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Articles

Affichage des articles associés au libellé Howard Phillips Lovecraft

Harrison Harrison [Daryl Gregory / Laurent Philibert-Caillat / Nicolas Fructus]

Victime consentante de l'envahissant imaginaire made in Providence , D aryl G regory s'en tire avec le brio que ses romans, précédemment publiés en France ,   annonçaient.                         S'il est notoire que D aryl G regory a voulu écrire une histoire de L ovecraft, effrayante et amusante, pour son fils lorsqu’il avait 12 ans. L’auteur précise cependant que ce dernier était déjà un lecteur aguerri de L ovecraft, et qu’il en connaissait plus que son père sur l’auteur en question.             Or donc, même si vous avez dépassé l'âge de la puberté depuis belle lurette, « Harrison Harrison » ne devrait pas vous terrifier pour la raison qu'il s'adresserait, en priorité, aux jeunes lecteurs. Puisque ce n'est pas le cas. « Harrison Harrison », comme son titre l'indique est une aventure de jeunesse du Harrison Har...

La couleur venue d'ailleurs [H.P. Lovecraft / Arnaud Demaegd]

Écrite dix ans avant la mort de son auteur, « La couleur venue d'ailleurs », sûrement plus connue sous le titre de La couleur tombée du ciel , est une nouvelle qui paraît en septembre 1927 dans le pulp magazine Amazing Stories . Celui-là même de l'inventeur du mot « science-fiction », H ugo G ernsback. Et dont le projet éditorial a mis le genre sur orbite.             Récit de l'hypertélie lexicale par excellence, « La couleur venue d'ailleurs » est la description d'un « premier contact » qui s'est déroulé aux alentours de la ville d' Arkham (MA), en 1882. Très loin de l’anthropomorphisme que d'autres choisiront plus volontiers, H . P . L ovecraft décrit en creux ce que l'extra-terrestre en question, fait à ceux qui sont dans son environnement proche.  Récit d'une épouvante venue d'outre-espace « La couleur venue d'ailleurs » est d'abord une énigme. Autrement dit, le grand atout de cette histoire en est l'absence de ...

Une étude en vert [Neil Gaiman / Michel Pagel]

On peut comparer l'écriture d'une histoire à la réalisation d'un tour de prestidigitation. Surtout dans le cas d'histoires courtes, ne nécessitant pas trop de rebondissements. Mais d'abord le contexte.             Comme le rappelle N eil G aiman dans une des introductions qu'il affectionne, « Une étude en vert » fait partie d'un plus vaste panorama, celui de l'Univers Wold Newton™. Du nom d'une bourgade anglaise où, en 1795, est tombée une météorite dont les radiations ont affecté les occupants d'une diligence qui passait à proximité. Du moins c'est ainsi que le rapporte P hilip J osé F armer, précisant que les descendants des passagers de ladite diligence sont devenus des personnages célèbres, qui sous le nom de Lord Greystoke alias Tarzan , qui sous celui de Sherlock Holmes ou encore de Doc Savage (liste non exhaustive). L'idée de F armer était d'une part de considérer que ces personnages littéraires avaient vraiment exi...

Lovecraft Country [Matt Ruff / Laurent Philibert-Caillat]

Découpé comme autant d'épisodes, puisqu'au départ M att R uff travaillait sur un pitch de série télévisée à la « X-Files » ; Lovecraft Country a un petit air de « fix-up   ». Autrement dit un recueil d'histoires courtes (nouvelles) sur le même thème, ou via un héros récurrent, reliées plus ou moins habillement, pour lui donner l'apparence d'un roman.  Détail trompeur, mais rassurez-vous, il ne sera pas le seul ! Le fil directeur de ce récit est un livre ; comme on peut légitiment s'y attendre dès lors que l'ombre tutélaire de L ovecraft est invoquée. Mais pour le coup, certainement pas du genre qu'on escompte. En effet, puisque qu'il s'agit du « Guide du voyage serein à l'usage des Noirs » . Un type de guide largement popularisé, même outre-Atlantique, depuis le film de P eter F arrelly avec M ahershala A li & V iggo M ortensen : « Green Book, sur la route du Sud ». KILOMÈTRE « JIM CROW » : Unité de mesure propre aux automobi...

La Ballade de Black Tom [Victor Lavalle]

« À H.P. Lovecraft, avec tous mes sentiments contradictoires. », cet exergue à sa novella dit bien la relation qu'entretient V ictor L avalle avec un écrivain qu'il a lu et aimé, avant de pouvoir être en mesure de comprendre que ce dernier n'était rien de moins qu'un fervent raciste. Après un rejet bien compréhensible, l'auteur de La ballade de Black Tom est en quelque sorte revenu dans le giron d'une des influences les plus notables de la culture de masse du troisième millénaire (et de son précédent, quand bien même n'a-t-il été publié de son vivant que dans des magazines), et à l'instar de J ean R hys qui, dans La prisonnière des Sargasses , s'empare d'un des personnages secondaires du roman de C harlotte B rontë Jane Eyre , pour en faire l'héroïne du sien, V ictor L avalle s'intéresse lui à C harles T homas T ester. .... C orrigeant la parallaxe d'une des nouvelles de L ovecraft, Horreur à Red Hook , V ictor L avalle écrit ...

Annihilation [J. VanderMeer/A. Garland]

••• I nspiré par le 1 er tome de La trilogie du Rempart Sud , de J eff V anderMeer, le film d' A lex G arland semble être lui-même, tout droit sorti de la Zone X . Une aire en expansion, d'origine inconnue, dans laquelle 4 scientifiques pénètrent après que plusieurs individus y aient disparu, dont des militaires aguerris. Film d'ambiances et cocktail d'émotions, le long-métrage d' A lex G arland s'il diffère très nettement de sa source d'inspiration ( Cf. la Zone X ), transmet néanmoins de manière assez efficace ce qu'on peut attendre d'un film placé sous une tutelle « lovecraftienne » . Vocable certes un peu passe-partout, mais qui fait sens s'agissant d'un romancier tel que J eff V anderMeer. (Sans compter que les effets spéciaux du film renvoient très explicitement, et très littéralement, au titre d'une des nouvelle de H.P.L )        A lex G arland, au travers de sa mise en scène très suggestive, laquelle ne se prive cepen...

Je suis Providence, par S.T Joshi

....  La maison d'édition  actusf a, depuis hier, lancé une campagne, afin de réunir des fonds par le biais d'un financement participatif. Le but, rassembler 8000 € (au moins) pour proposer une traduction de la somme qu'a consacrée S.T J oshi au soi-disant reclus de Providence  & maître ès Weird, que tout le monde connaît. Ou croit connaitre ; imaginez-vous relire Providence d' A lan M oore avec un tel ouvrage à votre disposition. [-_ô] Le démarrage a été foudroyant, déjà 68% du budget de base a été recueilli (au moment où j'écris ces lignes). Bref, si cela vous intéresse une seule adresse :  https://fr.ulule.com/biographie-lovecraft/ 6onjour chez vous !

L'Effet KIMOTA !

« Le monde devient plus intéressant dès qu’on essaie de le cadrer. Cela aiguise la perception. »  Michel Houellebecq   …. Le monde de la fiction aussi, serais-je tenté de dire mon cher M ichel. DV8 n°1 - 1997 - SEMIC …. L e « grim and gritty » autrement dit le ripolinage de séries relativement innocentes en histoires à l’ambiance sombre et violente (voire sordide) est une ligne de fuite dont on s’accorde généralement à voir la mise à feu au milieu des années 1980 avec comme œuvres fondatrices, si j’ose dire Watchmen et le Dark Knight de F rank M iller. Même si un petit peloton de séries de la même décennie peut prétendre rejoindre l’échappée de ces deux chefs d’œuvres (n’ayons pas peur des mots). Toutefois, pour que cela soit bien clair j’entends par « grim and gritty » non pas l’astuce d’introduire des « effets de réel » dans les scénarios : l'éditeur Marvel l’avait fait dès le début des années 1960 lors du lancement de ce qui allait devenir l’uni...

Jennifer Morgue (Charles Stross)

       On considère souvent la science-fiction comme un imaginaire de strates, qui se construit par des accumulations et un enrichissement continus.   Cette propriété longtemps l’apanage presque exclusif de ladite S-F s’est étendue à l’imaginaire dans sa totalité : c’est ce qu’on appelle le post-modernisme.        Jennifer Morgue , le deuxième roman du « cycle de la Laverie™ » de C harles S tross n’y échappe pas. Mieux, il le revendique !  Si le roman précédent intitulé Le Bureau des atrocités ( Pour en savoir + ) s’inspirait d’ Ipcress, danger immédiat le roman de L en D eighton, Jennifer Morgue puise dans ceux de I an F leming l’inventeur du célèbre agent 007 alias James Bond . Cela dit, ce n’est pas en empilant les assiettes que l’on fait la vaisselle ; et pour le coup C harles S tross fait aussi la vaisselle si je puis dire avec ce roman, en y montrant un fort beau tour de main.  En effet, si l’inspi...

Air froid (H.P. Lovecraft)

... À l'occasion de la sortie du premier tome de Providence (d' A lan M oore & J acen B urrows) dans l'Hexagone & dans une fort belle édition, je vous propose une nouvelle de H oward P . L ovecraft, qui n'est pas sans intérêt avec ladite sortie. Je n'oublie pas de mentionner J uan R odriguez à la colorisation, celle-ci ayant une très grande importance dans Providence. Ainsi que K urt H ataway pour le lettrage (tout aussi important), remplacé par Astarte Design-Roma pour l'édition française.  C'est T homas D avier qui s'est collé à la traduction. P anini a je trouve, particulièrement soigné l'édition française avec notamment, une postface très intéressante.   AIR FROID Cool Air - 1926 (1928) Traduction par Y ves R ivière. ... V ous me demandez de vous expliquer pourquoi je crains l’air froid, pourquoi je tremble plus que les autres dès que j’entre dans une pièce froide, et parais malade, pris de nausées, lorsque...