Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Glénat

L'Agent t1 [Mathieu Gabella / Fernando Dagnino]

Commercialisé par la maison d'édition Glénat , dans sa toute nouvelle collection intitulée « Grindhouse Stories™ » au prix de 19,95 euros, le premier tome de « L'Agent » est l’œuvre conjointe du scénariste M athieu G abella, du dessinateur F ernando D agnino & du coloriste C arlos M orote.        Dans la préface de « Initiation » , titre programatique de cette première aventure, M athieu G abella explique son projet : la conjugaison du monde du renseignement et celui de la sorcellerie. Pour cette dernière, comme le précise le scénariste, il ne s'agit pas d'inviter les élèves de Poudlard ou bien le docteur Strange , mais d'explorer la sorcellerie plus terre-à-terre des rebouteux, du marc de café et du mauvais œil.   Bref, de l'inquiétante étrangeté de proximité. Quand bien même ces superstitions régionales se trouveraient-elles aux antipodes du théâtre des opérations hexagonal de nos deux agents. Et de ce point de vue là, la bonne c...

Exodus Manhattan [Nykko/Bannister]

••• Il y a peu de chance, si vous vous intéressez à la science-fiction, sous quelque forme que ce soit, qu' Exodu Manahattan vous surprenne. Et pourtant, ce premier tome d'une histoire qui devrait en compter deux pour aboutir, fait remarquablement le job ! Constamment sous tension, le scénario écrit par Nykko , distribue les punchlines avec autant d'efficacité qu'un M ohamed A li sur le ring.  Dans cette société en déliquescence, les personnages peuvent compter sur l'extraordinaire travail du dessinateur Bannister pour que les lecteurs partagent leurs états d'âme, et en éprouve la violence. D'autant que ce futur, dont on apprendra qu'il est gouverné par une multinationale, n'est pas sans rappeler notre présent.  Sous une pluie qui n'en finit pas, et les fourches caudines d'un nouveau messie, dont le credo amplifie ce que nos sociétés connaissent déjà en termes de martyrs, Leto & Hana mènent une enquête qui risque de séri...

The Dead Hand [Higgins/Mooney] Glénat

       P eu de chose n'ont pas été dites sur la « guerre froide ». Guerre à bas bruit dans un monde bipolaire, sauf pour ses points d’incandescence, essentiellement dans ce qu'on appelait en ce temps-là les « colonies », voire au travers du terrorisme d'extrême-gauche en Europe, la guerre froide a, plus d'une fois, failli se réchauffer dangereusement, et nous être fatale. La « Dead Hand » du titre, en est l'extrême aboutissement, dans ce que ce conflit a eu de plus absurde. Un projet heureusement resté à ce stade. Et c'est là qu'intervient K yle H iggins.  Vous l'avez d'ores et déjà compris, ce n'est pas sur le terrain des idées originales que le scénariste joue, mais sur celui d'un agencement et d'un choix d'idées plus ou moins connues et exploitées. Et d'un découpage de son histoire. Quand bien même le dispositif qui donne son nom au premier tome de cet album, fruit de la collaboration entre une équipe venue d'ou...

Mickey et l'océan perdu ; suite & fin

…. R écit post-apocalyptique, Mickey et l’océan perdu , provincialise dès ses premières pages notre réalité.  Pays de Cocagne du steampunk , la bédé de D enis- P ierre F ilippi et de S ilvio C amboni (que j'ai lue dans l'hebdomadaire Le Journal de Mickey [ Pour en savoir + ] est hantée par quelques-unes des figures tutélaires de la SF : H.G . W ells, A lex R aymond, W illiam G ibson, entre autres. Rendant hommage à l'ère du merveilleux scientifique si cher à M aurice R enard, et aux feuilletonistes de la grande époque, pour qui aucune catastrophe n’était trop belle, ni le souffle de l’aventure jamais trop fort, F ilippi interpelle dès le troisième chapitre en intercalant une ellipse inattendue qui trouve néanmoins une justification diégètique inconstestable. Inversion des polarités dans tous les sens du terme, Mickey et l’océan perdu est placé sous la juridiction dite du « Faucon maltais », auquel il ne va pas jusqu’à emprunter son noir & blanc d’époque.  B...