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Articles

Affichage des articles associés au libellé Cyberpunk

Chaos Ex Machina [Jack Machillot]

« Arrivé dans la police par hasard, puis resté par intérêt, préfèrant mettre les salopards en taule plutôt que d'y aller lui-même » tel est l'inspecteur Simmons , dit « inspecteur connard ». « Chaos Ex Machina » de J ack M achillot est une petite pépite de 120 pages, un actioner d'encre et de papier qui se déroule dans un monde à la Blade Runnner © : crachin, surpopulation, flics débordés ou achetés, voitures volantes, implants transhumanistes, drogues exotiques, etc.                Mais ce terrain bien connu est un leurre.  J ack M achillot a concocté une intrigue explosive aux dommages collatéraux surprenants.  S'il n'est pas le premier à avoir pensé au mariage auquel il nous convie, mais force est de constater que la fête est des plus réussie. Format oblige, il n'y a pas beaucoup de place pour le baratin. Ce qui n'empêche pourtant pas les punchlines biens senties ! Ça défouraille sec, sans temps morts, mais surtout sans pert...

Backup [Guy-Roger Duvert]

Petit détour par l'auto-édition, via « Backup », un roman de G uy- R oger D uvert. Un thriller Sf garanti 100% cyberpunk © , dans son acception la plus commune.             Lu dans son format numérique, cette histoire, menée à 100 à l'heure, se déroule sur un peu plus de 300 pages. Rien de nouveau sous le ciel couleur télé calée sur un émetteur hors service. Bien au contraire ! G uy- R oger D uvert joue une partition que n'importe quel lecteur de Science-Fiction connaît bien : ploutocratie, paupérisation, ambiance noire , implants cybernétiques, I.A., bref un catalogue quasi exhaustif du genre, mais auquel il imprime une énergie communicative. Laquelle fait toute la différence ! G uy- R oger D uvert n'est à l'évidence pas l'inventeur d'un nouveau code, mais il sait exploiter au mieux ce que ses prédécesseurs, sur ce terrain, ont créé.             Rien de neuf donc, ma...

Mozart en verres miroirs [Bruce Sterling / Lewis Shiner / Michèle Albaret]

Courte nouvelle, d'une vingtaine de pages, qui donne par ailleurs son nom à l'anthologie qui l'accueille ; « Mozart en verres miroirs » est un texte astucieux, habillement référencé et dont l'influence se fait encore sentir aujourd'hui.             En effet, W illiam G ibson le revendique comme principe actif de son dernier roman traduit dans l'Hexagone, Périphériques , que je suis justement en train de lire. Et on retrouve encore cette influence dans la mini-série de bande dessinée écrite par le Canadien d'adoption et intitulée Archangel , que j'ai lue récemment. Écrite par B ruce S terling & L ewis S hiner « Mozart en verres miroirs » est une satire bien plus légère que ce dont elle traite. C'est d'ailleurs, à mon sens, son ton guilleret, désinvolte qui lui donne toute la force qui en fait un récit plus intéressant qu'il ne semble l'être à première vue. Et contre toute attente, encore très actuel.    ...

Johnny Mnemonic [William Gibson / Jean Bonnefoy]

C’est semble-t-il, sur la suggestion de J ohn S hirley, dont G ibson fera le « patient zéro du Cyberpunk », que ce dernier soumet « Johnny Mnemonic » à E llen D atlow, qui sélectionne les nouvelles de la prestigieuse revue de Sf et de vulgarisation scientifique Omni .  En mai 1981, il n’est cependant pas encore question de parler de « Cyberpunk ».              Encore aujourd’hui, presque 20 ans après sa publication et l’évolution sans commune mesure de l’informatique. Sans oublier tout ce que le genre a produit ; « Johnny Mnemonic » est d’une efficacité redoutable.  Ceci tient en grande partie au style utilisé par W illiam G ibson.  La narration subjective, qui donne bien évidemment un ton personnel, vécu. Et la technique dite de l’Iceberg™, en vertu de quoi la force d’une histoire réside dans ce qui est sous-jacent. Dans son implicite.  Par exemple, pas besoin de s’étendre sur le type de société d...

Altered Carbon : Resleeved

Dernier avatar en date de la culture transmédia dominante, « Altered carbon : Resleeved » est un anime japonais qui s'inscrit dans la chronologie des deux séries télévisées, elles-mêmes inspirées des romans de R ichard K . M organ.  « You flew the Gullfire over Leningrad, didn't you? » Bob Hauk           Les romans de M organ, les deux saisons télévisée et ce film d'animation (3 D), ressortissent à un courant de la Sf qu'on appelle le Cyberpunk.  Autrement dit un courant qui reprend les codes des films noirs , où un dur-à-cuire endosse la responsabilité de mener à bien la mission qu'on lui confiera. Le tout dans une ambiance à la Blade Runner , où la technologie invasive et numérique est reine. Souvent contrôlée par des zaibatsus . Le deuxième amendement de la la Constitution des États-Unis y est bien évidemment de rigueur.  « J’vais lui faire une ordonnance et une sévère… . Aux quatre coins d'Latimer qu’on va l’retrouver éparpillé par...

Le continuum Gernsback (William Gibson)

... J e suis en ce moment en train de faire des recherches pour un articles où il sera question d' H ugo G ernsback celui que d'aucuns voient comme le "père" de la science-fiction, et pour faire une pose tout en restant dans l'ambiance si je puis dire, je viens de relire Le Continuum Gernsback la première nouvelle publiée de W illiam G ibson, l'un des maîtres du cyberpunk .   Robert McCall Or donc, permettez-mois de vous proposer cette nouvelle, traduite par M ichèle A lbaret et extraite de l'anthologie Mozart en verre miroirs en Folio SF .   Le continuum Gernsback William Gibson ... Heureusement, toute cette affaire commence à s’effacer, à n’être qu’un incident de parcours. Quand cette vision me revient, c’est de façon périphérique : simples fragments de ce chrome cher aux savants fous. Certes, il y a bien eu ce paquebot volant au-dessus de San Francisco la semaine dernière, mais il était transparent, à peine visible. Et les bolides à...

Alif l'invisible (G. Willow Wilson)

Alif est un jeune hacker vivant dans un pays du Golfe Persique où s'exerce la censure d'état. Cachés derrière leurs écrans, Alif et ses acolytes rêvent d'une révolution. Une routine qui se voit brusquement perturbée lorsque notre jeune génie de l'ordinateur tombe amoureux d'une princesse rencontrée sur le net qui lui confie une mission : protéger un manuscrit ancien, oublié, et qui recèle un savoir occulte. ... G wendoline W illow W ilson, plus connue sous le patronyme de G . W illow W ilson est une journaliste, essayiste et auteure de bande dessinée, elle est notamment la créatrice d'une nouvelle Ms Marvel alias Kamala Khan , et romancière.  Convertie à l'islam c'est peu dire que le Moyen-Orient tient une place particulière dans son cœur (et son esprit).  Ce n'est donc pas une surprise qu' Alif l'invisible s'y déroule.  Évoquer le Moyen-Orient lorsqu'il s'agit de littérature, c'est souvent évoquer dans son si...

Shimura (R. Morrison & F. Quitely)

... S himura est une série dérivée de Judge Dredd , sa particularité est de se dérouler au Japon en 2113. Elle a été lancée par R obbie M orrison au scénario et F rank Q uitely aux dessins, c'est d'ailleurs l'un de ses premiers travaux professionnels je crois. Si à Mega-City One aux U.S.A. (ou ce qu'il en reste), la loi et l'ordre sont assurés par les Judges , dont le plus célèbre est certainement le Judge Dredd , à Hondo City ils le sont par les Judges Inspectors qui sont la combinaison de l'éthique samouraï et de la technologie la plus avancée. La société où travaille le Judge Inspector Shimura est ce qu'on pourrait appeler une société cyberpunk, dominée par les zaibatsu & gangrenée par les yakuza .  L'histoire, du moins la première, publiée en trois livraisons en 1993 ( Judge Dredd the Megazine #2.37 à 2.39) pour un total de 24 pages ne surprendra pas le lecteur de science-fiction et encore moins celui habitué aux histoires du ge...

Rai (Matt Kindt & Clayton Crain) Valiant

... S i les étiquettes présentent le double inconvénient d’en enfermer certains dans des cases et de délaisser les autres, elles permettent néanmoins de gagner en clairvoyance.  Nonobstant si l’auteur type, porteur d’une étiquette à laquelle il correspondrait à 100% n’existe surement pas.  Toutefois, étiqueter, définir c’est donner la possibilité aux lecteurs d’affecter leurs propres indices de vérités personnels à ce que l’on écrit. En outre on peut dire de l’étiquette qu’elle est une unité amicale dans des perspectives communes de thèmes & de symboles brumisés sur certains auteurs de littérature.  Ainsi du Cyberpunk qui est pour le dire vite (comme on le dit parfois trop vite) : « l’imbrication d’univers auparavant dissociés : le royaume de la technologie de pointe et l’aspect moderne de l’underground pop. » ( B ruce S terling). Ce qui distingue notamment les cyberpunks des autres écrivains de S-F, c’est qu’ils sont peut-être la première génération...