier film du réalisateur polonais Ł ukasz K ośmicki « The Coldest Game » imagine un événement politique appartenant au domaine de l'Histoire secrète™.             En effet, en 1962 pendant la crise dite des « missiles de Cuba » une rencontre d'échecs entre les U.S.A. et l' U.R.S.S. doit servir de couverture à un échange vital de renseignements. Sauf que le champion américain en titre vient de mourir. Classique dans sa forme autant que dans son intrigue. Du moins pour ceux qui n'ont pas oublié les grandes heures des films d'espionnage de la Guerre froide © , « The Coldest Game » rempli consciencieusement son contrat. Lequel contrat aurait cependant pu être un peu raffiné, du moins à l'aune de mes propres critères. « Pur mathématique et pur vodka »             Ainsi Joshua Mansky (alias B ill P ullman), mathématicien alcoolique qui joue ici les remplaçants de dernière minute, au propre comme au figuré, puisqu...

Opération Sweet Tooth [Ian McEwan / France Camus-Pichon]

« Tout roman est un roman d'espionnage, tout écrivain est un espion. »  I an M c E wan             Apprendre la prochaine parution d'un album de bande dessinée consacré aux liens entre la politique américaine et J ackson P ollock * , m'a ramené dans le giron d'un de mes centres d’intérêt : « la guerre froide culturelle ». Initié, par hasard, à ce versant de l'Histoire grâce au roman de J oseph G eary - intitulé Miroir - je m'y suis totalement plongé via l'essai de F rances S tonor S aunders, le bien nommé : Qui mène la danse (la CIA et la guerre froide culturelle) . Toutefois, si la chute du Mur de Berlin™ a mis fin à la guerre froide, la CIA n'en a pas fini avec la  « la guerre culturelle ». Comme le met brillamment en lumière The Report , le récent film de S cott Z . B urns [ Pour en savoir + ].             Or donc, Opération Sweet Tooth se déroule pour sa part en Ang...

L'Agence [Mike Nicol / Jean Esch]

Acheté sur la foi de son titre, le dernier roman de M ike N icol paru en France me fait par la même occasion découvrir ce romancier d' Afrique du Sud . Si en faisant quelques recherches après coup, je me suis aperçu que L'Agence était de deuxième d'une série entamée avec Du Sang sur l'arc-en-ciel , je ne regrette pas du tout cette entrée en matière. Qui ne souffre apparemment pas trop, de ne pas connaitre son prédécesseur. Commercialisé dans la célèbre collection de la Série noire™, L'Agence n'en est pas moins surtout, un « roman d'espionnage ». Lequel enfile avec élégance l'adage de J ohn le C arré disant de ce genre littéraire qu'il était, je cite, « une guerre dans les coulisses de la bonne conscience ». La bonne conscience en question étant ici, la Nation arc-en-ciel © si chère à D esmond T utu.             Entre la Mother City et Berlin , via une escale à l'aéroport de Schipol et quelques pérégrinations en République centrafric...

Autorité [Jeff VanderMeer / Gilles Goullet]

Deuxième volet de la trilogie dite du « Rempart sud », Autorité - traduit par G illes G oullet - est bien, comme l'affirmait son auteur, J eff V anderMeer, tout à fait compréhensible sans avoir lu son prédécesseur. Délaissant, dans ce deuxième opus, la  « Zone X » à proprement dit [ Pour en savoir + ]. Laquelle est, je le rappelle « un espace naturel immaculé, siège de phénomènes étranges qui purifient l'environnement. Tout en causant des ravages terrifiants sur les êtres humains ». Autorité est néanmoins aussi une expédition, mais à l'intérieur de l'agence gouvernementale, appelée « Rempart sud » ; visiblement privée de Prime directive © . Ce roman, de presque 400 pages, quasi autonome, correspond presque mot pour mot à la définition que donnait T homas N arcejac du roman d'espionnage, lequel se « situe au carrefour du roman-problème, du roman noir, du suspense et de la science-fiction. Il unit toutes les formes de la peur et de la curiosité. » . Vous voi...

Unité 8200 [Dov Alfon / Françoise Bouillot]

D'abord écrit en hébreu, Unité 8200 (prononcer 8-200) a connu un très beau succès en Israël . Traduit en anglais, il a cependant eu du mal à trouver un acquéreur anglo-saxon ; les acheteurs potentiels trouvaient l'intrigue incompréhensible pour des non-israéliens C'est finalement l'éditeur C hristopher M ac L ehose qui l’achètera, en demandant lui aussi, quelques remaniements [ Pour en savoir + ].  Traduit de l'anglais au français par F rançoise B ouillot, Unité 8200 est disponible aux éditions Liana Levi .  Une version qui si elle transpose les grades israéliens en français au contraire de la version anglaise. Ainsi « segen » devient-il lieutenant, ou plutôt lieutenante.  Par le fait, Unité 8200 adopte la féminisation des grades militaire (sergente, soldate), mais ce choix disparait en cours de route, et la lieutenante Oriana Talmor redevient un lieutenant pendant la plus grande partie du roman.  Outre que je me suis demandé si l'armée israélienne ...

Le Nom de la rose [Marjorie Liu / Daniel Acuña]

Techniquement, le récit épisodique intitulé « Le Nom de la rose », de M arjorie L iu et D aniel A cuña, est un scénario hitchcockien. En effet la scénariste utilise ce qu'on appelle communément un « McGuffin © ». Autrement dit ,un prétexte qui se révélera moins important que ce qu'il dévoilera. Portée par son personnage principal, les cinq numéros qui constituent ce recueil (traduit par S ophie W atine- V ievard), n'en négligent pas pour autant les envolées dynamiques conflictuelles, qui cimentent le genre. Natasha Romanov alias la Veuve Noire , déploiera toute la théâtralité de la violence dont elle est capable, pour arriver à ses fins. Tout en étant très dynamique, l'histoire de M arjorie L iu, qui plonge ses origines dans le monde romanesque de l'espionnage de la Guerre froide™, plutôt que dans l'univers des super-héros, s'attache plus à ce qui fait de son héroïne ce qu'elle est. Plutôt qu'à enchaîner les péripéties sans autre but qu'à ...

Deep State [Mark Strong] série TV

•••• B rève série télévisée comme semblent les affectionner les britanniques, DEEP STATE annonce clairement la couleur dès sont titre. En total contradiction avec tous les protocoles en vigueur. De fait, l'expression deep state qualifie l'idée d'un « d’un État dans l’État », fabriqué à partir de réseaux et de conspirations, dans le but d'ourdir des assassinats, de nommer des hommes politiques redevables, voire d'entretenir une forme de «guerre éternelle™ », seule capable de nourrir le béhémoth militaro-industriel, déjà dénoncé en son temps, dit-on, par le président D wight D . E isenhower. Et c'est à M ark S trong alias Max Easton qu'on demande d'aller faire le ménage, malgré sa mise à la retraite. Si DEEP STATE met quelques épisodes à proposer quelque chose d'un peu neuf dans le milieu de la série télévisée d'espionnage ; ses deux propositions sont suffisamment inattendues, et téméraires, pour ajouter un surcroît d’intérêt à un show...

The Rook*** par Daniel O'Malley & Charles Bonnot

  .... S 'appuyant sur un ingénieux dispositif, lequel permet en (grande) partie de masquer le didactisme inhérent à la découverte d'un nouveau biotope et de gérer un suspense bien venu, D aniel O ' M alley propose, grâce à la traduction de C harles B onnot, un roman de fantasy urbaine captivant & plein d'humour.  The Rook , « Au service surnaturel de sa Majesté », annonce la couleur si je puis dire, dès sa très réussie couverture (due à J eanne M utrel), et à son explicite sous-titre. Cela dit, loin d'en gâcher le contenu, ils ont été au contraire un appât plutôt convaincant. Entre la découverte des personnages, et les nombreuses & bizarres situations auxquels devra faire face Myfanwy Thomas , il ne devrait pas rester beaucoup de place à l'ennui pour un lecteur en quête d'un divertissement de qualité. ___________________ Mon verdict : Un roman à ne pas lire en diagonale, dont l'édition de poche - à un prix très abordable - propose ...

L'homme de Kaboul (Cédric Bannel)

.... P artisan de  «  l'école du réel  »  autrement dit de romans construits sur un travail d'enquête sur le terrain (une dizaine de jour passée sur place) et à partir d'une importante documentation, C édric B annel a écrit un excellent polar intitulé L'Homme de Kaboul . À l'enquête criminelle traditionnelle il ajoute une bonne dose d'espionnage "multipolaire", ainsi que l’énergie de la grande aventure avec pour résultat, un excellent divertissement doublé d'une plongée dans un pays que je ne connaissait pas. Exotisme garanti !  S'inscrivant dans une littérature d'images au résultat très cinématographique, C édric B annel plante son décors en Afghanistan où son personnage principal - le Qomaandan Oussama Kandar - le chef de la brigade criminelle de Kaboul, est amené à enquêter sur un suicide. Scénario modulaire d'une efficacité effrayante dont le dénouement - astucieux - est à la hauteur des énormes enjeux, L'Homme de Kabo...

BERLIN STATION (S01-E10/Final)

…. L e 1er épisode de Berlin Station ne faisait pas dans la ½ mesure pour retourner en sa faveur n’importe quel spectateur ayant eu l’idée de s’y intéresser ( Pour en savoir + ).  Mécanique de précision, les neuf suivants devaient remonter le fil des événements qui avaient menés à l’acmé dramatique dudit épisode, et n’avaient donc pas droit à l’erreur.  …. Le dixième & dernier épisode sanctionne - ce que les précédents laissaient prévoir – une saison exemplaire.  Berlin Station a, en substance, réussi à proposer une série ludique alliant le fond commun de l’espionnage de la « guerre froide », aux questions contemporaines qui agitent le milieu du renseignement, et en premier lieux les « lanceurs d’alerte » et les conséquences de leur engagement.  Sans être pour autant un pensum , elle autorisait quiconque voulait s'y plier d'y réfléchir aussi.  Je ne dois pas être le seul à avoir apprécié les tribulations de nos espions placés sous le commandemen...

BERLIN STATION (S01-E01)

Daniel, un analyste de Langley, vient d’être affecté en Allemagne, à la station de la CIA de Berlin. Il doit alors découvrir une taupe : un membre de l’équipe a fourni des informations à un lanceur d’alerte connu sous le nom de Thomas Shaw. Guidé par le vétéran Hector DeJean, Daniel plonge dans le monde des agents de terrain où les dangers sont aussi nombreux que les compromis moraux qu’il faut faire. CRÉATEUR : Olen Steinhauer  DISTRIBUTION : Richard Armitage, Rhys Ifans, Richard Jenkins, Michelle Forbes, Leland Orser, Richard Dillane...    • On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs …   …. Si Berlin a été longtemps le symbole de l’affrontement Est-Ouest autrement dit, celui d’un monde « bipolaire », 25 ans après la chute de son Mur les enjeux ont changé et la ville n’occupe plus qu’une partie congrue dans l’imaginaire des amateurs de récits d’espionnage.  La première saison de la série télévisée Berlin Station – prévue en 10 épis...