On considère souvent la science-fiction comme un imaginaire de strates, qui se construit par des accumulations et un enrichissement continus. Cette propriété longtemps l’apanage presque exclusif de ladite S-F s’est étendue à l’imaginaire dans sa totalité : c’est ce qu’on appelle le post-modernisme. Jennifer Morgue , le deuxième roman du « cycle de la Laverie™ » de C harles S tross n’y échappe pas. Mieux, il le revendique ! Si le roman précédent intitulé Le Bureau des atrocités ( Pour en savoir + ) s’inspirait d’ Ipcress, danger immédiat le roman de L en D eighton, Jennifer Morgue puise dans ceux de I an F leming l’inventeur du célèbre agent 007 alias James Bond . Cela dit, ce n’est pas en empilant les assiettes que l’on fait la vaisselle ; et pour le coup C harles S tross fait aussi la vaisselle si je puis dire avec ce roman, en y montrant un fort beau tour de main. En effet, si l’inspi...