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Affichage des articles associés au libellé Lunes d'encre

Le sac à main féérique [Kelly Link / Michelle Charrier]

Extraite d'un recueil inédit en langue anglaise, intitulé  La jeune détectives, et autres histoires étranges , dans la collection Lunes d'encre™ aux éditions Denoël ,  « Le sac à main féérique » est une nouvelle multi-primée de K elly L ink. Mais loin d'être atypique si on en croit le reste du sommaire. Toutefois, elle propose une expérience qui peut aller au-delà de sa simple lecture.             « Le sac à main féérique » est un récit construit en forme d'adresse au lecteur. Autrement dit la narratrice - Geneviève - place cet hypothétique lecteur (qui peut aussi bien être une lectrice) sur le même plan de réel qu'elle. En lisant écoutant l'histoire du sac à main féérique, je n'en devient pas acteur, mais je suis partie prenante du monde de celle qui la raconte. Cette traversée du Quatrième mur ® devient donc productrice de sens, en modifiant les enjeux du récit. Le sac à main féérique apparaît dès lors comme un McGuffin © , possib...

Sandman Slim [Richard Kadrey/Jean-Pierre Pugi]

•••• J 'ai appris l'existence de R ichard K adrey en voyant son nom au sommaire de la série de bande dessinée américaine Hellblazer (les numéros 16 à 18 parus début 2018), alors qu'il était pourtant déjà publié en France depuis un bon moment, dans les collections de SFFF. La disponibilité de Sandman Slim à la bibliothèque municipale a fait le reste.        Si l'habit ne fait pas le moine, la couverture choisie par la collection Lunes d'encre est bien trop banale à mon goût. Sorte de « série B » testostéronée revendiquée, le roman de K adrey aurait pu dû bénéficier d'une couverture plus suggestive. De là à penser que les très mauvaises ventes, faisant dire à G illes D umay * alors directeur de ladite collection :« ça doit être la dernière vraie catastrophe économique de Lunes d'encre. Un dé$astre d'une telle ampleur que j'ai décidé d'arrêter la série trois mois seulement après parution du T1 (situation unique dans la collection) », vien...

L'Échiquier du mal [Dan Simmons/Jean-Daniel Brèque]

       L 'empreinte qu'aura laissée A dolf E ichmann dans l'imaginaire collectif, lors de son procès en 1961  à Jérusalem , tient -je pense- essentiellement dans sa ligne de défense : il n'aurait fait qu'obéir aux ordres. D'une certaine manière, et le choix du haut fonctionnaire nazi n'a ici rien d'un hasard, l'écrivain D an S immons extrapole cette soumission à l'autorité pour en faire un élément tantôt fantastique, tantôt de science-fiction, chacun jugera, en tout cas central de son copieux roman. Couverture de Guillaume Sorel Chassant plusieurs lièvre à la fois (et pas que des lièvres) : théorie du complot, espionnage, enquête policière, récit de guerre, thriller , fantastique , science-fiction, etc. , l'ouvrage de 1000 pages (dans la collection LUNES D'ENCRE), traduit par J ean- D aniel B rèque, est un page-turner insatiable. Autant qu'une saisissante série d'instantanés de l'Histoire, doublée d'une radioscopie g...

Dans la Toile du temps [Adrian Tchaikovsky/Luc Planchat]

       V éritable précipité de ce que peut offrir la science-fiction, La Toile du temps fonctionne sur un scénario modulaire qui ne donnera aucun répit au lecteur. A drian T chaikovsky, dont c'est à ma connaissance, le premier roman traduit dans l' Hexagone (par L uc P lanchat), a écrit un petit chef d’œuvre. Couvertures de Gaelle Marco Or donc, trois modules narratifs occupent les presque 600 pages, qu'une foisonnante imagination emmène dans le vide intersidéral du space opera , et dans les affres d'un avenir lointain & post-post-apocalyptique ; mâtiné d'un cyberpunk presque rassurant. Du moins en regard d'un inquiétant steampunk , en tant qu'il définirait un futur technologique arrivé plus tôt, mais dans le cas d'espèce du récit, pas où on l'attendait. Et où la « vapeur » serait remplacée par tout autre chose, qu'il vaut bien mieux découvrir in situ plutôt que par le biais d'une critique ou d'une quatrième de couverture.  ...